Missing (Porté disparu)
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Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2022
Un film engagé et prenant, mêlant avec brio un drame individuel et des événements politiques dramatiques lors de la dictature au Chili, porté par l’excellent duo père/belle-fille formé par Jack Lemmon/Sissi Spacek.
Palme d'Or à Cannes.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2018
Probablement le film politique le plus abouti de Costa-Gavras. Après la Grèce des colonels et la Tchécoslovaquie stalinienne, le réalisateur s’attaque avec brio et courage à l’ignominie du coup d’état de Pinochet au Chili et à l’implication très active des USA – dont Kissinger, Nobel de la paix !!! À travers la quête très personnelle d’un père et de sa belle-fille pour retrouver un jeune américain gauchiste mystérieusement disparu, on découvre l’horreur d’une dictature qui s’installe et l’hypocrisie éhontée du gouvernement américain, sempiternel gendarme pourri du monde. L’évolution du père peu en phase avec son fils et des sentiments père/belle-fille offre un angle de vue particulièrement émouvant et des face à face remarquablement interprétés. Jack Lemmon eut d’ailleurs le Prix d’interprétation à Cannes en 82, pour accompagner la Palme d’or obtenu par le film. Un grand film, un peu simplificateur, mais au grand bénéfice du courage, du réalisme sobre et de l’intensité émotionnelle.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2019
Pour son premier film en langue anglaise, Costa-Gavras aborde à nouveau le sujet très politique de l’ingérence américaine dans la gestion des états sud-américains (ici, le coup d’état du général Pinochet au Chili). L’enquête, passionnante, de ce père à la recherche de son fils aidé de sa belle-fille va mettre les pieds dans le plat.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2017
Costa-Gavras aura été tout au long de sa carrière un cinéaste plus qu'engagé, qui arrive à fondre ses idées avec une maîtrise formelle étourdissante qui lui permet de passer les décennies avec facilité. Il évoque içi le destin (réel) d'un jeune auteur américain, qui se retrouve au Chili durant les débuts de la dictature et qui découvre le rôle joué par la CIA dans cette affaire. Porté disparu, son père, loin de partager ses opinions, va tout faire pour le retrouver. J. Lemmon trouve içi un des plus beaux rôles de sa riche carrière, épaulée par S. Spacek, et le scénario, documenté, arrive à nous immerger dans cette atmosphère irrespirable, quand bien même rien ne soit formellement prouvé, mais qui nous soulève le coeur. La mise en scène est bien sûr brillante et participe à cette immersion. Avançant puis reculant, tout est raconté du point de vue des personnages principaux, qui ne savent rien, et qui découvrent, horrifiés, la réalité mais qui doutent aussi beaucoup, à cause d'une administration qui veut tout nous cacher. Brillant, convaincant, joué, écrit et réalisé à la perfection, un grand film du genre. D'autres critiques sur
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 avril 2015
Palme d'or (ex-æquo avec Yol, la permission de Yilmaz Güney) au Festival de Cannes 1982, Missing (Porté disparu) vaut surtout pour son intérêt historique. Même si le pays où se déroule le film n'est jamais cité, le film s'inspire de la disparition d'un journaliste au Chili suite au coup d’État de Pinochet. Costa-Gavras montre l'attitude ambiguë du gouvernement américain au cours de cette révolution. Il le fait à travers une description assez froide de la situation. On suit donc l'enquête des personnages sans réellement ressentir d'émotions : c'est un film qui s'adresse plus à l'intellect qu'aux sens et aux sentiments. On s'intéresse donc à cette histoire d'un point de vue historique (la situation du Chili à cette époque ayant été peu traitée au cinéma) sans être véritablement passionné.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2013
Costa-Gavras est un cinéaste "engagé", comme on dit, et c'est flagrant avec son Missing (Porté disparu) qui relate un fait - complètement inconnu de ma part - sur la disparation d'un journaliste lors de l'attentat au Chili de 1973. Je trouve le fait vraiment intéressant et très révélateur de ce que le réalisateur cherche à dénoncer : la main mise des Etats-Unis sur la politique de l'Amérique du Sud (ici donc, le Chili), pendant la guerre froide. Car on sait bien qui se cache derrière le coup d'état de Pinochet, alors qu'Allende avait été élu démocratiquement. Je trouve d'ailleurs que si maintenant faire un film sur ça, sentirait le réchauffé, Costa-Gavras a eu le courage de le faire quelques années après l'évènement, le projet a d'ailleurs été gardé sous silence pendant longtemps.
Après, le film m'intéresse pas plus que ça en terme de cinéma, je le trouve un peu redondant par moment, il tourne un peu en rond, et je ne pense pas que Costa-Gavras parvienne complètement à faire ce qu'il souhaite, mais le film en reste quand même intéressant.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juin 2024
Un film « politique » de facture classique. Après un premier quart d’heure dont l’ambition est de plonger le spectateur dans l’ambiance du Chili des jours suivant le coup d’état de septembre 73, le film prend son envol avec l’arrivée d’un homme d’affaires Américain qui va mettre toute son énergie à retrouver son fils disparu. Il présente trois niveaux d’intérêt : la découverte par cet homme des atrocités commises par les militaires putschistes, sa découverte de l’implication de son pays, les USA, dans le coup d’état, et la remise en question de beaucoup de ses certitudes. Très intéressant, mais la forme très académique n’est pas à la hauteur du sujet.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 février 2019
Le sujet est fortement intéressant, la dictature renverse la présidence élue démocratiquement, c’est le coup d’état chilien de 1973. A sa tête, la mutinerie armée du général Augusto Pinochet, homme d’état imposant la loi martiale, apporter de son soutien allié des États-Unis sous l’ère Richard Nixon. La mise en scène est très simple, adoucissante, ça ne se bouscule pas trop, la découverte des corps livides sans vie pour décrire la violence répressive, les stades pour parquer ces opposants au nouveau régime, une bande son musical du génial compositeur de « Blade Runner », Vangelis l’electro spacieux grec, le film reste linéaire dans ses bottes sobres. Une épouse en plein cœur social mouvementé et son mari porté disparu, c’est la tragédie des familles chiliennes mais aussi de ces américains enthousiastes installés là bas et favorables aux réformes. Le père fut meurtri de sa perte, voulant plus que tout savoir la vérité, au milieu d’une possible conspiration d’état, les affaires classées sécrètes défenses. Le dossier épineux concernant ce régime autoritaire nationaliste fascisant anticommuniste à l’origine apolitique, révélant au fur et à mesure son visage sponsorisé -made in USA from CIA-. Un coup porté contre le gouvernement de Salvador Allende, du gauchisme à l’extrême gauche comme opposition d’agitation de la peur pour instaurer l’histoire.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2017
Costa-Gavras pointe de son doigt réprobateur le coup d’Etat du 11 septembre 1973 d’Augusto Pinochet contre le Président chilien Salvator Allende, en abordant le rôle peu glorieux des Américains dans ce sanglant renversement. Pour ce faire, le réalisateur suit les investigations des excellents Jack Lemmon et Sissy Spacek, pour retrouver la trace de leur fils et mari respectif porté disparu. Film politiquement engagé, lauréat de la Palme d’Or et du prix d’interprétation masculine du palmarès cannois 1982, « Missing » est le genre de film que j’affectionne particulièrement bien qu'ici son ton accusateur aurait mérité plus d’intensité, de nerf et de retentissement.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 septembre 2022
Inspiré d’une histoire vraie, Missing l’indique dès le carton d’ouverture, comme exceptionnelle.

