El Reino
Note moyenne
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ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2019
Un film sur le milieu politique intéressant, qui aurait gagné à être moins excessif. Comme toujours, à vouloir trop démontrer.....
          L'avenir s'ouvre devant Manuel López-Vidal, édile d'un grand parti politique espagnol, qui va peut être devenir président de région. La vie est belle pour ces édiles! On boit, on mange des gambas grillées à point, on se dore sur le pont d'un bateau avec les épouses entre dirigeants, arrogants, sûrs d'eux.... 
          Mais l'un de la bande est soupçonné de corruption. Rien n'est très clair dans ce film qui file à toute vitesse: entre autres, Paco (Nacho Fresdena) et ses amis sont accusés de fraudes vis à vis de l'Europe. Ils ont bénéficié de subventions agricoles sur des terrains qu'ils ont ensuite transformés en terrains à bâtir. En fait, ce sont tous les membres du parti qui sont mouillés dans des malversations de tous ordres. Et le bouc émissaire, ce sera Manuel. Parce qu'il en a fait plus que les autres? Sans doute. Mais aussi parce qu'il ne vient pas du sérail. Ses vestes mal coupées qui grignent à la taille, ses pantalons trop courts, ses cravates trop larges lorsqu'il en porte, sa démarche inélégante..... Malgré son appartement chic et son train de vie, ça sent le fils du peuple parvenu.
          Et il va se battre très mal, montant des arnaques foireuses, s'imposant chez des collègues qui ne veulent plus le recevoir, essayant de dissimuler une clé USB dans sa chaussure lors d'une perquisition, essayant de piéger un collègue trop naïf, Cabrera (Luis Zahera) -lui, c'est un fils de gitan- qui déballe tout sans penser que Manuel a dans sa poche le Dictaphone de son portable, allant jusqu'à terroriser des ados chez le père des quels  il vient voler des documents..... Le pouvoir l'a rendu fou, la caméra qui ne le lâche pas le montre de plus en plus fébrile, de plus en plus agité.... Antonio de la Torre est impressionnant dans le rôle de ce salaud pitoyable.... Le frénétisme du rythme filmique accompagne cette montée en puissance tout à la fois de l'affolement et de la rage de vaincre de Manuel, piégé mais bien décidé à gagner.
          Gagnera t-il, maintenant qu'il a récupéré ses documents? Ou se fera t-il avoir par cette jolie journaliste politique de télévision, Amaia (Barbara Lennie) qu'il pensait avoir aussi manipulée? Son orgueil, son arrogance le perdront-il au moment où il a à nouveau pas mal de cartes en main....
          Dommage que la fin, avec cette poursuite en voiture tous feux éteints, vire un peu trop au Grand Guignol..... 
          Enfin, si vous pensez: les politiques, tous pourris, vous serez confortés. Bon, ça se passe en Espagne... On en retiendra avant tout ce portrait d'un arriviste, inconscient de lu même, que le goût du pouvoir et du lucre ont rendu fou.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2020
Librement inspirée de récents scandales ayant secoué la péninsule Ibérique (affaire Gürtel), la nouvelle fiction de Rodrigo Sorogoyen ne s'embarrasse pas d'analyses amphigouriques sur le paysage politique. Il ne s'agit pas ici d'une enquête visant à révéler les germes d'un pourrissement aujourd'hui généralisé. Mais plutôt d'une étude accélérée de ses effets sur les porteurs.
Être un politicien vertueux c'est du boulot, alors imaginez politicien véreux...Sans faire de cynisme, on se rend compte des efforts déployés par les vermines au moment où tout commence à s'effondrer pour elles. Manuel López-Vidal, l'anti-héros d'El Reino, appartient à cette catégorie, malheureusement pour lui. Heureusement pour nous, sa carrière dans la corruption politique va se heurter à un mur des plus solides : la vérité. Et comme beaucoup hommes qui s'y retrouvent confrontés, Manuel va tenter de le traverser. Donc appliquer tout ce qu'il a appris dans cette vie d'infractions : prendre les coups bas, se préparer à en donner, tenter de survivre,...Un job de dingue, je vous ai dit !
