2525 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
216 critiques spectateurs
5
35 critiques
4
64 critiques
3
66 critiques
2
33 critiques
1
11 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
SebLefr3nch
222 abonnés
697 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 27 octobre 2018
Après le très acclamé "Ida", oscar du meilleur film étranger, Pawel Pawlikowski reprend la même formule du film en noir et blanc, format 4:3, avec une histoire sobre et ponctuée de métaphore. Le charme de l'esthétisme opère de nouveau. Les images sont magnifiques, la mise en scène est très maitrisée et réussie, un véritable régal. Par contre, l'histoire n'est pas très envoutante. Cette histoire d'amour, le "je t'aime, je t'aime plus", n'est pas très enivrante. Le lien avec le contexte de la guerre froide et la différence entre l'Est et l'Ouest joue sur la relation mais d'un point de vue où l'Est est le côté le plus attractif, ce qui est original. Les acteurs sont bons, surtout Joanna Kulig. La bande son est composée de morceaux de Jazz et de champs traditionnels russes pour marquer le clivage Est/Ouest mais les deux sont attirants. Pawel Pawlikowski mérite son prix de la scène au dernier festival de Cannes car c'est vraiment ce que l'on retient le plus.
Je pensais que j'allais aimer ce film romantique et dramatique et au final non pas vraiment, je suis déçue. Alors d'accord le film est de qualité et cela parle d'amour. Mais le film est vraiment mal foutu et l'histoire aussi. D'abord le cadrage est au format carré ce qui est très pénible. Par ailleurs, cela se passe de 1949 à 1965 environ, sur plusieurs pays et on passe trop rapidement d'une année à une autre, d'une scène à une autre, d'une situation personnelle à une autre. C'est trop court, pas assez fouillé, pas assez expliqué, tout va trop vite, tout est effleuré. spoiler: En plus, il s'adore mais ne vivent pratiquement jamais ensemble, ils ont d'autres histoires de coeur à côté, ils n'arrivent jamais à se mettre ensemble véritablement, c'est très frustrant.
Et la fin est vite expédiée et elle est tragique en plus.
Voici un film nous replongeant dans les années froides - le choix du Noir est Blanc est judicieux - avec les décors d'après guerre, des costumes réalistes, et d'une lumière appauvrie. Un contraste saisissant, d'un couple aux sentiments affutés, et imbriqués, dans les pires difficultés et les circonstances, pour se réaliser vraiment. Les quelques moments de retrouvailles musicales (et de danse ) percent ce mur anti-Bonheur, aux rêves et futurs improbables. Bravo pour les morceaux de piano, notamment et les chants polonais tellement expressifs de ce folklore avant la coloration communiste ! Le rythme est un peu trop lent, par moments on souhaiterait plus de détails, alors que le film fait des sauts importants. Mais ceux ci ne retirent rien à l'ambiance hypnotisante et à l'émotion vive qui ne manquera pas de vous gagner !!**
Après une trop longue période d'abstinence, je vais au cinéma ce soir pour aller voir en avant-première Cold War. Depuis combien de temps n'avais-je pas été ainsi si profondément et intimement bouleversée par un film? Et Dieu sait pourtant que j'adore le cinéma, que je vois de nombreux films, et que j'en aime beaucoup. Dogman et Mademoiselle de Joncquières récemment. Mais là... Esbaudie dès les premières images, saisie par leur somptueuse beauté, par la musique qui les illustre. Et puis peu à peu tout simplement capturée par le film, sa densité, son originalité, l'authenticité et la sensibilité du récit, sa capacité à transmettre tout ce qu'il transpose. L'âme slave. La beauté, la musique, l'amour naissant, se cristalisant, s'interrogeant, osant, éclatant, n'osant plus, doutant, voulant et refusant. Fuyant. Il faut beaucoup de courage pour s'engager dans l'amour. Et puis le cadre de cet amour. Les racines, la culture, l'attachement au pays, le déracinement, l'exil, le besoin d'être entier, d'être soi-même, surtout dans l'amour. Touchée au cœur, à chaque instant. Au plus sensible, au plus intime. Tout est juste. Vrai. Délicat et intense. Pudique et retenu tout autant qu'évident et manifeste. Je ne peux quitter mon siège au générique, tant je suis submergée d'émotion. Les gens rient, plaisantent, sortent. Je reste. J'ai l'impression de sortir des bras de l'homme aimé. Me reviennent des souvenirs très forts. Sans doute que je me paye un peu de mots, mais j'ai tant envie de partager ce bonheur. Courrez y vite. Ne passez surtout pas à côté de ce "pur diamant d'imperceptible écume" . Prix de la mise en scène à Cannes? Ma palme d'or pour les siècles des siècles. Amen...
