1006 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
70 critiques spectateurs
5
22 critiques
4
22 critiques
3
14 critiques
2
6 critiques
1
6 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jean-luc G
89 abonnés
901 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 11 août 2025
Premier contact avec un monument taiwanais. Aucun effet de manche, et pourtant, la subtilité du scénario, la précision de la mise en scène, la proximité que nous spectateurs gardons avec les membres réels de cette famille, tout contribue à instiller une relation particulière avec NJ le père de famille et ses proches. La lenteur passe bien, si on accepte de partager les réflexions silencieuses de chacun des membres qui se demande si il pourrait avoir droit à une deuxième chance. Grace à ce film, on comprend pourquoi "le cinéma permet de vivre trois plus". Ce n'est pas une phrase prétentieuse, mais Yang est un artiste complet à découvrir avec respect. cinéma (copie restaurée) - aout 25
L'enthousiasme de la presse pour ce film me laisse perplexe. Des histoires qui se croisent et qui restent en surface, des portraits à peine esquissés (en dehors de celui du personnage principal), quelques dialogues percutants mais rarement, beaucoup de longueurs, et c'est long... très long. Mise en scène brillante, peut-être, mais est suffisant ? Bref, je me suis beaucoup ennuyée. Je publie peu de critiques négatives car mieux vaut parler de ce qu'on aime. Mais face à ce déluge de propos dithyrambiques, il m'a paru salubre de réagir.
Une magnifique réalisation avec une belle lumière, notamment pour les scènes de nuit. Quekques personnages attachants très bieb interprétés (le père et ses enfants, très attachants, l'homme d'affaires Japonais). Toutefois, de nombreux personnages secondaires sont majoritairement horripilants, excessifs, passant rapidement de l'apathie à la colère ou à la surexcitation sans que, pour ma part, j'y trouve un sens quelconque.
Yi Yi est une œuvre d’une saisissante familiarité et à la fois d’une intimité troublante. Elle ne cherche pas à imposer un sens, mais à faire résonner les silences. Elle nous invite à écouter, à ralentir, à observer — à être pleinement présents. Edward Yang signe un film qui parie que la philanthropie, la nuance et la patience sont encore des gestes révolutionnaires dans un monde saturé d’informations, d’égoïsme et de vitesse.
"En 2000, Yi Yi d’Edward Yang remportait le prix de la mise en scène au Festival de Cannes. L’accueil fut unanime : la critique célébrait un chef-d’œuvre, empreint de justesse et d’humanité. Ce que l’on ne savait pas encore, c’est que ce film serait aussi son dernier. Edward Yang s’éteindra en 2007, laissant derrière lui cette fresque ample et mélancolique comme testament cinématographique. Une œuvre-somme à la fois synthèse de sa carrière et prolongement naturel de ses obsessions."
"Parmi les figures centrales, NJ se détache par sa gravité. Père de famille, ingénieur en informatique sans passion apparente, il semble se nourrir d’un calme presque mélancolique. C’est un homme discret, effacé, comme usé par une trajectoire qui ne lui appartient plus. On pourrait croire qu’il incarne un double du réalisateur, mais NJ n’est pas un artiste. Il est celui qui a renoncé à ses rêves pour une trajectoire toute tracée d’avance. Pourtant, en ouverture, un simple geste de tendresse envers son fils, malmené par ses camarades, suffit à dévoiler une humanité profonde, retenue. Ses retrouvailles avec Sherry, son amour de jeunesse, lors d’un voyage au Japon, lui offrent une échappée vers le passé, mais surtout un regard nouveau sur le présent."
"La ville de Taipei est filmée avec distance, presque comme un écho. Les personnages y errent, se croisent, s’ignorent. Ils cherchent à se comprendre, à se parler, mais peinent à formuler ce qu’ils ressentent. Dans cette société en pleine reconfiguration, chacun tente de s’adapter. Certains, comme Min-Min, la mère, choisissent le retrait spirituel. D’autres, comme Ting-Ting, la fille aînée, affrontent les épreuves de l’adolescence avec une sincérité désarmante."
"Et puis il y a Yang-Yang. Petit garçon curieux, malmené par ses camarades et incompris par son professeur qui l’humilient, il incarne à lui seul la quête de vérité qui traverse le film. Son geste – photographier les nuques des gens – peut faire sourire. Mais ce qu’il cherche, en réalité, c’est ce que les autres ne peuvent pas voir. Il veut combler les angles morts, révéler l’invisible. À travers lui, Yang propose une métaphore puissante : notre regard est toujours partiel, biaisé, limité. Il nous faut l’art, et en particulier le cinéma, pour en élargir le champ."