Sauf que non.

Après 30 minutes d’introduction qui pourrait se résumer en moins de deux plans, l’histoire commence enfin. Mais quelle histoire ! Entre les scènes répétitives et toujours trop longues, et l’absence d’une quelconque progression dramatique, le public est servi pour ce "thriller politique". Ni prenant, ni intéressant, Missing est une arnaque.

Étonnamment, les vingt dernières minutes sont superbes et quasiment autosuffisantes. Heureusement que Jack Lemmon sait jouer.

J’ai lutté contre le sommeil.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 mai 2015
Excellent film sur un évènement qui m'était tout bonnement inconnu (pas le coup d'État bien sûr). On retrouve l'esprit des seventies enfouies par l'armée du général Pinochet (bizarrement son nom ne sera jamais prononcé dans l'oeuvre). Ce film dénonce le massacre de Santiago du Chili. Notamment celui du stade. Tous ces faits ont suivits le 13 septembre 1973. Le film prend part de ce contexte avec en prime la disparition d'un américain. Je ne sais pas si le réalisateur est américain, mais en tout cas c'es un point de vue tout à fait prenant qui nous est montré, notamment ce mensonge constant du gouvernement américain. Les acteurs sont aussi très bons (on retrouve la jeune prodige de "Carrie") bien que la mise en chaîne soit un peu brouillonne par moment. Sinon, c'est un très bon film historique sur le sujet et les intérêts américains, les libérateurs du communisme, à soutenir une dictature.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2017
Premier film qu'il tournera avec des fonds hollywoodiens, Missing permet à Costa-Gavras d'aborder l'histoire vraie de la disparition d'un journaliste américain suite au coup d'État d'Augusto Pinochet contre le président chilien Salvador Allende.

