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rogerwaters
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4,0
Publiée le 23 juillet 2017
Si ce métrage de Tarik Saleh n’est pas exempt de défauts, avec notamment des petits problèmes de montage, on peut saluer sa capacité à décrire un pays entièrement gangrené par la corruption à partir d’une simple enquête policière. Cette dernière est d’ailleurs d’un classicisme total, mais elle met particulièrement bien en exergue le propos du cinéaste qui n’hésite pas à mouiller l’intégralité des personnages. Car la force du film est de suivre l’enquête d’un flic qui est également ripou, mais qui va découvrir qu’il n’est qu’un petit maillon d’une chaîne impressionnante. Le film est tellement complet dans sa description sans fard qu’il ne cesse d’étonner. Un vrai bon film noir classique qui bénéficie de son contexte géographique (un pays dont on parle assez peu) et historique (les printemps arabes de 2011). De la belle ouvrage.
Ce polar couvert de prix (Grand Prix Sundance, Beaune) n’est pas comme son titre, son thème et son affiche pourraient le laisser croire égyptien, mais bel et bien européen (voir scandinave : coproduit par la Suède, le Danemark et l’Allemagne). Tarik Saleh, le réalisateur, certes d’origine égyptienne, et Fares Fares, l’acteur principal d’origine libanaise, sont tous deux suédois. Annoncé comme le polar de l’année, on en est certainement pas loin. L'histoire est sombre, légèrement glauque. Ambiance lourde et pesante, rebondissements, fausses pistes, surprises, tous les ingrédients du bon film noir sont là. Sur fond de printemps arabe, de corruption généralisée et de solitude, Nourredine, lui-même flic corrompu, a bien du mal à se faire entendre dans une enquête des plus délicates touchant au pouvoir en place (inspiré d’un fait réel). La mise en scène est sobre et élégante, le scénario est minutieux (terriblement prenant malgré un rythme assez lent) et puissant, les images léchées du français Pierre Aïm sont splendides. Le tout est donc parfaitement maîtrisé. La ville du Caire est un protagoniste à elle toute seule, aussi fascinante qu’effrayante. Malgré ses défauts, on s’attache très vite et très facilement au personnage principal. Il est impeccablement interprété par Fares Fares qui trouve là un rôle (son meilleur à ce jour) bien différent de ceux pour lesquels on le connaît (il est dans le dernier Vinterberg et dans de nombreux films danois et scandinaves récents). Le reste du casting est aussi très bien. Un certain portrait de l’Egypte, coincée entre tradition, corruption et désir de liberté. Un magnifique polar donc, habilement mêlé de social de politique et d’Histoire, aussi sombre qu’haletant. Un film assez envoutant, aux allures crépusculaires, nostalgique et désabusé, qui nous fait passer un excellent moment. Un vrai petit bijou en somme.
Ce film réussi le tour de force de nous faire vivre une histoire policière qui s'imbrique parfaitement (autant par le scénario que par les émotions des personnages) dans la vie en Égypte (nous montrant notamment la corruption) avec pour conséquence le Printemps Arabe, qui est lui-même entre-mêlé dans l'histoire du film. Tout ceci filmé avec des images sales qui nous immergent dans l’ambiance. Le film se clôture avec une scène finale poignante où l’histoire et l’Histoire se rejoignent... On sort du cinéma en ayant voyagé et en s’étant instruit... avec une petite claque quand même... Un très très très bon film.
Cruelle déception que ce film dont la bande-annonce et le titre faisant explicitement référence à James Ellroy laissaient supposer un polar poisseux et furieusement politique. Las, le film enfile les clichés du genre (police corrompue à tous les niveaux, femme fatale) en espérant que l'intrusion en fond sonore de la révolution du peuple sous Moubarak suffise à lui donner un certain cachet. Seul, l'interprète principal, Fares Fares, parvient à donner du relief et de l'ambiguïté à son personnage.
corruption, chantage, tel est le quotidien de la police au Caire avant la révolution destituant Moubarak. l'enquête est semée d'embuches pour le flic presque "propre" .Qui a tué la chanteuse dans son hôtel ? c'est un film noir sur une période noir , personne n'est a l'aise et tous se méfient de tout. . rondement mené , bien interprété, nous sommes plongé dans l'univers pas très reluisant de la police , sacré film démoncant la vie dans l'Egypte de la dictature.
Polar assez classique. Bien fait,, corruption sombre, mais pas totalement mémorable.
C est juste une impression générale infondée. Je n avais que peu envie s y aller, le film me faisait à priori peu envie. J ai du mal avec le consensuel et je trouve ce film trop consensuel pur moi. Il y a des gentils, des méchants et des entre deux. Tout le monde essaie de s en sortir, de faire le bien autour s eux si ca ne leur coûte rien. Un méchant peut devenir gentil mais un gentil ne devient pas trop un méchant. La corruption ce n est pas bien, ni le meurtre, ni le mensonge, ni la politique. ...
