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dagrey1
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3,5
Publiée le 16 août 2017
Valeria a 17 ans. Elle est enceinte, et amoureuse. D'un commun accord avec son petit ami, elle décide de garder l'enfant. Sa mère débarque et prend les choses en mains face aux insuffisances de Valeria. Celle ci la remplace progressivement dans son quotidien... jusqu'à devenir l'amant de son petit ami. Ensemble, ils fuient pour Mexico.
Les filles d'avril est un film de Michel Franco sorti en 2017. Il a obtenu le prix "un certain regard" au festival de Cannes 2017.
Ce film est une bonne surprise. Je l'ai vu alors qu'une relation me l'avait déconseillé et je me suis régalé devant ce thriller sentimental dérangeant qui frappe assez fort sur la famille en plongeant tout ce beau petit monde dans une tragédie quasi Shakespearienne suite à la naissance d'une petite fille.
Personne n'est épargné dans ce drame. Les femmes y sont immatures, tentatrices et égoistes. Que penser de l'instinct maternel alors que de mère en fille, on saccage le passé et le présent pour se construire une vie aux dépens de sa propre chair. Quant au seul homme présent dans cette aventure, il est faible, fait l'objet de sincérités successives et donne une image peu flatteuse du genre masculin.
On peut saluer l'interprétation d'Emma Suarez (Avril, la mère) très inquiétante en mère prédatrice et d'Ana Valeria Becerril, successivement agaçante en jeune mère immature et tenace en mère courage.
Le cinéma n'étant pas forcément fait pour divertir, le film de Michel franco réussi à générer le malaise. En règle générale les hommes détesteront ce film car il les montre sous un très mauvais jour : immatures et lâches. Les femmes regarderont ce film sous un angle ambivalent, se demandant si Avril est folle ou tout simplement aimante envers ses filles. Mickael Haneke n'est pas loin, Juno, non plus. Le plus surprenant dans la psychologie d'Avril n'est-il pas de vouloir rester éternellement jeune en s'appropriant l'enfant et l'homme de sa propre fille ?
Vraiment , je suis emu et eblouit a la sortie de ce film. Cette actrice vue dans Julietta joue d une façon absolument sublime. Perturbant , boulversant cette histoire chaque scènes est un vrai delice et filmer magistralement. Monsieur Franco avait fait deja Daniel et Anna qui est dans mon pantheon et a qui je conseille . la on a le haut du pavé emotionel.
C'est un film assez dérangeant mais qui m'a plu dans sa globalité. Avril, la mère, va venir aider sa fille et son copain, mineurs et qui ont eu un enfant mais sont dépassés par les évènements. La mère va peu à peu s'accaparer l'enfant jusqu'à atteindre un point de non retour, jusqu'à aller dans la malsanité où on comprend qu'elle est tout simplement folle ou névrosée. Alors oui, ça peut surprendre mais c'est très bien réalisé et scénarisé. D'un autre côté, on va suivre le combat de Valéria la fille, qui va tout faire pour récupérer son enfant. De très bons acteur pour une histoire pour le moins, originale.
" les filles d'avril " récompensé par le prix du jury dans la sélection un certain regard au dernier festival de cannes est un film deregeant. En effet nous y suivons l'histoire d'avril ( emma suarez ) qui peu à peu va s accaparer de la vie de sa fille. Celle ci est quasi parfaite dans le rôle de la mère psychopathe dans ce drame social prenant.
le film vaut surtout pour les actrices si porte des rôles ambiguës qui émeuent et nous révulsee à la fois.la fin est un eu envoyé en 15 minutes et moins crédible que le début ou l insouciance de l ado au ventre et le côté protecteur limite angoissant de la mère .on se doute que l'histoire ne sera pas manichéenne.
Je suis très déçue : l'histoire n'est pas crédible , rien n'est abouti, le comportement pathologique de la mère méritait mieux que cette fin qui n'en est pas une..l'impression qui reste est celle d'un malaise profond sans explication .
