L'Atelier
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Eselce

1 625 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 mars 2018
Un atelier d'écriture où des jeunes sont réunis autour d'une femme écrivain qui va les amener à réfléchir et à faire un brainstorming sur un roman noir. Globalement déçu, le film traite de la radicalisation chez un jeune en particulier avec une évocation claire des attentats de Paris, notamment celui de Bataclan. Aucune attache avec le personnage dont la personnalité forte et la violence des propos et des actes se font sentir. Pas davantage avec le femme écrivain qui cherche vaguement à le comprendre mais joue la neutralité dans le groupe. En dehors de quelques scènes de confrontation clichés sur le racisme, peu de choses intéressantes.
Raphael G.
Raphael G.

6 abonnés 35 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 mars 2018
Malgré le beau paysage de ma ville, ce " film" moraliste et militant fatigue vite, pas de scénario , le néant, juste un prétexte pour nous dire que dieudonné et zemmour ben ils sont pas gentils!
Gentilbordelais

404 abonnés 3 584 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mars 2018
entre documentaire et fiction,"l'atelier" montre le mal être et la colère d'une certaine jeunesse, jusqu'à une possible radicalisation. l'aspect psychologique est bien senti mais cette évocation aurait pu être davantage creusée, laissant au spectateur des questions sans réponses. dans un cadre agréable, M. Foïs est une fois de plus très juste et convaincante.
FaRem

10 595 abonnés 11 636 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2018
Presque 10 ans après "Entre les murs", Laurent Cantet consacre un nouveau film à des jeunes et dresse le portrait d'une génération abandonnée, perdue et désorientée. Le cadre n'est plus le même puisque la salle de classe est remplacée par la ville de La Ciotat, ou plutôt quelques endroits bien choisis, qui est le théâtre de ces nombreux échanges forts, intéressants, variés et stimulants. Olivia va essayer de tirer le meilleur de ces jeunes qui ont tous quelque chose de différent à proposer, mais c'est surtout Antoine qui va attirer son attention notamment par sa discrétion, mais aussi par ses idées extrémistes. Le réalisateur délaisse peu à peu le groupe pour se concentrer sur ce duo intergénérationnel dont la relation va servir de fil rouge au récit. Une relation d'une certaine façon fascinante, car les deux n'attendent pas la même chose de l'autre ce qui peut faire basculer l'histoire dans un sens comme dans l'autre, mais aussi vers un différent registre comme on le remarque au fil des minutes. "L'atelier" est un film assez intense malgré le cadre apaisant, plein d'humanité, mais aussi bienveillant puisque le réalisateur ne juge jamais. Le final est un peu décevant, mais sinon, c'est un bon film qui doit beaucoup à ces acteurs pour la plupart amateurs et à ce duo saisissant.
M#C
M#C

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2018
L'Atelier est un film qui rempli toutes attentes d'un film français de qualité. Sur fond de carte postale du sud de la France, nous suivons la vie d'un groupe de jeunes adultes dont l'atelier propose un travail d'écriture sur le passé de leur ville. Des les premières minutes, nous nous intéressons aux personnage d'Olivia, romancière qui tente de donner le goût de l'écriture à ces jeunes. De même, nous ressentons rapidement toute la complexité du personnage d'Antoine, jeune adolescent exclu du groupe , dont la confrontation avec les autres attisera la curiosité d'Olivia. Antoine ne semble pas trouver sa place dans ce monde ennuyeux où il ne peut jamais ressentir de sensations extrêmes. Il avance tout au long du film sur une corde raide dont le spectateur se demande à quel instant elle pourrait rompre. Nous sommes rapidement plongés dans la relation particulière qui se crée entre ces deux personnages que tout oppose. Olivia semble fascinée par ce jeune homme dont la violence et la haine isolent des autres. En outre, les témoignages, les discussions, les déchirements de ce groupe hétéroclite au cours de l'atelier suscite une émotion au spectateur et donne une plus grande profondeur au film. Finalement, le film nous laisse sur une scène plus que mystérieuse où la plupart de nos questions restent incomprises. Mais peut on réellement comprendre l'âme tourmenté d'Antoine?
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 février 2018
Marina Foïs interprète parfaitement le rôle de la romancière, elle a les mots, la "verve", de la répartie à défendre, démontrer, ou justifier les idées des jeunes en insertion. Maintenant, ce dont j'ai eu beaucoup plus de mal à comprendre c'est l'affront entre Marina Foïs & Matthieu Lucci dans le film. On sent toute cette colère qu'à Antoine, la manière dont il a à s'énerver, "s'enflammer" sur des sujets sensibles. On se demande d'où lui vient cette colère, et surtout si toute cette violence ne le séduirait pas en quelque sorte. Antoine, reste un personnage renfermé, mystérieux, spoiler: et l'action ou il force avec une arme la romancière a l’emmené dans un lieu bien précis à l'insu de celle-ci. Là, encore, dans quel but ? Je n'ai pas compris la scène.
. Dans l'ensemble, le départ de ce divertissement, est plutôt bien réussi, mais plus on se rapproche de la fin, plus des questions fusent, sans réponse. Je ne suis pas arrivé à profiler Antoine, et j'ai l’impression que la romancière non plus. L'aboutissant qu'a voulu nous montrer le réalisateur, me semble encore inconnu. Et je reste frustré de ne pas comprendre ce jeune homme, et ce que la romancière lui trouve, et ce qu'elle cherche à découvrir de lui. Est-elle fascinée ? Parce qu'Antoine lui paraît être un garçon bien plus intelligent qu'il n'y paraît ?
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 janvier 2018
J'attendais avec impatience de voir comment le film se termine. Je m'attendais à quelque chose d'innatendu. En fait il ne bouge pas beaucoup, c'est ennuyeux malheureusement.
Bernard D.
Bernard D.

