El Reino
Note moyenne
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234 critiques spectateurs

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Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2026
Dans une Espagne encore marquée par les scandales de corruption qui ont éclaboussé plusieurs partis dans les années 2010 et après les tensions urbaines de Que Dios nos perdone, Rodrigo Sorogoyen suit Manuel López-Vidal, cadre d’un parti au pouvoir, rattrapé par un scandale de détournements. Il n’est ni cerveau ni bouc émissaire innocent, seulement un rouage convaincu que la machine le protégera. Lorsque les révélations éclatent, il découvre que la loyauté politique a une durée de vie limitée.

Sorogoyen et sa coscénariste Isabel Peña refusent d’expliciter le schéma exact des malversations. Les montages financiers, les subventions européennes, les intermédiaires restent flous. Ils choisissent plutôt l’expérience sensorielle de l’effondrement. Nous ne comprenons pas tout : comme Manuel, nous sommes pris dans un système déjà en marche, dont les règles ne deviennent visibles qu’au moment où elles se retournent contre nous.

Après une ouverture faussement aérée, la mise en scène organise cette perte de contrôle.
La caméra s’enfonce dans des couloirs, des bureaux, des parkings, multipliant les focales courtes et les plans rapprochés. Le visage d’Antonio de la Torre se déforme légèrement sous la pression de l’objectif. Le cadre talonne, comprime, refuse toute respiration. Le montage nerveux et la musique électronique instaurent un rythme cardiaque affolé. Les plans-séquences, loin d’apaiser, intensifient l’impasse : l’absence de coupe devient absence d’issue. La corruption cesse d’être un concept abstrait pour devenir une course contre un mur invisible.

Manuel n’est pas l'héros qu'on aurait aimé suivre. Opportuniste, brutal parfois, paniqué souvent, il incarne la banalité d’un pouvoir fondé sur des compromis acceptés tant qu’ils profitent à tous. La seconde moitié du film accentue son isolement. Appels frénétiques, tentatives de manipulation, alliances qui se délitent : le royaume apparaît comme un réseau de fidélités conditionnelles. Même la confession finale, face caméra, n’a rien d’un geste purificateur. Elle est stratégique, intéressée, ambiguë.

On peut regretter l’absence de cartographie précise mais cette opacité universalise la mécanique et fait sentir que le pouvoir est moins une forteresse qu’une mise à crédit.
Nadia T
Nadia T

6 abonnés 501 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2026
Film intéressant. On est pris dans l'histoire. Ça change de ce que l'on voit habituellement. Les acteurs jouent super bien
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 septembre 2025
Suivant au plus près durant deux heures un dirigeant politique espagnol tentant de se dépêtrer d’un scandale de corruption dans lequel il est impliqué « El Reino » est un thriller saisissant grâce à son écriture au cordeau mise en relief par une réalisation solide, au style maitrisée de bout en bout. Parfaitement interprété, le récit dévoile les soubassements des arcanes politiques du pays non sans un certain cynisme.
Tns 1
Tns 1

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 février 2024
ca pourrait etre pas mal.
sxenario politico mafieux, jeu d acteurs ...
mais cet espece de montage épileptique et surtout cette basse techno sans cesse pour nous faire stresser , fini surtout par taper sur les nerfs ..
bref ca fait pas serieux pour ce sujet
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2024
Il s’agit d’un excellent thriller sur la corruption en politique (détournement de subventions européennes, chacun pour soi, trahison et chantage quand le parti prend l’eau), filmé dans l’urgence (sous forme de plans-séquence), sans temps mort, très réaliste, magistralement interprété par Antonio de la TORRE (ayant obtenu le Goya 2019 et le prix Feroz 2019 du meilleur acteur pour ce rôle) et où la musique (électronique d’Olivier ARSON, 39 ans, 2e collaboration sur 7 avec le réalisateur et qui a reçu le Goya 2019 de la meilleure musique originale) participe au rythme. Les 7 Goyas 2019 obtenus sont mérités (meilleur réalisateur, acteur, second rôle, scénario, montage, musique et son).
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2023
Même s'il est difficile de tout comprendre tant le film démarre tambour-battant avec de multiples personnages et discussions, "El Reino" reste un film haletant dont le rythme crescendo ne cesse de monter à l'image de la spirale qui se ressert sur le personnage principal. Filmé aux épaules de ce politicien véreux, dont on éprouve une certaine sympathie malgré la culpabilité évidente, ce film est un très joli exercice de style (cadre, musique, rythme), à vouloir parler de la corruption des politiques en ciblant une victime coupable idéale, en personnifiant ses fautes comme pour camoufler une ampleur globale d'un système perverti, avec un sens du tempo très intense tel un thriller. R.Sorogoyen étonne par sa mise en scène cadencée et son parti pris de suivre le corrompu en personnifiant l'homme plutôt que le système. Son acteur principal, A.de La Torre impressionne de bout en bout. On regrettera juste la traduction française (Netflix) un peu avare dans la qualité de son vocabulaire, et le fait d'être davantage spectateur dès le départ du film, dont on est plus pris par un étau qui se ressert que par la compréhension globale de la corruption qui nous est dénoncée.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 juillet 2023
J'avais adoré "Que Dios nos perdone", mais là je tombe de haut. Certes le réal possédé toute la grammaire du cinéma et tient à nous le montrer (Et les mecs, matez un peu mon plan séquence). Le souci c'est l'histoire qui à la fois peu compréhensible et peu intéressante. Bien sûr qu'on comprend qu'il s'agit de corruption mais pour ce qui est des détails, c'est l'embrouille, trop d'intervenants, trop de situations confuses. Et puis pour un petit génie du cinéma faire évoluer les situations uniquement par des dialogues c'est assez peu cinématographique, non ? Il faut attendre la dernière partie pour que ça s'anime un peu mais si certain ont loué la séquence de récupération des documents, c'est sans doute parce que cela les a réveillé de l'ennui, parce que sinon on est en pleine série B. Ah oui, j'oubliais la journaliste à la fin est très belle ! Quant au message puisqu'il y en un (je n'aime pas les films à messages) c'est de nous dire que tout le monde est pourri. Ce n'est peut-être pas très loin de la vérité mais méditons plutôt cette phrase de Winston Churchill : La démocratie est le pire des régimes à l'exception de tous les autres essayés dans le passé.
SB88
SB88

