Je me suis endormi durant le film...Un Guediguian vraiment décevant. Je suis resté insensible à ces personnages. Trop de thèmes survolés. Des bons sentiments ne suffisent pas à faire un film.
Jolie réunion de famille autour d’un homme qui a forgé leur destin. Chacun parle de sa vie passée , imagine son futur ou cherche à enrichir sa vie. C’est plutôt mélancolique mais optimiste. Assez beau.
Le nouveau film de Guédigian sonne comme une redite un peu inutile. Les mêmes acteurs dans plus ou moins les même rôles. On avait aimé la simplicité et le côté un peu décalé d'un Marius et Jeanette, ici le maniérisme façon déclamation théâtrale marche pas mal mais au service d'une intrigue réchauffée et un peu surfaite. Guédiguian dirige son petit théâtre de la vie quotidienne en poursuivant son parcours sans heurt, mais malheureusement sans éclat également.
Lorsqu'un cinéaste m'emmène dans son univers et que j'oublie que je suis dans une salle de cinéma, que je suis transporté à l'Estaque avec les acteurs habituels de Robert Guédiguian, je me dis que c'est du bon cinéma. Une fratrie se retrouve avec les aigreurs du passé, les drames qui ont conduit à l'éloignement. Un père se meurt, mais cela peut durer longtemps. Le parti communiste a existé, son idéologie a été porteuse, des gens l'ont mise en acte. Aujourd'hui la mondialisation a dévasté tout cela. Londres attire pour ses impôts moindres. Les leurres du capitalisme ont tout emporté. La solidarité n'est plus, la fraternité aujourd'hui n'est plus qu'affaire de religion. Autrefois, la fraternité ouvrière, la fraternité du prolétariat était source de fierté et de dignité. Au milieu de cette nostalgie militante, surgit l'idée qu'on puisse s'aimer amoureusement, même si l'on n'appartient pas à la même génération : on peut être vieille ou vieux et inspirer le désir sans que cela relève d'un rapport tordu ou que cela prête à sourire. Bravo monsieur Guédiguian, votre cinéma n'est pas dépassé ! Continuez encore et encore !
Guédiguian, c'est toujours un régal ! La villa n'a pas dérogé à la règle avec des acteurs toujours excellents, les habitués plus quelques autres, dans ce décor de rêve où les passages réguliers d'un TER plombent l'ambiance, comme une menace perpétuelle. Cette menace, ce sont ces militaires qui reviennent régulièrement et recherchent des migrants, sujet traité avec délicatesse et humanité. Enfin, il y a cette famille qui s'est déchirée et se retrouve autour du père, mourant. Rien n'est simple mais tout est dit avec quand même une note d'espoir au bout. Merci Rogert Guédiguian !
Un film de Guediguian qui ne se deroule pas à l'Estaque, mais tout près dans une calanque, reflexion sur le temps qui passe, le couple, la mort, les idéaux de gauche qui s'étiolent et dont il ne reste que l'apitoiement envers des enfants réfugiés perdus dans la garrigue alentour. C'est beaucoup, c'est trop? Peut-être, on fini par perdre le fil. A trop vouloir en dire, le message du réalisateur amoureux de Marseille, se brouille et nous perds un peu. Mention spéciale à Jean-Pierre Daroussin, un de ses meilleurs rôles.
Que fait-on de nos vies? C'est finalement la question que se posent (et à laquelle ils apportent des débuts de réponse) tous les protagonistes de "la Villa". Le scénario, à la limite de la naïveté en apparence, se révèle donc d'une grande profondeur. Guédiguian n'a pas besoin d'artifices pour déclencher l'émotion, elle nait par petites touches mais bien plus intensément grâce à la sobriété de la mise en scène et du jeu des acteurs . Mélancolique sans être pessimiste, son film est empreint d'un humanisme que peu de réalisateurs savent aussi bien exprimer. Dans ce monde qui ne tourne pas bien rond, des gens comme Guédiguian apportent de l'espoir .