130 abonnés 613 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2018
Je sors un peu déçu de « L’atelier » de Laurent Cantet qui avait déjà présenté en 2008 un film/documentaire sur les difficultés d’enseigner dans des classes nombreuses avec de multiples identités culturelles, son film « Entre les murs » avait reçu une palme d’Or à Cannes.
L’histoire de ce nouveau film est intéressante même si peu probable : une romancière célèbre, Olivia (Marina Foïs), doit animer à la Ciotat un atelier d’écriture auprès de 7 jeunes adolescents en « fracture sociale » ou « en insertion » comme on dit pudiquement de nos jours, issus de différentes ethnies et cultures. Très rapidement, l’un d’entre eux, Antoine (Matthieu Lucci), va se démarquer par des propos agressifs dès qu’un des autres participants aborde une question portant sur l’identité ethnique/culturelle et politique telle que la radicalisation d’une part, et d’autre part il va proposer un sujet « gore » où un milliardaire se ferait assassiné dans un luxueux yacht alors que les 2 filles du groupe souhaitent plutôt écrire sur la nostalgie des grands chantiers navals de la Ciotat dans lesquels le grand-père algérien de l’une d’elles à trimer puis lutter avec les communistes près de 10 ans avant la fermeture du site devenu « un cimetière ».
Olivia perçoit très vite qu’une autre personne se cache derrière cet Antoine tantôt agressif, tantôt muet, accro de jeux vidéo de guerre, de musculation … avec comme seule détente nager au soleil dans les calanques. Aguerri aux idées ultras de son cousin, Antoine va rapidement choquer le groupe (« dépasser la ligne rouge ») en disant qu’on peut tuer quelqu’un juste pour le plaisir de tuer, « de tirer dans le tas » comme au Bataclan. Olivia va essayer de percer cette muraille qui dit « ne pas avoir besoin d’aide » mais elle va se prendre à son propre jeu à vouloir comprendre le pourquoi/comment de la personnalité de ce jeune paumé sans espoir qui passe son temps à tuer le temps, « un animal qu’il faudrait dresser » … car en fait ceci lui permettra d’enrichir le personnage d’un nouveau roman qu’elle est en train d’écrire. D’ailleurs Antoine lui dira même « qu’elle le vampirise … pour se faire du fric ! ». Après un début de film à mon sens un peu trop lent et des scènes de disputes entre les jeunes un peu « surfaites », fort heureusement cette confrontation Olivia - Antoine va aller crescendo et aboutir à quelques scènes très poignantes.
Comme d’habitude Marina Foïs est superbe dans son interprétation et le jeune Matthieu Lucci dont c’est le premier rôle est surprenant, prometteur … avec peut-être un premier à la clef ?
Si je suis sorti un peu déçu de ce film qui permet aux personnes âgées et aux « bobos parisiens » comme Olivia) de mieux percevoir le désarroi de ces jeunes (cf. le monologue final d’Antoine), c’est essentiellement à cause de la dernière scène qui vient à mon avis trop « édulcorer » le propos engagé de ce film … dommage à mon sens !
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2017
Près de 10 ans après sa Palme d'or pour Entre les murs, dans lequel il était déjà question de la jeunesse contemporaine hexagonale, Laurent Cantet nous revient avec ce superbe film sur l'adolescence française d'aujourd'hui, dans un contexte encore plus lourd qu'il y a quelques années. Car si la crise économique est toujours d'actualité, la multiplication des attentats et l'accroissement des tensions n'ont fait que fracturer un peu davantage la société. Porté par une Marina Foïs et des jeunes acteurs non-professionnels incroyables – Matthieu Lucci est juste éblouissant – le cinéaste pose sa caméra à La Ciotat et propose une photographie d'une grande intelligence sur une jeunesse désabusée, trop tôt fatiguée et qui se morfond dans un ennui terrible. Mais au-delà de l'analyse sociale, ce long-métrage nous embarque dans sa seconde partie sur des chemins de traverse inattendus, et s'évertue à entrechoquer réalité et fiction, tout en opérant un travail remarquable sur un aspect plus intime de l'adolescence, s'intéressant aux rapports aux corps, à l'ambiguïté du sentiment amoureux et à la construction de l'identité politique. Une vraie réussite.
gimliamideselfes

