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Un visiteur
0,5
Publiée le 3 décembre 2017
Comment peut-on commettre un tel film ? Tout y est ultra-convenu : les plans sont longs et n'évoquent pas ou trop, les personnages sont caricaturaux, leurs dialogues sont affligeants malgré des acteurs de bonne volonté mais rarement libres. Film commis pour flatter son auteur en soirée parisienne. Une nouvelle gifle au cinéma franco-français : vulgaire.
J'ai passé bien trois bons quarts d'heure depuis le début en me demandant quand diable ce film allait commencer....C'est long, long, les personnages sont à la limite de la caricature, surtout celui de Darroussin avec ses réflexions de beauf (et au passage on ne l'a pas affublé d'un faux accent du midi, et c'est tant mieux). Le couple de voisins (ou d'amis) spoiler: qui se donne la mort pour pouvoir partir ensemble, on se demande ce que ça vient faire là. Et si le film se veut une réflexion sur le temps qui passe, les illusions perdues, ce n'est pas une réussite. Bref une vraie déception.
Un film touchant et plein de sensibilité , traitant à la fois de la famille, du temps qui passe, de la vieillesse , du deuil , du patrimoine. J'imaginais voir un film sur les migrants , si ce n'est pas le thème principal ,ces enfants venus de nulle part vont créer un lien solidaire dans cette famille.C'est un film empreint de tristesse .Il y a une réelle performance d'acteur dans les regards.
Il est des films dont on sort en se demandant ce qu’il manquait pour qu’il soit réussi ! « La villa » de Robert Guédiguian dont j’avais bien aimé « Marius et Jeannette » (1997) en fait parti. Il y a une plénitude d’histoires humaines intéressantes (mais peut-être déjà trop exploitées ?), des acteurs remarquables (dans des rôles peut-être trop vus ?) … mais – c’est le cas de le dire pour ce film tourné dans la petite calanque de Méjean – l’aïoli ne prend pas ! Il m’est difficile de savoir pourquoi je n’ai pas adhéré à ces thèmes pourtant très humains. Peut-être parce qu’un peu lourdement filmés – trop souvent de façon théâtrale – et ne laissant pas notre imagination travailler ? Parce que mêlant trop la nostalgie et l‘amertume au point de paraitre rétrogrades voire réacs ? Parce que perturbés par l’arrivée de 3 petits migrants qui viennent symboliquement reprendre le flambeau de cette famille initialement désunie par la distance et le temps, mais très solidaire par les valeurs inculquées par leur père ? C’est une belle photo de famille mais qui – comme un polaroid – va vite se faner car aucune solution d’avenir n’est abordée. Un polaroid fané comme l’insertion d’une séquence de « "Ki lo sa ? » tourné il y a un peu plus de 30 ans dans cette même calanque avec les mêmes acteurs ?
m'attendant à un bon film, avec de acteurs que j,aime, j;ai essayé de m'accrocher à l'intrigue Rien à faire, je m'ennuyais de plus en plus La beauté des calanques me réveillait.Il ne se passe rien. Cigarettes sur cigarettes les acteurs semblent eux aussi s’ennuyer Enfin on change de sujet On découvre trois enfants migrants échoués On se dit que cela va sans doute démarrer sur un autre sujet Et bien non il y a les méchants militaires,on ne saura pas l'issue de l'aventure des enfants Au total rien , difficile à résumer tant il n'y a aucune action Dommage avec de tels acteurs
C’est toujours un plaisir de retrouver l’esprit humaniste et la famille d’acteurs chers à Robert Guédiguian.
Dans une calanque magnifique près de Marseille, en hiver, Angèle, Joseph et Armand se retrouvent auprès de leur père qu’un AVC a rendu dépendant. Il tenait un restaurant populaire. Le village, à part des voisins vieillissants, leur fils médecin, un pêcheur poète, des militaires et des migrants naufragés est devenu désert. Angèle n’était pas revenue depuis plus de 20 ans, époque où un drame avait brisé la famille.
Au milieu du film, Robert Guédiguian place une extrait d’un film tourné à cet endroit avec Ariane Ascaride, Gérard Meylan et Jean-Pierre Daroussin, tous trois encore très jeunes. C’est assez touchant.