Et la caméra de Sorogoyen ne va pas y aller à moitié. López-Vidal est constamment en mouvement, signe d'un combat qu'il livre à temps-plein contre tout ce qui l'environne (collègues devenus cafeteurs, journalistes devenus juges, amis devenus bourreaux). Alors la réalisation de Sorogoyen va s'échiner à le suivre. Avec un sens du montage hallucinant et une composition des plans démente (les caméras à l'épaule sont fulgurantes), sans oublier la musique entêtante d'Olivier Arson, El Reino nous offre une poussée d'adrénaline de deux heures ininterrompues. Il y a une rage communicative et ce règlement de comptes envers les pourris sans intégrité ni idéaux (il faut voir les personnages incapables de répondre à la question "pourquoi vous faites de la politique?"). Et tout cela converge sur une dernière demi-heure inoubliable (je pèse mes mots). Trois scènes d'une parfaite maîtrise qui pousse la tension à son paroxysme tout en synthétisant parfaitement la situation de son protagoniste principal. se tapant contre les murs et portes pour s'en sortir, contraint de voyager dans le noir comme ses ennemis, et finalement obligé de regarder son auditoire dans les yeux alors qu'il est enfin débarrassé de ses oripeaux.
Le genre de film qui vous laisse une impression durable : celle que rien ne sera réellement résolu au bout du compte, mais que tout ne pourra pas continuer comme avant. Et pour le moment, c'est déjà plus que bien.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 avril 2019
Après un début éprouvant où même le spectateur reposé, attentif et doué d’un minimum d’intelligence que je prétends être à du mal à percevoir un commencement de compréhension, on arrive peu à peu à deviner l’image du puzzle que le réalisateur a entrepris de poser sur l’écran. Donc, « El Reino » nous parle de corruption, de politique, de relations entre des hommes et des femmes privilégiés, de l’Espagne de ces dernières années, à travers les démêlés d’un sous-ministre que la justice va bientôt accabler de toutes les accusations possibles. Ce film, couvert d’honneur en Espagne, doit, sans doute davantage parler aux Espagnols qu’aux Français qui n’ont jamais connu de menteurs ou de corruption dans leur pays - je rigole ! - et doit beaucoup à l’interprétation du héros par Antonio de la Torre, impérial en voleur devenu vengeur. On finit par se laisser convaincre par une caméra dynamique et une musique endiablée qui nous confirment que ce film est un thriller à l’américaine avec voitures qui volent, héros invincibles et femmes fatales. Quelques scènes d’anthologie - dont la conclusion télévisée - finissent par emporter notre adhésion, mais ce fut long et difficile. Et en sortant, se dire qu’on a éprouvé de la sympathie pour un salopard de politicien véreux, bon père et presque bon mari !
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2019
Un thriller politique au cinéma ! En voilà une idée qu’elle est bonne ! Parce que l’air de rien, autant cette dernière décennie a été riche en la matière dans le monde des séries (« Borgen », « House of Cards », « Baron noir »), autant le monde du long-métrage nous a un petit peu laissé sur notre faim ces derniers temps. Certes, on a bien eu quelques biopics (je pense notamment aux récents « Les heures sombres » et « Vice »), voire des thrillers qui traitaient indirectement de questions politiques brûlantes (dernier excellent exemple en date : « L’Insulte » de Ziad Doueiri), mais ces derniers temps, moi je n’ai pas le souvenir d’être tombé sur de vraies fictions qui prenaient pour principaux protagonistes de bons vieux politicards. Et pour le coup « El Reino » a le mérite de bien mettre les pieds dans le plat. Du début jusqu’à la fin, ce film trempe dedans. Son sujet est d’ailleurs autant la politique que les politiques. Alors après je me doute bien que ce genre de description en rebutera peut-être certains d’entre vous, notamment ceux qui s’imaginent déjà un film aussi captivant qu’un débat de trois heures animé par Nathalie Saint-Cricq. Pourtant ce serait se faire là une bien belle fausse idée de ce qu’est vraiment cet « El Reino ». Parce qu’en termes de thriller, ce film il se pose quand même là. Dès les premières minutes, le train est déjà lancé à toute vitesse. Musique très pulsante. Plans