Ambiance mystérieuse, mise en scène lente, esthétique soignée. Pour les fans du genre donc. Perso j'ai trouvé que l'histoire partait un peu dans tous les sens, même si ça reste captivant et plaisant à voir. Pas incontournable, mais pas mauvais non plus.
Un très bon petit film, un exorciste norvégien très en phase avec l'adolescence (j'ai très peur, j'ai des pouvoirs mais je me soigne …). Mise en scène et cadrages très réussis, monsieur Trier connait son métier.
Je ressors déçu, c'est lent sans réellement d'action, et il faut attendre presque que la fin du film pour qu'il se passe quelque chose ....Et on ne sait pas le pourquoi de l'origine !!!!
Trier peine à confirmer depuis Oslo, 31 août et le prouve encore une fois avec ce film pas tout à fait abouti. La patte du norvégien transparait indéniablement à travers l'analyse et la dépiction parfaite des rapports humains, et une bonne gestion du cadre et du rythme. Malheureusement le scénario pèche du fait d'une progression dramatique trop faible, l'intrigue ne parvenant jamais à passer la seconde : on attend un hypothétique emballement qui ne vient jamais.
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0,5
Publiée le 15 juillet 2020
Joachim Trier (frère de l'autre ?) a regardé Black Swan et a pensé : Hé, je veux faire un film comme ça. De l'affiche à la sensation, l'histoire, les deux filles, la double réalité, etc., c'est une tentative de faire un Black Swan scandinave. Il y a même une scène presque identique au film (encore une fois de Black Swan) qui est prise de la course en taxi. Mais comment il a changé les choses ? Pourquoi pas ajouter un petit thème a la Carrie ? Et saupoudrons un peu le tout avec Dead Zone. Embrasser mais pas de maquillage juste beaucoup de faux baisers ce qui signifie boiteux (pas crédible). Malheureusement ce film est trop lent et ennuyeux. Apparemment certaines personnes sont facilement impressionnées de nos jours. C'était vraiment difficile de finir de regarder. Trop de choses n'avaient aucun sens et c'était trop prévisible. La seule scène vers la fin allait à l'encontre de toute logique. Dans un bateau si cela vous arrivait vous sauteriez immédiatement. Le rythme du film est également incroyablement lent trop lent. Avec des scènes sans signification sans valeur avec des personnages que nous ne voyons pas ou qui n'ont rien à voir avec l'intrigue. Chaque fois que quelque chose d'intéressant ou d'excitant commence à se produire, il est brusquement coupé et revient à l'ennuyeux et à la mondanité. Ce film pourrait facilement être réduit à 60 minutes s'ils avaient supprimé toutes les longues scènes fastidieuses. Thelma avait besoin d'un bon monteur et peut-être aurait-il été plus accessible. C'était tellement partout que je ne savais pas ce que ça voulait être...
La forme contemplative de ce film n'est pas ce que je préfère, et bien que ce soit ici particulièrement bien fait, je reste plus sensible aux exercices plus dynamiques.
Dès le commencemente, le malaise de Thelma est palpable, on sent le stress qu'elle ressent face à toutes ces nouvelles personnes. La solitude la renferme sur elle-même et cette "attaque" en est sûrement la cause. Le récit qui s'en suit peut être interprété de multiples façons et c'est aussi ce pourquoi le film est réussi. Car même à la fin, Joachim Trier arrive encore à nous faire nous questionner sur le caractère magique des pensées de Thelma.
Portrait d'une jeune étudiante d'Oslo qui mélange les genres, entre drame familial, thriller et fantastique. Un film prometteur et mystérieux mais on reste sur sa faim. Dommage.
‘Thelma’, c’est un peu ‘Carrie au bal du diable’, à savoir une jeune fille qui ne demande qu’à s’ouvrir aux plaisirs de la jeunesse et de la chair mais qui a grandi dans un milieu bigot et conservateur et possède des pouvoirs psychiques qu’elle semble incapable de maîtriser. En fait, ce serait même ‘Carrie au bal du troll’ puisque Thelma se déroule dans un pays scandinave et que dans les pays scandinaves, on se paye de peu de mots et on réfrène toutes les émotions plus fortes que la satisfaction discrète d’avoir monté un meuble Ikea tout seul. Cette différence se ressent d’ailleurs dans la comparaison des priorités des deux histoires : le livre de Stephen King et son adaptation par Brian de Palma étaient des récits fantastiques agrémentés d’une dimension sociologique, alors que ‘Thelma’ est plutôt un drame collégien sur lequel on aurait plaqué un argument surnaturel. Alors que Thelma découvre l’alcool, la drogue et l’attirance pour une personne du même sexe, son éducation stricte la place dans une situation de dissonance cognitive et de tension extrême, entraînant des conséquences involontaires. Le scénario procure une certaine stimulation grâce à la manière qu’il a de ménager ses effets et de ne divulguer indices et révélations sur l’histoire de Thelma qu’au compte-goutte et la jeune actrice est une petite révélation mais la froideur et l’austérité toute nordiques de l’ensemble finissent par affaiblir les qualités de fond et de forme du film et à l’engoncer dans une terrible pesanteur.
Ressemblant étrangement à Carrie, ce film fantastique qui nous provient de la Norvège est clairement à découvrir pour la qualité de sa réalisation, pour son ambiance bien étrange et mystérieuse mais aussi pour l'excellente prestation de son actrice principale qui propose une bonne dose d'émotion dans son interprétation. Une oeuvre assez envoûtante dans son genre et qui mérite clairement d'être visionner par les fans du genre.
Une histoire de possession démoniaque norvégienne plutôt bien ficelé. Une histoire qui fait froid dans le dos sur une fille qui a le pouvoir de pourvoir faire les choses à sa volonté et à distance. Une bonne mise en scène et un bon casting inconnue avec de jolie comédiennes Heili Harboe, Kaya Wilkins. Des séquences plutôt effrayantes et une fin en queue de poisson comme je les aimes.
Un très bon film fantastique suédois avec une belle histoire prenante sur une chrétienne qui tombe amoureuse d'une femme, et le développement surnaturel de ses pouvoirs mystérieux.
Un chef d’oeuvre du 7eme art norvégien. Un rythme haletant du début à la fin. Une réalisation et une mise en scène tout en sobriété et en justesse. Le film va de surprises en surprise. Du grand Joachim Trier : on en redemande ! La pépite du cinéma de genre en 2017. Attention film de niche réservé à un publique averti.
Joaquim Trier, fidèle à son style épuré, s’empare du fantastique pour livrer une œuvre métaphorique sur la nécessaire affirmation de soi face à l’autorité parentale. Il signe ici une suite de scènes toutes plus belles et fascinantes les unes que les autres. Magnifié par une photographie superbe, par une musique prenante et par quelques plans grandioses, le film se pare de nombreux atouts pour nous faire ressentir le trouble de cette adolescente, notamment quant à sa sexualité ambiguë. Chaque plan surpassant le précédent, on est là face à une œuvre majeure qui n’a malheureusement pas eu l’écho qu’elle méritait en salles.