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Padami N.
63 abonnés
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3,0
Publiée le 13 août 2017
le film vaut surtout pour les actrices si porte des rôles ambiguës qui émeuent et nous révulsee à la fois.la fin est un eu envoyé en 15 minutes et moins crédible que le début ou l insouciance de l ado au ventre et le côté protecteur limite angoissant de la mère .on se doute que l'histoire ne sera pas manichéenne.
Une bande-annonce alléchante pour un résultat décevant. Malgré un casting impeccable (la jeune Ana Valeria Becerril en particulier, épatante), le film souffre d'un solide manque de réalisme. Difficile de croire en cette mère, qui au début apparaît tout à fait saine (ses filles ne s'en méfient d'ailleurs pas, la figure maternelle est rassurante, à l'écoute, comme on suppose qu'elle a toujours été auparavant), puis qui vrille complètement. Cette "autre identité" n'est jamais expliquée, même si on perçoit que dans le passé, Avril a dû causer de grave problèmes (il suffit de voir l'accueil que lui réserve la famille de son ex-mari). Mais ses filles n'y voient rien : elles sont tendres et aimantes envers elle. Le film avance et on s'aperçoit qu'Avril est fêlée du bocal, totalement fêlée de chez fêlée (de quoi souffre-t-elle exactement, telle est la question - une fois encore, zéro réponse). Les scènes s'enchaînent et manquent de sens, de concret, de contexte. On dirait que le film a été coupé au montage, comme si on avait décidé de zapper des moments essentiels, qui auraient grandement aidé à la compréhension et à l'empathie. Empathie : difficile d'en avoir pour le personnage de Mateo, le petit copain de Valeria, la fille enceinte d'Avril. Supposé avoir 17 ans (on aurait pu le raser à blanc, le si joli garçon, ça aurait aidé, sa minorité ne saute pas aux yeux), l'acteur livre une prestation juste mais fadasse. Mateo est d'une mollesse et d'une stupidité abyssales, son rôle n'a aucune crédibilité, son comportement n'a ni queue ni tête, il est d'une crédulité risible. Niais ou naïf, je veux bien, mais là, c'est gros!! En général, le rythme est lent, le film tourne en rond, et se termine en queue de poisson, des personnages sont laissés à l'abandon, d'autres mis en lumière. C'est dommage, ça aurait pu être très très bien, vraiment dommage.
Valéria, jeune ado de 17 ans, attend un enfant avec son compagnon tout aussi jeune et va devoir faire appel à sa mère incarnée par Emma Suarez (inoubliable "Julieta" chez Almodovar). Ce film mexicain tarde à prendre son envol mais la deuxième partie est délicieusement malsaine quant à l'évolution du bébé et surtout l'état psychique de la grand-mère. Malgré quelques longueurs, ce drame de Michel Franco suscite de l'émotion et franchit les limites de la morale pur notre plus grande délectation avec des scènes dures mais un ensemble qui mérite le visionnage.
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1,5
Publiée le 10 juillet 2021
Il n'y a pas grand-chose à dire sur Les Filles d'Avril. Le jeu d'acteur était bon mais c'est la seule chose à moitié décente qu'il ait. Le reste est au mieux risible et ridicule. Valerie était le seul personnage avec des émotions apparemment humaines. Clara était juste là a se demander ce qu'elle faisait dans cette histoire. Mateo était aussi stupide que les gens peuvent l'être un peu plus et il serait un dauphin. La mère est la cerise sur le gâteau. Elle est tout simplement cliniquement folle et le film ne prend pas la peine de nous donner une conclusion sur ce qui se passe dans sa tête. En ce qui concerne l'intrigue il ne se passe pas grand-chose. Dans ce film nous sommes témoins des pires parents sur terre et c'est tout...
On ne peut que penser à Michael Haneke par l'extrême rigueur clinique de la mise en scène et la distanciation avec laquelle chaque personnage est traité. Mais, malgré la lumière aveuglante qui les entoure en permanence (travail admirable d'Yves Cape), ceux ci et surtout leurs motivations restent physiquement et définitivement dans l'ombre et le spectateur, quant à lui, un peu en dehors des enjeux, juste fasciné par les névroses qui irriguent tout le film. Emma Suarez, beaucoup plus solaire qu'Isabelle Huppert, n'en dégage pas moins la même ambiguïté et le même charme vénéneux.