serrés, caméra au poing. Cadrages pertinents et très dynamiques. Usage savant du cut, permettant des ellipses qui stimulent le rythme… Ce film est incontestablement nerveux. Et même si je ne suis vraiment pas fan de l’usage de la caméra au poing sur des plans fixes, je me dois néanmoins de reconnaître qu’il y a un vrai savoir-faire dans la mise en scène de Rodrigo Soroyogen. Elle est pour moi le véritable point fort de ce film… Tout comme elle est également son point faible. Point fort d’abord parce que le rythme de l’intrigue est vraiment soutenu et maitrisé. Il y a un vrai art de l’élagage, de la respiration et de la redynamisation régulière par la musique. C’est ni trop ni trop peu. Je trouve que Soroyogen a su trouver un très bon équilibre entre « suffisamment nerveux » et « pas trop boursoufflé ». Seulement, cette mise en scène est aussi un point faible car plus le film se déroule et plus celle-ci dénote parfois avec son propre sujet. Pourquoi le choix d’une musique techno pour des délinquants en cols blancs ? Pourquoi ne pas adopter des cadres plus posés pour les moments et les lieux qui le sont ? (La scène dans le bar avec Alvarado est d’ailleurs la seule qui rompt vraiment avec cette logique et c’est pour moi la meilleure de ce film.) A dire vrai, au bout d’un moment le problème ne devient plus la réalisation en elle-même mais plutôt la relation qu’elle entretient avec son intrigue. A trop vouloir pulser dans tous les sens – ce qui apporte certes une frénésie vraiment appréciable – le film s’emballe parfois sur des aspects de son intrigue qui auraient mérités plus d’insistance afin d’apparaître plus concrets et cohérents. Parce qu’autant je trouve très intéressant et très pertinent qu’au départ le film jette le trouble sur l’identité réelle de ces sans-gênes qui se vautrent dans le luxe, au point qu’on les prenne pour des mafieux, autant je regrette que la confusion de ces identités n’ait pas été entretenue sur le long terme en mobilisant davantage l’image conventionnel du politicien. Lopez-Vidal et toute sa clique n’apparaissent jamais sous les oripeaux habituels du politicien que nous connaissons tous. D’ailleurs, à aucun moment on ne voit vraiment ces politiciens faire ou parler de politique. A travers la caméra de Rodrigo Sorogoyen, tout ce petit monde ne reste qu’une bande de criminels sans foi ni loi, voire même sans jugeote. spoiler: Par exemple, difficile de justifier sur le long terme l’action de Lopez-Vidal. Tout ce qu’il fait, il le fait pour sauver ses miches personnelles. Il veut faire chanter son parti pour obtenir une porte de sortie honorable. Sauf que cette porte de sortie, sa présidente de parti lui a déjà offert en début de film ! Pourquoi ne l’a-t-il pas saisie ?! Certes c’est un magouilleur mais c’est aussi un politicien ! Se lancer dans cette vendetta suicidaire pour obtenir ce qui est déjà acquis ça n’a strictement aucun sens !
D’ailleurs, à vouloir tout miser sur le thriller, la tension et la vitesse, ce film en oublie trop souvent de creuser son sujet. Ainsi apprendra-t-on à la fin qu’en fait spoiler: tout le monde trempait dans les magouilles depuis le début, mais vu qu’on ne sait jamais rien de cette affaire, qu’on ne nous montre jamais les personnes visées, et surtout vu qu’on ne nous les incarne jamais comme des politiciens, le propos tourne un peu à vide.
Au final on se retrouve davantage avec un film de gangsters plutôt qu’avec un vrai thriller politique. Alors certes, ça ne lui retire pas ses qualités intrinsèques de thriller, mais par contre cela fait clairement tomber la portée de la conclusion. spoiler: En soi, je trouve excellente cette idée qui consiste à montrer que le système parvient à s’autopréserver coûte que coûte. Néanmoins, non seulement je trouve cette fin peu crédible (Comment espérer que personne dans l’opinion publique ne réclame ces carnets par la suite ? Comment s’imaginer que Lopez-Vidal ne les balance pas sur le net juste après l’émission ?), mais en plus je trouve qu’elle ne parvient pas à prendre l’ampleur de ce qu’elle entend dénoncer. Dans un film où les politiques n’apparaissent jamais comme des politiques, l’attaque lancée contre eux ne porte pas. Elle n’est qu’une idée. Elle ne parvient pas à se transformer en réalité incarnée.
