2514 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
216 critiques spectateurs
5
35 critiques
4
64 critiques
3
66 critiques
2
33 critiques
1
11 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
domit64
74 abonnés
378 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 20 décembre 2018
De belles photos, l’atmosphère est palpable, de très bons acteurs mais....
Le format en tv cathodique, je n’aime pas, si je paie une place de cinéma c’est pour voir un film sur un grand écran...
On regarde « Cole war » comme on lit une BD, des séquences trop hachées, un manque de liens entre la plupart des scènes, tout est suggéré, il faut trop faire appel à notre imagination pour comprendre certaines retrouvailles, certains sentiments.
La fin se veut shakespearienne or le spectateur reste de marbre, l’émotion ne passe pas.
Ça reste un joli film poétique mais je reste sur ma faim et ne suis pas totalement conquise.
Cette histoire d'amour impossible est remarquablement bien raconté par Pawel Pawlikowski. Le choix d'un film en noir et blanc renforce le côté austère de la Guerre Froide.
Après Ida, Pawel Pawilowski reprend les mêmes thèmes qui lui sont chers : la malédiction de l'être humain. Après avoir mis en scène ce fameux "passé qui ne passe pas" avec son précédent long métrage, il nous est donné à voir cet amour difficile à vivre, porté comme un fardeau, alourdi par le poids de l'Histoire (la guerre froide). Film lent, contemplatif, où tout se lit sur le visage de l'actrice principale, y compris lors des interludes musicaux, Pawilowski n'a de cesse de nous montrer ses héros en perdition, faisant souvent passer la raison avant la passion, sans jamais ignorer cette dernière. Une mise en scène somptueuse également, toujours en noir et blanc, qui sublime le film sans jamais le supplanter. C'est du cinéma, et du beau !
Pawel Pawlikowski est vraiment le cinéaste du désespoir. Après le magnifique Ida, où un personnage se suicide alors que l'autre entre dans un couvent pour fuir le monde, dans Cold War il laisse entendre qu'il n'y avait pas grand chose d'autre à faire que de se suicider dans la Pologne des années 50-60. Si la photo est d'une grande beauté, les interprètes excellents, le tableau de la Pologne de la période "socialiste" est tout de même très simplificatrice. Passée la période stalinienne, c'est à dire après 1954, les artistes et intellectuels ont en effet bénéficié d'une relative liberté, de nombreux films, romans, articles critiquant le régime ont vu le jour et le "réalisme socialiste" a cessé de régner en maître. Il est donc permis de douter qu'un musicien connu ait été jeté en camp de concentration dans les années soixante comme cela aurait pu lui arriver en 1950. On notera aussi que la vision de Paris est quelque peu idéalisée. En dépit de ces faiblesses, qui le rendent très inférieur à Ida, film beaucoup plus courageux qui dénonçait le rôle de certains Polonais dans le génocide et la spoliation des Juifs, Cold War reste un très beau film qui suscite l'émotion. On attend avec intérêt que Pawel Pawlikowski nous livre un film sur la Pologne contemporaine.
Il est totalement logique que ce film ait remporté un prix à Cannes pour la mise en scène.. Que c est magnifique ! Le réalisateur polonais nous replonge dans la guerre froide, accompagné d'une histoire d'amour digne de la Guerre Froide. Tous les opposent et tous semblent sincères entre ces 2 personnages. La photographie est également magnifique pour un film en noir et blanc !
Ce chassé-croisé amoureux et musical nous raconte l’histoire tourmentée de Zula et Wiktor, deux artistes tentant de vivre leur passion au début des années 50 entre Pologne, France, Allemagne et Yougoslavie. Superbement mis en scène, dans un noir et blanc sublime, la première partie est un brillant essai sur l’appropriation par un régime totalitaire de la culture rurale et populaire d’un pays. Mais le film se concentre rapidement sur cette histoire d’amour torturée, inspirée des propres parents du réalisateur Pawel Pawlikowski, finissant par se répéter et perdre quelque peu de sa force. Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2018.
Un peu décevant... Bien réalisé, dans un très beau noir et blanc, un scénario assez simpliste, un amour impossible, des décors intéressants, la Pologne et Paris dans les années 50-60, mais l'émotion a du mal à poindre, bien sûr il y a la musique (surout folklorique et jazz), une très belle photographie, des acteurs plus que corrects (l'homme surtout), la femme est plutôt agaçante dans son inconstance ou son inconsistance, si fait qu'on se sent peu concerné par leur soi-disant drame intérieur. Trop de séquences longues et inutiles (scènes de bal), pas d'humour, trop de non-dits. Dommage, cela aurait pu être un très beau film.
Très belle réalisation servie par un noir et blanc aussi somptueux que son actrice principale! Mais la beauté de l'ensemble ne suffit pas à éclipser une langueur trop lancinante et des digressions folkloriques qui plombent la narration et finissent par provoquer ennui et désintérêt... Dommage!
Content d’avoir découvert ce film ! La réalisation est magnifique, la soundtrack également et j’aime beaucoup l’histoire racontée. En revanche c’est raconté avec une telle froideur que je trouve difficile d’en être émue mais ça reste un bon film !
Ce film d'amour qui se passe en Pologne à la fin de la seconde guerre mondiale dans les années 50 et 60, sous fond de guerre froide, est interprété par un magnifique couple. Amoureux, passionnés, ils vont vivre des vies difficiles pour se retrouver finalement. Le film raconte une histoire d'amour en N&B, sous fond de guerre froide, dans le bloc communiste. C'est original parce que c'est un film polonais, en version originale, et filmé en 4/3. L'histoire en elle-même est un peu basique, on passe vite sur les problèmes, pour se concentrer sur ce que vivent les 2 personnages au quotidien. On ne voit pas la vie de tous les jours, les problèmes d'argent ou ce genre de chose. On voit l'amour et ses problèmes, la mélancolie surtout de l'actrice principale, qui n'arrive pas à choisir et à se décider. C'est en cela que le film est beau.
La mise en scène du noir et blanc pour la réalisation d’« Ida » a un parfum de nostalgie en ces temps de guerre froide. Vivre sous les régimes de l’Europe de l’Est fait ressentir l’esprit de liberté et un certain regard vers l’Ouest de fascination. Le folklore ethno-culturel est une partie intégrante dans la société communiste, la romance de la Pologne Stalinienne est lente, sobre, simple, dans cette mise en scène photogénique, ses couleurs sont cachées. Cela se termine tranquillement tel « Roméo et Juliette » sous une autre époque et un contexte drama-politique, un film paisible où la page de l’histoire se tourne définitivement, ça ne fait pas pleurer parce que c’est fini.
Une belle histoire d'amour dans le contexte ultra sensible qu'est la guerre froide est ici magnifié par la musique parfaite et ce film est une franche réussite.
Une histoire d'amour sur fond de guerre froide dont les choix esthétiques font illusion. Le travail sur la lumière, les cadrages et le noir et blanc sont un trompe-l'oeil qui feraient passer ce film pour une oeuvre d'époque d'autant plus que la reconstitution est très bonne. Donc techniquement, bravo! Mais l'histoire est aussi lancinante qu'inintéressante pour un film sans émotion, sans relief, ponctué d'incessants va et viens dont on se demande comment ils furent aussi faciles à l'époque entre bloc de l'Ouest et bloc de l'Est.