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Chenri Heorges Glouzot
1 critique
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5,0
Publiée le 27 juin 2013
Le genre d'oeuvre qui son dépasse son art. Le témoignage d'une époque, de vies, qui fera encore écho des décennies plus tard....un chef-d'oeuvre en somme.
11ème film Compétition Cannes 2000 : Dans une sélection asiatique particulièrement dense pour ce 53e opus cannois, voici la nouvelle oeuvre d'Edward Yang, l'un des dignes représentants de la nouvelle vague taïwanaise émergeante des années 1980, presque aussi célèbre que son ami et complice Hou Hsiao Hsien, qui avait déjà eu les honneurs de la sélection officielle. En près de trois heures est ainsi narrée une saga familiale, celle de NJ, son épouse, ses deux enfants et sa belle-famille, chacun en proie à son étape de l'existence à l'alternance de joies, peines, espoirs, désillusions, rêves ou regrets. Le réalisateur fait preuve d'une assez grande fluidité pour ne pas rendre cet entrelacs de destins trop décousu ou trop fourre-tout, avec un sentiment de tragi-comédie qui prédomine. Dans un film qui commence par un mariage et finit par un enterrement, il n'y a, au final, pas de personnage qui vole la vedette aux autres mais chacun est confronté à un basculement (réapparition d'un amour de jeunesse trop précipitamment abandonné, coma ou décès d'un parent incitant à une retraite loin du foyer familial, prémices d'une éducation sentimentale adolescente chaotique au sein d'un trio amoureux, apprentissage de l'injustice pour un jeune garçon seulement curieux de dévoiler avec son appareil photo les recoins cachés ou inconnus des êtres). Le sentiment de tristesse dans le passage d'un autre âge reste également prégnant (peur du passage à l'âge adulte, peur de la vieillesse et de la mort). Le film n'est pas plombant et pointe ça et là des moments d'humour et de poésie, où les restes de l'innocence du petit Yang-Yang, peut-être double du réalisateur, redonne un peu de luminosité et d'espoir à cette famille pour l'instant unie dans le malheur ou la tristesse, illustrant inconsciemment (et sans mauvais jeu de mots) le concept taoïste du Yin et du Yang
Plus que étonnée par la note de la presse. J’ignore ce que ces grands amateurs du cinéma faisaient pendant 3h, probablement cette note s’expliquent par leurs formidables rêves pendant la séance ou un amour inconditionnel de l’Asie. Un pure mystère que je préfère de garder comme tel !
Un grand moment de solitude. Ça aura valu des fous rires de consternement. Comment dire je ne comprends pas les critiques et la suggestion du top de canal …
Chronique d’une délicatesse infinie, Yi Yi capte le flux de la vie avec une limpidité bouleversante. Avec une mise en scène d’une précision invisible, Edward Yang observe les existences ordinaires pour en révéler la profondeur intime et les silences chargés de sens. À travers le regard fragmenté des membres d’une même famille, le film tisse une méditation sur le temps, les choix et les regrets, où chaque détail du quotidien devient essentiel. La douceur mélancolique qui se dégage de ces trajectoires entremêlées confère à l’ensemble une portée universelle, sans jamais céder au pathos. De cette attention infinie aux êtres naît un chef-d’œuvre d’une humanité rare, qui accompagne le spectateur bien au-delà de sa durée.
Je ne comprends pas les notes si hautes pour ce film. Certes c’est bien filmé etc etc mais qu’est-ce que c’est long. Je me suis ennuyé comme pas possible, j’ai préféré quitter la salle au bout d’une heure…
Une belle photographie et de grands acteurs. Sans doute un très grand film au regard de l'unanimisme des critiques. Mais alors, pourquoi ai-je trouvé ça si long ?