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Emmanuel Cockpit
94 abonnés
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1,5
Publiée le 11 février 2018
Le scénario tient sur un ticket de métro : Robert reviendra-t-il ou pas ? La musique se résume à quelques grincements aigres. Le jeu des acteurs se dissout dans la fumée des cartouches de cigarettes consommées. La voix off prétentieuse dilue un ennui narcotique. Une étoile pour le soin de la photographie et l’utilisation du flou et une demie pour les sonneries qui martèlent l’attente (et qui réveillent le spectateur ?)
Un très beau film sur une période difficile de notre histoire pendant la guerre concernant les prisonniers envoyés dans les camps et au travers d'un réseau de résistants la longue attente à la fin de la guerre du retour des rescapés. Magnifique interprétation de Mélanie Thierry à voir
Long, long, beaucoup trop long. Un film extrêmement léché sur le plan de l'image et surtout du son, irréprochable. Mais qui malheureusement, après un première demi-heure savamment construite, s'enlise, s’éternise... On parle bien de l'attente et de la douleur d'une femme,certes, mais fallait-il faire attendre le téléspectateur jusqu’à l’ennui? Pour reprendre une critique de l'Express dans laquelle je me retrouve totalement: au début, c'est beau. Singulièrement beau. Et puis ça devient répétitif. Lourdement.
Est ce du cinéma d’auteur ? Ou un biopic ? On ne sait pas. C’est ennuyeux au possible ! On pense assister à un film retraçant une partie de la femme résistante engagée ? Non notre romancière est obsédée par le retour d’un homme ( son mari) qu’elle avait décidé de quitter avant son arrestation ... A éviter absolument
Sûr qu'il faut aimer Duras. Mais ce film rend hommage à son écriture en noir et blanc. Dommage que la promotion soit faite sur la première partie du film, dont en réalité, on aurait très bien pu se passer, de même que cette vraie-fausse intrigue amoureuse sans aucun apport.
Film visuellement superbe, surtout si vous aimez les "floutés" travaillés, parfois même nécessaires afin de remaquiller un Paris façon années 40. Mélanie Thierry est impeccable tout comme B. Magimel. Scénario difficile sur l'attente & le doute - l'accablement et ce dédoublement de l'esprit - ces désordres qui l'accompagnent. Page sombre de notre Histoire à bien garder imprimer dans nos crânes. A voir, mais avec un bon moral.
La douleur, oui on la sent, c'est assez douloureux pour le spectateur après 2 heures en fait, ces gros plans avec flou arrière utilisé tout le long du film, cette lumière plus que déprimante et cette diction des acteurs et actrices entre le parlé sussuré, cette voix off qui va également à 2 a l'heure deviennent très vite insupportable, on ne voit et on n'entend plus que ça et on se met à penser à tous ces egos (réalisateur, chef op, comédiens...) qui ont voulu capter l'écran du coup on ne voit qu'eux, et c'est bien dommage dt d'un ennui à mourrir.
La douleur est pour le spectateur, trop de lenteur, un texte en voix off monocorde, on attend comme l’héroïne le retour de son mari qui n'arrive pas, et ça c'est long mais long ..... en fait j'aurais du comme d'habitude me fier aux commentaires des spectateurs plutot que des journalistes parisiens qui devraient un peu moins jouer les Christine Angot.
