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Reverdy
27 abonnés
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4,0
Publiée le 28 mai 2017
C'est un thriller très ambigu, qui joue sur les apparences, nous embarque vers de fausses routes entre rêve et réalité. Un film à la Paul Auster : Ozon joue vraiment avec le spectateur. Qui est névrosé ? Qui est double ? C'est un film aussi sur l'identité, la gémellité et ses labyrinthes. Marina Vacth excelle dans ce rôle, et nous ravie par son jeu très sensuelle, qui rend son personnage mystérieux, fragile et en même temps subversif. A vrai dire, je ne pense avoir tout compris : des plans du film mériteraient d'être travaillés, tant ce film est mystérieux, et nous plonge dans l'inconscient du personnage jouée par Marina Vacth. Cependant la fin est un peu facile, et un peu trop appuyée, mais on pardonnera aisément à François Ozon tant son film est réussi.
François Ozon aurait mérité le prix de la mise en scène à Cannes pour ce thriller psychologique. Étonnant fondu enchaîné entre le sexe et l'oeil de Marine Vacth probable référence à Georges Bataille. On arrive à accepter l'idée d'un double Jeremy Renier par un simple artifice de coiffure. Les jeux de miroirs sont aussi très malins. On sort du film en se posant plein de questions sur ce qui était réel et ce qui était seulement dans la tête de Marine Vacth.
J'ai pris quelques jours de réflexion avant de rédiger mon avis, tant ce film est déroutant. Tout commence par les séances de psychothérapie de Chloé que nous apprenons à connaître au travers de ses consultations. Et puis voilà, un lien affectif se crée entre le médecin et sa patiente... ce qui interdit au premier de continuer à suivre la seconde et c'est dès l'emménagent du couple que les choses se brouillent. Qu'est-ce qu'un amant double? Un homme avec une femme et une maîtresse? Deux hommes qui aiment la même femme? Autre chose? Je peux seulement me permettre de dire que le voile se déchire à la fin du film et que ce thriller, qui mérite bien son nom puisqu'il nous tient en haleine pendant 1h45, navigue entre objectivité et subjectivité. J'ai bien aimé ce fim dont les rôles principaux ont magistralement joués, mais il faut s'attendre être surpris, voire dérouté.
Il fut un temps où les cinéastes français ne montraient pas à l'envi leurs références cinéphiliques exacerbées. Ce temps est révolu et un d'entre eux, parmi les plus célèbres et aussi les plus surestimés, affiche sans la moindre pudeur comme il est dit dans les commentaires ci-dessous ses nombreuses citations (dont pour moi la plus liée à Brian de Palma). Manifestement, excepté le beau Sous le sable, François Ozon me semble bien plus à l'aise dans ses films de "distraction" (Huit femmes, Potiche) que lorsqu'il se prend au sérieux. Car là, nous sommes dans l'abîme de la cinéphilie. Le film est raté du début à la fin, ennuyeux, prévisible jusqu'à la caricature spoiler: (la scène du coeur) , aux dialogues verbeux insupportables et à la mise en scène (bien qu'Ozon garde parfois quelques savoirs faire) d'une rare platitude. Jérémy Régnier surjoue, Marine Vagt est aussi sexy qu'un poteau télégraphique et a l'expressivité de la plante verte. Le film est parfois risible dont la fausse inquiétude lorgne vainement vers Roman Polanski. Rien ou presque n'existe dans L'amant double, film brouillon inachevé et bâclé, dont on se demande ce qu'il faisait dans la sélection officielle de Cannes.
Un film décevant, pseudo thriller psychologico-érotique, vaguement ennuyeux, un peu glauque, même pas sauvé par sa beauté formelle ou la prestation, pourtant excellente, des deux acteurs principaux. Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
Il faut un long moment pour atteindre l'autre rive avec ce film...
François Ozon est un grand réalisateur de cinéma qui sait mener le spectateur en bateau Ici, avec ce film, le bateau en question est un catamaran. Le spectateur passe d'une coque à l'autre et d'un gouvernail à l'autre. Comme le font les marins sur ce genre de bateau qui traversent régulièrement le catamaran en marchant sur un filet avec la mer qui défile sous leurs pas. Comme une évidence... Le double, son double. Ce qu'on est, ce qu'on laisse paraître. Sa féminité et sa masculinité. Le dédoublement de personnalité. Ce qu'on croit savoir de l'autre et qui n'est pas. Et leurs déclinaisons maladives: La schizophrénie. La paranoïa... Etc... Autant de sujets abordés dans ce film avec maestria.
Le personnage féminin en souffrance va voir un psychiatre et entre dans le processus de guérison long et fastidieux au cours duquel elle va traverser les affres de la douleur liée à ce qui la mine de l'intérieur. Son doublon, son double, sa perte, la fin du cauchemar passera par un travail sur soi éprouvant mais salvateur.
Ozon ose. Il ose mettre en image ce genre de sujet. C'est du grand art. La mise en scène est prodigieusement intelligente et les images portent en elles tout son talent. Une parfaite symétrie dans les travelling et les décors. Le double est présent dans pratiquement chaque image. La photographie est grandiose. Les acteurs sont bons.
