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Parkko
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3,5
Publiée le 30 septembre 2012
Yi Yi est un film fleuve mais cela tombe sous le sens. Edward Yang s'est donné comme défi de filmer la vie. J'ai aimé la construction narrative du récit. On prend un groupe de personne reliée par des liens (principalement familiaux ici) mais Edward Yang nous montre comment chacun mène sa propre vie, chacun est héros de sa propre histoire. C'est assez subtil d'ailleurs cette façon de montrer un groupe avec des liens mais qui n'agissent de façon que sporadiques dans la vie des autres. C'est difficile de filmer la vie quotidienne et il faut un certain talent pour y arriver. On pense parfois à du Mike Leigh dans la construction scénaristique (jamais en terme de mise en scène par contre), et mine de rien Edward Yang parvient à créer des enjeux pour chaque chronique qu'il dresse et c'est déjà un certain tour de force. Il se dégage une certaine douceur et à la fois une grande brutalité dans ce que filme Edward Yang, et en ça on peut dire qu'il parvient à capter réellement la vie d'être humain. Après, je trouve que le film patine un peu par moment. Il y a certains moments en deçà sur 3h - ! - et qui nuisent peut-être au film. C'est aussi le risque que de proposer un film de ce genre.
Un joli film sur la famille ,la mort ,l'enfance ,le travail ,l'amour,l'amitié...bref sur la vie tout simplement.De très beaux portraits d'hommes et de femmes confrontés a des regrets et des remises en questions a propos de leurs existences.La façon original qu'utilise le réalisateur pour filmer ses acteurs ,par ailleurs globalement convaincants ,est très intéressante ,en effet il laisse sa camera souvent loin des personnages dont on ne percoit que les dialogues ,ce qui permet a la ville d’apparaître comme un élément primordial avec ses bruits ,sa circulation ,ses lumières la nuit.Le petit garçon que l'on voit sur l'affiche est formidable et ses répliques sont d'une justesse sidérante de sincerités face aux atermoiements des adultes.Coté défauts c'est quand même beaucoup trop long 2h50 et certains plans fixes silencieux sont interminables ,y a aussi le doublage moyen qui déçoit quelque peut ,par contre jolis thèmes musicaux ainsi qu'une réalisation fluide et légère .
Alors j'ai parfaitement compris la démarche du réalisateur qui prend son temps pour mieux nous faire connaître ses personnages et leur environnement à chacun. Malgré tout je ne peux pas m'empêcher de trouver que le film est trop long et que quelques coups de ciseau n'auraient pas gâché le tout. Au contraire, bien utilisée la concision peut remarquablement bien présenter des personnages. Reste qu'il y a toujours des instants tout au long du film auquels on peut se rattacher parce qu'ils nous parlent à l'instar des scènes qui se déroulent au Japon. Une mise en scène parfois inspirée et un très bon jeu d'acteurs viennent renforcer ces instants. Je peux comprendre que mes réserves peuvent être contestables mais cela ne veut pas dire que je n'ai pas su un peu apprécier ce film à défaut d'y avoir plongé pleinement.
Yi Yi est un film réalisé par Edward Yang qui parle de la vie d’une famille à Taipei, une grande ville de Taïwan. Le film montre comment chaque membre de la famille vit des moments heureux, tristes, difficiles, et pleins d’espoir. C’est une histoire simple, mais très vraie. Le film montre la vie normale, avec ses petits moments importants : des conversations, des silences, des disputes, et des sourires. Ces petits instants racontent beaucoup sur la vie. La famille est le cœur du film. On voit comment les parents, les enfants, et même les grands-parents vivent ensemble, parfois heureux, parfois en désaccord. La famille est parfois compliquée, mais elle reste un soutien important. Dans le film, on sent que le temps avance sans arrêt. Les personnages changent, grandissent, ou vieillissent. Le film nous rappelle que la vie ne s’arrête jamais, il faut apprendre à accepter les changements. Parfois, les personnages ne parlent pas beaucoup, mais leurs regards, leurs gestes montrent ce qu’ils ressentent vraiment. Le film montre que les émotions sont parfois difficiles à dire, mais elles sont toujours là.
NJ, le père, est un homme qui travaille beaucoup et essaie de garder sa famille unie.
