Le Caire Confidentiel
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250 critiques spectateurs

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P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2024
« Le Caire confidentiel » est un polar politique surprenant et inquiétant, sur fond de corruption dans lequel la ville a autant son importance que les acteurs. Elle génère en effet une atmosphère menaçante et peu sécurisée en nous renvoyant des images de décrépitude morale. La grande force de ce film réside dans la description sociale qui est faite de la société et les mécanismes complexes qui annihilent toute forme de liberté et de perspective. L’interprétation impeccable de l’acteur Fares Fares nous emmène dans une capitale gangrénée, avec ses hommes politiques intouchables, ses ripoux machiavéliques, sa crasse et ses laideurs. C’est glauque, engagé, faussement désabusé mais prenant. Si vous avez envie de découvrir et le Caire et ses pyramides, passez votre chemin, vous risqueriez de changer de destination !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 août 2017
Un film noir venu des terres égyptiennes, c'est déjà une originalité en soi. Mais quand ce film est réalisé par un ancien graffeur et qu'il utilise le printemps arabe comme toile de fond, il n'en faut alors pas plus pour attiser la curiosité du cinéphile averti. Dans "Le Caire confidentiel", le cinéaste Tarik Saleh a choisi d'entremêler son intrigue de meurtre dans les plus hautes sphères de l'état à celle d'une révolte qui gronde dans les rues du Caire, réponse massive et virulente à un pouvoir de plus en plus corrompu.Cet aspect, le metteur en scène le détaille à travers le fonctionnement d'une police gangrenée par les pots de vins et faisant office de gang organisé au service d'un pouvoir malhonnête. Noureddine, inspecteur tout aussi mouillé dans ces affaires, va cependant se mettre à douter lorsqu'une jeune chanteuse est retrouvée assassinée dans sa chambre d'hôtel. Le film de Saleh comporte tout les ingrédients du film noir : un titre qui rappelle largement le classique de Curtis Hanson, "L.A. Confidential", un flic solitaire et bourru, une femme fatale et une issue qui semble vouée à l'échec pour ceux qui voudraient rendre la justice. C'est là que le parallèle avec la révolution arabe de 2011 est intéressante car cette contestation semble naître aussi bien dans la réalité que dans l'esprit de l'inspecteur tant la corruption se retrouve à tout les étages de la société égyptienne. Si l'aspect film noir souffre de quelques lenteurs et d'une mise en scène qui se contente de verser dans l'hommage aux classiques hollywoodiens, le contexte du film est intéressant tout comme la ville du Caire qui impose un espace loin des pyramides de cartes postales. La ville est une véritable fourmilière africaine où la poussière et la crasse masque difficilement les stigmates d'un régime décadent. Sans génie mais indispensable pour mieux décrypter les origines du printemps arabe, "Le Caire confidentiel" est une enquête policière captivante qui transforme une bonne idée en ressource essentielle pour comprendre les mécanismes pervers dans lesquels est enchaînée toute une région du globe.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 juillet 2017
A quelques heures d'intervalle, je viens de visionner L.A. Confidential de Curtis Hanson et Le Caire Confidentiel. 20ans d'écart dans la fabrication du film, 60ans d'écart temporel où se situe l'action des films. Cette comparaison montre à quel point la corruption est un fléau qui traverse les frontières. Dans ce monde occidentalisé culmine encore une police perméable. Loin de dire que "nos" polices sont à 100% partiales et équitables, mais force est de constater que subsiste un écart réel des civilisations dans leur système de défense et de protection. On n'apprend rien là encore, mais c'est quand même bien d'avoir un petit rappel. Le film en lui-même est clair sur ce qu'il veut montrer, mais les personnages sont trop passifs, ce qui gâche la dimension tragique du scénario.
Jean-Francois D.
Jean-Francois D.

30 abonnés 43 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 août 2017
Un film policier très politique qui montre sans aucune complaisance le
niveau de corruption atteint par l'Egypte sous le régime de Moubarak. Se dire que, passé l'espoir soulevé par le printemps arabe, rien n'a dû changer, rend le film très actuel. L'évolution psychologique du personnage principal est intéressante. Le jeu des acteurs est de bon niveau. Vaut le détour.
Serge V
Serge V

88 abonnés 446 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2017
un film policier dont l'intérêt principal est de nous montrer la corruption qui régnait en Egypte avant la révolution , corruption des policiers , des politiques , des proches de l ' état . on y voit la ville du Caire sous un jour très noir , la misère , la violence . il n ' existe pas dans ce film des personnages positifs , même le héros profite de la corruption ambiante . sa poursuite de la vérité tout au long du film ressemble à une rédemption .
Jack R.
Jack R.

