Un film touchant par la force des émotions, des sentiments. Les questions sur le rapport hommes-femmes, séduction, mensonges, manipulation n'a pas pris une ride. Et la richesse du langage est un plaisir ! Cécile de France magnifique ; Édouard Baer un peu trop lui-même.
Une très belle réussite dans la transposition de la finesse d'esprit du 18ème siècle , dialogues et acteurs au sommet, réalisation impeccable, un vrai bon grand film français, monsieur, il y en a encore scrogneugneu !
Très très bonne impression de ce film que je redoutais trop propre trop téléfilm mais les acteurs sont vraiment bien plus que convenus et les dialogues excellents
Au début, c’est un peu difficile de rentrer dedans, mais dès l’apparition du personnage éponyme ainsi que de sa mère, on est complètement happé par l’histoire. Mademoiselle Joncquieres est très bien castée et joue parfaitement son rôle. Madame de Joncquieres est tout bonnement incroyable,notamment dans sa détresse face au refus de celle qu elle pensait sa bienfaitrice, de céder à ses demandes.
Quel plan ! Quelle vengeance et quelle fin.
L’amie du personnage joué par Cecile de France (dont on n’a le nom qu’a la fin il me semble) est aussi géniale.
Excellent film de l’excellent Mouret. Tout en délicatesse et subtilité dans un nouveau genre qui lui va à ravir. La sobriété d’Édouard Baer et de Cécile de France donne une base juste à cette libre adaptation. A voir!
Emmanuel Mouret ne m'a jamais déçu. Même si ces deux derniers films (Une autre vie, Caprice) étaient légèrement en-dessous. Sans changer vraiment de thème ni de style, il effectue un petit virage avec ce film en costumes lorgnant copieusement, mais pour notre plus grand plaisir, vers Les liaisons dangereuses. Avec beaucoup de maitrise, voilà une histoire de séduction et de vengeance bien filmée, solidement mise en scène et plus qu'honorablement interprétée. Si le talent de Cécile de France n'est plus à prouver (elle peut jouer n'importe quoi), c'est Edouard Baer qui étonne surtout ici. Il est aussi impeccable que convaincant. Tandis qu'Alice Isaaz confirme tout le bien que l'on pense d'elle depuis quelques films et notamment Espèces menacées. On oubliera pas des costumes et des images superbes. Bref, un très bon moment aussi cruel qu'émouvant et souvent plein d'humour. Une réussite.
Brillant film sur une vengeance féministe. La mise en scène est remarquable. La finesse de l’écriture sublime la subtilité du jeu. Le film offre l’un des plus beaux rôles de Cécile de France. Les seconds rôles sont impeccablement interprétés.
C'est un cinéma qui nous fait voyager dans le temps et la délicatesse, c'est une petite douceur surannée, une fantaisie baroque en costumes. Cécile de France et Edouard Baer se prêtent à l'exercice avec brio. On savoure l'intelligence et la poésie du verbe de Diderot. Touchant et diabolique. Un film très réussi.
Bonjour, Hier, petite séance entre copines. Que dire...Ce film est mou, long. On s'ennuie beaucoup, le jeu de séduction est beaucoup trop étendu. Seul les 30 dernières minutes sont intéressantes, et le double rebondissement final me fait monter la note à 1.5/5. Le jeu des acteurs est ennuyeux,Edouard Baer ne s'en sort lui pas trop mal mais les autres manquent réellement de charisme, surtout Laure Calamy qui pour moi joue faux. Les dialogues ne sonnent pas très juste et je trouve qu'ils manquent de prestence. En bref à oublier vite. A bientôt...
De bons acteurs, de très beaux costumes, des dialogues ciselés, voilà de bons ingrédients pour un film réussi. On retrouve un faux air des liaisons dangereuses, on a ici également manipulateurs et manipulés. Que ne fait pas faire la jalousie et le dépit...