Min-Min, la mère, se sent parfois perdue et cherche à retrouver sa joie de vivre.
Ting-Ting, la fille, découvre ses premiers amours et se pose des questions sur la vie.
Yang-Yang, le petit garçon, regarde le monde avec curiosité et innocence. Le film est calme, avec beaucoup de plans où rien ne bouge trop vite. Cela permet de bien voir ce que ressentent les personnages. La musique est douce et accompagne le film sans faire de bruit trop fort. Le réalisateur utilise aussi beaucoup les reflets et les fenêtres pour montrer les pensées des personnages.
Yi Yi est un film qui parle doucement, mais qui fait réfléchir. Il nous montre que la vie est faite de petits moments, et que même dans les moments difficiles, il y a toujours de la beauté. C’est une histoire sur la famille, le temps, et la manière dont on grandit en vivant.
"En 2000, Yi Yi d’Edward Yang remportait le prix de la mise en scène au Festival de Cannes. L’accueil fut unanime : la critique célébrait un chef-d’œuvre, empreint de justesse et d’humanité. Ce que l’on ne savait pas encore, c’est que ce film serait aussi son dernier. Edward Yang s’éteindra en 2007, laissant derrière lui cette fresque ample et mélancolique comme testament cinématographique. Une œuvre-somme à la fois synthèse de sa carrière et prolongement naturel de ses obsessions."
"Parmi les figures centrales, NJ se détache par sa gravité. Père de famille, ingénieur en informatique sans passion apparente, il semble se nourrir d’un calme presque mélancolique. C’est un homme discret, effacé, comme usé par une trajectoire qui ne lui appartient plus. On pourrait croire qu’il incarne un double du réalisateur, mais NJ n’est pas un artiste. Il est celui qui a renoncé à ses rêves pour une trajectoire toute tracée d’avance. Pourtant, en ouverture, un simple geste de tendresse envers son fils, malmené par ses camarades, suffit à dévoiler une humanité profonde, retenue. Ses retrouvailles avec Sherry, son amour de jeunesse, lors d’un voyage au Japon, lui offrent une échappée vers le passé, mais surtout un regard nouveau sur le présent."
"La ville de Taipei est filmée avec distance, presque comme un écho. Les personnages y errent, se croisent, s’ignorent. Ils cherchent à se comprendre, à se parler, mais peinent à formuler ce qu’ils ressentent. Dans cette société en pleine reconfiguration, chacun tente de s’adapter. Certains, comme Min-Min, la mère, choisissent le retrait spirituel. D’autres, comme Ting-Ting, la fille aînée, affrontent les épreuves de l’adolescence avec une sincérité désarmante."
"Et puis il y a Yang-Yang. Petit garçon curieux, malmené par ses camarades et incompris par son professeur qui l’humilient, il incarne à lui seul la quête de vérité qui traverse le film. Son geste – photographier les nuques des gens – peut faire sourire. Mais ce qu’il cherche, en réalité, c’est ce que les autres ne peuvent pas voir. Il veut combler les angles morts, révéler l’invisible. À travers lui, Yang propose une métaphore puissante : notre regard est toujours partiel, biaisé, limité. Il nous faut l’art, et en particulier le cinéma, pour en élargir le champ."
"Vingt-cinq ans après sa sortie, Yi Yi continue de bouleverser par sa justesse, sa tendresse et sa lucidité. Par la beauté de sa mise en scène, mais aussi par son humilité. Edward Yang, témoin précieux de la nouvelle vague taïwanaise aux côtés de Hou Hsiao-Hsien, nous a laissé une œuvre ample, mélancolique et lumineuse. Une œuvre qui nous regarde autant que nous la regardons. À (re)découvrir dans sa somptueuse restauration 4K, pour se souvenir de ce que le cinéma peut encore nous apprendre : ce que l’on ne peut pas voir."