16 abonnés 54 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2017
Bon film policier qui nous dévoile le monde corrompu des institutions policières et gouvernementales juste avant la chute de ce régime égyptien à bout de souffle. L'action est rondement menée et les acteurs sont crédibles.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2017
Avec Comancheria et l'Homme Aux 1000 Visages, le meilleur polar que j'ai vu cette année. L'ambiance du film, de déliquescence d'un état, de corruption généralisée, de violence, de déni de justice font froid dans le dos.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2019
Si le film a été tourné en langue arabe et en Afrique du nord, le réalisateur, Tarik Saleh, est citoyen suédois, né en Suède, et un observateur avisé aura tôt fait de repérer quelques différences avec les productions purement égyptiennes, comme celles de Mohamed Diab. Quoique pensé comme une plongée dans les entrailles du Caire, on n’y découvre par exemple aucune trace de la religion et des Frères musulmans, que les réalisateurs locaux ont systématiquement le souci de ménager. Le film relate, fut-ce en changeant les noms, l’assassinat de la starlette libanaise Suzanne Tamim, pour lequel un membre haut-placé de l’appareil gouvernemental égyptien fut condamné à une lourde peine de prison en 2009...et ça, aucun réalisateur égyptien n’aurait eu la possibilité ou la liberté de le faire, quand bien même cette affaire criminelle remonte à l’ère Moubarrak. Enfin, la structure du film elle-même diffère des habitudes du cinéma égyptien et s’avère beaucoup plus proche des normes européennes ou américaines, ce qui fait de ‘Le Caire confidentiel’ un parfait spécimen de Film Noir, situé dans un contexte atypique : reprenant à son compte, et très correctement, les figures imposées du genre (le flic torturé, la femme fatale, l’assassin silencieux,...), le réalisateur fait également de la ville, et plus précisément de sa facette nocturne et interlope, un personnage à part entière du récit. On découvre avec intérêt la géographie urbaine de cette métropole tentaculaire, ses avenues animées et ses bidonvilles, ses recoins obscurs et ses quartiers huppés : à vrai dire, on ne soupçonnait pas qu’une ville comme Le Caire, à laquelle on associe plus volontiers les concepts de circulation chaotique, de poussière et de chaleur écrasante, puisse être aussi cinégénique et à l’épreuve d’un polar moderne. Bon, pour être tout à fait précis, il ne s’agit pas exactement du Caire mais de Casablanca, les autorités égyptiennes ayant refusé les autorisations de tournage à un film qui fouinait un peu trop dans les secrets inavouables de la société cairote (mais franchement, on n’y voit que du feu !) : ‘Le Caire confidentiel’ dresse effectivement le portrait d’une société inégalitaire et hypocrite, où la richesse permet de s’affranchir de la morale et surtout, d’une société totalement corrompue, des plus hauts sommets de l’Etat jusqu’à ses plus modestes représentants. Le désarroi exprimé par l’inspecteur de police lorsque ses investigations se heurtent à un plafond de verre est donc assez ironique puisque lui-même, à petite échelle, souscrit pleinement à cette corruption “culturelle”, quelques billets lui permettant de contourner la règle lorsqu’il les offre, ou de fermer les yeux sur celle-ci lorsqu’il les reçoit. Mais après tout, les vices humains qui gangrènent les sociétés sont aussi des caractéristiques du Roman Noir, et sa version orientale, moderne et cinématographique aurait pu être écrite par Raymond Chandler ou Dashiell Hammett en visite aux pyramides.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2017
L’histoire est, apparemment, simple, à savoir l’enquête policière sur l’assassinat d’une chanteuse, retrouvée égorgée dans une chambre de l’hôtel Nile Hilton au Caire [d’où le titre anglophone plus juste que le titre français qui fait référence, plus pour des raisons commerciales qu’artistiques, au film de Curtis Hanson, « L.A. Confidential » (1997), lui-même tiré du roman éponyme (1990) de James Ellroy]. L’enquête est vite bâclée ( spoiler: on conclut à un suicide !
) mais le policier Noureddine Mostafa (Fares FARES) la continue, malgré l’avis de son supérieur (qui est aussi son oncle) et est entrainé dans une spirale aux implications politico-économiques qui vont le dépasser. La force du film (tourné, non pas en Egypte mais au Maroc pour des raisons qu’on peut imaginer) réside dans le fait qu’il se déroule du 15 au 25 janvier 2011, c’est-à-dire juste avant le début du « printemps arabe égyptien » qui débute le 25 janvier par une manifestation qui a lieu le même jour que la journée de la Police (en souvenir de l’insurrection de cette dernière en 1952 et qui a abouti au départ des britanniques). Les manifestations qui ont suivi, ont conduit au départ du président Hosni Moubarak le 11 février 2011. Cette courte période (18 jours) fut néanmoins marquée par, au moins, 365 morts et 5 500 blessés. Le film met en évidence la corruption généralisée de la police, y compris Noureddine Mostafa ( spoiler: qui pratique le racket auprès des commerçants et n’hésite pas à délester la chanteuse égorgée de ses billets, avant l’arrivée de la police scientifique
) et de la Justice aux ordres du pouvoir. Un film noir, poisseux, rappelant, un peu, l’ambiance de « La isla minima » (2014) d’Alberto Rodriguez et dont l’action se déroulait après la mort du général Franco en Andalousie. Tous les personnages sont vils, corrompus, âpres au gain, violents (torture de prisonniers, tirs sur les manifestants) et les seules femmes présentes (2 chanteuses tunisiennes) se prostituent. Malgré 2 récompenses (Grand Prix du jury, fiction étrangère, au festival de Sundance et Grand Prix au festival du film policier de Beaune en 2017), le film est un peu surestimé car non exempt de défauts, certes mineurs : photographie plus proche du reportage (images parfois tremblotantes) que du film noir américain, tel, « La soif du mal » (« Touch of evil ») (1958) d’Orson Welles, psychologie pas assez approfondie du policier ( spoiler: veuf, suite à la mort de sa femme dans un accident de voiture et qui n’hésite pas à coucher avec une chanteuse malgré le risque de chantage et ayant un sursaut de probité en menant l’enquête jusqu’au bout, au détriment de sa carrière et même de sa vie
). Seul le personnage de la femme de ménage soudanienne qui a vu l’assassin de la chanteuse mérite l’empathie de la part de spectateur. .
Biertan64
Biertan64

