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Kikuchiyo-san
44 abonnés
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3,0
Publiée le 18 avril 2018
D’un chassé-croisé espiègle et sans prétention finit par émerger, on ne sait trop comment, une vraie mélancolie au futur antérieur... ou, non, au présent.
La mise en scène de Fillières n’est jamais à la hauteur, se contentant d’une jolie surimpression ici, là de contrastes bleu/rouge progressivement mué en mélange. Jamais elle n’ose plus que ça, des éclairages stylisés ou une plus grande beauté qui la rapprocheraient d’un Kaurismäki. Sa simplicité passe pour de la flemmardise. Mais la réduction à l’essentiel, le dépouillement, pose moins problème quand le postulat ouvre aussi largement la voie à la fantaisie du jeu des comédiennes. Sandrine Kiberlain sait mieux que personne créer du décalage avec une petite moue dérangée ou interloquée, ou une ironie séduisante, un peu vamp. Comme si la jeune Margaux frondeuse et désabusée s’était laissée gagnée par une ironie lumineuse...
Une petite comédie très sympathique qui part d'un pitch pas évident en le traitant de manière plutôt subtile. Sandrine Kiberlain est excellente et quelques trouvailles émaillent le film, ponctuant joliment les passages.
J'ai adoré, tout est bien vraiment les dialogues sont savoureux on dirait du Lubitsch, Sandrine Kiberlain Agathe Bonitzer : géniales, ok elles ne se ressemblent pas beaucoup physiquement mais c'est absolument pas dérangeant elles ont une complicité dingue. Melvil Poupaud qui vient compléter ce casting c'est la cerise sur le gâteau, il a une vraie intelligence de jeu et une élégance qui fait qu'on ne lui en veut pas quand il est avec l'une ou l'autre des Margaux. Je recommande chaudement !
J'ai beaucoup beaucoup aimé. Le scénario est très inventif, bien rythmé, toujours le bon mot, on prend beaucoup de plaisir à écouter ces dialogues bien choisis. Le film donne envie d'aimer et d'être aimée, et une fois passée l'émotion qui nous envahit à la fin, on sort du film avec la grosse pêche ! Je recommande car ce n'est pas tous les jours qu'on a une comédie aussi réussie. Sandrine Kiberlain est au top de sa carrière, elle n'a jamais été aussi belle !
si l'idée de départ est originale et séduisante, la deuxième partie se délite en scènes longues et inutiles. Il manque aussi une scène importante de transition lorsqu'elles réalisent ce qu'elles sont l'une pour l'autre. Un film plein de bonne volonté qui ne tient hélas pas la route. Mon réalisateur fétiche Bertrand Blier aurait sans aucun doute livré une pépite avec un tel pitch...
Je crois qu’il est inutile de se poser des questions. Il y a des films où il faut laisser couler et se contenter du postulat du réalisateur. En l’occurence Sophie Fillières. « La belle et la belle » est de l’ordre de la fable. Une fable particulière sans élément de forces extérieures qui pourraient expliquer comment Margaux 45 ans rencontre Margaux 20 ans. En soi comment Margaux 45 ans se rencontre-t-elle à 20 ans ?! Pas de foudre qui frappe, pas de poudre magique. Aucun prodige. Rien. Margaux 45 ans (Sandrine Kiberlain) rencontre presque naturellement et fortuitement Margaux 20 ans (Agathe Bonitzer). C’est attachant, sympathique mais inévitablement incohérent. Par moments, il est difficile de croire à cette fable foutraque. Déjà, j’ai du mal à croire que Marc (Melvin Poupaud) ne reconnaisse pas Margaux à 20 ans. Maintenant, comme les deux Margaux ne se ressemblent pas… C’est sans doute voulu et fait partie du postulat. En soi, il faut prendre le film tel qu’il est, se laisser entraîner, faire le vide dans ses préjugés. Et c’est vrai, la pilule passe un peu mieux…
Une histoire assez originale. Margaux rencontre Margaux, 20 ans plus jeune. Elle ne forme qu’une seule et même personne. L’une a raté beaucoup de chose dans sa vie, l’amour, sa carrière, construire une famille...; l’autre est en passe de tout cacher. Tout au long du film on se demande si on est dans une torsion du temps ou un simple hasard. J’ai même essayé de relever les scènes ou Sandrine Kimberlain serait ignorée par les autres acteurs, comme un fantôme (Fightclub). Mais non ce film retrace 4 ou 5 mois d’une rencontre et nous laisse comme ça, comme une tranche de vie �… sans réponse ni explication
Un film qui sert à rien. Dialogues sans talent, scénario bof, et acteurs qui n'arrivent pas à intéresser puisque l'objet même du film n'a pas de raison d'être;;;
Une comédie tendre et légère qui chemine subtilement entre réalité et fantasme , parfois drôle, qui se laisse regarder sans grande passion mais sans déplaisir non plus . Mention spéciale pour Sandrine Kiberlain dont j’apprécie toujours la présence lumineuse et la grande finesse d’interprétation.