Pour moi le film dénonce trop lourdement la pauvreté, la corruption à tous les niveaux de la population, le pouvoir de l argent, ... c est plutôt bien fait mais à trop vouloir démontrer, dénoncer, cela a eu l effet inverse et j ai eu du mal à entrer et rester dans le film.
Niveau scénario, il y a quelques faiblesses incohérences, mais elles ne sont pas gênantes : momo qui reçoit un ordre et obéi à propos de l homme puis juste après fait quelque chose contraire à cet ordre avec la femme. Gina et salwa qui restent alors que le ménage a commencé. La course poursuite à pied et en voiture : les avances pas cohérentes avec le déroulement de la poursuite, le fuyard qui ne vérifie pas s il est suivi. Et cætera.
C est surtout moi qui ne devait pas être bien disposé pour ce film, j aurais dû y aller à un autre moment.
Thriller très bien mené à la mise en scène âpre et soutenue qui mêle habilement la politique fiction et une certaine noirceur. Peu surprenant dans son déroulement pour les amateurs de polar, mais très efficace dans sa mise en scène afin de combler un classicisme convenu d’une histoire peu surprenante certes. Reste tout le décorum de la vie sociale et politique en Egypte dont le réalisateur tente de faire une critique habile.
Auréolé de deux prestigieux prix au Sundance et au festival du film policier de Beaune, "Le Caire confidentiel" nous plonge dans une enquête policière dans une Egypte mouvementée par la corruption et le début de la Révolution égyptienne contre le régime de Moubarak. En dehors de ce contexte géographique et politique particulier, l'intrigue reste classique pour le genre. C'est bien dommage car, si le film est assurément bon, on attend cette petite chose en plus. Le scénario est certes bien écrit mais ne créé pas la surprise non plus. Idem pour la réalisation et pour l'ambiance générale du long métrage. Une mention tout de même pour Fares Fares, toujours aussi bon. On apprécie aussi le regard de Tarik Saleh sur la société égyptienne dont il brosse un portrait peu flatteur : corruption de masse, zone de non droit où la jusrtice n'a pas sa place, usage de la torture, de mensonges, manipulations,... Tout y passe. Bref, un bon polar dont la banalité de l'intrigue est contrebalancée par l'originalité et l'intérêt de son contexte.
Le Caire confidentiel du réalisateur Tarik Saleh est un polar dans lequel l'officier de police Noredin (interprété par Farès Farès) mène l’enquête sur le crime d’une chanteuse retrouvée morte dans une chambre d’hôtel (auquel fait référence le titre original « The Nile Hilton Incident »). Cette enquête va s’avérer dangereuse pour l’inspecteur car le principal suspect est un député, ami du fils du président Moubarak, et les témoins disparaissent les uns après les autres. Le Caire confidentiel reste un polar classique sans grande originalité. L’intérêt porte principalement sur le cadre. En effet, il a pour toile de fond l’état de la société cairote en 2011 juste avant la chute du président Moubarak. Le réalisateur met en exergue des institutions ultra corrompues dont n’est pas épargné le héros du film. Si le film reste intéressant sur ce point là, il est parfois un peu trop contemplatif, manque de rythme et comporte quelques facilités d’écriture (spoiler: quel intérêt pour Noredin d’avoir placé une arme dans la pochette derrière le siège conducteur à portée de Salwa si ce n’est qu’elle servira plus loin dans l’intrigue ).
Le Caire confidentiel vaut surtout pour son ambiance, bien maîtrisée, notamment par les effets sonores et musicales du film, qui nous plonge dans Le Caire du début des années 2010. Son acteur principal Fares Fares, pratiquement omniprésent à l'écran, a vraiment "une gueule" dont se dégage quelque chose d’envoûtant. L'enquête policière, qui n'a rien de révolutionnaire, est en fait un prétexte pour dresser un portrait, critique, de l'Egypte de ces années-là. Ce n'est pas parfait mais on sort de la séance en ayant l'impression d'avoir vu un bon film.
Excellent thriller, se déroulant au Caire, sur fond d printemps arabe. Une intrigue prenante, dans un milieu où la corruption est la règle. Superbe jeu d'acteur, très belle réalisation, scénario ciselé. A voir absolument.
Un acteur remarquable (mais bon sang quel nez !) pour une plongée dans la corruption de la police égyptienne. L'aspect documentaire est le plus intéressant puisqu'on découvre la réalité de cette société où le chaos semble dominer. Pourtant on sait que le film a en grande partie été tourné à Casablanca (sans doute pour les scènes ne nécessitant aucune contextualisation précise). Sur ce point , on ne peut que conseiller ce film. Cependant, il faut tout de même admettre que sans cet ancrage local, le scénario (agréable au demeurant) est digne d'un épisode de Nestor Burma.
Film d'ambiance qui tient en haleine. Le thriller / enquête policière n'est qu'une excuse, on se moque un peu du dénouement. L'acteur principal est incroyable, on croit vraiment à son personnage. La corruption et l'impression de lutter contre des moulins à vent semblent du vécu.