66 abonnés 1 483 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 août 2018
Film policier qui vaut surtout pour son ambiance dans la capitale égyptienne secouée par les prémices de la révolution ainsi que par sa peinture d'une société corrompue à tous les niveaux (police, gouvernement..qui avancent au bakchich) et très inégalitaire. L'enquête en elle même ne sort pas forcément du lot mais comme elle est inspirée d'une histoire vraie, le réalisateur s'est peut être concentré sur les faits, sans chercher à faire un film à rebondissements et à twist dans tous les sens.
amafu
amafu

10 abonnés 182 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juillet 2017
Un film qui mélange la petite et la grande histoire, qui se déroule juste avant la destitution du président Mubarak; l'intrigue policière est tout de même assez légère, mais j'ai surtout suivi ce film comme un documentaire en voyant les rues du Caire, la saleté, la poussière, la corruption de la police. L'acteur qui joue le rôle de Nourredine Mostafa est excellent et a beaucoup de présence..
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 août 2017
Les bonnes critiques se suffise pour bien noter ce film. La seul qui je retiens en négatif c'est encore une fois la propagande et l'incitation au tabagisme. À croire qu'à chaque scène est une publicité "fumer c'est cool" "fumer aide à réfléchir" "fumer ça donne un style" un bonne manière de ne pas donner 5 étoiles qui les vaux.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2017
Même si la traduction française du titre a le manque d'élégance de révéler une partie de l'intrigue, on aurait largement reconnu l'influence de L.A confidential sans ça. Pour autant ce polar sombre aux accents de critique du système, s'il s'inscrit dans une symbolique bien plus lourde que son illustre prédécesseur, nous tient suffisamment en haleine jusqu'à son dénouement qui en est probablement la partie la plus faible. Parti pris réussi donc pour ce film primé de partout, même si les personnages secondaires ont malheureusement un gros manque d'épaisseur.
Galactus
Galactus

9 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2017
Film policier de bonne facture, original car on n'a pas l'habitude de voir énormément de films égyptiens. Révélateur de toute la corruption qui régnait, le film en profite pour nous partager tous les problèmes sociaux et politiques de cette societe. Cependant le film souffre assez souvent, sauf vers la fin, d'une trop grande lenteur.
soumiya75
soumiya75

6 abonnés 158 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2017
La corruption à tous les étages ...un film sombre et froid, et qui montre avec justesse comment l'argent et le pouvoir régissent la société égyptienne. Film tourné au Maroc (plaques d'immatriculation et panneaux publicitaires marocains LOL, jellabas .. mais on fera comme si on avait rien vu ...)
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