Alors du coup, forcément, je ne peux m’empêcher d’être frustré face à ce film. Parce que quand je le compare à ce que des séries comme « Borgen » ou « Baron noir » arrivent à nous dire et à nous montrer de la politique, forcément je trouve que cet « El Reino » passe à côté de son sujet et ne conscientise finalement pas grand-chose de son sujet. Au fond, il résume sa démarche à un simple « tous pourris » très primaire parce que peu/pas développé dans ses formes et ses ramifications, ce qui va, de mon point de vue, à contre-sens de ce qui semblait être recherché. Mais bon, d’un autre côté reste le thriller échevelé. Et malgré la frustration, il faut avouer que, sur ce domaine là, « El Reino » fonctionne quand même plutôt bien. Donc l’un dans l’autre, ça reste quand-même un spectacle que j’ai trouvé agréable cet « El Reino ». Et peut-être d’ailleurs que ça saura donner des idées à d’autres. Qui sait ? Espérons… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 avril 2019
Thème autour de la corruption qui gangrène un parti politique, brisant à l’occasion l’ascension des uns ou des autres dans la sphère publique sous les coups de boutoir des juges et autres commissions d’enquête. Le débit rapide des dialogues dans la langue de Cervantes rebutera le spectateur d’ici et lui fera sans doute perdre beaucoup d’éléments de la mise en place de cette intrigue et de ses tenants et aboutissants. Le décrochage n’est donc pas loin en raison de réelles difficultés à suivre le fil de la complexité a priori voulue. La scène finale sur un plateau de télévision, spoiler: censée permettre à l’homme politique d’avoir le jugement de ses électeurs en livrant à la vindicte publique « pire que lui » dans son propre parti,
sera toutefois davantage compréhensible et se veut sans doute un message sur les limites de la transparence, du débat public et ce faisant de la démocratie. Quelque chose d’assez universel.
William Dardeau
William Dardeau

36 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2019
El reino est un film exceptionnel, qui mérite une analyse approfondie. Le film narre la rapide descente aux enfers d'un politicien espagnol corrompu. Mais il va bien plus loin. En fait il faudrait le voir une seconde fois, en ayant à l'esprit la diatribe finale de la journaliste, en forme de question. Comment un homme intelligent censé être au service de ses concitoyens en arrive t'il à un degré extrême de corruption ? Toute la première partie répond à la question: Manuel (extraordinaire performance de Antonio de la Torre) est en réalité un homme médiocre et surtout avide, comme d'ailleurs l'ensemble de ses complices. Il aime le whisky japonais hors de prix, les belles montres, les bons restaurants, les balades en mer sur des yachts privés et aussi aller au bordel (légal en Espagne). Son orgueil lui fait croire que tout cela lui est dû, de toute éternité. C'est pourquoi au lieu de tenter un mea culpa, il va d'abord vouloir s'en sortir, car il n'envisage pas une seconde de tout perdre. Et au cas où cela s'avérerait impossible, il entend bien faire tomber tout le monde. A aucun moment le réalisateur ne nous montre Manuel sous un jour sympathique; il ne comprend pas ce qui lui arrive et se comporte en bête traquée et donc dangereuse. Le film est absolument passionnant, avec plusieurs scènes d'anthologie: la scène d'ouverture, celle sur le balcon, la descente dans la villa d'Andorre.....Sorogoyen est un virtuose (du moins dans ce film, bien supérieur à Que Dios nos perdone de mon point de vue. On pense souvent à Francesco Rosi, un maître en matière de thriller politique (l'extraordinaire Affaire Mattei). Digne d'une palme d'or ! J'ai bien compris que certains spectateurs se sont attachés à l'intrigue de corruption en elle même qui effectivement est loin d'être claire; mais je pense que c'est voulu par le réalisateur qui souhaite juste que l'on comprenne qu'il s'agit d' un cas de corruption tentaculaire forcément complexe, et dont les aboutissants n'ont finalement pas beaucoup d'intérêt; seul compte le fait qu'il s'agit d'un pacte de corruption de grande ampleur où trempe toute la classe politique espagnole.
Isabelle E.C.
Isabelle E.C.

83 abonnés 340 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2019
Manuel Lopez Vidal est un politicien espagnol, il est le dauphin du président de région qu’il devrait remplacer lorsque celui-ci passera la main.
Il a des amis qui profitent de la vie bruyamment, se régalant de crevettes rouges dans un restaurant chic et s’offrant des montres de luxe sur des yachts, lors de sorties en mer arrosées de champagne.
