Note moyenne
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Un film remarquable. Sous un verni de bonnes manières, on découvre petit à petit le bousier immense d’un système de connivence politicarde. La tension monte insensiblement, servie par une mise en scène au cordeau, une musique entêtante et un jeu d’acteurs très convaincant, pour finir en une apothéose d’un réalisme bluffant. Les personnages sont finement peints, loin de la machinerie US qu’on trouve dans ce genre de thrillers.
Sur le plan cinéma ce film est nul, tout le message est porté par les dialogues, l'image n'ajoute pratiquement rien.
Les dialogues ne sont pas très riches, alors pour les dramatiser, le réalisateur utilise la musique tonitruante. Vers la fin du film, il ajoute quelques scènes à l'américaine, complètement idiotes : un cambriolage absurde, une course-poursuite en voiture qui n'a pas lieu d'être, et même un assassinat fortuit !
Le film décrit assez bien les relations de domination et de trahison permanente au sein de la classe politique. A part cela, il insinue que tous les politiciens sont pourris pas le désir de s’enrichir sans respecter aucune loi. « Tous pourris » ne me semble pas être un regard utile sur la société, ceci d'autant plus que le film reste dans une généralisation, ne témoigne d’aucun cas précis.
Enfin, l film se termine par une laissons de morale ridicule, illogique par rapport au personnage de la journaliste qui le prononce avec pathos – alors que, dans les faits, elle se soumet à la censure et l'autocensure qui ne sont même pas dénoncés.
Les dialogues ne sont pas très riches, alors pour les dramatiser, le réalisateur utilise la musique tonitruante. Vers la fin du film, il ajoute quelques scènes à l'américaine, complètement idiotes : un cambriolage absurde, une course-poursuite en voiture qui n'a pas lieu d'être, et même un assassinat fortuit !
Le film décrit assez bien les relations de domination et de trahison permanente au sein de la classe politique. A part cela, il insinue que tous les politiciens sont pourris pas le désir de s’enrichir sans respecter aucune loi. « Tous pourris » ne me semble pas être un regard utile sur la société, ceci d'autant plus que le film reste dans une généralisation, ne témoigne d’aucun cas précis.
Enfin, l film se termine par une laissons de morale ridicule, illogique par rapport au personnage de la journaliste qui le prononce avec pathos – alors que, dans les faits, elle se soumet à la censure et l'autocensure qui ne sont même pas dénoncés.
Compliqué, intrigue alambiqué, un ensemble confus, scénario difficile à suivre.
Une dimension parfois intéressante d un cinéma espagnol différent
Une dimension parfois intéressante d un cinéma espagnol différent
attention ce fllm est une expérience stressante : c'est une course folle d'une homme politique pour se sortir de la nasse où il est lui-même allé se fourrer et où ses tentatives désespérées et effrénées pour s'en sortir, resserrent toujours plus le collet…..La musique techno habille parfaitement cette cavale névrotique, la caméra à l'épaule nous place avec le personnage et presque dans sa tête….peu importent les dialogues, ce qui compte ce sont les plans, la musique, le crescendo de l'adrénaline...bluffant, original et stressant …Une mort aux trousses moderne ....chapeau!! je vais prendre une tisane
Espagne. Lors d’un repas animé et festif, des hommes échangent des remarques sur leur parti en écoutant et critiquant leur futur candidat à la télévision. Manuel Lopez Vidal, secrétaire régional, vivant dans l’opulence, est sur le point de rejoindre la direction du parti. Mais un scandale éclate et Lopez Vidal est vite érigé en bouc émissaire afin de masquer la partie immergée de l’iceberg. Le parti tremperait dans une affaire de détournement de fonds européens.
Le procès approche, Manuel Lopez Vidal entreprend une course contre la montre pour prouver l’implication de ses collègues dans l’affaire et ne plus être le seul homme incriminé.
Le spectateur est entraîné dans un thriller aux rouages efficaces et bien huilés avec des scènes d’anthologie hallucinantes et un final excellent. On découvre que la corruption est généralisée, qui ne s’enrichit pas sur le dos des espagnols et de l’Europe ?
Ce film haletant et cynique n’explicite pas assez à mon goût les enjeux de ce scandale politico-financier qui restent obscurs, même si on comprend bien que Lopez Vidal -peu sympathique héros au final- cherche à sauver sa peau en faisant tomber ses collègues. Ainsi le déroulement est palpitant mais ne génère que peu d’émotions et de passion pour l’affaire en cours.
J’ai toutefois bien aimé, je me suis laissée portée par le rythme du film et l’adrénaline qu’il procure, sans creuser au-delà, parce que le fond semble plutôt désespérant.
Mon blog : larroseurarrose.com
Le procès approche, Manuel Lopez Vidal entreprend une course contre la montre pour prouver l’implication de ses collègues dans l’affaire et ne plus être le seul homme incriminé.
