2707 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
273 critiques spectateurs
5
22 critiques
4
55 critiques
3
65 critiques
2
59 critiques
1
33 critiques
0
39 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
zoupeurman
13 abonnés
328 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 6 juin 2017
Marine Vacth est resplendissante comme d'habitude. Son innocence tirée, étirée et déchirée finit par ennuyer le spectateur. François Ozon essaie de nous perdre dans un jeu de miroirs mais ne réussit qu'à agacer tant il ajoute couche d'illusion sur couche d'illusion.
Suite à des maux de ventre qu'elle subit depuis longtemps, Chloé décide de consulter un psychothérapeute. Après qu'ils se soient mis en couple et installés ensemble, elle se rend rapidement compte qu'il a un frère jumeau dont il ne lui a jamais parlé. Ce film met en place en ambiance mystérieuse efficace. Il traite de la thématique des jumeaux avec certains fantasmes qui peuvent y être liés et se montre très psychologique. La fin révèle spoiler: qu'en réalité la quasi-totalité de l'histoire se déroule dans l'inconscient de Chloé qui a été une "jumelle cannibale" .
Je suis un fidéle de François Ozon. J'apprécie la diversité et la qualité de son oeuvre. Avec l'amant double, Ozon nous entraîne dans un nouveau délire bourgeois. Comme d'habitude, interprétation exceptionnelle et esthétisme parfait. Sans plus...ni moins. Un peu froid un peu gratuit un peu vain. on pourra préférer Frantz qui présentait une épaisseur plus significative. Quel plaisir de revoir Jacqueline Bisset !!
je trouve que le fimm est null ! pas d événement pas d'histoire, les acteurs ne sont pas convaincants, les évènements ne sont pas lie on comprends rien du tout et la fin était horrible, je ne trouce aucun sense...je ne ne recommande a personne
Déception pour ce nouveau Ozon. Pourtant grande fan de ce réalisateur qui ose tous les terrains avec tjs autant d'originalité et talent. Il se perd ici dans les méandres pseudo-psy d'une femme. Rapidement, on décroche et on n'a que faire de la quête de vérité de Marina Vatch (par ailleurs magnifique mais qui devrait arrêter de minauder avec sa moue...répétitif dans ses films - néanmoins très belle et bonne actrice qui ose bcp!). Jérémy Régnier est égal à lui-même : plutôt bon. Le point fort reste tjs la réalisation intelligente et originale. La musique, le rythme voluptueux mais un poil trop long parfois. Le couple fait des étincelles mais les scènes érotiques sont parfois chic et choc pour l'esbroufe et ne servent pas l'intrigue à chaque fois mais que Ozon veut juste choquer ou se faire plaisir. On a la sensation que le visuel l'emporte sur le scénario. Sous couvert d'histoire alambiquée, on comprend surtout que c'est un suspens éventé avec une intrigue tirée par les cheveux qui finit dans un final vain. Dommage car l'idée aurait pu être bonne dans son traitement. Il manque le brio et l'intelligence habituelle. Next.
Rien à dire sur la forme, c'est magistral. Beautés des plans, précision des cadres, comédiens filmés comme des objets de luxe, et même quelques audaces comme ces double-écrans - lourdement signifiants mais joliment réalisés - pendant les séances de psy. Le reste est nul. Ozon se fout manifestement de son scénario et il a raison, car rien ne tient là-dedans. C'est inspiré de Joyce Carol Oates, ça pourrait être du Guy des Cars, roman de gare au raz des pâquerettes, drame bourgeois capillotracté qui veut jongler avec les doubles et les troubles mais qui s'embourbe après le premier quart d'heure dans du psychologisme abracadabrant, avec un esprit de sérieux qui cherche parfois à rester désinvolte mais qui manque trop d'humour et surtout de savoir-faire dans l'étrangeté et le dérangeant. On songe à "Faux semblants" (Cronenberg) ou à "Body Double" (De Palma) mais c'est toujours aux dépens d'Ozon, qui ne boxe pas dans la même catégorie. On imagine comment Lynch aurait pu nous faire rire et nous faire peur avec ces prémisses :il aurait tout envoyé valser, à commencer par le prosaïsme "qualité française" de ces dialogues ineptes et surabondants qui collent le film au chewing-gum d'un réalisme de mauvais téléfilm, malgré le talent visuel déployé. Un film pour rien.
