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Enrico M
57 abonnés
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5,0
Publiée le 12 décembre 2017
Une grande histoire d'amour dans les sublimes paysages du Yorkshire. La nature y est omniprésente, hostile d'abord comme Johnny vis à vis de Gheorge qui vient lui prêter main forte, elle se fait plus douce, plus tendre à mesure que les sentiments des deux hommes se développent et prennent de l'ampleur. On assiste à tout cela comme à une éclosion. Enfin un film gay qui ne finit pas dans la douleur ou dans la honte !!! Ca fait du bien. Après avoir été élu Meilleur Film Britannique de l'année au Festival d'Edimbourg, SEULE LA TERRE vient de rafler le Meilleur Film, Meilleur Actor et Meilleur Scénario aux British Independent Film Awards.
Univers difficile pour moi ; la campagne , le côté sale , les accouchements d'animaux. Mais c'est une belle histoire. Avec très peu de mots ; comme ces gens là qui peuvent ne pas être très causants. Bien fait, bien vu.
Un très beau film. Certaines séquences se passent de dialoguent, et le spectateur suit ces jeux de regard. Subtile, et singulier, le récit d'une histoire d'amour entre deux hommes, dont les contrées éloignées les réuni ici, à la campagne, en pleine nature, s'occuper d'une ferme dans le Yorkshire.
C'est un peu le Brokeback Mountain de la campagne anglaise. Une histoire d'amour homosexuelle en terre paysanne. L'ensemble est bien réalisé, bien interprété. Tout se tient. Manque l'originalité. Avec ce déroulé narratif prévisible, on a exactement le film auquel on pouvait s'attendre.
Le réalisateur, Francis Lee, déclare « que ce serait-il passé si j’étais resté [...] ». Une chance que certains réalisateurs/rices nous présentent des films aussi achevés, soigné et réfléchi, inspirés par des questions dont tous avons eu à l’esprit à un moment donné dans nos vies... Les réponses ne sont pas toujours évidentes, mais celle que nous propose Seule la Terre est sincère, sombre, difficile et aimante grâce à l’espoir et l’amour qui font traverser des paysages hostiles et nous permettent de nous réaliser. La réponse de Francis Lee est bien évidemment romancée et c’est tout à son honneur, car elle est porteuse d’espoir. L’histoire de Johnny et Gheorghe ne sera pas sans nous rappeler une certaine histoire se déroulant en plein cœur des montagnes Brokeback. En résumé, un premier long métrage aussi brut qu’une pierre précieuse au moment où on l’extrait de sa terre d’appartenance. Bravo.
J'ai été très touché par ce film et cette histoire d'amour qui se crée petit à petit avec toutes les difficultés qu'elle procure aux deux personnages. Une belle réalisation qui démontre que les histoires gay peuvent exister dans tous les secteurs et tous les milieux sociaux.
Un premier film, salué dans de nombreux festival (Sundance, Dinard…) et qui prend à témoin l’amour entre un jeune paysan du Yorkshire (désolation des paysages) et un saisonnier roumain. France Lee le réalisateur nous parle ainsi d’une chronique rurale portée par ce couple qui tout en représentant encore l’interdit, qui plus est dans un milieu aussi traditionnel, va aussi participer à l’avenir de ces campagnes en déshérence. L’alchimie est parfaitement mise en scène par le cinéaste, avec une sensibilité qui n’exclut pas la rudesse de l’environnement. Une alchimie qui fonctionne vraiment bien autour d’un casting sans reproche.. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Film inégal mais bien au final. Un peu trop lent, trop démonstratif, mais acceptable.
1ère séquence, la caméra bouge inutilement (y compris lorsqu'il s assoit, la caméra tourne autour et on voit les respirations du cameraman), pour un effet démonstration pas réussi. Entrée en matière moyenne. La suite est trop lourdement démonstrative : il se comporte mal avec sa famille, avec les gens en général. Il n'y a que les bêtes qui ont grâce à ses yeux. C est trop lourd, appuyé. La scène d amour en montagne : encore pareil, on les voit faire l amour, pas besoin d en rajouter sur les vêtements / les corps blancs salis par la boue. Cela rend à mes yeux la scène peu crédible, trop appuyée. Il y a encore de trop nombreux exemples où le film est plus explicite que nécessaire. Jusqu au départ de gheorghe, je trouvais le film moyen, un peu faible car trop lent, pas assez intéressant.
Avec son départ, sur le tard donc, le film regagne en intérêt. On l'avait déjà vu évoluer mais à ce moment là, il est mis face à lui même et évolue à nouveau. Cette seconde évolution devient centrale de la fin du film, elle est bien faite, intéressante, et rattrape les 3 premiers quarts du film.
Un Brokeback mountain À l’anglaise, donc cru, sans complaisance mélodrame ni mièvrerie. Les deux pieds dans la glaise, ou plutôt le purin. Très bien servi par les deux acteurs principaux. Méditation sur la solitude et l’homosexualité dans le monde rural, sur l’acceptation et le rôle des migrants, sur la filiation et la transmission des exploitations...
God's Own Country est réellement puissant, que ce soit par le thème choisit : l'homosexualité dans le milieu agricole et rural, que ce soit par la magistrale interprétation des deux protagonistes et que ce soit par la montée des sentiments et des émotions entre eux qui est parfaitement développée. Indispensable !
Un grand bravo pour ce film apre sur la solitude et aussi la découverte d une autre vie différente. De bons comédiens et une mise en scène proche des corps et des sentiments. Une œuvre qui touche au cœur
"Seule la terre" traite un sujet original : une romance gay dans le monde agricole. Johnny (Josh O'Connor) voit débarquer dans la ferme qu'il tente de maintenir à flot un ouvrier roumain (Alec Secareanu), qui va bouleverser sa vie de débauche. C'est un film qui n'hésite pas à mettre en scène les ébats amoureux de ses protagonistes sans tabou et malgré la justesse du jeu des deux acteurs, le scénario est faiblard. Les paysages du Yorkshire ne suffisent pas toujours à sublimer cette oeuvre dont on ne ressort pas indemne tant elle est à la fois forte et dérangeante parfois.
Le choix d'un sujet aussi fort, surtout pour un premier long-métrage, avait de quoi attirer et il faut dire que Francis Lee s'en sort très bien. "Seul la terre" est un film sensible qui investit très bien un sujet complexe en évitant les clichés. Cette belle histoire d'amour se double en effet d'une description très réaliste de la dureté du monde paysan et livre un propos très pertinent sur la difficulté à concilier héritage familial et ambitions personnelles. Le réalisateur adopte au départ une approche très froide et réaliste, proposant des scènes d'une grande dureté, avant d'adoucir sa mise en scène à mesure que le personnage principal gagne en maturité et en sérénité. Ainsi, à mesure que Josh s’épanouit dans sa relation avec Gheorghe, le film gagne en poésie et en luminosité, comme s’il était le reflet de l’avenir de Josh, un avenir qui s’éclaircit petit à petit. Malheureusement, le fait que le film mette en scène un personnage qui ne parvient pas exprimer ses émotions, m’a finalement empêché de ressentir toute l’émotion que tentait de dégager le long-métrage. J’ai été certes touché par cette histoire mais jamais ému, comme si le film avait conservé une barrière constante qui filtrait les émotions et m’empêchait de m’investir pleinement au sein de l’œuvre. Je regrette vraiment de ne pas avoir été d’avantage ému par ce film que j’ai par ailleurs beaucoup apprécié et que je considère comme un premier long-métrage très encourageant.