Un film d’amour qui manque de passion. On appréciera les parties musicales avec mes beaux chants polonais en chœur qui ponctuent le récit comme un commentaire audio sans parole. Dans l’ensemble c’est esthétiquement joli mais plutôt ennuyeux
Une belle fresque historique ambitieuse .L'action se déroule sur plusieurs dizaines d'années.La guerre froide , la fuite d'artistes du bloc de l'est.La vie d'exilés à Paris, mais difficile car il y a un décalage , une vraie difficulté d'adaptation. Et puis cet amour impossible entre ces deux artistes; lui plus intellectuel, elle plus sauvage, plus nature. ils se croiseront ,se retrouveront,se sépareront . L'actrice Johana Kulig est formidable . On l'avait déjà vu au côté de Juliette Binoche dans le très bon " ELLES" , voir ma critique sur Allo ciné.Le final est très fort , et surprenant.
L'amour entre cette jeune artiste et son professeur de piano ou l'art de se compliquer la vie pour un résultat final pas réjouissant. alors que les deux amoureux vivaient tranquilles à Paris. jolie mise en scène , décors et paysages.
grand film, vibrant et envoûtant. Un amour qui emporte, passionnelle, au sortir de la seconde guerre mondiale entre un pianiste et une chanteuse -danseuse. Les tensions internationales vont encore compliquer une histoire a la fois limpide, evidente, et sinueuse comme peut etre toute histoire d'amour. Car il est difficile de vivre dans un pays sous le joug communiste. Joanna Kulig le feu, et Tomasz Kot, le feu sous la glace, font vivre cette histoire avec une évidence étonnante. C'est accompagné par des images d'une beauté étonnante ,dans un magnifique noir et blanc. Certaines ellipses d'une histoire se déroulant sur une quinzaine d'annees, sont un peu brutales ,elles stoppent quelquefois l'elan narratif du film c'est la seule chose que je reprocherai a ce film magnifique.
Superbe film en noir et blanc, d’une densité et d’une beauté exceptionnelles. On est transporté par ce mélodrame aussi glacial que la guerre froide dans laquelle il se déroule. Le noir et blanc, très travaillé, fait penser à du Harcourt. Mise en scène épurée, interprétation touchante concourrent à faire de ce film un magnifique blanc-bleu.
Superbe film en noir et blanc , je suppose pour marquer l'époque d'après-guerre , c'est-à-dire la guerre froide , scénario historique de notre histoire , une histoire d'amour compliqué , jusqu'à la mort...?
C'est un film simple mais très efficace. Deux raisons majeurs à cela. Une mise en scène des plus réussies est un duo d'acteurs en priorité de très grande qualité et qui crée une alchimie au film. Le sujet du film est aussi intéressant à travers cette amour impossible de deux personnes n'étant pas de la même époque ni du même statut.
L’histoire d’amour impossible d’un musicien et d’une chanteuse entre la Pologne stalinienne et le Paris bohémien des années 50. Esthétiquement superbe grâce à un sens du cadrage exquis et à un somptueux noir et blanc mais le rythme lénifiant embourbe le récit trop rapidement ne laissant jamais la place pour que l’émotion le gagne.
Histoire d'amour presque banale si ce n'est qu'elle se déroule entre des pays de l'Est et de l'Ouest à l'époque où il était interdit aux habitants de l'Est de passer la frontière. Le personnage de la femme est très tourmenté, ce qui rend la passion tumultueuse.