Le revoilà donc, ce cher François Ozon qui a entrepris - le doute n'est plus permis - de nous surprendre à chaque nouveau film. Après le classicisme sage et teinté d'une douce mélancolie qui faisait tout le charme de "Frantz", voici donc l'impertinent et ultra-sophistiqué "Amant double" qui a de quoi troubler tant il prétend explorer le sous-sol de l'inconscient le plus sulfureux. Chloé est une jeune femme à la beauté parfaite : Marine Vacth en a la grâce, nous le savons depuis "Jeune et jolie". Mais à la jeune fille à la beauté solaire a succédé une femme hitchcockienne à souhait, toujours aussi ravissante mais cette fois porteuse de troubles intérieurs qui se révèlent dès les premières images. Mal de ventre, mal à l'âme : on a bien compris que cette belle personne va nous conduire à un redoutable "vertigo" ou si l'on préfère - en français dans le texte - à de terribles sueurs froides. Bref Chloé doit consulter un psychiatre : ce sera Jérémie Renier, toujours beau gosse, qui ne saura résister face à sa patiente à une pulsion sexuelle fort compréhensible. Mais un seul psychiatre ne saurait suffire : un autre va surgir qui n'est autre que... Enfin on aura vite compris le sens du titre qui eût pu se suffire à lui-même, n'était qu'il fallait peut-être aussi comprendre "l'amante double". Et les choses vont bougrement se compliquer. Peut-on clamer à l'issue de la projection que l'on aura tout compris ? Bien sûr que non, François Ozon souhaite du reste des lectures plurielles et si possible parfaitement antithétiques de son film. Il a raison : l'âme humaine est trouble et le thème du double invite à la plus grande prudence quand il s'agit de l'expliquer. Ce qu'on pourra affirmer en toute sûreté, c'est que le thème de la gémellité y est décliné sous toutes ses faces et qu'il alimente un film résolument fantastique. Ficelles, pourra-t-on s'exclamer ! Effectivement c'est là où le bât blesse : François Ozon rassemble de grosses ficelles et - en cela il est tout excusé - il s'en amuse. Certaines séquences frôlent le ridicule, mais là où d'autres eussent essuyé un fiasco, Ozon ne reculant devant aucune audace - comme il porte bien son nom ! - enfonce le clou et ose le jusqu'au-boutisme. Âmes sensibles qui vibrez au moindre petit choc cinématographique, abstenez-vous ! Et vous, très chers tartuffes qu'une pointe de sein saurait effaroucher, n'allez pas voir ce film où le dévêtu est de rigueur ! Au demeurant, si vous souhaitez voir un film intelligent à prendre au deuxième ou troisième degré et si vous vous sentez solides pour affronter quelques images-chocs, courez découvrir cet opus certes mineur dans l’œuvre du cinéaste, mais qui a de quoi vous ravir. Et vous aurez le plaisir de retrouver des actrices de grand talent telles que Jacqueline Bisset, Myriam Boyer et Dominique Reymond dans des rôles que l'on qualifie de seconds mais qui n'ont rien de négligeable. Car il faut bien reconnaître que si François Ozon aime à se dédoubler ou plutôt à se surmultiplier à chaque nouveau film, il est une chose qui se reconnaît entre toutes : sa patte qui est celle d'un extraordinaire metteur en scène qui sait tirer tout le parti des acteurs dont il s'entoure.
Synthèse brillante des thèmes chers à François Ozon par le prisme inédit chez lui d'un thriller sulfureux et angoissant. Les références aux cinémas d'Hitchcock, Cronenberg et même Verhoeven participent à l'ampleur, la flamboyance visuelle et psychique de cet Amant double. Organique, la fureur de la chair est ici plus que jamais présente autour du couple Marina Vacth - Jérémie Renier, qui retrouve un rôle principal chez Ozon depuis ... Les Amants criminels.
