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Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mai 2020
Un jeune garçon filme le récit de sa vie et son entourage familial lors d'évènements marquants. Une simplicité basique dans l'écriture du récit doublée d'une réalisation d'une limpidité incroyable.3 heures d'émotion intense et l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma avec un jeune acteur principal extraordinaire. Chef d'oeuvre.
Dernier film du réalisateur Edward Yang, disparu en 2007 à 59 ans, Yi Yi est une chronique sociale, familiale et personnelle à la tendresse inouïe. Sur près de 3h, le cinéaste taïwanais nous invite dans le quotidien de la famille Jiang, à Taipei, dont chaque membre vit un moment crucial de son existence. Alors que le petit Yang Yang (extraordinaire) et sa sœur ado Ting Ting découvrent le monde, sa beauté et sa cruauté, leurs parents NJ et Min-Min remettent profondément en jeu les fondements de leur vie commune, à un moment où ils sont envahis par les questionnements, les regrets et la mélancolie. Une mise en scène magnifique pour un long-métrage bouleversant d’humanité.
Il y a une part de nous dans chacun de ces personnages, qui répondent de la plus belle manière aux doutes. Quel est le sens de notre vie? Peut-être tout simplement de continuer à remplir des ballons avec un entonnoir pour s'amuser...
Un film qui rend simple ce qui est complexe, qui parle de la vie à travers les personnages d'une même famille.Les longs plans fixes donnent un caractère méditatif à ce film magnifique et serein. Voir ma critique complète sur mon blog :
Yi-Yi d'Edward Yang Est une réussite sublime. Tant dans son aspect technique (la photo, le cadrage) que dans sa narration et sa musique, Yi-Yi est sobre et raffiné. NJ se pose des question sur sa vie passée, et se demande ce qu'elle aurait été. Des parallèles sont alors fait avec ses enfants, car sa fille est au stade où elle découvre l'amour et son fils à un stade ou il découvre la vie. Aussi NJ voudrait être l'ami de son fils pour l'aider à ne pas faire d'erreurs. Mais les erreurs font la vie. Yi-Yi paraîtra chiant (n'ayons pas peur des mots) à quiconque n'aime pas les films d'auteurs, car toute la réussite du film tient au fait qu'il n'y a pas de zèle, qu'il est élégant. C'est une œuvre immense, profonde et entière, maîtrisée à la perfection. C'est un petit chef d'oeuvre qui dit les choses de la vie sur un ton mélancolique et musical. La vie mérite d'être vécue, et c'est aussi simple que cela.
Une véritable merveille, le destin croisé de plusieurs familles qui reste d'une grande justesse tout au long de ses 3h que l'on ne voit pas passer tant l'ensemble est brillant. Peu connu, le film fut cependant logiquement encensé par la critique (et récompensé à Cannes) pour son caractère universel et son humanité désarmante. Construit avec intelligence, parfaitement mis en scène, Yi Yi est une expérience gratifiante pour tous les cinéphiles et les amateurs de ciné asiatique.
Les membres d'une famille confrontés chacun à une intime croisée des chemins. Chacun vacille ou chancelle, dans une douceur âpre et magnifique. Une merveille absolue, à jamais indépassable.
Le genre d'oeuvre qui son dépasse son art. Le témoignage d'une époque, de vies, qui fera encore écho des décennies plus tard....un chef-d'oeuvre en somme.
Le quotidien d’une famille taïwanaise vue sous trois angles différents Un père qui renoue avec son passé amoureux, un enfant qui se découvre une passion pour la photographie et une ado en proie à ses premiers flirts Drôle,innocent, attachant, émouvant, inoubliable
Une tranche de vie d'une famille taïwanaise, toutes générations confondues, entre petits tracas quotidiens et angoisses existentielles. Edward Yang (disparu en 2007) brosse de beaux portraits, sensibles, pudiques, non dénués d'humour parfois (le petit garçon, Yang Yang, passe son temps à photographier la nuque des gens). En montrant les liens entre ces personnages (famille, amour, travail...), il porte un regard à la fois tendre et désenchanté sur la société taïwanaise (et les sociétés "modernes" en général). Une oeuvre émouvante, limpide, qui aurait cependant gagné à être plus courte dans sa première moitié.
un superbe film d'Edward Yang. Sans doute l'un de ses meilleurs. Le rythme "festina lente" du film n'y est sans doute pas pour rien. Le film est long, mais les scènes courtes, qui s'effacent rapidement pour la prochaine ne laissent pas de place à l'ennui.
