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Une oeuvre poignante qui n'en démord pas...
Monsieur Clouzot, qui recevra le Grand Prix au festival de Cannes en 1953 pour ce film, affiche pleinement son talent de réalisateur dans les scènes de thriller et de drame. Intensément dramatique, il filme tout en finesse. Et l'on ressort ébahi.
Les stars (Lulli, Montand, Vanel et Van Eyck en tête) en imposent et nous emportent.
Un film culte des années 1950 qui n'a pas pris une ride ! Bravo Henri-Georges ! On en redemande...
A noter : la scène finale est choc !
Monsieur Clouzot, qui recevra le Grand Prix au festival de Cannes en 1953 pour ce film, affiche pleinement son talent de réalisateur dans les scènes de thriller et de drame. Intensément dramatique, il filme tout en finesse. Et l'on ressort ébahi.
Les stars (Lulli, Montand, Vanel et Van Eyck en tête) en imposent et nous emportent.
Un film culte des années 1950 qui n'a pas pris une ride ! Bravo Henri-Georges ! On en redemande...
A noter : la scène finale est choc !
Le salaire de la peur est un excellent film franco-italien de Henri-Georges Clouzot. A l’affiche de ce film on retrouve Yves Montand et Charles Vanel dans un duo qui marche à merveille. La mise en scène est irréprochable, il y a de bons dialogues et les personnages sont bien développés. Bref c’est un film qui m’a convaincu et qui je pense vaut le coup d’être vu, 13 / 20.
Un film assez noir impressionnant, un des meilleurs rôle de Montand. On y trouve en fait une forme d'apologie des grandes gueules et d'une certaine misère peu intéressante au final mais bien montrée. L'idée est assez simpliste mais se laisse suivre de bout en bout.
« Tu crois que t’es payé pour conduire un camion ? Pauv’ môme… T’es payé pour avoir peur. T’as pas compris ? C’est ça la division du travail. Toi, tu conduis pis moi, je crève de peur. Crois-moi, t’as la meilleure place. »
Expressionniste parfois, jouant avec les ombres comme un virtuose, Henri-Georges Clouzot plonge cette fois sa caméra dans le naturalisme, ce qui lui permet de laisser libre cours à son amoralisme profond et nous offre quelques scènes d’un réalisme parfois sordide (l’Allemand qui nargue le chien, la jeune Linda qui se fait violer par le tavernier), souvent poisseux (les enfants, les flaques, les crachats), toujours pointilleux, comme cet ensemble d’interprètes, au début, qui communiquent en des langages différents de la manière la plus naturelle qui soit, français, espagnol, allemand, anglais, italien.
Premier grand rôle d’Yves Montand qui démarre au même moment et avec un succès égal sa carrière musicale, Le Salaire de la Peur est aussi interprété par un tout grand Charles Vanel, à la fois cabotin insupportable et geignard pitoyable, Vera Clouzot en femme enfant de 40 ans, violentée par tout le monde, actrice hélas uniquement visible dans les films de son mari, Dario Moreno en patron de bar falot, bien éloigné des opérettes qui l’ont rendu célèbre et qui rejouera sous la direction de Clouzot dans La Prisonnière (1968), Folco Lulli, « gueule » du cinéma italien, exceptionnel en maçon bonhomme, et Peter van Eyck magnifique de froideur élégante. spoiler: Il m’est arrivé à plusieurs reprises de comparer Clouzot à Melville pour la noirceur du propos, la maîtrise des ombres et du détail, il est un autre point commun aux deux réalisateurs, Charles Vanel en homme tout-puissant qui s’écroule et supplie, comme il le fera dix plus tard face à Belmondo dans L’Aîné des Ferchaux.
Si l’ont fait abstraction de la maîtrise parfaite du suspense, marque de fabrique de Clouzot, on retrouvera ici plusieurs de ses thèmes de prédilection, dont l’emprise (celle qu’exerce, au début, Jo sur Mario). On pourrait regretter la longueur du film mais c’est précisément cela qui donne à l’oeuvre sa dimension, son intensité, la lente présentation des personnages principaux, comme on le retrouvera onze ans plus tard chez Henri Verneuil (Cent Mille Dollars au Soleil, 1964). En adaptant le roman de Georges Arnaud, Clouzot signe plus qu’un chef d’oeuvre, un véritable manifeste narratif. Visuellement, la transition entre la première heure et le voyage est un sommet du genre, qui ne quitte plus l’image, alternant plans larges et gros plans.
