Un bijou de polar comme on les aime tant. Marshall réussit une fois de plus, à nous embarquer sans retenue dans ce fait-divers à la fois machiavélique et sordide, avec des rebondissements en chaîne, un jeu d’acteurs parfait le tout agrémenté de scènes d’action bien violentes comme il faut. Le cocktail parfait pour un super polar. Et avec en bonus, un panel d’acteurs qui maitrise ces thèmes, mention particulière à Magimel, qui incarne à la perfection ces bons gros voyous et à Michael Youn, dont je me méfiais dans un film comme celui-ci et qui m’a tout bonnement épatée. Seul hic, on en redemande à la fin, et on aurait presque envie d’enchaîner avec la suite comme une bonne série policière sauf que non, dommage :-)
Avis mitigé. C'est bien filmé, bien joué, parfois très réaliste mais il y a des lourdeurs. Un film qui reste efficace sur une arnaque à la TVA via la taxe carbonne... vu le peu de monde qui sait ce que c'est, c'était difficile à traiter.
Jusque la je trouvais que c’était MR73 le meilleur film d’Olivier Marchal mais la qu'elle claque. Des le début on est attrapé par l'histoire et elle ne nous relâche qu'au générique de fin. Grince est juste fabuleux. Idir Chender est magnifique, Michael Youn est vraiment fait pour les rôles dramatique et Benoit Magimel est d'une justesse sublime. Et cerise sur le gâteau, Orelsan dans la BO.
J'avais gardé cette réalisation d'Olivier Marchal pour ce dimanche..... et j'ai bien fait !!! Une fois n'est pas coutume, on nous propose les images de fin au démarrage, et on reprend les faits quelques semaines avant ( je ne suis pas fana). Ce scénario de fraude à la TVA, est peu connu, donc accrocheur, et "moderne" (ordinateurs, Internet,...) G Depardieu et surtout B Magimel sont les piliers de ce thriller, plaisant, rythmé. Un peu déçu par les autres comédiens dont L Smet, ou Dany ....désolé. Donc, efficace et crédible, c'est un polar que je recommande, pas le meilleur d'O Marchal mais un bon. On y voit de belles autos ( Ferrari ) notamment, et quelques figures pittoresques du milieu !!**
Arnaque à la taxe carbone Un chef d'entreprise à bout de souffle tente le tout pour le tout; ou comment un homme ordinaire sombre dans le grand banditisme par amour de l'argent. Polar merveilleusement réalisé et interprété
Les diverses présentations du film ne manquent pas de rappeler que ce dernier s’inspire d’une énorme affaire, la fameuse « escroquerie au CO² ». Sauf que le spectateur ne voit pas comment une telle arnaque peut-être reliée à quelque chose d’aussi volatile, d’aussi impalpable. D’autant plus qu’on en a pas entendu parler. Enfin, là je parle pour moi. Bref ! La réponse est dans le bien nommé "Carbone", qui s’inspire effectivement de faits réels. Il faut dire que la fraude à la TVA sur les quotas de carbone était en tout point remarquable. Remarquable pour la facilité de sa mise en œuvre, remarquable pour les gains accumulés. Si remarquable et si lucrative que cette affaire est considérée d’ores et déjà comme le casse du siècle, alors que celui-ci vient à peine de commencer. Pourtant, on ne peut pas dire que cette arnaque ait vraiment été médiatisée. Ben oui, il faut reconnaître qu’admettre que les failles du système ont pu profiter à au moins un opportuniste (acculé... ou pas) fait désordre. Ensuite, l’association Magimel-Depardieu sur la série "Marseille" s’était avérée toute aussi remarquable. Alors pourquoi ne pas imaginer de mêler ce tandem à cette escroquerie aussi simple que compliquée ? Et qui de mieux qu’Olivier Marchal pour concocter tout ça ? En tant qu’ancien flic, il a l’avantage d’avoir les contacts adéquats pour reconstruire (à sa sauce) cette affaire dont on ne trouve d’ailleurs qu’assez peu d’informations. Et c’est ce qu’il a fait, découvrant lui-même selon ses propres mots « les ressorts du dossier » qui lui ont fait comprendre à quel point cette escroquerie était « brillante mais aussi […] complexe ». Pour autant, nul besoin d’être expert en finances pour saisir les tenants et les aboutissants. Tout nous est expliqué de façon claire par un surprenant Michaël Youn, très à l’aise dans un rôle bien plus sérieux que ceux auxquels il a eu l’occasion d’interpréter à maintes reprises jusque-là. Cependant Olivier Marchal s’est bien gardé de rentrer dans les détails spoiler: quant aux créations de fausses sociétés et ouvertures de comptes off-shore qui auraient utilement (ou inutilement) rallongé le film. Ils n’auraient de toute façon pas apporté grand-chose, puisque le récit s’est surtout concentré sur le développement de cette escroquerie et sur son pourquoi, et en même temps sur l'évolution psychologique des personnages. Alors bien sûr, les puristes regretteront un manque de précisions dans la reconstitution. Moi je dis que l’idée n’était pas de donner un mode d’emploi. Marchal nous raconte les choses à sa manière, en prenant