A part les sublimes images et les belles chansons, c'est complètement raté : l'histoire n'est pas convaincante, très creuse, n'est pas émouvante . Dommage pour un sujet si intéressant.
S’il nous parle des années de plomb, Pawel Pawlikowski en fait surtout un décor, une toile de fond sur laquelle se pose l’histoire émouvante et romantique de deux êtres qui pensaient pouvoir s’aimer dans la patrie de Victor Hugo. Zula et Wiktor se sont unis secrètement derrière le rideau de fer, à l’abris des interdictions avant de franchir l’impossible et de se retrouver pleinement libre et malgré tout contraints par une culture à laquelle Zula n’arrive pas à s’adapter. C’est le déracinement plus que le désamour que filme dans un noir et blanc à l’esthétique irréprochable un cinéaste peu enclin à reprendre l’Histoire là où le mur s’est arrêté. Un choix narratif qui édulcore un brin la puissance de sa mise en scène. L’interprétation de Joanna Kulig et Tomasz Kot est sans reproche. Ils nous évitent le mélodrame. Le pathétique. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Comme « Ida », ce film est un chef d'œuvre : magnifique noir et blanc, intrigue poignante. L'amour d'une femme et d'un homme, dans des conditions impossibles (dictature communiste), des notations d'une extraordinaire finesse. Après le film j'étais tellement remué qu'entre la sortie de la salle et mon arrêt de bus j'ai failli me faire écraser deux fois, et j'en ai rêvé deux nuits plus tard. À voir, sûrement.
le film peut peut-être déconcerter certain par sa conception, sublime noir et blanc et écran carré mais surtout une histoire simple . comment vivre dans une Pologne d'après guerre avec la monté du stalinisme et son nationalisme exacerbé même dans la chanson. c'est merveilleusement et sobrement mis en scène et las acteurs précis dans le moindre détail , le film est court mais son message nous transporte , une vraie réussite qui vous laisse pantois
Comme dans le très beau Ida, sorti en 2014, Pawel Pawlikoski recourt à nouveau au noir et blanc dans Cold war. Et la campagne gelée fait encore un joli cadre, presque carré, pour une histoire d’amour dans les années cinquante en Pologne. Une liaison nouée par Wiktor, un musicien et compositeur confirmé et Zula, belle « baratineuse » qu’il fait embaucher dans une chorale officielle. Etirée sur une douzaine d’années de guerre froide, leur passion est aussi brûlante que la période est glaciale. Mais le danger guette le couple. A cause d’usantes et chaotiques tournées à travers l’Europe. Des risques accrus par les séparations répétées. Mais surtout parce que, sous prétexte de faire rayonner le folklore polonais, Zula devient un jouet du régime stalinien, avec lequel Wiktor prend ses distances. Même si le climat de guerre froide qui divisait l’Europe en deux blocs est ici une menace utilisée de façon plus contextuelle que politique. Car Cold War est d’abord l’histoire d’un « amour fou » avant d’être celle d’une époque. L’histoire familiale d’une « relation à la fois forte et catastrophique » que les parents du réalisateur auraient eux-mêmes vécu. Au point d’emprunter leurs prénoms pour ses héros… Reste que la construction du film aurait gagné en cohérence à ne pas multiplier les détours à Berlin, Prague ou Milan qui n’apportent rien au récit. Pour mieux se concentrer sur Varsovie et Paris véritables théâtres de la dramaturgie. De superbes images, une magnifique musique alternant folklore et jazz et d’excellents acteurs compensent l’indécision du scénario.
