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Un visiteur
3,5
Publiée le 13 juillet 2017
Excellent film qui nous permets de plonger dans l'ambiance du Caire. L'intrigue démarre sur les chapeaux de roues et nous laisse présager de rebondissements à foison. Cependant le rythme s'essouffle quelque peu et des longueurs se font jour. Mais malgré cela, il s'agit d'un film que je conseille fortement. Ne serait ce que pour contrebalancer les blockbusters américains actuels dénués de scénario dignes de ce nom.
Film de Tarik SALEH (2017). Le grand (et non des moindres) intérêt du film est ce sentiment d'immersion dans Le Caire autant que dans un pays grangrénné par la corruption . Bien mené et bien joué au plus près de la réalité . La fin du film en dit long sur la désespérance d'un pays dont la jeunesse et son peuple rêve de liberté et de justice. On passe par une multitude de sentiments envers tous les protagonistes du film .
Un beau film, puissant ,intense qui décrit magnifiquement la société Egyptienne à l'aube de son printemps arabe. Une enquête policière dans les milieux d'affaires. Des flics très corrompus. Un capitaine pas particulièrment héros mais qui n'accepte plus toute cette corruption. La réalisation est soignée , très esthétique. La description du milieu de la haute bourgeoisie et de la police est tout à fait juste. Le parallèlle entre le déroulé de l'enquête et la montée de la révolution est très astucieuse. Le metteur en scène aux doubles racines est très doué; Il sait garder ses racines du moyen Orient , tout en ayant été élevé en Suède, un résultat très créatif , emprunt d'une certaine poésie. Un beau moment de cinéma.
un flic corrompu.Une femme de ménage soudanaise.un meurtre. le Caire à la veille de la révolution qui renversa la dictature de Hosni Moubarak.Et la corruption, surtout la corruption, partout la corruption! Le polar de l'été.
Le jeune cinéaste s’appuie sur l’œuvre de James Ellroy pour transcrire le Los Angeles des années cinquante dans la capitaine égyptienne, bringuebalée par les premiers assauts de la révolution arabe. Une veine sociale qui parcourt l’enquête d’un policier, corrompu comme tous ses collègues, mais qui cette fois retrouve un peu de vertu face à sa hiérarchie effrayée par son entêtement. Tarik Saleh conduit parfaitement sa mission en y prenant tant de plaisirs qu’il surcharge un scénario qui à l’origine ne demandait qu'à appliquer les fondamentaux du film policier sur fond d’agitation sociale. A l’image d’une pâtisserie qui n’en finit pas de crouler sous les friandises, la crème, et le caramel, il se complaît et se perd un peu dans des circonvolutions scéniques qui rendent indigestes le contenu. Fares Fares en tête d’affiche réussit néanmoins à contenir tous les assauts pour figurer un policier faussement familier des salles de torture et de la compromission, avec dans un rôle mineur le plaisir de retrouver l’immense Slimane Dazi. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Le Caire, en janvier 2011, peu de temps avant la révolution, une chanteuse est retrouvée égorgée dans une chambre d'hôtel. Noredin est chargé de l'enquête. Ses soupçons se portent très vite sur un homme d'affaires qui est aussi un politicien puissant, proche du pouvoir du président Moubarak. Salwa, une femme de ménage soudanaise a été témoin du meurtre.
Le Caire confidentiel est un thriller à forte connotation politique et sociale germano-dano-suédois écrit et réalisé par Tarik Saleh, réalisateur suédois d'origine égyptienne, notamment primé en 2017 au Festival du film de Sundance. Le film a été tourné en Tunisie, son réalisateur n'ayant pas eu les autorisations pour tourner au Caire. Le Caire confidentiel s'inspire d'un fait divers, l'assassinat d'une chanteuse libanaise dans les mêmes circonstances en 2008. Des proches de l'ancien président Moubarak étaient impliqués. Le film s'appuie sur une réalisation solide, montrant un pays plongé dans la corruption , dont les fonctionnaires sont corrompus à tous les étages. Le système s'appuie sur un maillage solide et rodé bien montré par le réalisateur. En revanche, l'enquête n'a pas beaucoup d'intérêt, les"fils de la pelote de laine" sont très vite démêlés et tout le propos du film vise à incriminer les officiels et leur "bras armé", la sureté de l'Etat dont l'un des impitoyables exécutants est interprété par Slimane Dazi.
L'acteur principal n'est pas un inconnu, il s'agit d'un acteur qui tourne beaucoup en Suède: Fares Fares, l'un des deux protagonistes du très bon tryptique policier "Les enquêtes du département V". Solide mais désenchanté , Noredin est honnête sans être "un chevalier blanc". La bande originale de Krister Linder est inspirée.
A titre personnel, je reprocherai au film une approche partielle, superficielle et incomplète dans son analyse sociale, laissant de coté le fait religieux. Même si ce n'est pas le sujet, jamais il n'est dit que c'est l'absence de politique sociale d'un Etat népotiste depuis une soixantaine d'années (Moubarak est l'ultime "avatar" d'un système éprouvé) qui a "ouvert un boulevard" aux frères musulmans, seule "soupape" pour une grande partie de la population égyptienne dans la difficulté. Bien entendu, rien n'est gratuit et la nature a horreur du vide. Cela a sous tendu la montée du fanatisme dans le pays avec les conséquences que l'on mesure aujourd'hui: davantage de pauvreté, tourisme en chute libre, terrorisme et régime autoritaire (...). Ce schéma est, grosso modo, transposable aux pays voisins (Tunisie...). C'est d'ailleurs dans des circonstances comparables que Khomeini est arrivé au pouvoir en Iran en 1978 et que le Hamas s'est imposé dans les territoires occupés.