Le spectateur est entraîné dans un thriller aux rouages efficaces et bien huilés avec des scènes d’anthologie hallucinantes et un final excellent. On découvre que la corruption est généralisée, qui ne s’enrichit pas sur le dos des espagnols et de l’Europe ?
Ce film haletant et cynique n’explicite pas assez à mon goût les enjeux de ce scandale politico-financier qui restent obscurs, même si on comprend bien que Lopez Vidal -peu sympathique héros au final- cherche à sauver sa peau en faisant tomber ses collègues. Ainsi le déroulement est palpitant mais ne génère que peu d’émotions et de passion pour l’affaire en cours.
J’ai toutefois bien aimé, je me suis laissée portée par le rythme du film et l’adrénaline qu’il procure, sans creuser au-delà, parce que le fond semble plutôt désespérant.
Mon blog : larroseurarrose.com
Vraiment un excellent moment ! Une tension quasi-permanente, des prises de vue différentes, un acteur convaincant et une très bonne bande son ! Du vrai cinéma ;-)
Un film haletant, sans temps mort, avec d'excellents acteurs, mais auquel il faut s'accrocher pour réussir à comprendre tous les rouages de l'intrigue, car c'est un peu compliqué. On se rend cependant bien tristement compte des similitudes avec le monde d'aujourd'hui et sa complexité politique, et c'est là sa force.
ça parle tellement vite que le contenu a peu d'importance, on suppose qu'il s'agit d'un milieu politique ou d'un milieu mafieux : c'est un parti politique mafieux. Rien de neuf sous le soleil ! seulement c'est filmé ultra speed, ça va trop vite (pour moi) mais il y a une magnifique performance d'acteur - proche du surhomme - quelques moments truculents et la fin est magistrale, excellente !
Très bon film haletant sur une histoire de corruption politique.
On se perd un peu dans les Paco, Alejandro et autre Bermago mais ce n'est pas très grave !
Seul regret la dernière scène, très "gilettos amarillos", n'est peut être pas la meilleure fin pour ce film, elle est forte et bien jouée mais le message est un peu faible.
On se perd un peu dans les Paco, Alejandro et autre Bermago mais ce n'est pas très grave !
Seul regret la dernière scène, très "gilettos amarillos", n'est peut être pas la meilleure fin pour ce film, elle est forte et bien jouée mais le message est un peu faible.
Pas franchement apprécié ce film du réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen, pourtant largement encensé par la critique…mon impression générale…saoulant !! Saoulant le rythme effréné, le niveau sonore des bavardages et des altercations…la confusion des personnages… Dans "El Reino", après plus de deux heures de film, on n’a toujours pas compris le rôle exact de plus des 3/4 des personnages, tout est confus, brouillon, quasiment incompréhensible. Les dialogues sont tellement rapides que le sous-titrage n'arrive pas à suivre et, avec ce texte qu'on lit, on perd une grande partie de ces dialogues. Quant au récit on peu penser qu’il s’inspire de l’affaire Gürtel, affaire politico- financière faisant suite aux enquêtes menées en 2009 par le juge de l’Audience Nationale, Baltasar Garzön qui impliquait un réseau de corruption lié au Parti Populaire, principal parti de la Droite espagnole…Mais le scénario reste peu précis sur les tenants et les aboutissants de cette histoire de corruption, il se maintient dans une généralité trop vague pour être corrosive au risque de nourrir le dangereux cliché d’une société où absolument tout le monde est pourri, tout particulièrement les politiques, de quelque bord que ce soit et les journalistes, et l’on sait trop, malheureusement, où conduisent très souvent de telles dénonciations tout azimut…On retiendra au passage le proverbe , en politique méfies-toi de tes amis , tes ennemis tu les connais !!. A part cela, le film ne tire sa force que des confrontations individuelles, les bras de fer, les trahisons, dans le petit théâtre du pouvoir et du mensonge, plus c’est invraisemblable, mieux c’est !!! L’idée originale est de se focaliser sur un seul homme, en nous faisant partager ces angoisses, ses filouteries jusqu’à ce que le spectateur ressente pour lui l’empathie que suscite un être traqué et lâché pas tous…l’occasion d’offrir à Antonio de la Torre, un rôle à sa mesure, impressionnant de puissance mesurée et de froide détermination, avec un coté Robert de Miro et que la caméra ne lâche pas d’une semelle…cessant à la fin d’être un héros de thriller, cherchant à régler ses comptes, pour redevenir un citoyen élu devant en répondre à la société…Et pour cela il a fallu endurer 2 h11 de mise en scène tapageuse….
Excellente réalisation. Excellents acteurs. Très fin au niveau de l’image et des personnages. Scénario à rebondissements. Un peu rapide à suivre en VO quand on ne parle pas l’espagnol. Seul bémol, au niveau du scénario, au final on reste doublement sur sa fin. On a même l’impression qu’il manque une séquence de dénouement. Même si la dernière séquence devrait interpeller les politiques.