3 441 abonnés 4 015 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2017
J'aime beaucoup le cinéma de Laurent Cantet, notamment Entre les murs et Foxfire et j'attendais beaucoup de cet Atelier. J'imaginais voir une sorte d'Entre les murs mais au soleil du sud de la France. Sauf que bien vite Cantet va dévier de ce dispositif qu'il connaît déjà et que nous spectateurs connaissons aussi également, mais je ne trouve pas nécessaire que ce déviation soit des plus pertinente.

En effet on va donc suivre une jeune qui n'est pas d'accord avec les autres membres de l'atelier sur la direction que le roman qu'ils doivent écrire doit prendre. Le problème est que la violence que semblent ressentir les autres je ne la sens pas, son texte qui fait polémique dans le film car il serait complaisant avec le meurtrier ne me choque absolument pas. En outre, je pense qu'il a raison, qu'il est difficile de décrire un meurtre si on n'a pas soi-même pensé à tuer et que si on écrit sans avoir cette envie de meurtre et bien nos meurtres fictifs vont paraître faux, sophistiqués, mais sans jamais réussir à faire voir au lecteur ce qu'il se passe dans la tête d'un meurtrier.

Mais en suivant ce jeune Cantet va aller trop loin, sa relation avec Marina Foïs va devenir un peu trop écrite et on perd la spontanéité qui faisait le charme et le qualité du film. En fait j'ai l'impression que chaque scène, sauf quelques unes qui suivent Antoine, sont indépendamment très bonnes, vraiment libres, où la discussion est à chaque fois intéressante, où les réactions sont vraies, mais que le tout mit bout à bout me semble parfois dire des choses un peu éculées.

Par exemple le film s'ouvre sur The Witcher 3, pas quelqu'un qui joue, mais juste Geralt qui parcourt Skellige et qui se met se battre dans le vide et la scène dure plusieurs secondes. Cantet montre ce qui se passe dans le jeu, il prend le temps. Il fait de même avec tout. Mais vu que le thème du film est la violence chez ce jeune, est-ce-que l'on n'a pas là un vieux serpent de mer sur les jeux vidéos qui rendent violents ? Sauf si on est sur l'ennui, lorsqu'on s'ennuie dans The Witcher, que l'on a fini d'admirer les magnifiques paysages, comme le héros de notre film, on se met à tirer dans le vide, à se battre contre un ennemi imaginaire, juste comme ça, pour passer le temps.

Il en va de même pour ce que peut dire Foïs, où j'ai l'impression d'avoir Cantet qui nous dit : « j'ai écrit un personnage raciste, mais en fait c'est pas moi, j'ai le droit d'écrire un personnage raciste pour le critiquer ». Bon heureusement le film est plus subtil que cela et on se prend vraiment à apprécier le personnage d'Antoine pour ce qu'il est, quelqu'un qui a besoin de bouger, qui s'ennuie, qui doit faire quelque chose.

Aussi, je ne sais pas si le choix de la Ciotat est anodin... alors forcément on pense au film des frères Lumière, mais pas que, je pense surtout à ce chantier naval, on a clairement un film qui est là pour casser certaines thèses d'extrême droite en plaçant les immigrés dans le camps des travailleurs qui ont tout perdu lorsque le chantier naval a fermé, mais sans forcément la jouer moralisateur.

Le film pose les bonnes questions sur ce que c'est que d'être jeune et de ne plus trouver sa place dans un monde où tout semble foutre le camp.

Donc je suis un peu partagé, car le film est vraiment bien sous certains aspects, notamment le discours final d'Antoine et la réaction des autres est vraiment très bonne, tout comme la scène finale, mais que parfois ça va trop loin, lorsqu'on suit Antoine et ses amis aller essayer des armes, espionner, ou aller encore plus loin... j'ai l'impression qu'on sort du cinéma naturaliste que j'aime chez Cantet, ce moment où il n'y a pas réellement d'intrigue, où on suit juste des personnages intéressants parce qu'ils existent en vrai.

