1922
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 octobre 2017
Deuxième adaptaptation pour Netflix du roi king,apres le tres bon "jessie" (ou gerald's game),voici "1922" titre du recueil de nouvelles (nuit noire,etoiles morte,que je vous recommande vivement ceci dit en passant)
j'ai adore lire" jessie" huis clos mortifère et anxiogène ainsi que "1922"que j'ai lu et relu....Ces deux opus mis a l'ecran sont une réelle bonnne surprise,concernant "1922" il semblerait que le realisateur ait pris le bouquin pour réaliser son scénario qui est selon moi presque du mot a mot,je n'ai encore jamais vu une adaptation aussi fidèle a l'oeuvre originale
pour une fois que le texte d'origine est respecte,presque conforme,que demander de plus ,ma bonne dame? bah je déplore l'absence de magie qui se dégage d'une lecture,la ou vous avez imagine les personnages,certaines situations,le film intime et personnel que vous vous êtes fait durant votre lecture,ce moment fantastique durant lequel votre imagination est a son apogée....C'est pour cela que ne mets pas un 5/5,car meme si cette adaptation de "1922"semble parfaite et fidele,le merveilleux litteraire est absent ( le choix de l'acteur principal Thomas Jane deja vu dans "the mist" est excellent mais ma reverie m'avait pousse a l'imaginer vraiment différemment,vraiment).Bon ceci aboutit a un autre debat edifiant dont le theme serait " peut on porter toutes les oeuvres litteraires a l'ecran?"Concernant Stephen King,auteur prolifique et magique,je sais que la licence est allechante ( plus de 80 adaptations parait il) mais il est des oeuvres qui doivent rester ecrites avant que le public ait renonce a sa lecture pour toujours, Stephen King est un auteur non un realisateur,je prefere le repeter avant que les gens ne l'oublient ,c'est une reveuse qui vous le dis.
RedArrow

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4,0
Publiée le 21 octobre 2017
Alors qu'il imagine déjà son avenir entièrement consacré à ses champs de maïs avec son fils à ses côtés, Wilfred James, un fermier, voit ses projets contrariés par sa femme qui souhaite vendre la parcelle de terrain lui appartenant pour ouvrir une boutique de vêtements en ville. Mis au pied du mur, il ne voit pas d'autre alternative que d'inviter son épouse à un voyage sans retour au fond d'un puits pour régler le problème. Après avoir manipulé son fils Henry pour le rallier à sa cause, une nuit, Wilfred passe à l'acte. Quelques temps après, une malédiction à base de drames et de rongeurs semble s'abattre sur les membres restants de la famille James..

"À la fin, on se fait tous attraper."

Quatrième long-métrage de 2017 adapté d'une oeuvre de Stephen King après "La Tour Sombre", "Ça" et "Gerald's Game", "1922" est la transposition d'une nouvelle du recueil "Nuit noire, Étoiles mortes" dont sont déjà issus deux autres films "A Good Marriage" et "Detour Mortel".
Personnellement, bien que l'ayant lu, "1922" ne m'avait pas plus marqué que ça, le film a ravivé mes souvenirs et j'ai pu ainsi comprendre pourquoi. Cette nouvelle cumule en effet beaucoup de thèmes récurrents de l'oeuvre de King, le principal étant ces personnages qui, après avoir commis un meurtre, sombre dans une culpabilité confinant à la folie -dont on ne sait jamais si elle est réelle ou non- et qui s'incarne de manière fantastique dans un être/élément du quotidien (ici, Wilfred est obsédé par des rats qui croupissent avec le cadavre de sa femme). On peut aussi voir dans cette récurrence une inspiration et une fascination de la part de King pour "Le Coeur Révélateur" d'Edgar Allan Poe, pilier fondateur de ce genre de récit. "1922" n'est pas la première de ses nouvelles à utiliser cette thématique comme principal moteur à une intrigue et il y annexe d'ailleurs quelques autres de ses obsessions comme une figure vengeresse vectrice d'une dose de féminisme dans un milieu de mâles dominants ou encore sa passion pour les gangsters du début du vingtième siècle. Il en résulte donc un écrit plutôt bon mais dont le seuil d'originalité n'appellait pas forcément une adaptation, surtout sous la forme d'un long-métrage. C'est ce que va en quelque sorte confirmer le film de Zak Hilditch.

Déjà, il est important de préciser que le réalisateur australien (auteur de l'excellent "These Final Hours") livre une adaptation remarquable dans la filmographie très inégale des oeuvres inspirées de Stephen King. Seulement, comme on le disait plus haut, le matériau d'origine court et renvoyant à des oeuvres plus majeures de l'écrivain empêchent quelque part "1922" d'être un très grand film, il aurait été peut-être plus judicieux de l'intégrer dans un ensemble d'autres nouvelles ainsi adaptées. En l'état, on a un peu l'impression d'assister à un excellent épisode des "Contes de la Crypte" ou des "Masters of Horror", ce qui en soi est déjà un superbe compliment car, malgré ses réserves, "1922" reste avant tout une réussite.