Une mère et sa fille qui se ressemblent dans leur égoïsme, fourberie et l'antipathie pour l'autre. Un film censé de nous émouvoir mais finalement on est dégouté par cette famille. Nul !
C'est décevant. Le film semble adopter un ton réaliste au départ... pour nous offrir ensuite un développement illogique et injustifié. On commence par un drame familial subtil dans la mise en scène des interactions psychologiques et on se retrouve avec un personnage qui devient pervers et manipulateur comme un antagoniste de thriller. Le souci c'est que ce n'est pas un thriller, il n'y a pas de suspens ni d'intensité, le ton retenu est définitivement celui du drame réaliste. Si le but est de secouer ou déranger le spectateur, ce n'est pas réussi, le regard porté sur le sujet est trop froid, insuffisamment émotionnel pour que cela fonctionne. L'histoire n'est pas en rapport avec le ton adopté. Le film me perd plus qu'il ne me surprend. Aussi, la narration est difficile à suivre, spoiler: par exemple, est ce que la procédure d'adoption a été faite dans la légalité? On ne sait pas, nous avons juste vu des protagonistes signer des papiers, ce qui fait croire à un acte légal, mais à la fin Valeria est en mesure de faire appel aux services officiels pour obtenir gain de cause après voir constater en détail la réalité de la situation... Mais que s'est-il passé? On pourrait supposer que le réalisateur préfère développer en profondeur d'autres aspects du long-métrage, mais j'ai du mal savoir quoi. Et puis il y a un élément que je trouve incohérent : le moment durant lequel Avril demande de l'aide au père de Valeria. Cette scène nous fait croire que Avril a de bonnes intentions vis à vis de sa descendance, qu'elle cherche une solution raisonnable. Or, ce protagoniste va ensuite dérailler de façon imprévisible et inexpliquée. Elle commet un acte manifestement illégal et apparaît littéralement "névrosée". Le changement de comportement d'Avril m'a paru invraisemblable. Pire, elle fini par abandonner le bébé dans un bar alors que le début du film nous fait croire à une grand mère qui assure et assume des responsabilité. . Il ne reste que le jeu des actrices jouant Avril et Valeria pour me contenter. J'aurai probablement été moins critique avec ce film si je n'avais pas su qu'il avait été présenté au festival de Cannes. Pour quelle raison? La réalisation n'est pas mémorable et le scénario n'est ni subtil ni intelligent. Je note un regard froid et distancié sur le sujet. Le recul et la neutralité seraient plus pertinents s'ils s'accordaient avec un style réaliste ou documentaire.
Le film est présenté dans la presse comme l’histoire d’une jeune fille de 17 ans qui tente de survivre avec son bébé. Mais en réalité, le récit tourne davantage autour de sa mère, Avril, une manipulatrice. Pourtant, on ne comprend pas très bien comment elle parvient à manipuler son entourage. Dans la seconde moitié du film, j’ai eu du mal à rester accrochée, tant l’histoire devenait absurde, et je ne parvenais à m’attacher à aucun personnage. Il me semble toutefois que le réalisateur a délibérément choisi de construire une histoire où l’attachement aux personnages est difficile, voire impossible. Cela dit, le film reste très intéressant et pousse à la réflexion. J’ai particulièrement aimé la fin, qui renverse la situation tout en nous laissant nous interroger sur la suite…
La force de ce mélodrame repose beaucoup sur le jeu des acteurs: on reste scotchés par la performance de tous les acteurs qui jouent avec un naturel déconcertant. Pour le reste, je suis mitigée: il faut avoir l'esprit très ouvert et le coeur solide pour supporter une histoire aussi dérangeante voir révoltante et résister à l'envie de se lever de son siège avant la fin de la séance. Il est évident que Michel Franco a voulu choquer les esprits bien- pensants en abordant des thèmes difficiles tels les grossesses précoces, le kidnapping, l'abandon, l'indifférence familiale, l'immaturités des jeunes parents, l'infidélité, le mensonge...
Film carrément nul. Les personnages réagissent de manière complètement irréalistes. Je ne suis jamais rentré dans le film car on n'y croit pas. La scène la plus ridicule que j'ai trouvée étant la scène où la mère et Mateo se retrouvent dans l'hôtel avec le bébé et que Mateo se met à chialer comme un bébé et que finalement la mère pour le consoler ne trouve rien de mieux que de coucher avec lui. A éviter à tout prix.