Toute en douceur sans trop de violence psychologique, le réalisateur réussit un film sur des gens qui essaient s'en sortir. Ni trop de misérabilisme ni trop d'angélisme. J'ai beaucoup aimé la fin brillamment exécutée. Spoiler: le fils qui a l'ambition de devenir acteur échoue en vraie vie quand l'occasion se présente et finalement c'est son père qui vient à son secours. Très subtil.
Il y a une petite dizaine d'années, l'écrivain et réalisateur Xabi Molia avait réalisé un premier long métrage très prometteur, "8 fois debout". Pour son 3ème long métrage, "Comme des rois", il a réuni Kad Merad, Kacey Mottet Klein et Sylvie Testud sur le thème de la transmission père-fils, vue cette fois ci du côté d'un père escroc qui aimerait que son fils suive sa voie alors que ce dernier aspire à devenir acteur. Même si ce film n'est pas mauvais, ni même médiocre, le fait qu'il ne soit que moyen et qu'il comprenne de nombreuses invraisemblances apporte de la déception par rapport aux promesses entrevues avec "8 fois debout". A noter quand même une sympathique découverte dans un petit rôle : Lucie Bourdeu.
Une histoire de famille francaise de banlieue habitue aux petits vols et arnaques . Pas un theme tres rejouisant et tres vendeur. Le film lui est correct , les acteurs également mais c'est surtout l'interet qui n'est pas tres probant.
Très bon film d'auteur avec d'excellents jeux d'acteurs. Une histoire sans trop d'intérêt mais une bonne ambiance, qui ne nous laisse pas indifférent. J'ai aimé le côté du jeune qui veut être comédien sauf qu'il n'a pas d'argent, son père lui répète de suivre son modèle (papa).
« 8 fois debout » dressait le portrait d’un couple de chômeurs de longue durée inapte à rentrer dans le monde très codifié des salariés. Premier film prometteur du même Xabi Molia. Là il s’intéresse encore avec beaucoup d’empathie, de tendresse et d’humour à ceux que l’on pourrait nommer les perdants magnifiques ou de manière moins poétique la population en marge. Dans cette famille, monter des arnaques en tout genre se dit « aller au travail ». Et au centre du film trône la thématique de la relation père fils et de la transmission ; de manière assez maladroite et sur fond de misère sociale pas toujours crédible (le gros bonnet de la cité roule en scooter à trente pige, le RSA n’existe pas, les aides au logement non plus,… et la liste est longue). Le duo d’acteur est sympa et fonctionne bien mais le récit est monocorde, la mécanique trop conventionnelle et répétitive sans avancée significative de l’histoire. Donc çà sonne assez souvent faux. Les personnages restent tout aussi attendrissant que dans son premier film sans pourtant gommer des imperfections déjà bien présentes à l’époque. Dommage. Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
Dans la platitude de la mise en scène , et les artifices d’un scénario qui ne décolle jamais , les comédiens réussissent à nous entraîner vaguement dans une histoire qui méritait un autre cadre, une autre dynamique. Celle d’une société en marge du bonheur qui tente par tous les moyens de joindre les deux bouts et les fins de mois au loyer impossible. Arnaque, magouille, vol , le père et le fils s’entendent plus ou mois bien pour gagner quelques euros jusqu’au jour où le fiston met les voiles. Il veut être acteur et son père au début ne le comprend pas. Kad Merad quand il ne grimace pas est un excellent acteur et le prouve ici face à un jeune talent désormais au cœur de son métier : Kacey Mottet Klein. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Le petit monde de la débrouille. Parfois enthousiasmant, parfois plutôt déprimant. C’est selon la vision du père ou du fils. Mais l’enthousiasme de KMK emporte tout. On est malgré tout heureux de voir cette complicité fragile et cette émancipation au détriment de la génération précédente qui essaie d’aller de l’avant mais qui sait que l’espoir peut lui donner des ailes. Une sorte de conflit des générations.
La famille Peretti, c'est une bande de chômeurs au fond du gouffre. La grand-mère fait de la petite garderie au noir. La mère ne fait pas grand chose. La fille est célibataire et bien enceinte du deuxième. Le père multiplie les arnaques et combines foireuses pour tenter d'éviter que sa famille ne soit expulsée de son logement. Le fils tente d'échapper au sillage du père, mais se retrouve régulièrement happé dans les plans de ce dernier... Ca commençait bien, avec cette cellule familiale très dysfonctionnelle. Le portrait de combinards en tous genre. Et ces arnaques, dont un trafic de vin bien cynique qu'il aurait été amusant de voir développer. Mais le film se perd en chemin. Il se centre plus ou moins sur la relation père / fils, il est vrai bien portée par Kad Merad et Kacey Mottet-Klein. Néanmoins l'intrigue a tendance à se répéter, et la mise en scène s'avère plan-plan, manquant d'oppression là où cela aurait été bienvenue. Je garde quand même en tête quelques situations amusantes : le "butin" du vol chez la personne âgée, ou le dernier larcin qui tourne au vinaigre. Il est tout de même dommage de n'avoir pas traité les personnages secondaires. Sylvie Testud est odieusement sous-employée en mère effacée. Le personnage de la fille, qui parvient à trouver malgré sa condition un petit ami, aurait également gagné à être traité. D'autant que sur à peine 1h20 il y a avait largement le temps.
Une comédie sociale sans surprises mais attachante autour d’une relation père/fils toxique interprété avec justesse par le duo Kad Merad/Kacey Mottet-Klein. 2,75
Difficile de comprendre cet enthousiasme de la part de la presse. Le film n'est pas désagréable, mais assez anecdotique. On n'a rien à reprocher au film. Les acteurs sont bons, on s'attache plutôt aux personnages mais cela ne décolle jamais vraiment et on a l'impression de voir un téléfilm assez plan-plan.
Quand on lit comédie et qu'on voit Kad Merad à l'affiche, on pense tout de suite à un registre humoristique ou badin. Or ici, c'est dans le registre comédie plutôt dramatique qu'on se trouve même si le sordide de certaines situations nous entraîne parfois à la lisière de la plaisanterie ou de la fantaisie. A vrai dire, les situations sont même assez souvent franchement immorales. Mais ce n'est pas ça le sujet. C'est seulement un prétexte. Le sujet c'est la relation père / fils. Un fils de 19 ans, si vous avez un ou en avez eu un à la maison, quel que soit votre modèle d'éducation, vous savez ce qu'il en est.
On va pas se mentir, c'est encore pas folichon tout ça. Alors oui, je valide la prestation des acteurs et en particulier celle du jeune protagoniste. Assez convaincant dans son rôle et même voire, touchant. L'histoire est pas mauvaise en soit, y a de l'originalité mais je trouve que la façon dont tout est amené est un peu bidon hélas. Pendant près d'une heure et demie, tout se répète et rien ne se renouvèle. J'ai bien aimé aussi l'apparition de Lucie Bourdeu que vous avez pu voir dans la série TV "En famille". Après, il faut se rendre compte d'une chose c'est que ce long métrage est une comédie dramatique et non une comédie tout court. Cependant, en France, j'ai l'impression que l'on a un problème avec ces genres car il manque toujours trop de choses pour en faire un bon film. C'est sur que l'on peut passer un moment "sympa" en le regardant mais franchement, pas grand chose à se mettre sous la dent. Comme dirait l'autre : "C'est triste comme un frigo vide". 7/20.
Un petit film ayant beaucoup de qualités mais semblant parfois dépourvu d’idées pour que la sauce monte vraiment, c’est parfaitement interprété et la relation des personnages est traité de façon subtile et intense. A découvrir.