Yi Yi est un film fleuve mais cela tombe sous le sens. Edward Yang s'est donné comme défi de filmer la vie. J'ai aimé la construction narrative du récit. On prend un groupe de personne reliée par des liens (principalement familiaux ici) mais Edward Yang nous montre comment chacun mène sa propre vie, chacun est héros de sa propre histoire. C'est assez subtil d'ailleurs cette façon de montrer un groupe avec des liens mais qui n'agissent de façon que sporadiques dans la vie des autres. C'est difficile de filmer la vie quotidienne et il faut un certain talent pour y arriver. On pense parfois à du Mike Leigh dans la construction scénaristique (jamais en terme de mise en scène par contre), et mine de rien Edward Yang parvient à créer des enjeux pour chaque chronique qu'il dresse et c'est déjà un certain tour de force. Il se dégage une certaine douceur et à la fois une grande brutalité dans ce que filme Edward Yang, et en ça on peut dire qu'il parvient à capter réellement la vie d'être humain. Après, je trouve que le film patine un peu par moment. Il y a certains moments en deçà sur 3h - ! - et qui nuisent peut-être au film. C'est aussi le risque que de proposer un film de ce genre.
Magnifique ! Sorte de «Magnolia» asiatique (en plus sobre), «Yi Yi» est de ces films qui parviennent à transcender la vie qu'il s'attachent à représenter avec une grande simplicité. Et autant le dire tout de suite, les longs métrages de cet acabit se comptent plus ou moins sur les doigts de la main. Car contrairement à l'immense majorité des films dont on nous gave aujourd'hui, «Yi Yi» exclut tout tentative de naturalisme : en racontant des vies, Edward Yang nous raconte la vie, sans misérabilisme souffreteux, sans esthétique à la sauvette, sans voyeurisme, et même avec beaucoup d'humour! Ce qui frappe avant tout c'est la justesse de ton du cinéaste : ce film est son dernier, et l'on sent bien sa propre expérience humaine percer à travers chacun des personnages, son idée de présenter la vie non pas d'un mais de plusieurs protagonistes aux différents âges de leur existence se révélant absolument judicieuse. Edward Yang a reçu le Prix de la mise en scène à Cannes, mais si cette dernière est maîtrisée à la perfection, ce n'est pas l'élément de «Yi Yi» que l'on retiendra le plus. Pour ma part, et je pense que c'est partagé, c'est surtout le talent d'écriture de Yang qui m'a le plus impressionné. Il parvient à donner chair à ses personnages (en soi déjà une grande réussite), mais les dote en plus d'une humanité bouleversante car vraie et très caractéristique des préoccupations de leur âge. Et comme la plupart des spectateurs, le petit Yang Yang m'a grandement touché, tantôt très drôle tantôt terriblement émouvant. A vrai dire chacun des acteurs peut prétendre à cette affirmation tant le casting est époustouflant de talent. A noter aussi l'apparition géniale d'Issey Ogata, l'excellent acteur du «Soleil» d'Alexandre Sokourov. Loin des clichés du cinéma asiatique avec réflexion « zen » etc., «Yi Yi» est paradoxalement ce qui se fait de mieux en extrême-Orient de nos jours. Traversé par la grâce, réservant des moments d'émotion comme de jubilation intenses, un film inoubliable.
C'est un très beau film, incontestablement. Emouvant, des séquences superbes, passages qui se répondent, personnages attachants (le héros et le gosse principal, d'ailleurs les acteurs sont excellents), puis des moments magnifiques, comme à Tokyo par exemple, la scène finale est grandiose aussi, ou encore la discussion dans la voiture... Oui il en aurait fallu plus pour atteindre le sommet.
Néanmoins cela reste selon réellement un très beau film, scénario certes simple m'enfin on comprend assez rapidement que l'essentiel ne se joue pas là, mise en scène sublime, musique aussi, personnages attachants, certains dialogues sont énormes, et les 2h45 ne sont finalement pas si longs que l'on ne le pense.
Pour moi ce prix de la mise en scène est amplement mérité devant tout le travail effectué par Yang est génial, et une Palme d'Or pour ce film ne m'aurait pas parut injustifiée.
Une ou deux scènes un peu lourdes certes, mais dans ce film tout y passe, de la tristesse à la joie, je ne suis malheureusement pas assez émotif pour être vraiment touché généralement devant certaines choses mais là j'ai bien accroché...
C'est tellement dommage qu'il manque ce truc, presque indicible, la "marque" des grands films... Parfois l'ambiance de ce film est un poil trop pesante, je ne sais pas...
Très beau film n'empêche, je le conseille à tous, il faut de la motivation, de la patience, mais si on fait quelques efforts, ils seront mérités.