Derniers Avis : À mon âge je me cache encore pour fumer - Page 2
À mon âge je me cache encore pour fumer
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Un visiteur
4,5
Publiée le 6 juin 2017
J'ai été conquise par ce film de Rayhana. Un film qui s'apparente à une pièce de Théâtre, avec des actrices aussi touchantes les unes que les autres. Une oeuvre qui met en lumière la condition de la femme, dans une Algérie partagée entre la démocratie et la politique islamiste. Ce huit-clos au coeur du hammam nous fait entrer dans l'intimité de ces femmes fortes, nous menant du rire aux larmes sans aucun temps de pause. A voir absolument !
des femmes algériennes toutes différentes qui se retrouvent dans un hammam , au gré des discussions on découvre de superbes portraits de femmes interprétées avec justesse par toutes les comédiennes. avec en toile de fond quand même l'intégrisme et la folie des hommes. votre islam n'est pas notre islam à méditer.
Film en finesse, qui nous fait rentrer dans l'univers des femmes à Alger. Les actrices sont toutes remarquables : Hyam Abbas magnifique et la fabuleuse Byouna égale à elle même.
Un bouquet de comédiennes d'un très grand talent. Une représentation vibrante et émouvante. Une belle, authentique et forte traduction de la vie en Algérie à travers ses femmes d'aujourd'hui. Un témoignage courageux de la réalité plurielle, aussi bien violente et douloureuse que courageuse, forte et pleine d'humour. Merci de nous offrir de tels chefs d’œuvre.
Bravo! Un film intelligent et sensible qui parcourt, à l'image d'une Photgraphie parfois à la Georges de La Tour, une vérité faite d'obscurantisme et de Lumière. À mon sens à ne pas manquer.
Un excellent film glaçant remarquablement interprété par des actrices extraordinaires sur une période douloureuse de l'Algérie. Passionnant de bout en bout. Mention spéciale pour Hiam Abbas, qui incarne toujours avec force ses héroïnes
on comprend bien la note du film, avoir assisté à une séance.....C'est un huit clos dans un hammam d'Alger, et il propose un éventail de femmes plutôt extravagant, souvent même dans leur nudité de 10 à 60 ans...Elles refont le monde, non, mais elles essaient en le décrivant dans des dialogues entre gravité et humour , de l'analyser et par cette démarche surement de le changer....C'est subtilement politique, tous les thèmes sont abordés, Coran, Islam, Occident, tentations, etc......, Le film va crescendo sans temps mort, vers un final ébouriffant et émouvant....Difficile de ne pas être touché par le destin des femmes en Algérie, en sortant de la salle, je recommande vivement
Honnêtement un film fantastique, plein de rebondissements et de rires, de joies et de tristesse et on vit ce film... Un chef d'oeuvre a mon gout. A voir
Quel choc ! Quelle bouleversante démonstration de la dramatique situation des pays méditerranéens, du recul massif de la démocratie et de l'ignominie des hommes à l'égard des femmes au nom de dieu ! Viols, violences, "haramisation" du hammam, mariages forcés, avilissements, humiliations, meurtres, tout semble permis à ces fous de dieu ! Après la fin du processus de décolonisation, via le processus des élections démocratiques, le FIS a fait son apparition et instauré le régime de la terreur. Les femmes sont devenues dangereuses, leur jouissance doit être contrôlée, interdite. Le prétexte a été l'influence supposée nocive de l'occident. Sa critique a conduit à abolir toute liberté de choix, de conscience au nom de dieu. Quelle régression ! Ces femmes au hammam ont une liberté de parole stupéfiante. L'horreur de la situation en Algérie dans les années 90 nous est contée par leurs récits. Tout se dit en arabe ou presque, le lien à la France est clairement montré. Le propos est corrosif et subversif à souhait. Un immense bravo à cette réalisatrice, aux comédiennes. Solidarité et sororité sont au rendez-vous. Tous les discours, qu'ils soient politiques ou religieux, qui prônent la haine sont des leurres. L'ennemi, c'est d'abord en nous même qu'il est logé. Plutôt que de trouver un coupable au dehors, examinons ce qui en nous de nos désirs, fantasmes et pulsions serait si coupable, si condamnable, que la proscription de la circulation des femmes deviendrait le vecteur de fonctionnement d'une société ! Au 21ème siècle, on croit rêver !!! "À mon âge je me cache encore pour fumer" est un film nécessaire et indispensable. Cet islam-là ne mérite pas le nom de religion. "Nous n'avons pas le même islam" s'écrie l'une des protagonistes à l'endroit d'une intégriste. L'islam qui tue, ce n'est qu'une parodie de religion. Que des gens aient la foi, ça ne peut pas les conduire à au meurtre, au viol et à la maltraitance. Ou bien alors, il ne faut plus parler de foi, ni invoquer un dieu, car ce serait alors une supercherie !
