L'Amant Double
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2,8
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273 critiques spectateurs

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Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2017
Chloé a mal au ventre. Son ma; lui dit-on, est psychosomatique. Elle consulte un psychiatre, dont elle tombe amoureuse, qui l'aide à identifier le syndrome familial qui en était la cause. Mais, après que le jeune couple se sera installé ensemble, elle découvrira que son conjoint lui a caché un pan de sa vie.

Qui est François Ozon ? Le réalisateur le plus brillant de sa génération ? Ou un faiseur dont les énigmes prétentieuses se dégonflent comme des baudruches ?

Ce n'est pas "L'Amant double" qui permettra de trancher cette question qui accompagne peu ou prou la sortie de chacun des films d'une désormais bien remplie filmographie. "Sous le sable" ou "Swimming pool", "Jeune & jolie" ou "Frantz" sont, chacun à leur façon, suffisamment réussis pour susciter l'intérêt, mais un peu trop artificiels pour ne pas éveiller le soupçon.

Il y a certes du génie dans la façon dont Ozon campe ses personnages. Et une bonne part de provocation. Comme ce premier plan d'un sexe de femme fouillé par un spéculum, filmé en gros plan. L'ovale du sexe se confond dans celui de l’œil de Chloé, qui pleure sur la table d'examen de son gynécologue. Cette entrée en matière louche un peu trop du côté de "L'Origine du monde" pour surprendre. Mais, ces réserves levés, on se laisse vite hypnotiser par Chloé, incarnée avec une fragile beauté par Marine Vacth, qui gravi de vertigineux escaliers colimaçon et se perd dans des intérieurs glaçants.

"L'Amant double" serait une version moderne de "Vertigo" s'il ne se perdait pas, dans sa second partie, dans un salmigondis psychanalysant sur fond de gémellité pathologique. David Cronenberg avait déjà tourné un film sur le même thème en 1988 avec Jeremy Irons et Geneviève Bujold. Entre Paul qu'elle aime et Louis qu'elle désire, la malheureuse Chloé ne sait plus où donner de la tête. Hélas, on ne partage jamais son trouble, la faute peut-être à Jérémie Renier, un acteur trop doux pour jouer des rôles de durs.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 mai 2017
L'héroïne a t elle rêvé toute cette histoire?
Jusqu'à la seconde apparition du personnage interprété par Jacqueline Bisset, c'était crédible et compréhensible...
tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2017
Le scénario joue avec réalité et délire paranoïaque pour générer une intrigue bluffante et captivante même pour moi qui aie tendance à les démasquer assez rapidement. Sur la forme Francois Ozon crée une ambiance érotique, sulfureuse, angoissante, dérangeante, horrifique même, mais toujours utile et d'un grand esthétisme comme ces faces à faces intenses qui font se retrouver par des jeux de superpositions, de reflets, les visages à quelques centimètres alors qu'ils se trouvent distant de plusieurs mètres. Superbe !Marine Vacth et Jérémie Renier réalisent des prestations remarquables avec un contraste énorme entre douceur et violence, renoncement et détermination, sincérité et mensonge, ... Ce thème de la jumélité mêlée de schizophrénie pousse à la réflexion sur la dualité qui peut exister au sein de chacun et du trouble qu'elle peut engendrer.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 mai 2017
Une claque, qui met mal à l'aise, un film à l'ambiance mystérieuse et malsaine, sale presque, un film fou et génial à la fois. Vous n'en ressortirez pas indemne.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 mai 2017
Vomissant : on sort avec la nausée. C'est glauque au possible. Une histoire sans queue ni tête, des images pornographiques qui n'apportent rien au scénario, une réalisation absolument banale. Un film qui n'est ni esthétique ni audacieux ni intéressant. Personnellement aller voir des acteurs qui se font filmer en train de faire l'amour toutes les 10min, dans des délires complètement farfelus, ce n'est pas ce que j'appelle du grand cinéma. Ozon nous a habitués à mieux. Une vraie perte de temps, si ce n'est J.Renier qui sauve le film grâce à son double jeu tout à fait juste.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mai 2017
Excellent film super interprétation, franchement à voir, à ne pas mettre devant des yeux non avertis bien sûr, un thème pas souvent abordé de cette façon, vraiment très bien.
Didier L
Didier L