Il ne fait aucun doute que ce chef d’oeuvre absolu a inspiré un nombre incalculable de cinéastes. Du génie.
Expressionniste parfois, jouant avec les ombres comme un virtuose, Henri-Georges Clouzot plonge cette fois sa caméra dans le naturalisme, ce qui lui permet de laisser libre cours à son amoralisme profond et nous offre quelques scènes d’un réalisme parfois sordide (l’Allemand qui nargue le chien, la jeune Linda qui se fait violer par le tavernier), souvent poisseux (les enfants, les flaques, les crachats), toujours pointilleux, comme cet ensemble d’interprètes, au début, qui communiquent en des langages différents de la manière la plus naturelle qui soit, français, espagnol, allemand, anglais, italien.
Premier grand rôle d’Yves Montand qui démarre au même moment et avec un succès égal sa carrière musicale, Le Salaire de la Peur est aussi interprété par un tout grand Charles Vanel, à la fois cabotin insupportable et geignard pitoyable, Vera Clouzot en femme enfant de 40 ans, violentée par tout le monde, actrice hélas uniquement visible dans les films de son mari, Dario Moreno en patron de bar falot, bien éloigné des opérettes qui l’ont rendu célèbre et qui rejouera sous la direction de Clouzot dans La Prisonnière (1968), Folco Lulli, « gueule » du cinéma italien, exceptionnel en maçon bonhomme, et Peter van Eyck magnifique de froideur élégante. spoiler: Il m’est arrivé à plusieurs reprises de comparer Clouzot à Melville pour la noirceur du propos, la maîtrise des ombres et du détail, il est un autre point commun aux deux réalisateurs, Charles Vanel en homme tout-puissant qui s’écroule et supplie, comme il le fera dix plus tard face à Belmondo dans L’Aîné des Ferchaux.
Si l’ont fait abstraction de la maîtrise parfaite du suspense, marque de fabrique de Clouzot, on retrouvera ici plusieurs de ses thèmes de prédilection, dont l’emprise (celle qu’exerce, au début, Jo sur Mario). On pourrait regretter la longueur du film mais c’est précisément cela qui donne à l’oeuvre sa dimension, son intensité, la lente présentation des personnages principaux, comme on le retrouvera onze ans plus tard chez Henri Verneuil (Cent Mille Dollars au Soleil, 1964). En adaptant le roman de Georges Arnaud, Clouzot signe plus qu’un chef d’oeuvre, un véritable manifeste narratif. Visuellement, la transition entre la première heure et le voyage est un sommet du genre, qui ne quitte plus l’image, alternant plans larges et gros plans.
Il ne fait aucun doute que ce chef d’oeuvre absolu a inspiré un nombre incalculable de cinéastes. Du génie.
Un grand classique, Vanel est excellent quand il joue les kadors et quand il se déballonne.
Très bon film basé sur un très bon roman. Les scènes dans la flaque de pétrole (entre autres) sont mémorables de réalisme crasse. c'est brute de décoffrage, pas d'héroisme à la superproduction américiane, c'est parfait.
Chef d’œuvre de tension, les 2h30 passent à une vitesse folle, les mains agrippées à l’accoudoir, vibrant au grès de la route.
A voir absolument
A voir absolument
Difficile de regarder ce film sans être touché par la tension des situations et des personnages.
L'histoire prend son temps pour s'installer, ne rendant le trajet en camion que plus angoissant. En plus d'une intrigue très bien menée, les personnages sont intéressant à suivre. Chacun réagissant différemment, évoluant, ils amènent à nous demander comment nous réagirions dans ce type de situation.
Un classique à ne pas manquer!