quelques libertés par rapport à la réalité, ce qui lui a permis de servir un polar comme il les aime. Un polar noir et relativement violent en accord avec son expérience de flic, un polar plutôt crédible dans son déroulé. Sauf que comme l’a souligné l’internaute cinéphile Philippe G. assez justement, le transfuge ne s’est pas focalisé sur des personnages flics (qu’ils soient intègres ou corrompus) ou des voyous au sens strict du terme. Non, il part d’un cas que nous voyons hélas trop souvent. Un cas aux allures de drame social, conté à partir d’un règlement de compte en pleine rue sans qu’on voie le tireur. Comment cet homme descendant d’une Porsche rutilante en est arrivé là ? C’est ce qui va nous être raconté, à travers ce cuisant échec causé par le fisc, cette horripilante administration tenue pour responsable. Certes tout le monde sait que si le fisc vous pousse malgré vous à mettre la clé de votre société sous la porte, c’est en raison d’une gestion hasardeuse, pour ne pas dire calamiteuse. Mais le système est dans le viseur de cet homme écrasé aussi par sa belle-famille, dont le chef de meute est l’impitoyable Aron Goldstein, interprété par un Gérard Depardieu dans un rôle plus détestable que jamais. D’ailleurs "Carbone" se caractérise par un florilège de portraits. En plus de Depardieu, il y a Moussa Maakri dans les traits inquiétants de Kamel dont le faciès précède la réputation ; il y a bien entendu Magimel pour qui on prendra fait et cause à travers son personnage qui voit l’occasion de prendre sa revanche ; et puis Idir Chender dans la peau de l’électron un peu trop libre Eric ; mais il y a aussi la personne la plus touchante, en la personne de la mère d’Antoine, campée avec beaucoup de sensibilité par Catherine Arditi au cours de courtes apparitions, mais quelles apparitions ! Pour ce qui est de l’intrigue, tout y est. Comme je l’ai dit plus haut, une descente aux enfers aux couleurs d’un polar noir dans lequel le spectateur va retrouver tous les éléments : l’opportunisme, l’intelligence, les intimidations, le chantage, les manipulations, la corruption et, pour ne pas trop spoiler, tout le reste ! Un œuvre complète qui confirme le savoir-faire d’Olivier Marchal, soutenue par une belle photographie toute en luminosité et par une bande originale signée Erwann Kermovant en plus des chansons prééexistantes triées sur le volet. Et si vous vous demandez si le titre "Womanizer" de Britney Spears était ou pas un anachronisme, eh bien non : j’ai vérifié et le single est bel et bien sorti courant 2008 et inondait derechef les pistes de danses. Quoiqu’il en soit, comme pour boucler la boucle, le film se termine sur la scène de départ… et j'aurai aimé connaître les décisions de justice appliquées à chacune des personnes impliquées, mais comme les personnages présentés sont de fiction... En attendant, je peux vous dire que la majeure partie du butin n'a jamais été retrouvée. Mais quel est le montant de ce fameux butin ? Ça, je vous laisse le découvrir...
Excellent, haletant, saisissant. Nous sommes transportés du début à la fin. Magimel est majestueux, le duo avec Depardieu fonctionne parfaitement. On aurait envie que le plaisir dure encore. Super BO. J'ai adoré ce film.
bon film , magimel est bon comme habituellement mais rien de surprenant , mention spéciale à Mickaël youn et gringe très bons , Depardieu classique , j aime beaucoup Patrick catalifo il a une vrai présence. Le film va vite on ne voit pas le temps passer mais c est du coup un peu domage on reste sur sa faim.
Le système mis en place par les protagonistes pour frauder l'Etat Français n'est pas bien clair, mais ce qui est sûr c'est qu'il rapporte beaucoup d'argent, et surtout beaucoup d'ennuis!
A aller voir absolument ! le film est glauque à souhait ! Benoît Magimel sombre petit à petit dans un univers sans fond puis....remonte la pente. Michel Youn est surprenant d'être à contre-emploi et est définitivement crédible ! Enfin Patrick Catalifo est lui aussi bien crédible en flic (ripoux?) Il y a des rebondissements tout le temps et on voit bien que l'argent appelle l'argent, dans des mesures où nous pauvres "sans dents" on imagine même pas ! J'irais acheter le DVD !
Voilà un film pas vraiment mauvais, mais pas non plus excellent. Le sujet du film, à savoir l'arnaque à la taxe carbone est une bonne idée de scénario. Le principe de cette escroquerie est expliquée très vite, ce qui est difficile à comprendre pour des non initiés. Certes, il y a de l'action, un flic ripoux, des voyous, des bons sentiments, mais aussi une vision noire de notre société. Un film estampillé Olivier Marchal. Mais l'ensemble parait brouillon, avec quelques scènes inutiles. Benoît Magimel est parfait dans ce rôle d'homme dépassé par son destin. Cependant, au final , on ressort avec un manque de quelque chose, peut être un supplément d'âme.