Ma conclusion à titre personnel est que le film, bien qu'étant produit par des fonds uniquement européens (Danemark, Suède , Allemagne...) recèle un certain angélisme et je terminerai mon propos par la question suivante: comment va l'Egypte depuis les évènements de la place Tahir de janvier 2011 et le départ de Moubarak et quelles sont les réelles conséquences du Printemps arabe pour l'Egypte et les pays de la zone...comme pour leurs voisins européens?
je me suis faite avoir par la bande annonce ! le film n'est pas à la hauteur des critiques "alléchantes". le scénario est mal ficelé. la réalisation laisse à désirer ! on n'y comprend rien de qui sont les "gentils" qui sont les "méchants" puisqu'ils sont tous pourris. bref ça ne vaut même pas un téléfilm. Mmes, M. passez votre chemin .... il n'y a rien à voir
Un bon "polar" dont le "plus" est de nous donner un aperçu (réaliste?) de l’Égypte d'aujourd'hui - ou tout du moins du Caire. C'est ce qui le rend différent et intéressant.
Un flic qui enquête seul, un peu trop seul, jusqu’à se demander s’il ne prend pas pour le Samouraï de Melville. Un flic qui fume plus qu’Humphrey Bogart, oui c’est possible. Un flic, corrompu, comme toute sa corporation, est cela qui a valu au metteur en scène de ne pas pouvoir tourner là-bas, et d’être interdit de rentrer y voir son père ? Un flic qui est protégé par un oncle, mais jusqu’à point ? Un flic avec une bagnole pourrie digne de Colombo. Un flic veuf et dépressif qui vit à côtés de la révolution du printemps arabe sans la voir. Saleh nous offre un film avec des scènes fortes, mais inégal, qui a failli me perdre en route d’un scénario touffu. On pense à Costa-Gavras, mais la dénonciation politique d’un système corrompu n’est qu’un décor pour ce film noir. Le souffle revient lors d’un final poignant, mais pendant un moment, il était dur d’adhérer au parcours de ce Noredin, perdu dans une histoire qui le dépasse. Les références filmiques sont nombreuses, mais il manque la sauce d’accompagnement pour lier le tout et en faire un long métrage exceptionnel. Reste un bon polar et une atmosphère inédite et prenante. Cinéma vo juillet 17
Intentions louables: un thriller sur fond de corruption politique. Interprètes de qualité, mais scénario un peu chaotique, avec des ficelles évidentes. L'ensemble manque de rythme et ne convainc que moyennement. Trop long aussi, un resserrée des boulons aurait donné du punch au film: je ne comprends pas cette tendance à "délayer" la sauce! Un monteur digne de ce nom devrait pourtant alerter le réalisateur ! En résumé de bonnes intentions ne font toujours pas de bons films.
Un très bon film une véritable ambiance de polar tourné dans une ville grouillante et encombrée à l ombre des évènements des printemps arabes qui éclaire sur le fonctionnement de la corruption De très bons acteurs surtout Nourredine l inspecteur taciturne au profil remarquable un scénario qui se tiens une économie de dialogues et une bande son magnifique
j'aime assez car ça montre une histoire de l'Égypte qui est autre que religieux car ça montre les élites, la prostitution, les migrant africain tout ça sous une ambiance de corruption exacerbée ou personne n'est blanc assez bien orchestré
Déception pour ce polar un peu confus surestimé par la critique. L'assassinat d'une chanteuse est le prétexte à une enquête qui nous mène dans l'Egypte de Moubarak ou tout le monde est corrompu de la police au pouvoir politique et ou personne ne peut s'en sortir. Une impression de déjà vu, polar classique qui manque de souffle, on s'ennuie pas mal. Les images des manifestations à la fin du film laisse entrevoir un espoir que ce système tout pourri pourrait changer
Au Caire, en janvier 2011, une chanteuse est assassinée dans un hôtel de luxe. L'inspecteur Noureddine mène l'enquête.
Un film noir arabe. "Le Caire confidentiel", c'est "L.A. Confidential" à la sauce égyptienne. Tous les ingrédients sont réunis : un crime sordide dans un monde interlope, des élites corrompues, des jolies pépés, un détective taiseux... Le cinéma américain a filmé mille et une fois de telles intrigues et en a fait quelques chefs d’œuvres inoubliables.
Le seul intérêt du film de Tarik Saleh est d'utiliser ces éléments dans un lieu et à une époque où on n'a pas l'habitude de les voir déployer. Le film noir est une façon surprenante de traiter les printemps arabes. Pour documenter la corruption rampante et la soif de démocratie, "Le Caire confidentiel" n'utilise pas la voie du documentaire mais celle du polar. C'est ce qui donne à ce film tout son sel. Mais le sel ne suffit pas à faire un plat. Et faute d'ingrédients suffisamment roboratifs, "Le Caire confidentiel" se résume à n'être qu'une simple curiosité cinématographique.