L'histoire prend son temps pour s'installer, ne rendant le trajet en camion que plus angoissant. En plus d'une intrigue très bien menée, les personnages sont intéressant à suivre. Chacun réagissant différemment, évoluant, ils amènent à nous demander comment nous réagirions dans ce type de situation.
Un classique à ne pas manquer!
Un film absolument fabuleux comme on n'en fait guère maintenant. La réalisation est magistrale et l'interprétation non moins magistrale.
Charles Vanel avait remporté le Prix d'interprétation à Cannes, mais Yves Montand n'est pas moins grand ici. Quelle présence, quel charisme !
Un film Inoubliable qui n'a pas pris une ride.
Charles Vanel avait remporté le Prix d'interprétation à Cannes, mais Yves Montand n'est pas moins grand ici. Quelle présence, quel charisme !
Un film Inoubliable qui n'a pas pris une ride.
Quelle claque. Avec "Le Salaire de la Peur" Henri-Georges Clouzot prouve qu'on peut faire du grand cinéma avec un concept simple : quatre chauffeurs, deux camions et plusieurs centaines de litres de nitroglycérine. Et ça fonctionne parfaitement.
Ça fonctionne car Clouzot a eu l'intelligence de créer des personnages avant de les mettre face à cette situation. Le long-métrage surprend donc, se posant pendant une bonne heure au milieu de ce paysage d'Amérique centrale, dépeignant ses habitudes, ses amitiés, ses amours, mais surtout sa misère. Misère d'un paradis perdu, où tout le monde se rend et ne rêve plus que de partir. C'est par ce biais que l'on s'attache aux personnages, car l'empathie, au vu de leur situation désespérée, est immédiate.
A préciser que le tout est magnifiquement mis en image par la superbe photographie et les cadres somptueux.
De plus, cela fonctionne aussi parce que Clouzot sait créer l'angoisse, la tension, car la mise en scène prend vraiment son temps pour l'instaurer, le premier démarrage de moteur annonce le début d'une lente marche funèbre, à ce moment on sait ce qui attend les protagonistes, et cela avant même le départ des camions, la scène du chargement de la nitroglycérine est par ailleurs remarquable. Tout est millimétré, on compte les secondes, chaque plan sur un pneu devient source de stress, le bruit du bois qui craque sous le poids d'un des véhicules nous cloue sur place, c'est parfaitement maitrisé et les deux heures et demi passent à une vitesse folle, il aurait presque fallut plus.
Le réalisateur français parvient à créer des images chocs, autant dans la première partie que dans la seconde, qui hanteront le spectateur pour longtemps spoiler: (Les pieds du pendu derrière l'arbre, le corps de Charles Vanel recouvert de pétrole)
.
Avec son récit d'une grande simplicité, Henri-Georges Clouzot réalise une oeuvre aussi désespérée que ses personnages, ces derniers étant prêts à tout pour s'en sortir. Un long-métrage qui, grâce à sa mise en scène d'une maitrise rare et sa noirceur social, touche à la perfection. "Il y a des 'ricains ici ?" "Tu parles, quand il y a du pétrole ils sont pas loin" comme il est parfois triste d'avoir raison.
Ça fonctionne car Clouzot a eu l'intelligence de créer des personnages avant de les mettre face à cette situation. Le long-métrage surprend donc, se posant pendant une bonne heure au milieu de ce paysage d'Amérique centrale, dépeignant ses habitudes, ses amitiés, ses amours, mais surtout sa misère. Misère d'un paradis perdu, où tout le monde se rend et ne rêve plus que de partir. C'est par ce biais que l'on s'attache aux personnages, car l'empathie, au vu de leur situation désespérée, est immédiate.
A préciser que le tout est magnifiquement mis en image par la superbe photographie et les cadres somptueux.
De plus, cela fonctionne aussi parce que Clouzot sait créer l'angoisse, la tension, car la mise en scène prend vraiment son temps pour l'instaurer, le premier démarrage de moteur annonce le début d'une lente marche funèbre, à ce moment on sait ce qui attend les protagonistes, et cela avant même le départ des camions, la scène du chargement de la nitroglycérine est par ailleurs remarquable. Tout est millimétré, on compte les secondes, chaque plan sur un pneu devient source de stress, le bruit du bois qui craque sous le poids d'un des véhicules nous cloue sur place, c'est parfaitement maitrisé et les deux heures et demi passent à une vitesse folle, il aurait presque fallut plus.
