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Requiemovies
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4,0
Publiée le 28 novembre 2017
Après s’être fait remarquer avec l’éblouissant et en apesanteur Oslo, 31 août (qu’on avait ré-estimé après coup), Joachim Trier n’avait pas autant séduit critique et public avec Louder Than Bombs, et ce malgré un casting international, dont l’élégance de la mise en scène faisait tout de même toujours figure de proue du film. Il revient sur sa terre natale, la Norvège, avec Thelma, pour un premier thriller fantastique envoûtant à l’esthétique aussi soignée qu’ambitieuse où l’économie de moyens en compensée par une réussite visuelle autant par la mise en scène qu’à travers la sublime photo naturelle des décors scandinaves, personnage secondaire mais essentiel du film. On pourrait trouver plusieurs adjectifs pour définir Thelma, sombre, captivant, étrange, sonore, conte fantastique, portrait et étude humaine, le film est vaste tout en sachant en permanence la direction à prendre. Cinéma des sens pour les sens où tout se joue la plupart du temps par la recherche d’un minimalisme puissant de ce que l’image et le son peuvent procurer à l’intérieur d’un cadre toujours soigné et très esthétique, sans jamais verser dans un aspect clipé, donc toujours cinématographique. L’histoire en elle-même cache avec subtilité bien plus d’arborescences que ce que la surface montre et toute la subtilité de mise en scène sert ce thriller psychologique de haute tenue. La beauté d’une séquence répond continuellement à une autre, quand le plan de fin vient faire écho à celui du début pour refermer un cycle/cercle narratif. Des commentateurs y verront un maniérisme appuyé et peut-être trop léché là où la force du récit s’inscrit avec force et impact dans l’esprit du spectateur. Les deux comédiennes principales viennent ajouter une pierre à l’ensemble et renforce la solidité du récit pour nous faire croire en bien des points à la possibilité de ces séquences fantastiques en forme de thriller, voire l’inverse. Avec Thlema, Joachim Trier change un peu son fusil d’épaule pour le fond mais conserve sa visée impeccable pour la forme afin de faire de son dernier long métrage un film attirant et captivant, plein de symboles, et fortement suggestif ; qui dans un onirisme assumé, propose en filigrane une légère critique de notre société. Brillant.
Je ressors déçu, c'est lent sans réellement d'action, et il faut attendre presque que la fin du film pour qu'il se passe quelque chose ....Et on ne sait pas le pourquoi de l'origine !!!!
En voulant s'initier au genre, Trier omet la contemporanéité, comme bon nombre de films et l'époque montrée n'est que le reliquat d'un style piochant dans des références intronisées. On appréciera néanmoins certaines scènes sensuelles mis à part le final un peu trop douteux sur le plan de la dénégation des liens familiaux, devenant moins le symbole que le principe de l'affirmation de la régénérescence du personnage principal. L'oeuvre est tout de même très appréciable dans son ensemble.
N'est-ce pas réjouissant de voir revivre le cinéma de genre en Europe? Après l'excellent "Grave" de Julia Ducournau, voici "Thelma", film norvégien aux thématiques sensiblement ressemblantes mais avec une pointe de fantastique et une réflexion sur l'émancipation pas piquée des hannetons. Ici aussi, l'héroïne entre à l'université et se retrouve confrontée à des émotions qui feront naître en elle quelque chose d'enfoui et de maléfique. On peut se dire qu'à ce niveau, peu de choses différencient les deux films mais là s'arrête la comparaison car, contrairement à "Grave", "Thelma" n'est absolument pas cynique ni ne bénéficie d'un twist final aussi tordu que dans le film franco-belge. Car outre le fait d'être une chronique touchante sur le passage à l'âge adulte, il est aussi un véritable film fantastique nimbé de mystère qui égratigne au passage une morale chrétienne cultivant le rejet de la différence. A l'image d'un film d'horreur dont l'intensité aurait été contenue, "Thelma" trace un chemin sinueux qui nous interroge sur le véritable visage du mal. La première séquence du film n'est pas anodine et conditionne le spectateur à être effrayé par chaque mouvement de caméra menaçant ou apparition étrange sans pour autant jouer la carte de la surenchère. Là où le film n'aurait été qu'une étrangeté présentant quelques scènes sensationnelles (certains passages sont vraiment éprouvants tout en restant gracieux et appétissant pour la rétine, un vrai tour de force!), il devient, grâce à cette introduction, terriblement captivant. D'autant plus que le réalisateur, Joachim Trier, se réserve le droit de bouleverser les codes lors d'un final magnifique, déclaration d'amour magistrale au pouvoir de l'inconnu et du surnaturel. Images lissées, tempo parfait entre approfondissements des personnages, avancée de l'intrigue et séquences fantastiques ultra-sensorielles, "Thelma" est une véritable surprise qui fait du bien dans un cinéma européen souvent peu audacieux dans ce registre.
Ce film qui tangue entre fantastique et épouvante peine à trouver sa voie. Les acteurs sont plutôt convaincants et l'ambiance correcte, mais le rythme très lent et le manque de cohérence du fil narratif nous a un peu perdu. Dans ce domaine, on lui préféra par exemple Hereditary.