"Vingt-cinq ans après sa sortie, Yi Yi continue de bouleverser par sa justesse, sa tendresse et sa lucidité. Par la beauté de sa mise en scène, mais aussi par son humilité. Edward Yang, témoin précieux de la nouvelle vague taïwanaise aux côtés de Hou Hsiao-Hsien, nous a laissé une œuvre ample, mélancolique et lumineuse. Une œuvre qui nous regarde autant que nous la regardons. À (re)découvrir dans sa somptueuse restauration 4K, pour se souvenir de ce que le cinéma peut encore nous apprendre : ce que l’on ne peut pas voir."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Yi Yi est un film réalisé par Edward Yang qui parle de la vie d’une famille à Taipei, une grande ville de Taïwan. Le film montre comment chaque membre de la famille vit des moments heureux, tristes, difficiles, et pleins d’espoir. C’est une histoire simple, mais très vraie. Le film montre la vie normale, avec ses petits moments importants : des conversations, des silences, des disputes, et des sourires. Ces petits instants racontent beaucoup sur la vie. La famille est le cœur du film. On voit comment les parents, les enfants, et même les grands-parents vivent ensemble, parfois heureux, parfois en désaccord. La famille est parfois compliquée, mais elle reste un soutien important. Dans le film, on sent que le temps avance sans arrêt. Les personnages changent, grandissent, ou vieillissent. Le film nous rappelle que la vie ne s’arrête jamais, il faut apprendre à accepter les changements. Parfois, les personnages ne parlent pas beaucoup, mais leurs regards, leurs gestes montrent ce qu’ils ressentent vraiment. Le film montre que les émotions sont parfois difficiles à dire, mais elles sont toujours là.
NJ, le père, est un homme qui travaille beaucoup et essaie de garder sa famille unie.
Min-Min, la mère, se sent parfois perdue et cherche à retrouver sa joie de vivre.
Ting-Ting, la fille, découvre ses premiers amours et se pose des questions sur la vie.
Yang-Yang, le petit garçon, regarde le monde avec curiosité et innocence. Le film est calme, avec beaucoup de plans où rien ne bouge trop vite. Cela permet de bien voir ce que ressentent les personnages. La musique est douce et accompagne le film sans faire de bruit trop fort. Le réalisateur utilise aussi beaucoup les reflets et les fenêtres pour montrer les pensées des personnages.
Yi Yi est un film qui parle doucement, mais qui fait réfléchir. Il nous montre que la vie est faite de petits moments, et que même dans les moments difficiles, il y a toujours de la beauté. C’est une histoire sur la famille, le temps, et la manière dont on grandit en vivant.
11ème film Compétition Cannes 2000 : Dans une sélection asiatique particulièrement dense pour ce 53e opus cannois, voici la nouvelle oeuvre d'Edward Yang, l'un des dignes représentants de la nouvelle vague taïwanaise émergeante des années 1980, presque aussi célèbre que son ami et complice Hou Hsiao Hsien, qui avait déjà eu les honneurs de la sélection officielle. En près de trois heures est ainsi narrée une saga familiale, celle de NJ, son épouse, ses deux enfants et sa belle-famille, chacun en proie à son étape de l'existence à l'alternance de joies, peines, espoirs, désillusions, rêves ou regrets. Le réalisateur fait preuve d'une assez grande fluidité pour ne pas rendre cet entrelacs de destins trop décousu ou trop fourre-tout, avec un sentiment de tragi-comédie qui prédomine. Dans un film qui commence par un mariage et finit par un enterrement, il n'y a, au final, pas de personnage qui vole la vedette aux autres mais chacun est confronté à un basculement (réapparition d'un amour de jeunesse trop précipitamment abandonné, coma ou décès d'un parent incitant à une retraite loin du foyer familial, prémices d'une éducation sentimentale adolescente chaotique au sein d'un trio amoureux, apprentissage de l'injustice pour un jeune garçon seulement curieux de dévoiler avec son appareil photo les recoins cachés ou inconnus des êtres). Le sentiment de tristesse dans le passage d'un autre âge reste également prégnant (peur du passage à l'âge adulte, peur de la vieillesse et de la mort). Le film n'est pas plombant et pointe ça et là des moments d'humour et de poésie, où les restes de l'innocence du petit Yang-Yang, peut-être double du réalisateur, redonne un peu de luminosité et d'espoir à cette famille pour l'instant unie dans le malheur ou la tristesse, illustrant inconsciemment (et sans mauvais jeu de mots) le concept taoïste du Yin et du Yang
Sans voix... Edward Yang tient un film intime dans le domaine familiale le plus saisissant, le plus touchant et le plus triste du 7e Art. 3h où l'on sera confronté au present, au passé et au potentiel futur des personnages de cette famille si touchante. Une émotion forte dans laquelle le cinéaste taiwanais, nous transmet l'importance de la vie en général avec ces moments difficiles. La mise en scène est nous plonge dans cette intimité avec ces plans magnifiques. La photographie du même niveau ! Mais le point le plus réussi du film avec le scénario et la réalisation, cela reste le développement des personnages et leurs importances, car chacun à un profil différent. Il est très plausible qu'on ressente leurs émotions, tant le travail des acteurs/actrices semblent si proche d'une véritable famille. Rien que sa dernière scène, illustre la beauté de ce film. C'est juste mémorable et tout simplement grandiose !
