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Beatrice S
1 abonné
33 critiques
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4,0
Publiée le 2 août 2018
J’ai passée un vrai bon moment ! Excellent scenario jusqu’à la fin et vraiment beaucoup de bonnes blagues cultes ! Je ne regrette pas d’avoir été assez curieuse pour aller le voir ! Je le conseille vraiment
On aime ou on déteste, cet ovni ne laisse pas indifférent. J'ai adoré l'absurde poussé à l'extrême dans ce film qui malgré sa courte durée (a peine plus d'une heure) parait plus long. Des jours après avoir vu le film j'y repense encore et c'est pour ça qu'on va au cinéma, pour voir et ressentir des choses inédite !
Pourquoi faire simple alors qu'on peut faire compliqué? On dirait que Dupieux suit ce principe pour ce qui semblait une comédie simple dans un premier temps: un interrogatoire au suspect dans le commissariat, à huis-clos. On s'attendait une parodie du genre policier français années 80 après avoir connu l'affiche du film, mais Au poste! nous trompe avec son apparence pour se révéler comme quelque chose de plus compliqué. Ce n'est pas qu'un hommage aux maîtres de l'humour absurde ou surréaliste, en plus de cela, le schéma narratif devient un mécanisme où chaque nouvel élément amplifie les limites du récit.
Le prologue, délirant, joue avec la bande son des génériques du début: on passe d'une scène improbable au milieu de la campagne à la radio du commissaire qui écoute un concert. Pareil que pour Le fantôme de la liberté de Buñuel, où on passait des fusillades du 3 mai 1808 à Madrid à un parc de nos jours pour découvrir que la narratrice était en réalité une femme de ménage qui lissait les Épisodes nationaux de Galdós sur un banc. Dupieux va droit à son but, pas d'introduction pour les personnages, qu'on trouve déjà dans le lieu où ils seront tout au long du film. Un homme, apparemment innocent, racontera un témoignage assez invraisemblable qui se compliquera quand des événements improbables auront lieu devant son œil.
Les premiers minutes du film, encore au commissariat, sont chargés de répliques répétées et des éléments atypiques qui provoquent aucune réaction dans les personnages, soit le policier qui est né avec un œil couvert par sa peau. Tout ceci rappelle aux Monty Python, est le moment qu'on s'habitue à ces blagues un événement inattendu bascule d'un coup le récit vers la comèdie d'intrigue. Un problème qui aurait une solution facile se complique soit par la panique, soit par la sottise du personnage. Toutefois, comme dans la comédie il n'y a pas d'histoire sans que les choses se compliquent, on accepte la maladresse de l'homme en question avec un grand sourire.
spoiler: Le placard du concierge, désormais présent dans beaucoup de plans, marque la présence d'un secret qui, fort probable, sera découvert. Comme cela, cet élément crée l'humeur absurde de la situation pareil que le coffre de Rope créait le suspense du récit de Hitchcock.
Dupieux joue avec nos expectatives encore une fois et quand on croit que le placard deviendra le centre du film, d'un coup, on se retrouve avec une série de flash-backs qui remémorent, une par une, les fois que le suspect est sortie de chez lui. Des espaces ouverts, presque vides aux décors rétro-futuriste, des personnages silencieux et des éléments qui se répètent, notamment la voisine qui ouvre la porte à chaque passage. C'est la formule que Jacques Tati avait sublimée dans sa juste, mais précieuse, filmographie. Pour couronner le tout, dans ces flash-backs, les personnages du présent s'immiscent dans le passée, brisant les lignes temporelles et le quatrième mur avec le public, comme seulement Charlie Kauffman a su faire ces dernières années.
Finalement, la fin s'approche mais, un twist final, encore Buñuel présent dans un hommage à Le charme discret de la bourgeoisie, nous sort de tout cadre possible pour, dans la dernière minute du film, revenir au point de départ, ce qui provoque qu'on reçoive en éclatant de rire l'absurdité d'une idée si géniale. Chaque élément que Dupieux introduit, marche. Plus difficile encore, il crée une paradoxe si atypique comme sa vis comica: Les choses simples deviennent plus compliquées, donc ils sont plus simples, c'est pour ça. /////// Encore plus de fautes et d'erreurs sur hommecinema.blogspot.fr
Un film qui nous donne envie de toujours savoir la suite, au fur et a mesure que le film ce déroule comme beaucoup des films de Quentin Dupieux, on peux interpreter le film comme on l'entend et selon nos ideologies, l'humour est d'une certaine manière subtil sans être lourd et gras, le scénario qui à la base peut paraitre un peu noeud noeud, devient je trouve de plus en plus entrainant, mais ce qui est pour moi le plus impressionnant sont les evenement qui tourne autour du suspect entre un melange de serieux, de malchance de circonstance, et humour. Pour conclure un film génial si on ne cherche pas forcément quelques chose de toujours cohérent.
