Premier film que je vois de Joachim Trier, les autres ne m'ayant pas branché. Autant le dire tout de suite, l'ambiance est particulière, emprunt de surnaturel et de drame. La mise en scène est brillante, ce dès la première séquence et l'actrice jouant le rôle de Thelma (Eili Harboe) l'est aussi ! Malgré ces qualités, le film manque de rythme et surtout pâtit d'une seconde partie faible alors que le début était prometteur. Il n'empêche que c'est une œuvre intéressante qui installe une certaine angoisse et une relative imprévisibilité dans le récit.
Film au scénario original, baigné d'une atmosphère intrigante, sorte de drame familial mâtiné de thriller et de paranormal, “Thelma� m’a vraiment ensorcelé...
Tout d’abord, l’ambiance est parfaitement intriguante, la photographie est très belle et conjuguée à une mise en scène impeccable : tout est en subtilité et suggestivité, il règne un onirisme flagrant. Qui plus est, le tout est parfaitement interprété.
Franchement, si vous aimez les films d'ambiance, il suffit de vous laisser porter par la musique envoûtante qui colle parfaitement à l'atmosphère si particulière de ce film. Sur fond d'émancipation, de désirs refoulés, de croyance, “Thelma� charme et intrigue sur un air de conte fantastique..
Au final, une vraie bonne surprise pour ma part même si le rythme lent et le mélange de genres pourront agacer certains. Moi, cela m’a captivé ! Un film troublant, visuellement beau, magnifiquement interprété, et accompagné d’une bande-son parfaite : on ne peut rester de glace !!!
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Film lent, sur une étudiante qui se libère pour la première fois du carcan de sa famille ultra catho et découvre le monde réel. Son intégration est difficile, d'autant plus qu'elle est prise subitement de convulsions violentes dont l'origine fait l'intrigue du film
L histoire et le suspens sont sympa, mais certaines scènes sont beaucoup trop longues, ce qui rend le Film beaucoup beaucoup beaucoup trop long.. doublage des voix mal fait.. bref j ai failli m endormir. A voir chez soit si on s ennuie.
j'ai arrêté le visionnage à 30 mn. Film très ennuyeux. Aucun intérêt. L'intrigue, s'il y en a une, n'a toujours pas commencé après 1/2 heure de début du film.
j'aime beaucoup Joachim Trier mais là je trouve qu'il a un peu gâché le potentiel de son histoire. J'ai bien aimé ce film mais il y avait matière à faire un film plus viscéral je trouve. Dans l'approche, il m'a fait penser au film the innocents que j'ai vu avant ce film même s'il est plus récent. Et je n'ai pas ressenti la même tension , ni la même sensation de malaise devant thelma, enfin juste par intermittence malheureusement .
Voyage intense et passionnant au coeur de la rupture entre une adolescente et son père. Une histoire de liens et d'amour. Un thriller étrange et captivant.
Comme Carrie, un sentiment religieux de culpabilité la fait faire le mal. Plus complexe et moins violent, Thelma trouve spoiler: amour et liberté à la fin. Damnés, soient damnés.
On nous raconte l’histoire de Thelma qui provient d’une famille à la morale traditionnelle, quitte le nid familial pour aller à la fac, connaît un coup de foudre pour une fille dénommée Ajna. La contradiction entre ses valeurs et cette attirance provoque une crise de tremblement, au cours de laquelle on lui découvre des pouvoirs paranormaux. Ce film est très bon mais contrairement au référencement, il n’appartient à la science-fiction, ni de près, ni de loin. Il serait plus exact de le catégoriser comme un thriller fantastique.
C’est une œuvre à double lecture : littérale et métaphorique. Sur le plan littéral, c’est un thriller dévoilant les pouvoirs de Thelma et ses implications. Sur le plan métaphorique, c’est la découverte et la gestion d’une sexualité refoulée. Les manifestations surnaturelles étant utilisées pour expliciter la psychologie de l’héroïne. Le film maintient régulièrement l’attention avec un rythme correct. Il instille une certaine ambiance et il m’a délivré des moments intenses. La réalisation n’est ni trop sobre, ni trop grandiloquente et apporte un traitement fin et élégant au sujet.
Dans cet opus, le symbolisme mobilise des concepts Freudiens très courants : à cause de de l’interdit social, Thelma refoule le désir lesbien dans la partie inconsciente de son esprit. La rencontre d’Ajna réveille le désir amoureux de Thelma qui entre en contradiction avec le refoulement. Il en résulte une mise en scène de l’auto-répression du désir par une crise de spasme. Par extension, on nous montre le caractère erratique des pulsions, envies ou besoins de l’individu de manière générale par opposition à la conscience ou raison. Thelma a donc des difficultés à appréhender sa nature autant que ses pouvoirs. A propos de désir amoureux, les scènes intimes sont très pudiques.