« Mademoiselle de Joncquières » en étant une réalisation d’Emmanuel Mouret, ne pouvait déjà qu’intriguer ne serait-ce que par sa filmographie, tour à tour inégale mais toujours bien personnelle et digne d’intérêt ! De son univers très sentimental, où le marivaudage rôde toujours aux alentours, le voici cette fois carrément les pieds dans le plat avec un franchissement de cap assumé, en adaptant cette fois un épisode de « Jacques le fataliste et son maître » de Diderot ! Si bien qu’en se fixant une trame historique, telle cette vengeance de cœur envers le marquis des Arcis, fomentée par Madame De la Pommeraye, Emmanuel Mouret est à la fois dans son plus parfait élément et en même temps se glisse sur les rails d’un récit qui le guident complètement ! Si bien que la langue française dans son aspect le plus noble de l’époque, devient dans la bouche des comédiens un atout de plus qui convient parfaitement au cinéma de ce réalisateur ! En soi, une idée finalement évidente et excellente comme une sorte de consécration logique et bien pensée... Car on se régale évidemment et tout simplement de ces joutes oratoires qui par l’intermédiaire de Cécile de France et de Edouard Baer, deviennent un délicieux plaisir de l’oreille... Un point fort déjà fort remarqué dans ces films précédents (« Caprice », « Fais moi plaisir »,...), mais qui ici par le contexte historique, prend encore davantage tout son sens à la vue des décors et des costumes somptueux. Les deux acteurs s’en donnent à cœur joie, d’autant plus que le réalisateur les dirige parfaitement, à l’image de sa façon d’être et de jouer lui-même à l’écran. Mais qu’on ne s’y trompe pas, malgré de belles phrases rondement et joliment prononcées, les dialogues sont cependant piqués au vif, chacun se renvoyant la balle avec tact et finesse à tout instant et que le meilleur gagne ! Cette vengeance échafaudée par Mme De Pommeraye a d’ailleurs des parfums d’actualité surprenants quand on songe au féminisme avant l’heure, auquel renvoie ce film finalement ! Les rôles secondaires avec la présence d’Alice Isaaz notamment, donnent encore plus de pertinence et de force à cette histoire, par la délicatesse décalée qu’elle apporte dans ce jeu de quilles. Ce qui reste d’autant plus remarquable tient justement au portrait de chaque personnage, de ce qu’il représente en tant que valeur, conscience, intérêt, et à ce niveau les apparences sont bien trompeuses ! Le vice, la vertu, la sincérité, l’honnêteté, la fourberie sont à travers ce plan machiavélique parfaitement secoués et mis à mal, et ce qu’il en ressort devient au demeurant une sacrée leçon ! La fin est d’autant plus excellente qu’elle remet les pendules à l’heure comme on ne s’y attendait vraiment pas... Ah ! L’Amour ! En tout cas, cela devient ici une petite merveille signée Emmanuel Mouret qui décidément a un petit quelque chose de plus, et c’est bien agréable...
Un film à ne pas rater ! Si le jeu en costumes peut donner une impression très classique de prime abord, on est rapidement surpris par la modernité des sentiments dont il est question dans ce film : amour, haine, vengeance, honte, orgueil... Tout cela joué très justement par des acteurs brillants ! Emmanuel Mouret nous livre un film lumineux qui renouvelle son thème de prédilection : le triangle amoureux.
Je recommande chaudement cet excellent film d’Emmanuel Mouret inspiré par l’oeuvre de Denis Diderot.
Madame de la Pommeraye, jeune veuve aristocrate, se laisse séduire par le libertin marquis des Arcis, qui la courtise depuis de nombreux mois. Mais il finit par la délaisser, le couple rompt et les amants redeviennent amis.
Mme de la Pommeraye ourdit une vengeance contre le marquis, faisant intervenir Mme de Joncquières et sa fille, deux courtisanes.
J’ai réellement tout aimé dans ce film : la limpidité, la richesse et la fluidité du scénario, la grande qualité du texte et de sa diction par les comédiens, la fraîcheur et les détails des décors tant intérieurs qu’extérieurs, le choix des costumes, l’accompagnement musical adéquat à l’action.
L’histoire dans un premier temps sulfureuse est assez jubilatoire, pour qui approuve la vengeance de Mme de Pommeraye. Puis elle prend des virages, se complexifie et la morale n’est pas celle que l’on croyait. Ceci marque une grande différence par rapport à Choderlos de Laclos et ses « liaisons dangereuses ». Une oeuvre de choix dans le paysage cinématographique français.