Pourquoi n'a-t-il pas eu un prix à Cannes ?
Bonne question. Il en aura, ailleurs, avec ce film ou un autre...
Un film prenant et mis en scène avec dextérité et passion, hélas le scénario assez complexe et kaléidoscopique n'arrive pas à nous surprendre autant qu'on le souhaiterais, c'est dommage car les acteurs sont impeccable et très investi. Très intéressant et à voir.
Synthèse brillante des thèmes chers à François Ozon par le prisme inédit chez lui d'un thriller sulfureux et angoissant. Les références aux cinémas d'Hitchcock, Cronenberg et même Verhoeven participent à l'ampleur, la flamboyance visuelle et psychique de cet Amant double. Organique, la fureur de la chair est ici plus que jamais présente autour du couple Marina Vacth - Jérémie Renier, qui retrouve un rôle principal chez Ozon depuis ... Les Amants criminels.
François Ozon nous propose un film psychanalytique où les ombres de Cronenberg et de Lynch planent de bout en bout... C'est sulfureux, glauque, intrigant, malsain, totalement maîtrisé visuellement (les nombreux plans de miroirs...). Le film est réservé à un public averti, l'interdiction au moins de 12 ans n'est pas suffisante à mon avis...
Si OZON n'invente rien (univers assez proche de la filmographie de DE PALMA ou du "Rosemary's baby de POLANSKI), il parvient à distiller une atmosphère oppressante et sensuelle croissante jusqu'au dénouement. Le travail sur la symétrie imparfaite est impressionnant mais devient un peu lourd à force de se montrer trop présent et surtout trop référencé. Une quête identitaire, théâtre des désirs et des obsessions dont le miroir brisé reflète la source de la névrose ou de la psychose, telle est la question...
Je ne m'attendais pas à un film aussi psychologique mais j'en suis ravie. Cette histoire explore le subconscient et les traumatismes via un scénario très maitrisé ainsi que des métaphores, le tout réalisé de façon très sensuelle. C'est un film dont on se perd jusqu'à comprendre toute sa subtilité à la fin et tout nous révèle ainsi censé. Le duo d'acteurs est impeccable, entre un Jérémy Renier jouant un double rôle, à la fois gentil, touchant mais aussi sans tact, cruel, et entre une Marie Vacth touchante et fragile. Qu'est-ce que réalité, qu'est-ce que fiction et surtout quelle est la raison ? C'est bien une des rares fois où je vais voir un film sans avoir vu la bande-annonce, simplement parce que j'apprécie les films de François Ozon, et je n'ai pas été déçue. Ce thriller érotique et psychologique peut déranger, mais il montre aussi le talent de ce réalisateur. Il ne plaira sûrement pas à tout le monde, mais pour ma part, j'ai été conquise.
Cinéaste aux multiples facettes (il est capable de réaliser des films aussi différents que Sitcom, Sous le sable, Huit Femmes, Ricky ou Frantz), François Ozon offre avec L’Amant double un thriller psychologique (voire psychotique) mené de main de maître. Marine Vacth et surtout Jérémy Renier sont tout à fait troublants et manipulent le spectateur d’un bout à l’autre du récit. Ce jeu avec le public provient aussi du travail visuel du cinéaste qui multiplie les effets de mise en scène travaillant sur la duplication (splits screens montrant le même acteur filmé sous deux angles différents, effets spéciaux reproduisant les acteurs…) et d’un scénario diabolique débutant comme un drame psychologique classique et évoluant petit à petit vers le film schizophrène. Avec cette plongée dans la folie, François Ozon nous prouve une fois de plus qu’il est un cinéaste capable d’évoluer dans des registres différents avec un talent égal et signe un excellent drame psychologique à mettre à côté de films tels que Répulsion ou Faux semblants.
Où comment une jeune femme tombant amoureuse de son psy apprend qu'il a un jumeau et comment elle va tenter d'en savoir plus. Une intrigue à tiroir complexe qui nous emmène dans le tréfond des entrailles de l'héroïnes au propre comme au figuré. La première image du film est d'une gratuité qui peut effrayé mais est symptomatique d'un public qui y voit qu'un thriller érotique alors que les scènes de sexe restent plutôt dans la suggestion. Ozon frappe un coup fort grâce aussi à une évolution du récit particulièrement retors , proche du fantastique. Site : Selenie
Vendu comme un thriller érotique, "L'Amant Double" est en fait bien plus que ça. Le film tend en effet avec bonheur vers le film d'horreur ou le cinéma fantastique, ce qui a d'ailleurs déconcerté une bonne partie des spectateurs présents dans la salle. S'appuyant sur une mise en scène organique et géométrique, Ozon surprend une fois encore.
Qu'on le veuille ou non François Ozon sait nous tricoter des intrigues atypiques, qui tournent toujours autour de la limite de la compréhension des choses, de notre perception des autres et de la réalité. Il se passe toujours quelque chose dans ses films, et l'Amant Double ne déroge pas à la règle.