Une bande-annonce alléchante pour un résultat décevant. Malgré un casting impeccable (la jeune Ana Valeria Becerril en particulier, épatante), le film souffre d'un solide manque de réalisme. Difficile de croire en cette mère, qui au début apparaît tout à fait saine (ses filles ne s'en méfient d'ailleurs pas, la figure maternelle est rassurante, à l'écoute, comme on suppose qu'elle a toujours été auparavant), puis qui vrille complètement. Cette "autre identité" n'est jamais expliquée, même si on perçoit que dans le passé, Avril a dû causer de grave problèmes (il suffit de voir l'accueil que lui réserve la famille de son ex-mari). Mais ses filles n'y voient rien : elles sont tendres et aimantes envers elle. Le film avance et on s'aperçoit qu'Avril est fêlée du bocal, totalement fêlée de chez fêlée (de quoi souffre-t-elle exactement, telle est la question - une fois encore, zéro réponse). Les scènes s'enchaînent et manquent de sens, de concret, de contexte. On dirait que le film a été coupé au montage, comme si on avait décidé de zapper des moments essentiels, qui auraient grandement aidé à la compréhension et à l'empathie. Empathie : difficile d'en avoir pour le personnage de Mateo, le petit copain de Valeria, la fille enceinte d'Avril. Supposé avoir 17 ans (on aurait pu le raser à blanc, le si joli garçon, ça aurait aidé, sa minorité ne saute pas aux yeux), l'acteur livre une prestation juste mais fadasse. Mateo est d'une mollesse et d'une stupidité abyssales, son rôle n'a aucune crédibilité, son comportement n'a ni queue ni tête, il est d'une crédulité risible. Niais ou naïf, je veux bien, mais là, c'est gros!! En général, le rythme est lent, le film tourne en rond, et se termine en queue de poisson, des personnages sont laissés à l'abandon, d'autres mis en lumière. C'est dommage, ça aurait pu être très très bien, vraiment dommage.
J'ai beaucoup aimé, le film joue dans un registre très original, avec je dois le dire, le souligner, un fait scénaristique peu banal entre les personnages. C'est bien interprété et l'on s'attache aux personnages (ce qui est toujours bon signe). La version originale donne l'occasion de réviser son espagnol. La réalisation assez sobre est quand même soignée et esthétique. le film a un certain rythme, et une belle lumière, mon seul regret étant el manque d'extérieurs sur cette ville mexicaine en bord de mer....Pour conclure, on passe un bon moment de cinéma, avec une situation familiale jamais vue et qui ne manque pas de piquant. A découvrir assez vite, je pense.
Du bon et surtout du moins bon je trouve. L'actrice Emma Suarez et convaincante, ce n'est malheureusement pas le cas des autres autour d'elle. Pour le scénario c'est pas mal, on peux facilement deviner "l'irréparable" de la mère et pourtant d'autres rebondissement nous surprennes. C'est assez dérangeant mais pas moins intéressant quand on a le point de vue de l'adolescente notamment, mais pour le reste j'ai trouvé ça assez plat (dialogue, réalisation, twist final ?). c'est une fin comme on les aimes ou pas, mais ça ne rehausse en rien la qualité du film, dommage.
En 2012, Despuès de Lucia avait été, pour moi, l’un des pires films de l’année. Je n’avais donc pas vu le suivant de Michel Franco. En fait, je suis allé voir Les filles d’Avril après en avoir eu de bons échos et ne sachant pas que c’était son nouveau film. Hasard donc. Contre toute attente, j’ai beaucoup aimé. D’entrée, j’ai trouvé cela intriguant. Même si ça part dans le drame familial plutôt gentiment. Lentement, le récit glisse vers quelque chose de plus en plus dérangeant, voir pervers, qui finit par nous glacer le sang. La mise en scène du mexicain est toujours aussi froide, voir austère, mais l’ensemble a quelque chose de très touchant, tout autant qu’effrayant, et en tout cas haletant. Cela monte en puissance jusqu’à un final inattendu et finalement logique. L’interprétation de Emma Suárez (Julieta) est sans faille, elle est vraiment parfaite. Le trio de jeunes acteurs mexicains est au diapason. Ils trouvent tous là leur premier rôle et sont très convaincants. Un film fort donc, parfaitement maitrisé sur tous les plans, d’où on ressort avec un certain malaise. Une bonne surprise et un réalisateur qui remonte dans mon estime.