38 abonnés 222 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 mai 2017
Je reprochais au précédent film de François Ozon, "Frantz", de manquer de la perversité habituelle et si réjouissante du réalisateur. A l'opposé, "L'amant double" semble en faire une liste exhaustive dans une foutraque lecture de traités psychanalytiques pour les nuls. Lorgnant sans aucune vergogne vers Cronenberg, Polanski, Hitchcock, de Palma (et, pour la bonne blague, Ridley Scott et son Alien), Ozon ose toutes les figures de mise en scène que l'on reprocherait à un débutant et, en particulier, des plans esthétisants et sur-signifiants dont ses détracteurs vont faire leurs choux gras. "Navrant" pour éviter d'aller jusqu'à "risible", une déception plus que majeure pour un réalisateur tant aimé.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 mai 2017
Au vu de la bande annonce, je m'apprêtais à voir un thriller dans la veine de "Faux-semblant" de Cronenberg. En sortant de la salle, je ne sais toujours pas ce que je viens de voir.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2017
Elégance du trait, fluidité de la mise en scène, précision de la direction d'acteurs : Ozon est tel qu'en lui-même dans sa 17ème réalisation. Une belle enveloppe, avec ce qu'il faut de perversité, d'ambigüité et de souffre pour rendre la vision de L'amant double inconfortable et de soumettre le spectateur à un diktat de voyeurisme hyper léché. Et la profondeur dans tout cela ? Devant le peu d'originalité d'une intrigue à mi-chemin entre l'horrifique et l'onirique, avec de petites touches d'érotisme, d'une froideur calculée, on la cherche vainement. Avec une approche plus inspirée d'un de Palma que d'un Cronenberg, le thème de la gémellité sert d'écrin à un thriller psychanalytique à tiroirs d'où émerge, et ce n'est pas la première fois chez le réalisateur (Jeune et jolie), une représentation de la femme aussi inquiète qu'inquiétante. Une impression renforcée par la présence de Marine Vacth, muse androgyne dont le talent n'est pas en cause mais dont l'abandon corps et âme au cinéaste peut déranger. Paradoxalement, dans un double rôle singulier, Jérémie Rénier incarne une figure de la masculinité moins sujet à caution. C'est le Ozon trouble qui resurgit dans L'amant double, moins convaincant que dans Frantz ou Sous le sable, par exemple, mais qui qui reste un styliste hors pair et un auteur intéressant, ne serait-ce que par la constance de ses thèmes et sa capacité à toujours provoquer le débat.
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2017
Le genre de film psychologique ou l'on sort un peu frustre. Les comédiens sont bien , le film plutôt bien realise , quelques bonnes idees mais le mix entre scenes reelles et imaginaires apportent une confusion un peu enervante. Plus une fin un peu deroutant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 mai 2017
Franchement, après une visualisation minutieuse et lecture honnête

j'ai vu le film d'un bon oeil et sans préjugés)
je suis décontenancée par ce film sur le double ("l amant double d'Ozon

Traiter du problème du double au travers de la gémellité, c'était déjà , selon moi, guère subtil..car cette dualité concerne tout un chacun .et la symboliser par la gémellité ,c'est pas trés probant , mais bon..ça passe!

Néanmoins, oser s'emparer des fantasmes féminins ,en les appauvrissant autant ??? C'est franchement ,hilarant!

Oui, car ces "méandres fantasmatiques " d'une femme sont d'une banalité affligeante..donc, s'agissant de la( ou des) femmes ,Ozon devrait revoir sa copie..et vite !

Le personnage de Chloé , dans le film ,est donc censée (apparemment ) projeter sa double réalité (celle qui la concerne en propre)et , ses véritables désirs..sur son partenaire (son psychanalyste devenu son mari) en lui imaginant un jumeau .(l'opposé de son gentil mari , façon docteur jekyll et Mr Hyde).qu'elle s'imagine rencontrer..et avec lequel sa sexualité se déchaine et se débride....donc tempête dans son crâne.!!!A ce que laisse supposer son personnage de névrosée..aliéné , subissant l'emprise de son inconscient rebelle

Je passe sur la pauvreté des dialogues inexistants, et des fantasmes (non trash non choquant et totalement convenus

ou du grotesque de la dramaturgie.l'articulation du récit .(l'intrigue qui se fait au mépris des codes du cinéma..le bide!

Car s'agissant de la veine du fantastique , 1 genre cinematographique difficile , Ozon ,notre apprenti sorcier , toujours sans réel talent, ne maitrise absolument rien, à mon sens et néglige tous les glissements (de la réalité conventionnelle vers la vie onirique : les situations et rebondissements sont prévisibles qui servent de prétexte à des "surprises" totalement attendues et tombées à plat).