Après le très acclamé "Ida", oscar du meilleur film étranger, Pawel Pawlikowski reprend la même formule du film en noir et blanc, format 4:3, avec une histoire sobre et ponctuée de métaphore. Le charme de l'esthétisme opère de nouveau. Les images sont magnifiques, la mise en scène est très maitrisée et réussie, un véritable régal. Par contre, l'histoire n'est pas très envoutante. Cette histoire d'amour, le "je t'aime, je t'aime plus", n'est pas très enivrante. Le lien avec le contexte de la guerre froide et la différence entre l'Est et l'Ouest joue sur la relation mais d'un point de vue où l'Est est le côté le plus attractif, ce qui est original. Les acteurs sont bons, surtout Joanna Kulig. La bande son est composée de morceaux de Jazz et de champs traditionnels russes pour marquer le clivage Est/Ouest mais les deux sont attirants. Pawel Pawlikowski mérite son prix de la scène au dernier festival de Cannes car c'est vraiment ce que l'on retient le plus.
Les histoires d'amour impossible sont l'archétype même du cinéma. La romance avec fracas au sortir de la seconde guerre mondiale l'est encore plus. Pawel Pawlikowski délivre un récit romanesque sur sa Pologne passée. Le noir et blanc plastiquement irréprochable, combiné à la fougue de Julia Konig et son caractère d'affranchi sont les réels bonnes idées du film. Le reste, un peu trop classique pour nous retrousser le coeur.
Sur le plan formel, « Cold war » est un film magnifique : la très belle photo en noir et blanc, l’élégante mise en scène de Pavel Pawlikowki et le magnétisme des 2 acteurs principaux font de film une œuvre majeure de 2018. Sur le fond, on pourra trouver le scénario un peu trop sage : cette histoire d’amour contrariée sur 15 ans de guerre froide est un peu trop convenue, le film manque de scènes vraiment lyriques et il y a un besoin de toujours choisir la solution la pire pour chacun des personnages qui est à force un peu irritante.
Cold War dépeint une histoire d'amour sur plusieurs années dans la Pologne d'après guerre, le tout se fait de manière très poétique et assez subtil mais les défauts s'accumulent au cours du film. Rien dans le long-métrage ne justifie l'utilisation du noir et blanc, bien que ce choix artistique ait pu par le passé réussir à un grand nombre de réalisateurs dont Pawlikowski, on a du mal à en saisir le but ici. Se passant de pleins de couleurs qui auraient surement pu apportés davantage de profondeur à l'histoire notamment dans la première partie, on reste de marbre face à certaines scènes. Il faut dire aussi que les différents scénaristes n'ont jamais réussi à amener un certain intérêt à leur récit. Malgré une très belle écriture à certains instants, on pense ici notamment aux scènes parisiennes, on ne peut s'empêcher de ressentir un éloignement important avec les protagonistes et leur aventure. La beauté de cette histoire d'amour qui se complique au fur et à mesure que le film avance ne nous saisit jamais, les émotions des personnages ne réussissent malheureusement pas à traverser l'écran. Pourtant, ce n'est pas réellement le casting qui est en faute ici. Joanna Kulig et Tomasz Kot sont toujours d'une sincérité absolue et tentent de nous emmener avec simplicité dans leur histoire. Malheureusement, le reste du casting ne saura jamais se hisser à leur hauteur. Cependant, nos deux protagonistes occupent la scène quasiment à chaque seconde du long-métrage ce qui rend leurs prestations majeures et dont la qualité ne peut être critiquée. Là où le film a surement le plus pêché c'est dans sa réalisation, Pawel Pawlikowski a surement trop cherché à reproduire son chef-d'oeuvre Ida ou moins à en reprendre toutes les caractéristiques artistiques pour rendre son film intéressant. A l'inverse, le réalisateur polonais c'est perdu dans ses pérégrinations et n'arrive jamais à comprendre les enjeux de son histoire. Finalement, c'est la musique qui va réussir à nous intéresser véritablement. Elle aussi présente à chaque instant de ce film, les différents morceaux qui se succèdent sont d'une grande beauté et savent retranscrire l'époque avec attention. On ne manquera pas ici de mentionner la magnifique reprise de Dwa Serduszka par Joanna Kulig dans une cave à jazz parisienne. Malgré tout, Cold War se place comme une petite déception, se voulant trop artistique et ne saisissant jamais toute la beauté de son histoire.