Ambiance bien rendue de ces années de plomb avec les "camarades" soviétiques, mais la trame du film est surtout une longue histoire d'amour, en fait, selon les goûts, parfois plutôt laborieuse, voire convenue. Il reste de belles prises de vue, et une façon tout à fait brillante de restituer des atmosphères.
Pour une fois le problème majeur d'un film n'est pas sa longueur excessive puisque celui-ci est dans les canons d'1h30. Le film pêche plutôt par ce noir et blanc et ces plans ostensiblement cadrés, parti pris esthétique qui masque mal le vide du scenario. Ca manque de nerf et de chair. On reste assez extérieur au sort de ces deux personnages, même si leur trajectoire qui consiste à revenir en Pologne n'est pas banale. On pourrait même trouver assez moches ces gens qui utilisent les autres pour arriver à leurs fins.
Noir et blanc de toute beauté. Que ce soit par l’utilisation de la lumière ou le jeu sur les vêtements et les décors pour donner du contraste, le film est de bout en bout véritablement pensé en noir et blanc. On n’a pas affaire à un simple choix esthétique, mais aussi à une façon d’exprimer le contexte binaire : Guerre froide, Occident contre URSS, noir contre blanc, absence de zones de gris à l’image des deux amants qui peinent à être ensemble.
Je n'ai malheureusement pas grand chose à dire sur ce film tant il est creux. Le scénario de départ est pourtant intéressant, mais mal exploité, et bien trop vite expédié. Une histoire d'amour sans grand intérêt, et si mal racontée qu'elle en devient peu crédible. Le Prix de la mise en scène à Cannes est peut-être justifié par le noir et blanc, une format de film inhabituel, et encore... Je m'interroge encore sur la question.
"Cold War", je valide le titre pour son ennui et sa froideur.
Outre de très rares scènes très justes (au début), le film s'affadit par sa lourdeur symbolique et scolaire. Après ces quelques scènes, tout espoir est vain: le cadre carré qui paraissait original nous écœure par de trop nombreuses scènes de pseudo-démonstration de cadrage (finalement ratées). Le noir et blanc, qui donne toute son intensité au "premier" film est vite lassant, par un contraste trop chargé et lancinant (l'apparition d'un personnage vêtu de noir précède toujours un autre personnage vêtu de blanc), par une volonté, sans doute, de trop bien faire dans cette description de l'Allemagne (en adoptant une posture critique qui anesthésie l'émotion) et de la France (en caricaturant Paris pour en faire une vitrine du poli et du lustré). Le scénario, quasiment absent, ne relève pas le niveau de dialogues pathétiques, de personnages antipathiques par leur lourdeur et leur naïveté (sans doute vue, sans vouloir lui faire de procès d'intention, par le réalisateur comme juste): après cet élagage, que reste-t-il de ce film?
La bande-son? Déjà vue, mille fois ailleurs et mieux amenée... Les scènes de danse? oui, mais la symétrie (9 personnages dans le champ lors des plans fixes) les gâchent... Jeanne Balibar? Oui, mais son personnage, aussi peu creusé que celui du personnage principal, fait tout juste sourire. Ce qu'il reste, un potentiel immense dans la sensibilité trahi par un manque de justesse mais qui tire sa beauté de certains plans, jamais vus, extraordinaires ( je pense au fabuleux plan séquence sans doute présent dans la bande annonce, ou les premiers plans de Varsovie).