35 abonnés 1 574 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 février 2023
Le sujet est intéressant mais j'aurais souhaité plus de vertiges et d'énergie dans la réalisation.
3/5
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2023
Sorti en France en 2019, ce long-métrage signé du cinéaste Rodrigo Sorogoyen nous plonge dans les coulisses peu reluisantes de la politique espagnole. Ultra-rythmé, voire un brin étouffant, El reino raconte l’histoire de Manuel López Vidal, un homme politique corrompu que son parti veut faire sauter suite à des révélations sur des détournement de subventions européennes. Mais, estimant n’être qu’un maillon d’une chaîne entièrement pourrie, il va décider spoiler: d’accumuler des preuves afin de faire tomber l’ensemble de ses collègues, au péril de sa vie.
Si El reino ne brille pas par son réalisme ni sa crédibilité – il ne s’intéresse d’ailleurs à aucun moment au fond d’une affaire dont on ne saisit que des bribes – c’est du côté du polar paranoïaque qu’il parvient à révéler tout son potentiel, en particulier dans une deuxième heure qui accumule des séquences de hautes tensions absolument géniales.
Arnaud A.
Arnaud A.

8 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2022
Amateurs de fictions politiques, préparez-vous à être surpris... Sorogoyen filme les politiciens comme des mafieux, et dans un polar très tendu, se désintéresse de la subtilité des jeux politiques, dont les subtilités sont délibérément laissées dans le flou, pour filmer des rapports de force bien plus brutaux. Résultat : un film rapide et prenant, efficace mais parfois difficilement compréhensible, tout au service d'une thèse exposée dans les dernières minutes. Alors, approximation d'un citoyen curieux ou audace d'un réalisateur qui se refuse à l'autocensure ? Dans le doute, le film nous fait au moins réfléchir.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2022
La première demi-heure de ce thriller politique (ou de thriller se déroulant dans le milieu politique) est un peu longue, et on se demande où l’on va dans cette multiplicité de personnages, membres éminents d’un parti jamais explicitement nommé, qui tient la « région » mais pas (encore ?) le pouvoir central. Le film prend ensuite sont envol, et la succession de compromissions, corruptions, arrangements et trahisons est toujours intéressante, d’autant que tout se passe à l’intérieur même du parti en question (même si l’on comprend à un moment que dans les autres ce n’est peut-être pas mieux), ce qui révèle la priorité absolue, dans la tête des protagonistes, des ambitions personnelles sur toute considération d’intérêt collectif. Le personnage central de Manuel, très bien interprété par Antonio de la Torre, en permanence dans le stress, collé à la culotte par la caméra de Rodrigo Sorogoyen dans une réalisation vitaminée qui correspond aux comportements présentés, en étant un représentant significatif. La montée en puissance, alimentée par de nombreux rebondissements, continue pour déboucher sur une dernière demi-heure haletante (mémorable scène de la fouille de la villa en Andorre) et se conclure par l’irruption tardive et salutaire de la question morale. Une autre belle réussite du cinéma Espagnol des années 2010.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2022
Thriller politique espagnol. Un homme politique dans une tourmente d arnaque financière bien suivie ... on observe comment il se débat, comment le sol se dérobe progressivement sous ses pieds. Une intrigue que l on suivra tambour battant avec pas mal de plan séquence qui donne une dimension immersive dans ce parcours. Bonne réalisation, et bonne interprétation.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2022
Indéniablement c'est u, bon film avec un Antonio de la Torre qui avec ses faux airs de D. Hoffman et F.Cluzet, porte cette histoire de ripoux politiques avec force et caractère. Néanmoins, l'intrigue est compliquée, et ce n'est pas toujours facile à suivre et à coller à l'histoire des nombreux personnages. Mais j'ai aimé l'ambiance, le rythme du film et le message porté. Car, au bout au compte, pourquoi s'engage-t-on en politique?
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2022
Un film réussi qui doit beaucoup à son montage très serré, très rythmé. Pas de temps mort , une course impitoyable, accompagnée d'une bande son techno oppressante, vibrante qui rajoute une pression importante et une ambiance étouffante .Sur le fonds le scénario n'approfondit pas la corruption politique, ce n'est pas tout à fait le sujet , c'est en filigrane, bien sûr il y a les pots de vin, les "fausses" amitiés, les soutiens qui te lâche dès que le vent tourne mauvais, mais cela pourrait presque arriver dans n'importe quel milieu. Le film est la description d'une descente aux enfers, de la chute , et du combat pour la survie.Une réalisation forte pour un film qui est, avant tout ,un très bel exercice stylistique.
Joël DI DOMIZIO
Joël DI DOMIZIO

16 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2022
Revu sur Arte le lundi 05 Décembre 2022.
Film haletant du début à la fin, avec une composition majestueuse d'Antonio de la Torre.
Chaque personnage est complexe, ni blanc, ni noir. Chacun essaie de sauver sa peau, mais le le protagoniste principal s'enfonce de plus en plus malgré toutes ses tentatives infructueuses de se sortir la tête hors de l'eau...
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