Missing renvoie directement aux films politiques qu'il avait jadis tournés avec Yves Montand (Z, L'Aveu mais surtout État de Siège) et ici, il nous immerge en Amérique du Sud pour y suivre la recherche, par le père et la petite amie, du disparu. Il prend son temps pour bien nous imprégner de l'atmosphère de plus en plus troublante qui a envahi ce pays depuis le coup d'État, mais aussi l'apparition du père et le début de l'enquête.

Une enquête particulièrement passionnante, où ils vont tomber dans plusieurs pièges et naviguer entre mensonge, violence et rapport suspect, Costa-Gavras n'oubliant pas d'y inclure une dose de tension de plus en plus forte. Le metteur en scène d'origine grecque met en avant les liens entre les USA et les récents événements qui ont eu lieu au Chili, mais aussi l'horreur et les immenses défaillances d'un système de dictature, ici militaire. Il ne tombe jamais dans l'excès ou la caricature mais trouve toujours le ton juste et le bon équilibre, sachant retranscrire toute l'émotion, l'horreur et la pertinence liés aux enjeux et personnages. Sans pour autant atteindre celle de sa trilogie politique avec Montand, il donne une vraie et forte dimension politique à son oeuvre, sachant nous immerger au cœur du destin et quête des personnages, et d'y ressentir les mêmes sensations, notamment sur les rapports père-fils.

La réussite de Missing vient aussi des portraits de personnages qu'il dépeint, surtout le père qui va vivre un véritable voyage initiatique, lui un américain conservateur qui va peu à peu découvrir les dérives de son pays et changer de regard sur tant de sujets au contact de sa belle-fille. Ils bénéficient tous deux d'excellentes interprétations, que ce soit Sissy Spacek mais surtout Jack Lemmon, qui a toujours été un acteur formidable, tant dans des rôles comiques (fabuleux chez Wilder) ou plus dramatique, comme il l'avait déjà montré par le passé et à nouveau dans Missing où il offre une composition sensible et d'une incroyable justesse, d'ailleurs récompensée au festival de Cannes.

Palme d'or 1982 (ex æquo avec l'excellent Yol d'Yılmaz Güney), Missing permet à Costa-Gavras de mêler politique et drame où, dans un contexte fort, il va nous immerger aux côtés des personnages pour découvrir et ressentir les mêmes choses qu'eux. Brillant et une oeuvre dans la lignée de sa trilogie politique avec Yves Montand.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 octobre 2012
Film important pour l'histoire (vraie) qu'il raconte plus que par les qualités de réalisation ou d'écriture. Mélange entre oeuvre politique et drame familial, certaines scènes sont vraiment fortes et tristes. Jack Lemmon et Sissy Spacek sont parfaits dans leurs rôles.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mars 2017
Premier film américain de Costa-Gavras, Palme d'Or (ex-æquo) à Cannes en 1982, Missing s'inscrit dans la plus pure veine des longs-métrages politiques de son réalisateur. S'inspirant d'une histoire vraie, le cinéaste grec s'intéresse à la disparition d'un jeune Américain séduit par les idées de gauche au moment du putsch militaire de Pinochet contre le gouvernement de Salvador Allende, en 1973. Une fois encore, ce sont les méthodes et le rôle trouble des États-Unis dans la mise en place des dictatures de la seconde moitié du XXème siècle en Amérique du Sud qui sont questionnés. Relativement sobre dans son ensemble, la mise en scène bénéfice de quelques belles fulgurances. Fort et émouvant.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2016
Cela fait trente-quatre ans que ce film est sorti. Saluons cette version restaurée, qui nous rappelle que la survenue d'une dictature est toujours possible. Richard Nixon était alors en poste. Nous suivons la quête effrenée d'un père américain, qui pense que les règles du jeu aux Etats-Unis s'appliquent aussi au Chili, que le droit prime. Il va déchanter et peu à peu se rendre à l'évidence : la collusion des américains avec le coup d'état de Pinochet n'est certes pas officielle, mais un soutien souterrain a été fourni pour permettre de préserver des intérêts économiques et politiques : si par hasard, un système utopique venait à fonctionner et que les pauvres l'étaient moins et que les riches l'étaient moins aussi. Si par hasard un tel système s'avérait viable, alors pourquoi ne pourrait-il s'étendre ailleurs ? Charles Horman disparaît parce qu'il est curieux et découvre la corruption des américains. Les massacres sont légion, mais s'en prendre à un citoyen américain semblait impensable. Quelques uns en ont fait les frais en payant de leur vie pour leurs idées. Ce film sobre de Costa Gavras méritait d'être primé, comme ce fut le cas à Cannes, où la palme d'or lui fut décernée.
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