Un très beau film de Robert Guédiguian, assurément un des plus réussis. Dans sa Provence marseillaise de prédilection, avec ses acteurs fétiches dont on ne se lasse jamais, l’auteur nous fait voyager entre deux mondes. Celui d’avant qui laisse nostalgique et désabusé et celui de demain, dégueulasse et cruel mais pas forcément sans espoir. Toute la philosophie de la vie y passe, limpide, grise mais pas noire et demeurent tout au long l’amitié et la dignité. Fort et émouvant.
lent, lent, lent il ne se passe rien... tout ce qui constitue le film pourrait se tourner en 10 mn l'étude des personnages est gentillette Daroussin sort du lot, les autres acteurs sont banals
L'équipe " Guédignian, ariane Ascaride, JP Daroussin, Gérard Meylan" nous avait déjàcomposéde forts beaux morceaux dans ce quartier un peu à l'écartde Marseille. Ils ont mis tout leur savoir et leur bonne humeur pour nous donner " la villa" qui est un film bien sympathique où une fratrie un peu disloqué se reconstitue et se rapproche suite à certains événements. On sent qu'on fait un peu partie de la famille...et pourtant la recette marche moins bien à cause davantage de petites raisons que par le sujet proprement dit: le film patine parfois; trop occupé par les acteurs principaux, Robert Guédignian en oublie les seconds rôles à peine esquisés et à part ce train qui rythme la vie d'un quartier qui devrait être plus animé, même en hiver, il n'y a pas grand monde qui gravite autour de ce noyau; la fin du film est taillé à la serpe sans compter un générique de tête minimaliste.On est déçu, non car on a passé un moment agréable avec ces personnages auxquels on s'est parfois habitué, un moment agréable mais sans plus.
Un peu désabusé et nostalgique... à voir après 50 ans pour y trouver quelque chose de soi...si on ressort avec un petit goût amer, c'est que, probablement, le film est réussi et nous touche que part...
C'est long,bavard...des clichés.Tout sonne faux.Une scène invraisemblable entre un jeune benêt et une femme mûre...de jeunes immigrés aux joues bien pleines recueillis provisoirement?.Un tabagisme qui afflige tous les personnages ...Cette brochette d'acteurs a illuminé de beaux films,mais là c'est raté.Ils ont dû être bien soulagés en découvrant des louanges quasi unanimes .
Cette œuvre maîtrisée au millimètre près par le meilleur ouvrier de France du cinéma marseillais sent bon le thym de la garrigue et aussi un peu le sapin. Beaucoup de style ! Quand bien même changerait-il ses acteurs, on reconnaîtrait la patte du maître dans chaque séquence prise isolément. Des scènes qui, avec des coqs à l’âne, s’enchaînent mine de rien, qui ont l’air parfois d’avoir été conçues en dehors d’un fil conducteur et qui pourtant s’emboîtent parfaitement pour former un tout cohérent. Des propos graves sur la mort - celle des vieillards et celle des enfants - sont contrebalancés par des propos sur l’amour beaucoup plus légers ; des sexagénaires dont le sex appeal ne crève pas l’écran ayant ici des succès étonnants auprès de la jeunesse. Cela fonctionne parce que, dans ce film qui met en mouvement plusieurs générations dans un huis clos, les vieillards qui passent donnent un semblant de jeunesse aux trois protagonistes centraux que sont les deux frères et la sœur. Même si ça ne nous rajeunit pas, il ne faut pas croire que l’humeur est à la nostalgie parce que rien ne change dans cette calanque pour que tout ne soit plus comme avant. La jeunesse prend la relève à travers une nouvelle génération, celle qui est en marche aujourd’hui, des « premiers de cordée » représentés par le nouveau couple formé sous nos yeux qui se retrouvera à Londres pour continuer de fructueux business : la trop jeune fiancée de Joseph et le fils-médecin des vieux voisins. Loin des vieilles solidarités ouvrières… En attendant la retraite et avant que la calanque ne passe aux mains de la finance, Guédiguian distille quelques propos que l’on jugera toniques ou grinçants selon le goût de chacun dans des scènes qui exposent ses interrogations sur des thèmes du moment : sur le racisme avec le lieutenant au béret de couleur verte, traqueur de « sans papiers » et sur le harcèlement sexuel avec le pêcheur théâtreux qui s’en prend lourdement à Angèle, celle qui rit quand on l’appelle (ou quand on la pèle ?).