"Le meurtre n'est pas qu'un terrible crime, c'est un péché mortel impardonnable qui prend la forme d'une malédiction."
(alors assassiner sa femme/mère n'est vraiment pas un truc à faire

Les évènements au coeur du film nous sont contés par l'intermédiaire de la confession de Wilfred quelques années après le drame qui l'a conduit à tout perdre. De ce fait, Zak Hilditch va nous retransmettre visuellement le vécu de ce personnage en les conjuguant avec ses impressions au fil des saisons de cette terrible année : les premières images austères de la ville, le cadre idyllique et estivale de la ferme, l'automne du drame, l'hiver sans fin de la descente dans les enfers de la folie (le travail sur la photo est à souligner). Devant la caméra, il trouve une espèce d'incarnation parfaite de cet anti-héros en la personne de Thomas Jane. L'acteur, habitué de l'univers King, compose en effet de manière bluffante la personnalité plus que trouble de Wilfred, tout d'abord, par des regards furtifs où "l'homme sournois" comme il aime à l'appeler, prend peu à peu le contrôle sur cette apparence de "bon fermier" des premiers instants. En manipulant son fils pour le convaincre du bien-fondé qu'il y aurait à éliminer son épouse (et mère), le personnage franchit un début de non-retour qui trouvera une première conclusion dans la sauvagerie entourant le meurtre de sa femme, symbole de la libération de cet élément féminin et parasite à son bonheur. Le premier acte transpire donc une portée quasiment biblique qui pose les jalons du retour de bâton que va infliger son propre esprit -ou non- à Wilfred. Sous une forme cadavérique accompagnée d'une légion de rats, son épouse lui réapparaîtra pour lui rappeler sans cesse la gravité de son acte.
À partir de ce moment, le film aura l'intelligence d'utiliser l'horreur comme d'un simple instrument à son dessein de nous conter avant tout la tragédie d'un homme confronté à la culpabilité. Ses sentiments refoulés, ses pensées qu'il préfère ignorer (le destin de son fils) seront les tortures révélées par ce spectre et ses rongeurs qui ne cesseront de le poursuivre. Comme l'écrit dont il est issu,"1922" maintiendra habilement le doute entre la déchéance psychologique de l'homme et la plausible entrée du surnaturel dans sa vie (seule la conclusion diffère quelque peu), rendant toujours son propos prenant et sublimé par une réalisation définitivement à sa hauteur.

Admirablement bien mené autant par son chef d'orchestre, Zak Hilditch, que par son principal musicien, Thomas Jane, "1922" est une nouvelle excellente adaptation Netflix d'une oeuvre de Stephen King dont seules les limites du format de son matériau d'origine s'avèrent être les défauts.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 octobre 2017
L'histoire ne raconte pas grand chose, on a l'impression que le réalisateur a tiré en long une nouvelle qui était trop courte. La musique est heureusement agréable et l'acteur crédible, mais à part ça, on s'ennuie, il n'y a aucune tension...
FaRem

10 653 abonnés 11 920 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 octobre 2017
Encore une adaptation d'une œuvre de Stephen King sur Netflix après l'excellent "Gerald's Game". Comme dans le film de Mike Flanagan, on retrouve ici une base rationnelle avec des éléments surnaturels principalement visuels qui viennent se rajouter pour donner un peu de relief à cette histoire qui ne réserve aucune surprise. Dans cette adaptation de la nouvelle, le réalisateur de "These Final Hours" dresse le portrait sombre d'un père de famille qui va voir tout ce qu'il y a autour de lui s'écrouler. Il est beaucoup question de culpabilité dans ce film avec Wilfried qui pense qu'il est puni et que tout ce qui lui arrive n'est que le châtiment de ses péchés. Si l'histoire manque de consistance, ce n'est pas le cas des personnages dont l'évolution est très intéressante tout comme l'aspect psychologique avec cette détérioration de la santé mentale de Wilfried. Intéressant, seulement, cette descente aux enfers n'a pas vraiment l'impact que j'espérais, j'ai trouvé ça assez poussif notamment à cause des effets "horrifiques" assez banals ou encore de l'ambiance qui n'est pas à la hauteur. Contrairement à la première partie qui est captivante, la seconde est un peu décevante, car trop expéditive sur certains points comme le sort du fils et pas assez incisive en général puisque ça se termine de façon un peu mollassonne. Je m'attendais à une sorte de faux huis clos oppressant qui mette le père face à ses responsabilités et ses fantômes ce qui n'est pas vraiment le cas. Le film est pas mal seulement, il est peut-être un peu trop long ce qui l'empêche d'être plus fort. À souligner la très bonne performance en VO de Thomas Jane qui est vraiment convaincant.
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