Une mention spéciale pour la beauté des corps et la photo toujours aussi soignée élégante..mais ça s'arrête là

Pas étonnant qu'en lieu et place d'un thriller, les spectateurs de Cannes aient réagi par la rigolade car ils n'étaient pas du tout" thrillés", ni sous l'effet d'un suspense" tripal"

Après Cronenberg Hichtcock Brian de Palma, Polanski j'ai honte..la belle photo ne suffit pas
bouddha5962
bouddha5962

78 abonnés 799 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2017
On aime Ozon ou c'est l'inverser.

Il fait souvent des films atypiques avec un zeste de schizophrénie et de personnages complexes.

Ça ne rate pas avec ce nouveau scénario librement adapté d'un roman.

Les personnages de Jérémie Renier en psy séduisant et Marine Vacth en jeune femme perdue sont excellents et déroutants.

Un bon film où l'érotisme et le suspens sont au rdv
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 mai 2017
Une histoire d’amour comme il en existe des milliers, y compris entre une patiente et son thérapeute. Seulement, quand le passé s’immisce insidieusement dans la vie du couple, le doute s’installe et la confiance laisse place à la méfiance.

Tout cela partait d’un bon sentiment, et pourtant tel une tornade, l’histoire détruit tout sur son passage, l’esthétique, la mise en scène, tout se retrouve bouleverser.

Son genre, décrit comme thriller et érotique, perd petit à petit tout son sens. Tout d’abord, le thriller suppose du suspense, que l’on se sente happé dans les rebondissements que propose l’histoire. Au lieu de cela, on décroche petit à petit et même la musique qui est là pour nous rappeler à l’ordre ne fait plus son effet. Quant au côté érotique, je n’ose en parler tant les scènes sont dénu(d)ées d’esthétique et d’imagination. Dans quelle catégorie le classer alors ? Le drame, est sûrement ce qui lui sied le mieux.
L’histoire, avait un potentiel fou, on pouvait penser qu’elle nous laisserait dans le doute jusqu’au dernier moment, au lieu de cela on assiste à une perte de contrôle totale.

Le duo d’acteurs semblait plutôt prometteur, entre une jeune première (Marine Vacth) et un acteur accompli (Jérémie Renier). Sans faire de spoiler, le jeu miroir de l’acteur est très bien mené mais il n’est pas du tout mis en valeur par le scénario.

Le film me laisse dubitative encore aujourd’hui, je cherche un sens caché, une double interprétation sans la trouver.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mai 2017
L'amant double de François Ozon nous conte l'histoire d'amour entre Chloé, jeune femme désorientée et fragile et son psychothérapeute, Paul avant que celle-ci ne découvre que son amant a un frère jumeau exerçant le même métier.
Ce thriller érotico-psychanalytique n'est pas sans rappeler l'esprit du cinéma de De Palma et surtout de Cronenberg dans son rapport tortueux à la chair et au corps. On peut aussi évoquer une ambiance à la Hichtcock, au début, une scène finale spoiler: en clin d'oeil à Alien
.
Le film est très bien construit, la première heure permet à la relation de s'établir, et à l’ambiguïté de s'installer puis les éléments s’emboîtent et le rythme s'accélère.
La mise en scène est brillante, sophistiquée, très esthétisante ; les décors du musée où travaille Chloé sont impressionnants comme ces branches d'arbres entremêlées et nouées, pareilles à l'esprit du personnage et ces multiples plans de miroirs qui renvoient à l'identité plurielle de la protagoniste.
Cette plongée dans les affres du désir et de l'âme humaine et dans l'exploration de la gémellité captive et dérange à la fois. Certaines scènes sont déroutantes et réservées à un public averti.
L'actrice, Marine Vacth, est exceptionnelle dans ce rôle troublant et Jérémie Rénier parvient à cliver sans artifices son interprétation pour rendre crédible son personnage double.
La voisine jouée par Myriam Boyer (qui a un petit air de Simone Signoret) et les chats contribuent aussi à l'étrangeté de l'atmosphère.
Bref, ce film est une réussite et Francois Ozon nous prouve encore une fois sa capacité à se renouveler et à nous balader hors des sentiers battus.
Maxence!
Maxence!

18 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2017
Un thriller érotique a par essence le devoir d'émoustiller et de faire frissonner. On se prend au jeu de pistes. Jérémy Rénier, très bel acteur parvient à incarner deux jumeaux à la psychologie si différente, rassurant la mèche à gauche. Les phantasmes liés à la gémellité et à la sexualité sont finement explorés. Que tout le monde ne s'y retrouve pas explique la diversité des opinions.
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