Il a une femme intelligente et charmante et une fille adolescente dont il semble très proche.
Son problème et celui de ses amis, on le découvre assez rapidement, c’est la prévarication. C’est le manquement d'un fonctionnaire, d'un homme d'État, aux devoirs de sa charge, en l’occurrence, mais sans plus de détails, on apprend qu’il a détourné avec ses amis des fonds européens.
Ensuite commence un film de survivant.
Poursuivi, paranoïaque et lâché par ses amis, on suit Manu dans tous ses déplacements, on sursaute, on a peur avec lui, on sourit aussi et on est bluffé par le dernier quart d’heure.
7 Goyas (les Césars espagnols) pas étonnant, ce film les mérite.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2019
Après que Dieu nous pardonne ce nouveau film d'Irigoyen prouve à nouveau la vitalité du cinéma Espagnol. Décidemment ils font de très bons polars avec une dimension sociale et politique intéressante. On aimerait pouvoir en dire autant du cinéma Français.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 avril 2019
Voilà un film qui promettait mais qui au final est très décevant. C'est surtout un peu trop bavard et malgré l'excellent Antonio de La Torre, cela manque de rythme et là où un film comme Z était haletant avec un superbe final, ce El Reino manque totalement de souffle. Ce nimba vérité n'offre pas d'intérêt car on va d'abord au cinéma pour s'évader... Les réalisateurs et scénaristes devraient y penser.
nadège P.
nadège P.

149 abonnés 538 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2019
C'est un film vraiment réussi et convaincant.
C'est nerveux, avec beaucoup de souffle et on reste accrochés jusqu'à la fin sans problème.
Et la scène finale conclut le film en apothéose.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 avril 2019
Je croyais voir un film parlant d'une homme politique de province cherchant à grimper coûte que coûte les échelons, au lieu de ça, j'ai vu un homme acculé par son parti, qui le lâche et fait tout pour le lyncher pour cacher une histoire gigantesque de corruption. Voilà ce que les sous-titres me font comprendre :
spoiler:
Tout son entourage est de mèche et cherche même à le tuer, il trouve les preuves accablantes pour faire tomber toutes les principales têtes et remettre en cause le système politique complet du pays spoiler:
.
Je suis pourtant en partie hispanophone, mais cette fâcheuse manie qu'on les espagnols à parler tellement vite fait que le sous-titrage perd 30% de la traduction, je m'en suis rendu compte en reconnaissant des mots, des phrases non sous-titrées...
Le film aurait gagné en compréhension en étant doublé... Il m'a fallu une heure environ pour comprendre le fond de l'histoire, j'ai même la sensation que des scènes ont été coupées au montage...
Certes, les acteurs sont splendides, certes, toute la technique est parfaite, mais franchement, ce film est totalement incompréhensible pour un non hispanophone... Je suis très déçu...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 avril 2019
Immense film. On est un peu déboussolé au début, mais volontairement, pour que le film nous plonge peu à peu dans son univers ou le parallèle entre la politique et la mafia se rapproche pour ne faire qu'un. Puis le film s'emballe et devient complètement fascinant enchaînant scène culte sur scène culte. Une mise en scène brillante qui nous colle au fauteuil. Le personnage principal colle la caméra qui ne peut s'empêcher de le suivre comme un aimant. Complètement réussi.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 avril 2019
Trop tue un film.
Cela partait plutôt bien. Idée relativement originale, mise en scène nerveuse, musique adéquate...et puis ...panne d'inspiration du réalisateur qui ne sait plus trop comment s'en sortir pour conclure son propos. Et cela bavarde, et cela se dilue...Et une avalanche d'invraisemblances qui finit par étouffer l'intérêt du spectateur. Dommage, l'interprétation est solide et se bat pour sauver le tout. La dernière scène provoque le naufrage de l'œuvre.
llafaye
llafaye

7 abonnés 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 avril 2019
Une intrigue un peu complexe, caméra à l'épaule, gros plans appuyés, mais le suspens s'installe avec parfois une musique un peu trop appuyée, un jeu remarquable, un final inattendu.
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 avril 2019
Un thriller nerveux (avec une bande-son électro continue) sur la corruption politique à grande échelle où il n'est évidemment pas question de moralité... Un réquisitoire nécessaire; la scène finale est remarquable !
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