Bon petit film français sans prétention et remarquablement joué par tous les acteurs à l'affiche. Des dialogues frais et intelligents, parfois drôles, parfois émouvants. Beau portrait de femme.
Karine Viard et sa drolerie naturelle, n'a pas son pareil pour rendre attachants des personnages parfois odieux. Elle sait rendre humain Nathalie, femme qui voit arriver la crise de la cinquantaine, et qui s'en trouve déboussolée. C'est en cela le choix parfait de ce film. Contrairement à son héroine sujet aux sautes d'humeurs, le film trouve l'équilibre entre les deux poles que sont la comédie et le drame.Parler de nos défauts est un catharsis, la jalousie si répandue débouche sur le cynisme et le film le rappelle.
Karine VIARD excelle comme toujours. Là elle est dans la peau du quinqua mal dans sa vie qui n'accepte pas de vieillir. Bien qu'elle soit odieuse on s'attache quand même à son personnage. Une comédie acide bien tournée
David Foenkinos étant écrivain et son frère Stéphane scénariste, il me semble étrange qu’ils n’aient pas employé le mot juste pour définir le personnage central de ce film. Pourtant, tout au long de sa projection, je me disais que, plutôt que d’employer le mot « jalouse », il aurait mieux valu mettre le mot « envieuse » qui, m’a-t-il semblé, caractérise davantage et avec plus de justesse le rôle joué par Karin Viard. Cela étant dit, le film est tout à fait savoureux et l’on se délecte de voir le formidable numéro d’actrice de cette dernière. Son personnage se nomme Nathalie Pêcheux, elle enseigne la littérature et, arrivée à la cinquantaine, elle est rongée par l’envie en voyant autour d’elle ce qui lui est désormais interdit ou inaccessible. Le bonheur, la réussite, les projets d’autrui : tout lui paraît insupportable du moment que ce n’est pas elle qui en profite. Elle crève d’envie d’être plus jeune, jeune comme sa fille de 18 ans, par exemple, qui rêve d’être danseuse. Ou jeune comme sa collègue enseignante qui, toute nouvelle dans l’établissement, se permet de vouloir régenter des manières de faire sans même l’avoir consultée. La maladie qui ronge l’âme de Nathalie la rend non seulement odieuse, mais même dangereuse pour les autres. Et il lui faudra bien du chemin pour reconquérir, si c’est possible, la confiance de ses proches. Habilement, le film suggère que c’est peut-être une femme âgée, rencontrée à la piscine, qui, même si elle passe comme un éclair dans sa vie, oriente Nathalie vers une forme de réparation et vers un apaisement. Que peut-on souhaiter de mieux ?
J'ai vu un film... tout en nuance et en subtilité porté par une Karine Viard exceptionnelle de force, de fragilité, de cabotinage... Où on la suit dans son parcours de femme seule et abandonnée qui voit sa fille tenter de voler de ses propres ailes... On la voit à mi-chemin entre la folie et la prise de conscience. On suit une véritable rédemption, une introspection salutaire à un moment important de sa vie... C'est très bien écrit, très bien interprété et vraiment émouvant... Ce n'est pas vraiment drôle, mais souvent ironique et grinçant... Les dialogues sont vraiment bien ciselés, les piques bien pointus, et les vannes balancées en mode "nature"... En fait le film pose des constats, des situations, de instants qui peuvent être déstabilisants, mais sans chercher la solution, le "happy-end", la conclusion parfaite... Et c'est peut-être la différence avec le film américain où après la crise se trouve l'espoir... Ici, nenni... Et c'est la vie, la vraie... Après la crise, l'incertitude, le doute et l'espoir tout de même... J'ai eu un gros coup de coeur pour Dara Tombroff qui joue le rôle de la fille de 18 ans qui va prendre son élan dans la vie en suivant une voie de danseuse (remarquable) tout comme Marie-Julie Baup qui m'a beaucoup touché par son jeu plein de naïveté et surtout de bon sens. Ce film sur la dépression des cinquantenaires seules et tristes émeut beaucoup et introduit beaucoup de fragilité dans la vie de celles et ceux qui sont bien seul(e)s... Très beau film....
Bravo Karine Viard, quelle actrice aussi crédible dans les rôles comiques, déjantés que sérieux. Ici le thème traité est suffisamment mis en scène pour nous poser la questions, n'avons pas été jaloux ou jalouses à un moment de notre vie face à des événements ou des personnes quand nous, nous étions dans une passe difficile, Il y a plusieurs lectures dans ce films et Karine ainsi que le metteur en scène y parviennent à merveille. Un vrai petit bijou courez y sans crainte car on l'aime autant qu'on la deteste
Chronique d'une cinquantenaire en crise portée totalement à bout de bras par Karin Viard, confondante, comme d'habitude, de réalisme. D'abord le pétage de plomb et la déprime, suivie de la remontée de pente, le tout avec un entourage (beaux seconds rôles) qui tente de gérer avec grande difficulté ce gros passage à vide. Le plus souvent intéressant, mais met parfois mal à l'aise. A voir néanmoins.