Ce film est hilarant si on accepte l’humour au 15ème degrés. Il est tellement absurde, que ce soit dans ses dialogues et ses mises en scène, qu’on en pleure de rire. De plus, le duo « Poelvoorde-Ludig » est excellent, tous les deux plus drôles l’un que l’autre. Seule la fin déçoit un peu, mais tout le reste promet un film d’excellent qualité !
Quentin Dupieux, c’est un style d’humour. Un trait, une énergie derrière laquelle se cache une cinéphilie éclectique. On pense au cinéma de Blier - bavard et jouant sur le comique de situation. Une mise en scène soignée, optant pour des plans séquences et caméra sur pied. Au poste dans sa globalité manque de mordant - et aussi un peu de contenu - pour basculer dans le culte.
Un film étonnant et rafraîchissant! Un policier convoque un témoin pour une audition concernant un crime. La nuit passe et ce qui semble être une simple audition prend des airs de garde à vue.. Ce type de scène a déjà été vu et revu et on s'attends à être en terrain connu. Pourtant le film nous emmène dans des directions surprenantes. J'ai été d'abord un peu agacé de ne pas reconnaître les univers classiques du polar ou de la comédie puis d'être heureux de me laisser emporter et perdre dans l'histoire. Le film penche vers l'univers surréaliste de Bertrand Blier. Vous voilà prévenu !
Vous aimerez ce film si : - vous aimez être surpris, le surréalisme, le non-sens, la fantaisie Vous n'aimerez pas ce film si : - vous aimez les films au genre bien définit avec une construction logique et linéaire
Film pour amateur éclairé, l'humour y est très particulier et très en décalage. Beaucoup de travail sur les dialogues et les situations, tous deux très réussis. Les acteurs, Poelvoorde en tête, sont absolument sublimes dans l'interprétation. Cependant la pauvreté du scénario semble vouloir être compensée par une fin en Deus ex Machina insaisissable. Tout cela est un peu prétentieux, la simplicité eût été de mise pour clore ce huis clos.
Grosse déception. Je peine à comprendre les critiques enthousiastes qui m'ont poussées à aller voir Au Poste car c'est plat et dénué du moindre intérêt. J'ai pouffé 2 fois... Surprenant d'y voir B. Poelvoorde.
Après le séduisant "Réalité", Quentin Dupieux tourne dans l'hexagone un huis-clos des plus étranges, un interrogatoire absurde avec dans les rôles principaux Benoît Poelvoorde et Grégoire Ludig. Le caractère déroutant d' "Au poste !" tient à la mise en scène d'un lieu bien connu dans le cinéma français (un commissariat) et à un brouillage des repères en mêlant à une dimension mentale un jeu d'acteurs naturaliste – exception faite du génial Marc Fraize, hilarant en flic débile – et des dialogues exagérément banals. Dupieux n'affiche jamais une volonté de faire rire à tout prix mais inscrit plutôt ses répliques dans une zone troublante, entre rire nerveux et angoisse soudaine, à mi-chemin entre le dérisoire et l'essentiel. Il va sans dire que le ressenti de ces moments indéterminés passe par la compréhension d'un comique décalé qui va, par le faible tempo des échanges et par une imbrication des niveaux fictionnels, susciter progressivement l'inquiétude. Très habile à déjouer nos attentes, le film reste complexe de bout en bout, jusqu'à ne pas faire de la surprise finale spoiler: (la mise en abyme : le film n'est qu'une représentation théâtrale) une résolution. Car jusqu'au bout subsiste la différence de point de vue entre d'une part le personnage de Ludig et de l'autre les policiers; de plus, l'intrusion de ces derniers dans les souvenirs du suspect reste inexpliquée de même que la vision des images mentales exclusivement réservée à Fugain est problématique. A priori plus modeste dans sa construction narrative que le précédent film de Dupieux, "Au poste !" est en réalité aussi vertigineux et confirme la montée en puissance du cinéaste.