Juste extraordinaire... par où commencer ? L'histoire : contexte : Marguerite Duras voit son mari arrêté et déporté en 1944. Ce sont des résistants, au même titre que Dionys Mascolo, lecteur chez Gallimard, François Mitterrand, alias Morland, et d'autres. Tout ce petit monde se réunit régulièrement pour organiser des actions de résistance. Intrigue : c'est l'histoire de la douleur de Marguerite qui attend et espère le retour de son mari. Des thèmes peu abordés généralement sont ici très bien traités : 1) le fantasme, celui qui nous fait vivre un instant à venir possible avant de replonger dans la réalité dans les deux minutes qui suivent. Par exemple, vers la fin du film, la descente d'escalier de Marguerite. Ou encore le début du film (l'affiche). 2) La résistance qui ne supporte pas De Gaulle, celui-ci n'ayant cure des revenants des camps. C'est le créneau qu'occupera François Mitterrand pour se démarquer de De Gaulle. Cette critique est permanente dans le film. C'est un film Mitterrandien. Jusqu'à la critique des fonctionnaires parachutés de Londres (au sens figuré) qui sont dans la négation de cette douleur. 3) à Paris, les portraits de Pétain n'étaient pas si nombreux, il y avait aussi beaucoup de portraits d'Hitler... et les collabos ont mis du temps à partir. Très beau traitement de ce court moment où l'on ne savait plus qui était le maître, 'le flic'. 4) La relation amoureuse (je n'en dis pas plus...). La voix off est parfaite. La reconstitution est très impressionnante : exemple : Avoir trouvé ce document sonore de l'époque, document sur le Japon... etc... Les points forts de ce film : 1) la photographie : le cinéaste nous fait tout, et l'utilisation du flou est magnifique. Chaque plan, chaque manière de poser la caméra donne du sens. Beaucoup de plans rapprochés, caméra derrière les volets (d'un côté la fête, de l'autre l'angoisse ou le drame, celui que De Gaulle veut cacher), contre plongée -la descente d'escalier-). Egalement la manière de filmer la peau du visage de Marguerite, Mélanie Thierry, extraordinaire et très séduisante actrice qu'il me semblait bien avoir vu quelque-part... eh oui, dans le non moins formidable 'au revoir là-haut', précédent film où elle a joué... Où cela va-t-il s'arrêter ? Je m'en vais de ce pas regarder quel est son prochain tournage... car le second point fort, ce sont les acteurs 2) Avec Mélanie Thierry, avons-nous trouvé notre Hanna Schygulla ? Rôle consistant, où les expressions du visage tiennent parfaitement le film durant plus de 2h00. Quant à Benjamin Biolay, il peut tout de suite arrêter la chanson : Il révèle un personnage profond, solide, travaillé... 3) la bande son : n'attendez pas de voir ce film à la télé ou en DVD, vous raterez la bande son, et tout ces petits détails, comme le tic tac dans la chambre, sur la gauche; le genre de détail qui compte dans la perfection d'un film. 4) l'originalité dans le traitement d’événements si souvent traités au cinéma... 5) le traitement cinématographique d'une oeuvre littéraire : c'est très réussit, ça donne envie de lire Duras, ça fait presque peur de ne pas y retrouver toutes les dimensions du film.
Ennuyeux et long. je n’ai pas accroché avec l’ambiance sinistre ni les gros plan sur le teint cireux des personnages qui fument en pemenacence dans des apparts poussiéreux. Certainement une bonne représentation de l’ambiance lourde de l’occupation allemande mais ce film ne nous a pas plu.
La douleur ! Ce titre est particulièrement bien choisi car il résume celle que doivent supporter les spectateurs tout au long du film. Des dialogues rehaussés d'une musique insupportable, des gros plans saccadés et des flous agaçants. Un Benjamin Biolay plus vrai que nature et fidèle à ses chansons, c'est à dire transparent. Une Mélanie Thierry assez terne mais par contre un Benoît Magimel intéressant dans un rôle ambigu et que l'on arrive à trouver sympathique malgré son idéologie. Si la première partie du film qui comporte un peu d'action, est la moins pire bien que pas assez travaillée et creusée notamment concernant les rapports entre Marguerite et Dyonis, la seconde (celle où Marguerite espère...ou pas, le retour de son mari) nous oblige à lutter pour éviter l'endormissement. Ce n'est en fait qu'un long monologue et donc une simple lecture du roman. A ce moment c'est nous qui souhaitons vivement le retour du mari pour qu'enfin, le film se termine. Et quand le mot fin apparaît on se dit "tout çà pour çà". Ah! J'oubliais, pour passez le temps on peu s'amuser à compter le nombre de cigarettes fumées pendant le film (c'était probablement pour compenser les non-dits ou la faiblesse des dialogues).
un film très lent et difficile à supporter. Encore un film sur la dernière guerre mondiale qui n'offre aucun intéret.. C'est . l'attente d'une femme qui souffre de ne plus voir son mari et qui,i dès qu'elle apprend qu'il va revenir de Dachau, veut demander le divorce; c'estt tout à fait incohérent.