Une mise en scène intéressante avec un art du plan – original, inattendu - dans cette chronique familiale à Taipei, capitale de Taïwan. Le petit garçon est craquant et ses déboires sonnent justes, -tout comme les amours débutantes de sa sœur, les problèmes existentiels de sa mère et l’envie de revenez-y de son père. J’ai trouvé des aspects felliniens à ce film plaisant, un peu trop long, nettement occidentalisé avec une pointe d’humour et un certain art du non-dit. La BO aux accents classiques est bien appropriée.
Disons-le simplement : Yi Yi, d'Edward Yang, est probablement l'un des meilleurs films jamais réalisé.
L'histoire qu'il conte est celle de la vie ordinaire : on suit les membres d'une famille dans un quotidien marqué par les évènements et les sensations que chacun de nous a éprouvé ou éprouvera. Rien de spectaculaire, donc.
Le génie du film tient dans la façon dont ces évènements sont racontés. La mise en scène ample et élégante, principalement constituée de plans larges et distanciés, donne au film une tonalité à la fois intime et sacrée. C'est comme si Edward Yang nous donnait à voir l'envers mystique d'une réalité triviale, exactement comme le petit garçon renfermé prend en photo la nuque des gens pour leur montrer ensuite (car personne ne voit jamais sa nuque, au final).
L'écoulement majestueux du film, qui dure 2h53 mais ne semble jamais long, est servi par un montage d'une intelligence rare. Les scènes se répondent, s'interpellent d'une partie à l'autre du film, et parfois nous laissent suspendus dans une expectative rêveuse et chargée d'émotion (je pense par exemple à celle du petit garçon dans la piscine, ou celle de la jeune fille avec la grand-mère).
Le jeu de la caméra avec les reflets et les transparences, l'utilisation poétique et parfois éclatante des couleurs (le rouge et le rose de mariage), le jeu au cordeau des acteurs et actrices : il ne manque rien à ce chef-d'oeuvre intemporel, dont on mesure mieux aujourd'hui à quel point il fut la matrice féconde de tout un courant du cinéma asiatique, consacré à la famille et au temps qui passe.
Yi Yi, ou comment un père de famille fait face à son passé, son présent et son avenir.
Edward Yang filme cette tranche de vie avec justesse et humanité, il est sobre derrière sa caméra, et laisse ses personnages vivre (ou du moins essayer). Il s'intéresse à une famille, principalement le père qui voit sa femme en avoir marre de tourner en rond et partir en retraite à la montagne, sa mère souffrante s'installer chez lui et son entreprise partir dans de mauvaises directions. Face à ça, il est calme, toujours calme, même lorsqu'il retombe sur un amour de jeunesse, de quoi lui mettre le doute sur ses choix de vie.
Autour de cette situation, il y a ses deux enfants, l'innocence et la découverte du monde pour le plus petit et l'adolescence pour la plus grande. Edward Yang capte la vie de cette famille avec sensibilité, on s'attache à eux et chaque péripétie est bien amené, avec fluidité et douceur. Il n'y a pas de fioriture, pas d'effets, c'est juste une tranche de vie lorsque celle-ci nous met face à des dilemmes, avec toute l'émotion qu'elle peut engendrer. Les moments tristes côtoient ceux plus drôles ou ceux calmes, et tout fonctionne.
Les grands moments ne manquent d'ailleurs pas, du mariage initial jusqu'à la dernière scène (le discours de Yang Yang) en passant par les (géniales, d'une rare authenticité) rencontres entre le père et le japonais. Chaque nouvelle chronique s'accompagne d'un enjeu fort. La mise en scène de Yang est parfaite, il met en avant à la fois les dilemmes ainsi que les erreurs de la vie, celles que l'on veut éviter et celles du passé et il filme la vie avec mélancolie et un regard humain, tout en dirigeant formidablement l'ensemble des comédiens.
En signant Yi Yi, Edward Yang met en scène, pour la dernière fois, une oeuvre forte, une chronique du quotidien, pleine d'humanité et de mélancolie, avec des personnages attachants et de formidables comédiens.
J'ai adoré ce film, même s'il dure presque 3 heures je n'ai pas senti du tout que ça soit trop long. Chaque scène était très riche. Très belle histoire, très belles images, supers acteurs /actrices, je recommend absolument