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Sans voix... Edward Yang tient un film intime dans le domaine familiale le plus saisissant, le plus touchant et le plus triste du 7e Art. 3h où l'on sera confronté au present, au passé et au potentiel futur des personnages de cette famille si touchante. Une émotion forte dans laquelle le cinéaste taiwanais, nous transmet l'importance de la vie en général avec ces moments difficiles. La mise en scène est nous plonge dans cette intimité avec ces plans magnifiques. La photographie du même niveau ! Mais le point le plus réussi du film avec le scénario et la réalisation, cela reste le développement des personnages et leurs importances, car chacun à un profil différent. Il est très plausible qu'on ressente leurs émotions, tant le travail des acteurs/actrices semblent si proche d'une véritable famille. Rien que sa dernière scène, illustre la beauté de ce film. C'est juste mémorable et tout simplement grandiose !
Dernier film du réalisateur Edward Yang, disparu en 2007 à 59 ans, Yi Yi est une chronique sociale, familiale et personnelle à la tendresse inouïe. Sur près de 3h, le cinéaste taïwanais nous invite dans le quotidien de la famille Jiang, à Taipei, dont chaque membre vit un moment crucial de son existence. Alors que le petit Yang Yang (extraordinaire) et sa sœur ado Ting Ting découvrent le monde, sa beauté et sa cruauté, leurs parents NJ et Min-Min remettent profondément en jeu les fondements de leur vie commune, à un moment où ils sont envahis par les questionnements, les regrets et la mélancolie. Une mise en scène magnifique pour un long-métrage bouleversant d’humanité.
Une véritable merveille, le destin croisé de plusieurs familles qui reste d'une grande justesse tout au long de ses 3h que l'on ne voit pas passer tant l'ensemble est brillant. Peu connu, le film fut cependant logiquement encensé par la critique (et récompensé à Cannes) pour son caractère universel et son humanité désarmante. Construit avec intelligence, parfaitement mis en scène, Yi Yi est une expérience gratifiante pour tous les cinéphiles et les amateurs de ciné asiatique.
Yi Yi est un chef d'oeuvre qui parle du fil ténue de la vie, un fil fragile qui se rompt à chaque occasion manquée. Yang Yang, le petit garçon, est un héros sensationnel de vérité Il est le point d'orgue de la solitude et l'incommunicabilité qui baignent ce film, tel ce sublime dialogue avec son père dans le parking. La vieille dame dans le coma représente le pivot du film autour duquel les personnages gravitent (voir la scène onirique entre la jeune fille et la vieille dame). Yi Yi montre d'époustouflantes qualités de mise en scène (belles vues des buildings, les transparences, les ombres des personnages se projetant dans les vitres des immeubles.) Comme la lumière rouge pulsative dans les chambres, le film bat selon le rythme irrésistible de la vie.
A la première vision, le film m’a paru assez déroutant, surtout dans son démarrage. Ce n'était pas non plus le cinéma dont j'avais l'habitude : cette profusion de personnages par exemple que l'on a parfois, pour certains d’entre eux, du mal à différencier les uns des autres et dont on distingue mal les relations qui les lient. Puis, on est progressivement gagné par cette ambiance éthérée, ce réseau d’êtres, complexe et passionnant, à l’image de ces peintures urbaines magnifiques. J’ai été finalement conquis dès la première vision, et réellement surpris de l’être. Le film embrasse quelque chose de si singulier et de pourtant si proche qu'il est difficile quand on l'aime de décrire ou d'en expliquer les raisons. Peut-être parce que ce film évoque de manière surprenante une sensation de découverte permanente, tant le film ressemble à une exploration autant spatiale qu'humaine, en investissant ces espaces, pourtant exigus et d'apparence banale, mais qui sont tout autant de microcosmes. Yi-Yi est comme l’ébauche d’une carte étrange, traçant les carrefours entre les individus et le souvenir des chemins qui se sont séparés. On se laisse alors vite enrober par la douce nostalgie de l'ensemble, cette sérénité de ces personnages malgré les douleurs que l’on devine enfouies dessous, et cet ahurissant agencement d’une multitude de petits détails qui donnent au film cette impression de capter la vie. J'ai d’ailleurs beaucoup aimé cette vision de la vie, très cyclique, avec ces parallèles entre les générations, ses recommencements, ses échos dans l’éveil des sentiments. Et ce petit garçon, réellement touchant, moteur d’une légèreté infatigable tout au long des trois heures du métrage. Yi-Yi contient vraiment tout un monde.
Une chronique familiale avec ses petits bonheurs et ses tristesses. Je dirai que le thème est classique. Sans plus et il a le défaut d’une trop grande longueur.