C'est vraiment une histoire terrible, dramatique, perturbante. Une fille de 17 ans est en couple avec son copain du même âge et ils viennent d'avoir un enfant. Elle vit avec son copain dans le même logement que sa demi soeur d'environ 28 ans. La maman de ces deux jeunes femmes, 45 ans environ, accepte cette maternité. Tout le monde au début semble sérieux et normal. Le gros souci c'est que la jeune fille de 17 et son copain sont immatures et sont complètement chamboulés par cette naissance et ont du mal à s'occuper convenablement de leur enfant. La maman de la jeune fille va prendre les choses en main et tout va déraper. Elle va juger que les parents du bébé ne sont pas capables de s'en occuper, elle va s'accaparer l'enfant et comble de l'horreur coucher avec le copain de sa fille (donc le père du bébé). Le pire c'est qu'elle va déménager ailleurs avec le bébé et le copain de sa fille qui est consentant. Pendant ce temps la jeune fille de 17 ans être complètement dévastée et va tout faire pour retrouver leurs traces et récupérer sa fille. C'est vraiment une histoire hallucinante et perturbante. Aussi la fin est pénible car spoiler: que ce soit la jeune fille de 17 ans et sa maman de 45 ans, toutes les deux deviennent complètement folles et vont agir de façon terrible et incroyable . Quoi qu'il en soit, c'est un très bon film prenant, angoissant, captivant.
L’histoire est dérangeante, presque irréelle et pourtant ce genre de situations plus ou moins graduées ne doit pas manquer de peupler des foyers quand la zizanie s’installe autour d’une névrose que d’autres symptômes psychologiques alimentent presque inconsciemment. L’histoire de cette femme qui devant l’incapacité de sa cadette à élever l’enfant qu’elle vient d’avoir avec un compagnon tout aussi jeune (17 ans) prend en charge l’avenir du nourrisson. De manière brutale et inconsidérée, malgré les apparences favorables à cette démarche de prévention. Plutôt que d’en révéler le pourquoi et le comment, il faut laisser le spectateur suivre si possible le réalisateur qui également scénariste double la mise dans l’inconvenance et la cruauté des sentiments ravalés à la folie d’une grand-mère . Redevenue mère , elle efface tout autour d’elle toute possibilité de révolte. Emma Suarez, plus agréable quand elle est la maman de « Julieta » est matrone, mante religieuse insupportable, mais si vraie dans sa recherche d’amour et de certitude. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Voici un film particulièrement dérangeant, dont on ressort assez mal à l'aise. Il faut dire que l'héroïne du film, celle qui crève l'écran, qui rend les autres personnages insipides, incarnée brillament par Emma Suárez (Avril), nous donne à voir combien la perversion maternelle peut être sans limites. Le génie pervers se déploie dans tous ses linéaments : absence de prises en compte des frontières générationnelles, absence totale de loyauté envers ses filles, qu'elles objectalise à loisir. L'ainée d'un premier lit est dépressive. L'apathie, l'embonpoint, le tabagisme et le grignotage en figurent l'ampleur. La cadette, adolescente de dix-sept ans, est enceinte. Amoureuse de son petit ami, tous deux décident de garder l'enfant, mais se révèlent très vite dépassés par la situation. Avril, quitte très vite sa position de grand-mère et rapte en quelque sorte, la responsablité de sa petite-fille. C'est elle qui désire et désire être désirable durant le film. Même si l'on est scandalisé par ses prises de pouvoir, ses positionnements troubles, ses conquêtes inadaptées, il n'en demeure pas moins qu'elle occupe le devant de la scène. Les autres personnages restent ternes. Il faudra attendre l'ultime scène pour qu'enfin le cercle infernal soit rompu. Quel en sera le prix à payer pour le bébé en devenir, l'histoire ne nous le dit pas...
Ca pourrait ressembler à une famille normale, sinon qu'elle est très aisée. Valéria, une jeune fille de 17 ans, attend un bébé. Elle ne se prive pas de désinvolture auprès de sa sœur avec laquelle elle vit, notamment avec son jeune amant. Puis l'enfant survient et c'est tout l'équilibre familial qui s'écroule. "Les filles d'Avril" est un film ambigu à bien des égards. Ambigu parce que les places de la mère et des deux filles se brouillent en permanence, au point où le spectateur doute en début de film, de la relation qui unit les deux sœurs. C'est ensuite un film habile sur la manipulation psychologique. Avril est incarnée par une Emma Suarez absolument fantastique. On est loin de la jeune héroïne timorée d'Almodovar. Elle incarne une femme sévère, obsédée par la peur du vieillissement, et surtout d'une rare perversion. On frémit en permanence face à la puissance machiavélique de la femme. Pour autant, le scénario souffre d'un véritable défaut de vraisemblance. Même au Mexique, on doute de la déconcertante facilité avec laquelle des enfants peuvent être donnés à l'adoption. De même, le récit semble assez peu réaliste. Néanmoins, l'interprétation étonnante de virtuosité des actrices parviennent à rendre le récit sinon crédible, en tous les cas furieusement addictif.