J'ai bien aimé la fin du film, le scénario est bien ficellé. Dommage que le demarrage soit si long car on ne comprend le film qu'a partir des 20 dernières minutes. Trop long à mon goût.Mais bon ca change des films d'action.
La problématique de ce "Carrie" du froid prend un bon 25 % de son temps de visionnage (le prologue, rétrospectivement éclairant, mis à part) pour se mettre correctement en place (beaucoup trop d'afféteries saphiques propagandistes la parasitant). La jeune personne, sous l'effet d'une hérédité paternelle redoutable, est plus précoce, plus puissante encore, et potentiellement plus dévastatrice que l'héroïne de King !.... Quelques bons moments de tension, mais aussi pas mal de la(o)ngueurs : un "Thelma", aux couleurs du luthéranisme d'Etat norvégien à bilan cinématographique mitigé, de ce fait.
16 164 abonnés
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2,5
Publiée le 3 mars 2023
Il s'agit d'une oeuvre intrigante qui aime prendre des risques, d'un de ces thrillers surnaturels issus de la lignèe de "Carrie" version Brian De Palma! Mais pour l'accepter ainsi, il faut se soumettre à son côtè glaçant et lancinant! Dans le rôle de la jeune ètudiante studieuse, Eili Harboe a une prèsence indiscutable et se prête à merveille à ce personnage ènigmatique! Tout aussi brillante est son implication dans ses crises et l'intensitè de ses sentiments! Pas le meilleur long de Joachim Trier cependant, spècialiste du drame social èminemment personnel, mais un film dèroutant à l'esthètique soignèe qui se plait à prendre son temps. "Thelma (2017) oscille entre le drame mystèrieux et l'horreur / S.F, dans toutes les combinaisons possibles! Pas mal de niveau de lecture, chacun prendra le film de Trier tel qui est et le comprendra à sa manière! Mais une fin un peu trop facile qui fiche presque tout par terre! D'où la note de 2,5 / 5...
Portrait d'une jeune étudiante d'Oslo qui mélange les genres, entre drame familial, thriller et fantastique. Un film prometteur et mystérieux mais on reste sur sa faim. Dommage.
Intéressant avec une bonne base mais un peu répétitif à la longue. C'est dommage car le cinéma scandinave est pour moi l'un des meilleurs du monde. L'actrice principale est convaincante et l'ambiance est réussie mais au final, je reste sur ma faim. Il y a de bons ingrédients et je pense que l'on aurait pu faire une meilleure recette. Après, ce n'est pas non plus une déception car on peut retenir de bonnes choses comme la photographie ou encore l'ensemble des personnages mais voilà. Pour ma part, mitigé. 11/20.
L’idée d’exploiter un scénario mêlant le fantastique et le mystique était extrêmement intéressante. La « possession » du personnage central, vient-elle de forces purement surnaturelles ? Diaboliques ? Ou est-elle le résultat du puissant refoulement qu’opère la morale religieuse ? Ou un mélange de tout cela ? La réponse n’est pas franchement claire à la fin, en plus du fait que d’autres questions se posent. Et pour couronner le tout, l’extrême lenteur du rythme adopté par Joachim Trier dans le déroulement de ses scènes, exerce sur le cinéphile normalement constitué, un effet lénifiant capable de le plonger dans le plus profond des coma. Merci Aspro !
Aussi dérangeant que fascinant le réalisateur Joachim Trier signe un conte initiatique aux contours fantastiques servant à appréhender ce récit d'apprentissage d'une étudiante découvrant la liberté loin du carcan familial. Avec sa mise en scène onirique, le film s'égare parfois dans une symbolique trop simpliste mais fait tout de même preuve d'un sens aigüe du rythme et de maitrise de son sujet.
Les deux meilleurs atouts du film sont son interprète principale et cette douce mais terrible tension qui s'installe l'air de rien. On nous entraîne dans un quotidien assez banal et proche de nous, probablement aussi parce que le film est d'origine européenne. Les phénomènes inquiétants qui interviennent dans l'entourage de Thelma sont suffisamment distillés pour ne pas les galvauder mais assez présents pour faire monter la tension. La réalisation est également maitrisée au niveau de la suggestion et du fantasme, dans les visions et les rêves (vraiment des rêves ?) de Thelma. Une agréable découverte.
Joachim Trier continu sa prospection dans l'intime. Il filme le mal-être, les secousses d'une vie, la froideur des sentiments. Avec "Thelma", il y ajoute une note de surréalisme. Ce serait spoiler que dans dire d'avantage sur ce mystérieux pouvoir, mais la science fiction est convoquée par le film d'auteur pour transmettre un message sociétal : l'individualisme. Moderne, glaciale, la mise en scène du norvégien s'appuie sur de gros plan large pour mieux distinguer l'individualité. La magnifique Eili Harboe y incarnant un soleil avec un mal-être profond, tenue en laisse par une religion qui asphyxie ses sentiments,