Déjà auteur du puissant « Que Dios nos perdone », Rodrigo Sorogoyen récidive avec « El reino », thriller politique implacable, tellement intense qu'on ne se préoccupe rapidement plus de savoir s'il est crédible ou pas (preuve qu'il l'est un minimum, malgré quelques moments « énormes »). Pourtant, il m'a fallu un peu de temps pour rentrer dedans : le souci est qu'il y a beaucoup de personnages et de noms, si bien que pendant longtemps j'étais un peu paumé pour savoir qui faisait quoi, qui était qui, quel rôle avait-il dans le parti... Cela gêne la compréhension du scénario et sa construction, ce qui est assez dommage. En revanche, personne ne peut nier la redoutable efficacité de la machine une fois lancée, sans doute un peu « too much » comme évoqué précédemment, mais dotée d'une tension parfois à la limite du supportable : moi qui suis pourtant assez stoïque, dans la dernière ligne droite j'étais presque à me planquer derrière mon fauteuil tant l'action est suffocante, la réalisation, l'utilisation du cadre, la musique lui donnant une ampleur incroyable
spoiler:
(non mais cette scène dans la maison d'un ponte du parti : quelle dinguerie!!)
. Du coup, cela veut aussi dire que tout ce qui s'est passé avant (c'est à dire la grande majorité du film) n'est pas aussi captivant, cette plongée aussi bien au cœur de la politique que des politiques (tous brillamment interprétés, mention spéciale pour le toujours excellent Antonio de la Torre, Josep Maria Pou et la subjuguante Bárbara Lennie), tous deux dans ce qu'ils ont de plus mensongers, odieux, cyniques, sans doute jusqu'à la caricature, tout en gardant une probable (grande) part de vérité. Ainsi, ce qui aurait pu être une pénible réflexion sur le pouvoir (pas au plus haut sommet de l'État, mais pas si loin) devient une œuvre intense, pouvant presque rappeler, à certains égards, les meilleurs Costa-Gavras. Réussir à nous attacher à cet anti-héros véreux prêt à tout pour sauver sa place n'était pas chose aisée, le cinéaste y parvient brillamment. Et si la fin est un peu (beaucoup) brutale, elle est aussi à l'image du film : tranchante, imprévisible, cinglante. Sorogoyen, un nom définitivement à suivre de près.
. Du coup, cela veut aussi dire que tout ce qui s'est passé avant (c'est à dire la grande majorité du film) n'est pas aussi captivant, cette plongée aussi bien au cœur de la politique que des politiques (tous brillamment interprétés, mention spéciale pour le toujours excellent Antonio de la Torre, Josep Maria Pou et la subjuguante Bárbara Lennie), tous deux dans ce qu'ils ont de plus mensongers, odieux, cyniques, sans doute jusqu'à la caricature, tout en gardant une probable (grande) part de vérité. Ainsi, ce qui aurait pu être une pénible réflexion sur le pouvoir (pas au plus haut sommet de l'État, mais pas si loin) devient une œuvre intense, pouvant presque rappeler, à certains égards, les meilleurs Costa-Gavras. Réussir à nous attacher à cet anti-héros véreux prêt à tout pour sauver sa place n'était pas chose aisée, le cinéaste y parvient brillamment. Et si la fin est un peu (beaucoup) brutale, elle est aussi à l'image du film : tranchante, imprévisible, cinglante. Sorogoyen, un nom définitivement à suivre de près.
Excellent thriller espagnol sur la corruption andalouse qui n'a pas dû passer inaperçu en Espagne...
On suit dans El Reino la chute politique de Manuel Lopez-Vidal incroyablement incarné par Antonio de la Torre.
Le film est passionnant, intelligent, bien réalisé et monté, immersif, haletant mais malheureusement presque ettoufant à cause de sa complexité et de sa rapidité.
Il m'a fallu deux visionnages pour réussir à rentrer pleinement dans l'histoire mais une fois qu'on y est qu'est qu'on est bien !
Le film est passionnant, intelligent, bien réalisé et monté, immersif, haletant mais malheureusement presque ettoufant à cause de sa complexité et de sa rapidité.
Il m'a fallu deux visionnages pour réussir à rentrer pleinement dans l'histoire mais une fois qu'on y est qu'est qu'on est bien !
mené a une allure folle avec une mise en scene qui coupe la respiration et un montage sidérant le réalisateur nous plonge dans le délire obsessionnel d'un politicien corrompu pour se sortir de sa mauvaise passe et emmener dans sa chute tous ses collègues. on a rarement vu un film politique aussi vif et intriguant , un vertige qui dénonce le système espagnol. un thriller époustouflant ou l'on se trahit et se déchire a souhait. stupéfiant.
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