Mais ça reste un bon moment malgré tout.
Romain C.
Romain C.

93 abonnés 867 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 novembre 2017
L'atelier est un très beau film boulversant . C'est donc un film dramatique (et politique ).
Le sujet est d'actualité, réaliste et est très bien réusssi .
L'histoire a des rebondissements et des surprises en restant claire et cohérent.
Des personnages très bien fait.
Un scénario logique et efficace.
Le dialogue est très bon aussi.
Marina Foïs est vraiment une très grande actrice pleine de talent et Matthieu Lucci est une très bonne découverte car il joue très bien donc est tout à fait crédible: un acteur prometteur.
Didier L
Didier L

38 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2017
De "L'atelier", on retient, en tout premier lieu, un scénario brillant (signé Laurent Cantet et Robin Campillo) d'une densité rare, brassant les thèmes sur les maux de la jeunesse, la radicalisation, le vivre-ensemble, la mort programmée du prolétariat, tout en gardant une incroyable fluidité dans les échanges lors de l'atelier d'écriture. Laurent Cantet, fidèle à son cinéma, ne juge jamais ses personnages mais donne plutôt à voir comment ils essaient de survivre dans un monde qui les rejette en ancrant toujours sa mise en scène dans le réel. Si Marina Foïs confirme sa présence à la fois douce et déterminée, la révélation du film est le jeune Matthieu Lucci dont le magnétisme n'est pas sans rappeler celle de Rod Paradot dans "La tête haute".
Cinéphilion
Cinéphilion

71 abonnés 201 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 novembre 2017
Pensé par le réalisateur d’ « Entre Les Murs » et porté par la star d’ « Irréprochable », la symbiose entre Marina Foïs et Laurent Cantet résulte sur « L’Atelier », un docu-fiction fièrement porté jusqu’à Cannes.
Marseille et sa région provençale sont un premier choix adéquat relatif à la trame. Souvent perçue comme un cadre de vacances ensoleillé et dépaysant, la zone souffre d’une immigration massive en plus d’un mode de vie encré dans le paraître où l’autre ne compte pas. Ce contexte social s’impose peu à peu dans la relation entre chacun des protagonistes et plus particulièrement sur Antoine, adolescent solitaire et perdu, encore quête de repères.
L’atelier d’écriture pose un contexte d’interactions entre plusieurs jeunes français d’origines et d’ethnies diverses. Unis par la représentation de la même génération, chacun à sa manière est écorché vif par les fondements d’une société perdue. Les séances de rédaction au début du film sont alors remplies de réflexion contemporaines au moyen d’une imagination insoupçonnée.
La technique d’approche découle sur un docu-fiction, un scénario fictif qui frise l’approfondissement documentaire non-véritable. Le reportage vire à une enquête sociologique sur ce que nous pourrions qualifier comme « Le Mal du Siècle », un second titre sûrement pensé mais non assumé. Ce genre un peu particulier limite tout de même l’accessibilité au grand public.
Bien que le sujet de la radicalisation soit évoqué, le réalisateur sort intelligemment du schéma islamiste pour y développer une réflexion sur un canal d’extrême droite. A coups de crayons, Laurent Cantet les métaphorise en un coup de poing, traduction du mal-être d’une génération.
Gare aux rigoureux qui verront le film, la toute première image pouvant paraître hors sujet n’est autre qu’une allégorie des plus explicites, représentative du final.
Bilan : Le docu-fiction, un genre limité mais assumé dans « L’Atelier », un film coup de poing significatif d’une génération.
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Jean-Patrick Lerendu
Jean-Patrick Lerendu

16 abonnés 152 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2017
Marina Foîs , écrivain a accepté de prendre en charge des jeunes en recherche d'emploi à qui elle demande d'écrire un roman. Alors que l'un d'eux semble flirter avec des sentiments d’extrême-droite, le roman s'écrit peu à peu. Bonne interprétation.
Jacotre
Jacotre

4 abonnés 145 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2017
Ce film nous livre une vision très forte et très pertinente d'une certaine jeunesse. Pas celle des écoles de commerce, ni des facs. Non, celle qui essaie de survivre dans un monde ne lui laissant pas la place qu'elle mérite. Les dialogues sont bien vus: réalistes et percutants. L'approche psychologique d'Antoine est d'une grande force. Ce personnage s'entoure de mystère et d'énigme, sans que l'on réussisse jamais à le percer à jour. Ce huis clos laisse le spectateur perplexe, chacun en sortant avec ses interprétations et ses hypothèses, gage non de l'obscurité de ce qui se joue, mais de la complexité de l'âme humaine.
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