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Un visiteur
4,5
Publiée le 13 janvier 2012
Film magnifique. Magnifique par sa beauté implicite. Etant en noir et blanc, la beauté ne pouvait que s'exprimer de cette manière. J'ai apprécié les ajouts du réalisateur par rapport au livre original. D'abord, la première scène lorsque Lord Henry lit l'édition française des 'Fleurs du mal'. Après, dans le cabaret, quand Sybil Vane chante sa chanson 'Little Yellow Bird', ce regard que lui porte Dorian Gray, habillé en veritable gentleman, est fascinant. Puis, bien sur, les nombreuses références à Chopin tout au long du film. Bien mieux que le film de 2008, et pourtant plus jeune de 63 ans! (1945).
Bonjour, Je viens de voir le film le portrait de Dorian Gray, j´ai trouvé que ce film est interesant et realiste parce qu´il descrit la situation d´ un homme qui change des habitudes de vie pour préserver la beauté,sans faire attention a ses sentiments,et ceux d´outres personnes.D´ailleurs est une critique pour tous les personnes qui pensent que la beauté est pour tout la vie et ils n´ acceptent pas que la beuté est efimere.
L'esprit philosophique de cette fable aux accents fantastiques présente quelques analogies avec "La peau de chagrin" de Balzac ou le "Faust" de Goethe. Si le jeune aristocrate Dorian Gray parvient à conserver les traits de sa jeunesse, son portrait peint jadis le renseigne sur sa déchéance. Car les plaisirs éhontés et égoïstes qu'il s'offre -pudiquement occultés ou finement suggérés par Albert Lewin- n'échappent pas au jugement de sa conscience. Ce portait peint du temps de son innocente splendeur qui se transforme à sa place signifie à Dorian Gray une sanction morale, l'avilissement et l'état de l'âme par une extraordinaire désincarnation. A travers une forte symbolique, cette dissociation du corps et de l'esprit invoque l'ambivalence du personnage, la dualité qui oppose le bien au mal, la débauche à la culpabilité. De la même façon, Dorian Gray, "encadré" par ses deux mentors, l'un cynique et tentateur (George Sanders), l'autre homme raisonné et de devoir (le peintre), choisit d'obéir à la fonction satanique du premier plutôt qu'à l'incarnation divine du second. L'œuvre d'Oscar Wilde est une intelligente et lugubre parabole manichéenne dont Albert Lewin a su restituer toute la noirceur et la dimension métaphysique.