Le réalisateur français parvient à créer des images chocs, autant dans la première partie que dans la seconde, qui hanteront le spectateur pour longtemps spoiler: (Les pieds du pendu derrière l'arbre, le corps de Charles Vanel recouvert de pétrole)
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Avec son récit d'une grande simplicité, Henri-Georges Clouzot réalise une oeuvre aussi désespérée que ses personnages, ces derniers étant prêts à tout pour s'en sortir. Un long-métrage qui, grâce à sa mise en scène d'une maitrise rare et sa noirceur social, touche à la perfection. "Il y a des 'ricains ici ?" "Tu parles, quand il y a du pétrole ils sont pas loin" comme il est parfois triste d'avoir raison.
un must du cinéma dont un extraordinaire remake fut réalisé par Friedkin (the sorcerer)
Un film monument du cinéma français. Tout y est : la tragédie grecque, la mission impossible, le destin de "loosers" qui veulent se refaire sur un coup. La fraternité surtout, qui soude ces hommes dans cette mission impossible, la souffrance .Une mise en scène rigoureuse et époustoufflante. Des acteurs au summum de leurs talents. Le final sublime avec la mort de Vanel, le passage du gué, l'arrivée sur le champ de pétrole, la solidarité des hommes et puis le retournement final, dur, sans pitié , proche de la tragédie Shakespirienne. N'a pas vieillit d'un poil , se voit avec délectation. Master piece , qui confirme Clouzot comme un des tous grands du cinéma français.
Un bon film français (eh oui!!!). Les acteurs sont franchement géniaux et la fin est époustouflante. Seul bémol : le début du film; eh oui, ce film est long à démarrer. Mais quand il est parti, on ne l'arrête plus!
http://tempslibre.forumr.net
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Un peu long mais l'ambiance est prenante, les acteurs sont géniaux et l'histoire est bien montée. Un grand classique (français pour une fois!)
Un village d'Amérique Central, point de chute cosmopolite de brigands, est le point de départ de ce road movie angoissant. Dans ce village aux allures de western moderne se cotoit une population qui a échoué dans ce coin perdu avec un seul désir: fuir ce lieu inhospitalier. 4 hommes acceptent un contrat: transporter de la nitroglycerine à travers la pampa. Un périple lent où à chaque instant on a peur pour la vie des 4 protagonistes.
H.G. Clouzot, un maître du cinéma français d'après guerre, sait jouer avec nos nerfs tout le long de ce film. La mise en scène des premières minutes est très proche du western. Même si on peut déplorer une mise en place des personnages un peu longuette (1 heure... c'est long!!!); il est impératif de passer au delà; la suite relève du chef d'oeuvre du film d'aventure. Malgré la lenteur des camions, la peur nous gagne progressivement. Sur les 4 acteurs comédiens, on releva à l'époque les performances de Vanel (prix d'interprétation à Cannes) et de Montant; mais j'ai redécouvert un 3ème homme: Van Eyck est sublime. Bémol aussi pour la fin; tragique mais trop expéditive.
Du très bon cinéma d'après guerre... Palme d'Or à Cannes en 1953.
H.G. Clouzot, un maître du cinéma français d'après guerre, sait jouer avec nos nerfs tout le long de ce film. La mise en scène des premières minutes est très proche du western. Même si on peut déplorer une mise en place des personnages un peu longuette (1 heure... c'est long!!!); il est impératif de passer au delà; la suite relève du chef d'oeuvre du film d'aventure. Malgré la lenteur des camions, la peur nous gagne progressivement. Sur les 4 acteurs comédiens, on releva à l'époque les performances de Vanel (prix d'interprétation à Cannes) et de Montant; mais j'ai redécouvert un 3ème homme: Van Eyck est sublime. Bémol aussi pour la fin; tragique mais trop expéditive.
Du très bon cinéma d'après guerre... Palme d'Or à Cannes en 1953.
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