Dans ce film de Sophie Fillières, on retrouve Sandrine Kiberlain qui va retrouver son double à ses 20 ans en la personne d'Agathe Bonitzer. C'est une comédie fantastique avec un scénario assez original mais qui souffre de quelques incohérences gommées en partie par ces deux formidables actrices, ainsi que l'attraction masculine du film : Melvil Poupaud. Cependant, l'oeuvre a tendance à retomber dans un certain ronronnement avec ce triangle amoureux pour finir cependant de manière assez subtile. Intéressant mais pas indispensable.
La Belle et la Belle est un film fier de son petit canevas mais qui ne réfléchit pas. Les deux femmes se rencontrent, la mise en scène s’amuse à insister sur le reflet qu’elles constituent l’une par rapport à l’autre, et joue sur les vitres de train et les miroirs de salle de bain. L’amant de l’une devient celui de l’autre… C’est lourdingue, d’autant plus que si la méchanceté va bien à Agathe Bonitzer, elle ne sied pas du tout à Sandrine Kiberlain qui ne convainc jamais dans son rôle. L’entrelacs des tonalités ne fonctionne pas : la comédie peine à faire rire, et les accents « film de genre » ne disposent pas d’un savoir-faire suffisant pour intriguer. En résulte une production malhabile qui reste au stade illustratif de son récit, sans prendre le risque d’un vertige, sans interroger ce redoublement d’une individualité ni les liens possibles qu’il nous est possible de tisser avec nos semblables et nos dissemblables apparents. Un film sur l’identique privé d’identité, un film sur une vie en échos qui résonne peu et ne raisonne pas.
Revenue à Paris pour l'enterrement d'une amie de jeunesse, Margaux croise Margaux, qui se révèle être elle 20 ans plus tôt, mêmes amours imbriquées, mêmes vies compliquées, mêmes téléphones,,. Et quand dans le train du retour, elles croisent Marc amour de jeunesse de Margaux, leurs vies s’emmêlent. Le délicieux frisson, du ''si c'était vrai'' est si bien caressé par la caméra de S Fillières, vertige de nostalgie qui s'en va dire l'avenir à la jeune fille que tu étais à 20 ans, mais si possible corrige le cet avenir ne va pas l'égarer dans les mêmes impasses, s'il te plait, qu'il ne vienne pas se ternir de tous mes regrets et de quelques remords ! Sandrime kiberlain et Agathe Bonitzer idéales actrices pour ce jeu grisant, ni mère-fille, ni soeurs mais bien elle et elle, belle et si belle.
C'est un film très intéressant qui aborde le thème du double. La grande originalité repose sur le fait que ce sont 2 actrices différentes (magnifique sandrine kiberlain et agathe bonitzer) qui jouent le même role à 2 âges différents. elles sont toutes 2 bien différentes (pas même taille ni couleur d'yeux ni cheveux), mais il y a une énergie, une singularité commune. Et c'est là toute la réussite du film, nous faire croire que l'une EST l'autre. Bravo Madame Fillières pour le film, pour votre poésie et vitre fantaisie.