Dans la famille je voudrais la fille cachée de Tatie Danielle. Elle et jalouse possessive elle est pleine de défauts et détestable. J'aurais souhaité plus de folie comme dans "papa ou maman"
Encore un très bon film français bien ficelé et divertissant. C'est une comédie dramatique. Cela dit, je trouve que c'est beaucoup plus dramatique que drôle. On sent bien que la protagoniste principale ne va pas bien et on ressent de l'empathie pour elle.
Une comédie presque dramatique sur le "pétage de plomb" d'une femme. D'après la bande annonce, je pensais rire bien plus et au final le film est mi figue mi raisin. Intéressant mais ennuyeux par moment. Dommage car il y avait matière à faire mieux.
De David et Stéphane Foenkinos (2017) . Ne serait-ce pour Karin VIARD, il faut voir le film tant elle est exceptionnelle dans ce rôle de jalouse maladive et obsessionnelle ! Karine VIARD arrive à développer avec brio et créscendo toute la palette des sentiments . Sans parfois de dialogue, sa prestation passe aussi par son visage, ses expressions à l'écran ! L'histoire est prenante et souvent délirante tant les situations pourraient paraitre excessives .
Le film fait un peu penser à "Tatie Danielle", la très bonne comédie de Chatilliez. Hélas, on en est loin. Et pourtant, j'aime beaucoup Karin Viard, ( d'ailleurs au générique de Tatie Danielle, et si j'ai choisi ce film c'est parce qu'elle en était l'héroïne ). Les méchancetés de Tsilla Chelton nous faisaient beaucoup rire, celles de Karin Viard m'ont choquée et peu amusée. Car s'il arrive qu'elles s'exercent sur de parfaits inconnus ou des nouvelles collègues, l'envie de Nathalie quant au bonheur d'autrui la pousse à des réflexions impardonnables à sa meilleure amie, par exemple, ou des actes malveillants envers son ex-mari, mais bien pire encore envers sa fille, qui paiera plus que tout autre la crise de sa mère. Je n'ai pas compris pourquoi l'entourage de Nathalie lui pardonnait tout et n'importe quoi, ni comment après une rencontre anodine dans une piscine, ( et peut-être le sentiment d'avoir exagéré ), avait pu la transformer aussi rapidement. Le film est catégorisé comme comédie, mais ce n'est pas drôle, mais force au happy-end. Un happy-end des plus improbables vu l'ampleur des dégâts, du coup , j'ai eu l'impression que le film était un peu raté. Pour autant, je garde confiance et respect à Karin Viard, elle sera mieux servie dans un prochain film, c'est tout.
Je n'ai pas été emballé plus que ça par cette comédie qui repose essentiellement sur les épaules de K. Viard. Ce film est à réserver aux fans de K. Viard. Ce n'est pas que c'est mal fait, mal joué, mais ça reste une histoire qui n'est guère intéressante. Un divertissement mais sans plus.
Film centré sur un personnage, écrit pour une comédienne, voilà pourquoi Pour moi la première 1/2 heures a été dur! Je craignais Des artifices de Comédie à la Française Caricature, farce... et absence de sens! Une sorte de Tati Danièle bis répétitae. Tous ces préjugés, sont sans compter la réalisation et la direction d'acteurs de nos frères Cohen à nous , David et Stéphane Foenkinos. Avec délicatesse, le film prend une tournure toute différente. Il glisse vers une comédie mélodramatique centrée autour du malaise de l'âge, du passage de témoin à la génération suivante, à la lutte névrotique que l'esprit entame face au bouleversement physiologique et à la vacuité affectif de son existence . Adroitement amené, les Foenkinos campent le personnage de Karine Viard sur le fils du rasoir, sensible désespéré et tombant par moment vers une méchanceté pathologique mortifère . Karine Viard m'épate dans cette justesse de ton , incarnant un mal être profond sans tomber dans mes préjugés initiaux et d'agitation caricaturale. La présence de K ne laisse peu de place au autre comédiens plutôt en retrait, même Anne Dorval très présente dans les productions française actuellement, reste effacé ( d'ailleurs est elle devenue l'ambassadrice de pull cachemire ou autres.... Elle aligne une collection de pull délirantes .....) !