Une mise en scène raffinée. Bien que ce soit une adaptation de théâtre, il n’y a aucun doute que cette pépite appartienne au genre cinématographique, les mouvements de caméra sont légers et agréables : Ils nous font voyager par leur beauté. C’est d’ailleurs par une envolée de voiles noirs au dessus de la ville que le film se clôture. Des images très symboliques qui nous laissent sans voix. Dans notre pays, qui est la France, le combat vers la parité, pour nous femmes, n’est certes pas fini, mais devant cette pépite cinématographique nous nous alarmons de ce monde qui va encore si mal. Un film qui donne de la force face à tant de combativité et de désir de liberté. Courez voir ce film aussi envoutant qu’important !! Noemie Duclos
Exprimer la place de la femme dans l'Islam n'est pas une chose facile. Et pourtant, c'est ce qu'arrive à faire la réalisatrice Rayhana en dressant de très beaux portraits de femmes, toutes différentes, chacune possédant ses propres convictions politiques ou religieuses, ses rêves, ses démons, son passé, ses secrets. Toute l'histoire se passe dans un hammam, où les femmes viennent pour se laver, se faire belle pour elle-même ou leur mari, se préparer pour leur mariage et entre ses murs, les langues se délient, elles parlent librement, parfois en se comprenant mais aussi en s'affrontant. De plus, le contexte des années 90 en Algérie lorsque le Front Islamique du Salut avait remporté les premières élections libres et démocratiques du pays, renforce le clivage entre ses femmes et montre le fanatisme des hommes. Malgré leurs querelles elles restent souder face aux hommes, seule la religion les divise. La réalisation arrive facilement à nous faire oublier le huit-clos. On ne sent aucune oppression. Les actrices sont fabuleuses et interprètent parfaitement une part de leur pays. Un très beau film qui ne laisse pas insensible.
Les femmes ont à lutter encore sur bien des plans.... à voir absolument Le formatage d'esprits fragiles mène à tous les excès... et surtout à tous les extrêmes et intégrismes
Alger 1995, le GIA est très actif, des bombes éclatent à intervalle régulier. Sur les hauteurs de la Casbah, un hammam tenu par Fatima, une femme énergique qui ne porte pas les hommes dans son cœur. A ses côtés, Samia, la masseuse du hammam, 29 ans 1/2, toujours célibataire : trop maigre pour plaire à un homme vivant dans son voisinage. Par contre, lui dit Fatima, il n'est pas impossible qu'un homme immigré en France, où "les femmes ressemblent à des manches à balai", puisse la trouver à son goût. Dans son premier long métrage en tant que réalisatrice, la comédienne Rayhana (Obermeyer) nous permet d'assister à une journée (presque ?) normale de ce hammam. Le hammam, lieu de liberté pour les femmes, lieu où, à l'époque, peuvent se rencontrer des femmes islamistes et d'autres ayant subi un attentat à l'acide parce qu'elles ont osé porter une jupe, ou dont des sœurs ou la mère ont été égorgées par les barbus. Le hammam, lieu où on se félicite aussi bien d'un mariage à venir que d'un divorce prononcé, lieu où les conversations peuvent aller sans fausse pudeur sur l'évocation de sa nuit de noce, sur l'orgasme ("Je ne sais pas comment ça se dit en arabe", dit une femme), sur les plaisirs solitaires. Un lieu où peut venir se réfugier une jeune femme très enceinte sans être mariée et dont le frère est revenu de France pour la tuer. Malgré quelques scories (le film est un peu trop démonstratif par moment), ce presque huis-clos est globalement une belle réussite dans laquelle la comédienne arabe israélienne Hiam Abbass montre une fois de plus toute l'étendue de son talent, bien entourée par une brochette de comédiennes convaincantes dont Fadila Belkebla, Nadia Kaci et Biyouna. On notera que les scènes de hammam ont été tournées à Salonique, en Grèce, la longue occupation ottomane ayant doté ce pays de hammams traditionnels dans lesquels la nudité peut être filmée, contrairement à l'Algérie ou la Turquie. Une nudité tournée par une femme, alors que les scènes d'extérieur, à Alger, l'on été par un homme. Quant à la musique, à base de oud, très belle et très envoutante, on la doit à Anne-Sophie Versnaeyen avec, en plus, l'extraordinaire "Procession de l'oncle Mahmoud" par l'artiste kabyle Taos Amrouche.