Avec l'amant double,Ozon s'attaque au fenret ultra calibré du thriller érotique pour offrir un film aussi chic que toc, assez peu sulfureux et trop ultra référencé pour convaincre. Si la mise en scène avec ses jeux de miroirs et de spirales évoque le giallo, l'intrigue à tiroirs renvoie aux oeuvre de De Palma tandis que la question de la gémellité fait écho au Dead Ringers de Cronenberg. Ozon multiplie les références sans jamais s'en affranchir, prisonnier d'un scénario creux et téléphoné dont le dénouement s'avèrera des plus clichés. Marine Vacht, sublime et magnétique, apporte indéniablement quelque chose à ce film pas insupportable à regarder mais dénué de réel intérêt.
Ozon porte décidément son nom ! Il ose tout et n'a peur de rien! La scène d'ouverture est totalement déstabilisante et m'a plongé directement dans le sujet.....freudien! les Amants doubles est un récit sur le fil du rasoir en permanence en équilibre, tel un funambule sur un fil tendu au dessus du grand canyon! D'un côté un film glauque érotique de genre machin chose, soit un recit amoureux fade et confus! Le film n'est pas un chef d'œuvre, mais la précision du scénario, l'excellence de la direction d'acteur et du montage, participe à un thriller digne de La Maison du docteur Edwardes de Hitchcock avec les rêves imaginés par Dali de Gregory Peck, tres impressionnant. Ou encore comme dans Nocturne animals où se mêle réalité et vie rêvé! Non il n'est pas question de rêve mais plutôt d'inconscient et d'un travail psychanalytique de l'héroïne. Mieux, Ozon formalise le travaille d'une patiente dans sa quête de franchir ses névroses avec son psychiatre ! Dans cette cinématique complexe où les personnalités se dédoublent se confondent dans une confusion maîtrisée par Ozon, les comédiens excellent! Jérémie renier est tétanisant de vérité tel Charles Boyer dans Hantise (Gaslight) de George Cukor. Enfin Marine Vacth "marionnette" de Ozon, donne à son personnage une dimension assez vénéneuse : d'une beauté troublante, aux formes enivrantes, elle oscille entre victime et bourreau . Le jeu d'acteur voulu par Ozon, louvoie entre arrogance à la mou séductrice et innocence à la souffrance intérieur réelle. Enfin la chute est particulièrement clair limpide et synthétique .... Avec pour vertus de tout remettre en place et d'éclairer mon âme de spectateur ..... Ozon il m'a bien manipulé !
"L'amant double", film de François Ozon en compétition lors du Festival de Cannes tout récent, est une adaptation très libre de "L'amour en double", un roman que Joyce Carol Oates a écrit il y a 30 ans sous le pseudonyme de Rosamond Smith. A la fin de ce film qui ne cesse de parler de la gémellité, on ne peut qu'être taraudé par une question concernant François Ozon : n'y aurait-il pas deux frères jumeaux cachés sous ce nom ? L'un à qui, à titre personnel, on reconnaitrait tous les talents, l'autre à qui on s'interdirait d'en reconnaître. Cela aurait le mérite d'expliquer le côté prolifique de ce réalisateur et, surtout, permettrait de comprendre qu'on puisse être un fan absolu de certains de ses films, "Frantz" par exemple, et qu'on fasse plus que rechigner à la vision de "Swimming Pool" et de "L'amant double". Dire que le film ne part pas de façon très satisfaisante est un euphémisme, mais ce n'est rien à côté de ce qui suit. En effet, assez vite, le film glisse vers le porno soft avec des scènes d'un ridi(cul)e achevé, le tout enrobé dans une psychologie de bazar et dégageant un ennui qui devient de plus en plus abyssal. Un conseil si vous rencontrez des gens que vous ne portez pas dans votre cœur : conseillez leur d'aller voir "L'amant double" !
C’est plus pour son esthétique léché et la prestation de ses deux acteurs principaux que L’Amant Double mérite d’être vu. Car au niveau de l’histoire nous sommes ici dans le thriller érotique téléphoné et pas franchement crédible. On aurait aimé tout de même un peu plus d’originalité de la part de François Ozon qui semble s’être satisfait de copier David Cronenberg et Denis Villeneuve sans apporter grand chose d’inédit à son récit.
L'Amant Double, j'ai beaucoup aimé, film surréaliste à la pensée philosophique Freudienne qui relie le sex au deuxième cerveau (le ventre ), un film prenant, belle musicalité, les acteurs Marine Vacth et Jérémie Renier, forment un binôme très investi corps et âme.