Pris dans des drames douloureux anciens ou récents, les membres de la famille qui se retrouvent, vont pourtant parvenir à se parler, paisiblement, calmement, dans une atmosphère mélancolique, laissant une place à l’espoir dans une fin de film très ouverte.
Film à voir essentiellement pour son ambiance douce et triste, ses acteurs touchants et les questions qu’il pose, sans être dogmatique. Mon blog : larroseurarrose.com
Triste, lent et mortifère. 3 morts dont un enfant un moribond tout le long du film, bonjour l'angoisse. C'est lent, il y a des scènes prévisibles et convenues, et les propos des acteurs tirent tellement vers le "c'était lieux avant" que c'en est trop. Ok, le site est maginifique, mais il était mieux avant aussi. Très ennuyeux, j'ai failli partir avant la fin.
Du début à la fin le réalisateur déroule une intrigue extrêmement forte aux thématiques multiples. L'une de ces thématiques concerne les nouvelles frontières politiques qui ne peuvent plus seulement être celles de la lutte des classes ( c'est plutôt d'ailleurs une transformation de leurs limites géographiques plus qu'une disparition de celles-ci). Cette prise de position politique revigorée chez le réalisateur est très appréciable car elle se fait assez rare dans le cinéma français. De plus, les sentiments du film sont discrets et beaux, ils ne sont jamais sur-appuyés, cela aussi est la marque d'un grand cinéaste capable de poser dans quelques magnifiques scènes toute une histoire personnelle.
S'enfermer dans la nostalgie du passé maintenant révolu ou tout paraissait joie et bonheur est inévitable mais mortifère. Malgré tout, la "pulsion" de vie persiste en chacun de nous (pas pour tous sans doute...) au travers des utopies, des espoirs, des luttes, de la solidarité, de l'amour, du chemin à ouvrir vers un monde d'humanité. C'est pour moi ce que dit Robert Guédiguian avec ce magnifique et excellent film, d'une belle sobriété.
Nouveau film de Robert Guédiguian après le catastrophique Une histoire de fou. Retour aux basiques pur ce nouvel opus : Marseille, la famille, les amis. On se rapproche là de la qualité et de l'intérêt de ses films des années 90 (Marius et Jeannette, A la vie, à la mort !…). Avec ses thèmes de prédilection, son équipe habituelle de comédiens, sa région, on assiste là à une sorte de synthèse de tout ce qu’il a fait jusqu’ici. Une jolie réflexion sur la perte, la filiation, la transmission, la fin de vie, les amours qui meurent, les autres qui naissent. Et où se mêlent, sans pathos, regrets, remords, reproches, rancoeurs, mélancolie et tout de même un certain espoir. Tout en restant bien en phase avec son époque (les migrants). Le tout est fait avec beaucoup de tact et de sensibilité, et une belle émotion jaillit très souvent sans prévenir. L'interprétation est magnifique, un sans faute. Mention spéciale à Jean-Pierre Darroussin, aussi drôle que touchant. Mon seul petit bémol serait des dialogues parfois un peu trop solennels, un peu trop lourds. Mais cela ne gâche pas vraiment cette histoire de famille où chacun peut se retrouver dans l’un ou l’autre des personnages. Au final, un beau film sur la vie de gens simples et sur le temps qui passe, inexorablement, qui change ou détruit tout. Le meilleur Guédiguian de ces dix dernières années.
Gentillet. A force de simplicité et d'économie dans les décors et les personnages, on a du mal à adhérer, on n'est pas emporté. Anaïs Demoustier et Robinson Stévenin apportent un peu de dynamisme.
Fan de Guédiguian, de ses idées humanistes (sans toujours les partager), de ses interprètes récurrents et familier de L’Estaque, j’attendais beaucoup de ce nouveau film. Or, sauf quelques répliques piquantes, ici j’ai eu droit ici à un mélo plat, dépourvu d’idées et de rôles forts, sans mise en scène marquante, où JP Daroussin se prend pour JP Bacri. Donc, plutôt déçu, je me suis presque ennuyé, comme cela arrive dans des réunions de vieux amis qui n’ont plus grand chose à se dire. Les dernières séquences du film en annoncent un prochain qui, je l’espère sera à la hauteur.