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Attigus R. Rosh
254 abonnés
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2,0
Publiée le 13 janvier 2018
Bof, je n’ai pas trop été séduit par ce film de Guédignan. Les acteurs sont extrêmement convaincants, tous sont impeccables (de Darroussin à Demoustiers), on voit bien qu’ils sont pour la plupart des habitués des films de Guédignan. On ne peut pas reprocher à ce film ces décors absolument sublimes mettant en avant la beauté de la Provence. Par contre, le problème du film est son rythme. Il y a tout de même pas mal de phase assez longue, notamment dans la deuxième moitié, au point que le réalisateur aborde la thématique migratoire pour ne pas que l’on s’ennuie trop sur celle de la mort et du deuil. Malgré sa longueur, l’histoire est tout de même très belle et aborde avec une certaine subtilité des thèmes pas très joyeux. Mais les longueurs sont vraiment là et il est difficile de ne pas s’ennuyer devant le film. C’est un beau film, mais tout de même bien long.
Un des plus beaux Guédiguian et certainement son meilleur film depuis longtemps. Abordant des sujets casse-gueule au possible, le récit reste d'une justesse étonnante, suscitant une émotion intense, à fleur de peau, dès la première séquence, jusqu'au superbe épilogue, ouvert et, finalement, optimiste. La troupe du cinéaste est bien présente, plus formidable que jamais et l'idée de convoquer le trio principal à l'époque de sa jeunesse, par le biais d'une séquence de "Ki lo sa", tourné en 1985, fonctionne admirablement. Comme celle de Pagnol ou de Kaurismaki, l'oeuvre de Guédiguian est l'une des plus cohérentes du cinéma contemporain, que l'utilisation de lieux familiers et de comédiens bienveillants rend particulièrement attachante.
Très beau film de Robert Guédiguian dans lequel trois frères et sœur (Ariane Ascaride, Jean-pierre Daroussin et Gerard Meylan) se retrouvent autour de leur père (Jacques Boudet) qui est en train de mourir. Des moments du passé reviennent à la surface, dans ce bel endroit des calanques de Marseille. Des moments forts et plein de tendresse. Des acteurs toujours justes.
Des images intimistes très belles dans cette jolie crique, des personnages attachants, on a l'impression d'y être. Quelques scènes paraissent un peu "too much". Mais une belle impression au final, un beau tableau, enfin plutôt une très belle pièce de théâtre.
La Villa, réalisé par Robert Guédiguian, narre une réunion de famille dans une calanque de Marseille, avec une réflexion sur le temps qui passe et le thème de la mort. Il y a des touches se sensibilité évidentes mais on a souvent l’impression que le récit s’enlise par ses longueurs et ses hésitations souvent maladroites. Le film réussit néanmoins à créer une atmosphère de fatalité devant des faits inexorables et tente d’en relever le défi en introduisant, dans la dernière partie, l’arrivée d’enfants émigrants de Syrie rejetés par la mer qui sont recueillis par la famille. Ce procédé peut laisser une impression d’artifice pour conclure sur une note d’espoir et tout cela donne un film qui manque un peu de cohésion, malgré de bons acteurs.
Un film tout en douceur et en subtilité, bien dans la lignée des films de Guediguian. Une brochette de vieux acteurs, un enfant noyé, un vieillard mourant, spoiler: un suicide à deux le metteur en scène a un peu forcé sur le mélo. Sortez vos mouchoirs ! Malgré tout on est quand même pris par la poésie qui se dégage du film. Robinson Stevenin fait une belle performance dans le rôle d'un pêcheur intello.
Pour moi ce n'est pas un film mais plutôt une pièce de théâtre filmée.. Pas de musique! Mais de la publicité pour la cigarette. Ce soit disant film est une suite de scènes correspondant à des clichés "bateaux" et banals. Les dialogues sont creux et sans intérêt. J'ai mis 2 étoiles pour les vues sur les calanques de Marseille.
"La Villa" est un film réussi de Guédiguian où l'on retrouve les thèmes qui lui sont chers et, pourtant, il parvient ici à se renouveler sans pour autant changer. J'ai apprécié sa vision nostalgique bien qu'il montre les désillusions à propos des idées révolutionnaires de principaux membres de cette famille. "La villa" est un film généreux et intelligent. Chose rare dans le cinéma français.
Plus qu'une déception. Un bide ! Des clichés affligeants, une équipe vieillissante, à savoir des acteurs qui jouent mal ! On est tellement loin de la fraîcheur et de l'élan suscité par Marius et Jeannette ! Et le comble cette cigarette ostentatoire, profondément inutile pour le scénario. On se demande si ce n'est pas une pub déguisée pour appeler à fumer ! Bref ! Triste, creux, vide, sans emotion. Quant à l'actrice qui n'attache pas son casque avant de prendre la moto c'est encore un argument pour faire passer les motards pour des inconscients et/ou des abrutis ! Désolée Monsieur Guediguian.
Les bons sentiments ne font pas les bons films. On voit ce qu'a voulu "démontrer" Geguidian, et démontrer est bien le problème... A vouloir brasser tout ce qui lui tient à coeur, il étouffe son film, et le résultat est indigeste. Tous les personnages débordent un peu dans la caricature, à trop charger la barque, elle vacille et coule...gênant dans une calanque. Comédiens impeccables mais figés dans un scénario non maîtrisé. Dommage.
"La villa" offre une réflexion tout en douceur sur le temps, la mort, la finitude humaine. A la manière d'Ulysse, des personnages reviennent chez eux à savoir là où ils ont grandi. Leur père a été victime d'une attaque cardiaque et se trouve entre la vie et la mort. Et dès lors des souvenirs vont revenir : le présent va se mélanger avec le passé. Mais n'est-ce pas notre vie ? Le passé est là, dans notre conscience, autant dire qu'il est présent.. Entre nostalgie, fraternité, regrets, le film nous dévoile progressivement l'itinéraire des personnages, et leur volonté de rester fidèle pour la plupart à un héritage, à des valeurs. Le film est à certains moments bouleversants, et généreux. On retrouve les idéaux de Guédiguian : la fraternité, le communauté des biens, la justice sociale, l’accueil des migrants. Mais rester fidèle à ces valeurs demeure difficile dans notre société, et en filigrane c'est bel et bien un film anti-moderne que réalise Guédiguian : en effet il fait l'éloge de ce qui dure, face à notre société liquide où tout passe, et où tout va de plus en plus vite. Peut-être que pour Guédiguian, vivre c'est résister, résister au monde libéral dans lequel nous vivons. Le contraste est fort entre d'un côté les deux jeunes qui travaillent, qui emploient des mots comme "déléguer"..qui se tournent vers l'avenir.. (mais quel avenir ?! : Guédiguian ne souhaite pas celui-ci) tous ces mots qui reflètent le libéralisme ambiant.. et de l'autre côté ceux qui résistent à ce monde, qui sont en rupture totale avec lui, et sont attachés à des valeurs. C'est sur ce dernier point parfois un peu manichéen qu'on peut déceler une limite du film, proche de la caricature à certains moments. Mais cela demeure un très beau film, très humain. La dernière partie du film offre bel et bien un chemin vers l'avenir : c'est celle de la générosité envers les migrants.
Des décors naturels superbement mis en valeur, des acteurs justes, des sentiments à fleur de peau. Oui Guediguian est toujours là et en grande forme. Un moment de pur bonheur....