A l’origine des difficultés de Thelma, il y a la culture de son milieu familial. Plus particulièrement, c’est sa relation avec son père qui est privilégiée par le récit. L’écriture de ce personnage évite la caricature du bigot pétri de certitude, ainsi, le paternel y gagne en humanité. En fait, c’est un homme indécis et perclus de contradiction. A priori il est bien intentionné mais joue un rôle négatif de par l’éducation transmise et la dépendance que cela induit.
Avant de poursuivre je précise que l’interprétation de cette œuvre est simple dans les grandes lignes, mais elle peut-être subjective dans les détails.
Le serpent est utilisé dans une symbolique du désir, de la tentation. Une tentation rendue possible par la liberté récente de Thelma. Le motif de la peau de crotale me semble être employé dans le film pour signifier la tentation. A moins qu’il ne s’agisse d’une coïncidence. spoiler: Exemple : dans la piscine, le motif tacheté du revêtement des gradins derrière Ajna
Les valeurs traditionnelles et la contrainte se traduisent par les corbeaux, une métaphore filée au moment du ballet, par les hommes en noirs qui font obstacles à une personne dénudée, représentant nécessairement la chair. spoiler: Au cours du film, elle recrachait le serpent (désir), à la fin elle recrache le volatile (la tradition oppressante).
Plusieurs scènes montrent la difficulté à céder au désir. Dans l’opéra, le risque de chute du lustre matérialise la peur de Thelma de s’abandonner aux sensations physiques. Elle craint de se lâcher. Afin de montrer que le désir est une pulsion qui se heurte à un obstacle psychologique, on nous montre une scène surréaliste : spoiler: Thelma est aspirée au fond d’une piscine, comme si la gravité était inversé, la paroi du fond semblant être en haut, elle semble vouloir passer au travers et s’agite en vain contre la paroi , ce qui semble illustrer l’impossibilité pour le désir à émerger et sortir de l’inconscient. Par voie de conséquence, la nage dans les profondeurs obscures représenterait l’exploration de l’inconscient. De pars ailleurs, de nombreuses scènes du film nous montrent des faits se produisant sous l’eau, réitérant la notion d’inconscient ou concourant à l’unité de style du film. Les interprétations sont libres…
spoiler: Au cours de la dernière partie du film, dans un lac, Thelma replonge au fond de l’eau, dans des profondeurs obscur, mais cette fois elle « atteint la lumière », puis elle résout son problème. Les deux scènes au fond de l’eau se font écho ; elle réussit ce qu’elle avait échoué précédemment et parvient à la libération.
Pour en revenir aux généralités, le réalisateur concède une inspiration tirée de romans de Stephen King, notamment Carrie, on retrouve effectivement des thèmes communs dans Thelma. Pour ceux qui ont vu le film « Carrie le bal du diable », Thelma apporte un traitement, un récit, un environnement et une ambiance fortement distincte. Ce fut un réel dépaysement en somme.
Plastiquement irréprochable, mais qui en fait un petit peu trop à chaque fois ; un chouïa trop long, un chouïa trop chic, un chouïa trop "moderne", un chouïa trop froid, un chouïa trop psychologisant, un chouïa trop esthétisant, un chouïa trop tout. Dommage, le matériel de base est intéressant et le film présente également des qualités plastiques et narratives indéniables.
Dès le commencemente, le malaise de Thelma est palpable, on sent le stress qu'elle ressent face à toutes ces nouvelles personnes. La solitude la renferme sur elle-même et cette "attaque" en est sûrement la cause. Le récit qui s'en suit peut être interprété de multiples façons et c'est aussi ce pourquoi le film est réussi. Car même à la fin, Joachim Trier arrive encore à nous faire nous questionner sur le caractère magique des pensées de Thelma.
Amateurs de films nordiques, vous ne serez pas déçus, par l'atmosphère oppressante et la complexité des personnages. Le scenario est peu être un cran en dessous du reste. A voir ne serait ce que pour 2 scènes : celle de l'intro et celle du théâtre.
Dès le début, on comprend que Thelma est au centre de phénomènes qui dépassent soit la médecine, soit l’interprétation religieuse stricte dans laquelle elle a été élevée. Le film entretient volontairement ce doute, entre crise intérieure, trouble neurologique et manifestation occulte. La manière dont la découverte de son corps, de sa sexualité et de ses émotions entre en conflit direct avec l’éducation très contrôlante de sa famille est très marquante. De plus la religieux,ici, loin d’être un refuge, devient un outil de surveillance et de contrôle, et c’est justement cette pression qui semble provoquer les “miracles” que sa famille redoute. Il y a une vraie beauté tragique dans ce paradoxe : plus on cherche à contenir Thelma, plus ce qui est réprimé finit par exploser. «Thelma» devient alors autant une histoire surnaturelle qu’un récit d’émancipation et de lutte intérieure.