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Un visiteur
1,0
Publiée le 5 février 2018
Pas d'action: une voie off qui dit du texte de Marguerite Duras tout le long du film Des longueurs tout le long du film et on a qu'une envie, que ca finisse
La douleur est pour le spectateur, trop de lenteur, un texte en voix off monocorde, on attend comme l’héroïne le retour de son mari qui n'arrive pas, et ça c'est long mais long ..... en fait j'aurais du comme d'habitude me fier aux commentaires des spectateurs plutot que des journalistes parisiens qui devraient un peu moins jouer les Christine Angot.
"La Douleur" prouve une fois de plus que littérature et cinéma peuvent faire excellent ménage. Le texte de Marguerite Duras se fond parfaitement dans la structure scénaristique à son service. Une mise en scène riche et inspirée déploie avec délicatesse et talent la dimension cinématographique de l'opulent contenu littéraire.
Mélanie Thierry est Marguerite. La douleur de l'absence, la souffrance liée à l'inconnu, à la peur de perdre l'être aimé est densément incarnée par l'actrice. On peut assimiler cette déchirure émotionnelle à un kidnapping. La guerre génère des souffrances incommensurables, le témoignage de l'écrivaine de talent donne une dimension historique et universelle à la terrible affliction de ceux qui attendent et espèrent dans la crainte, jusqu'à la folie parfois. Le temps faisant son oeuvre, la relation évolue sur un deuil qui s'installe malgré tout.
Joués dans un Paris de fin de guerre, le film transpose parfaitement ce quotidien angoissant qui n'a pas le recul du spectateur du XXIème siècle.
Une oeuvre réussie qui marquera certainement l'actualité cinématographique de 2018.
J’adore cette période trouble de sortie de guerre, propice à toutes sortes de tragédies et de trahisons. Sur ce plan-là, Finkiel ne s’en sort pas trop mal. Mais je ne connais pas l’œuvre de Duras, ni les détails de sa vie tumultueuse, à part d’avoir vu L’amant de JJ Annaud. Cela a dû me faire défaut pour rejoindre le camp des critiques élogieuses, car attendre la toute fin du film pour clarifier la relation ancienne entre Marguerite Duras et Dyonis n’aide pas les néophytes. J’ai compris que l’usage des longues focales qui floutent une bonne partie des scènes servait à reproduire l’état d’incertitude mentale de l’héroïne, d’accord, en revanche j’ai attendu la fin et le retour du mari, en restant sur ma faim. Mélanie Thierry et Magimel s’en tirent plutôt bien dans leur duel à fleurets mouchetés. Ils m’ont empêché d’être dégouté à tout jamais de lire du Duras. GE - février 2018
L'adaptation du livre éponyme de M. Duras n'était pas aisée, Finkel s'en sort plutôt bien. Si la première partie est prenante, durant les derniers mois de l'occupation, la suite, l'attente à la libération font plus d'une heure, et plombent quelque peu l'intérêt que l'on peut porter au film. Scènes répétitives, gros plans généralisés donnent l'impression d'un temps infini entre les premiers retours des prisonniers et celui d'Anthelme, le mari, or il ne s'écoule que moins d'un mois! Détail, certes, mais qui instille l'ennui, dommage. A ces reserves près, la réalisation est aboutie et l'interprétation remarquable.
Lent et flou, on s'endort. Cette manière de filmer ne peut dire toute l'intériorité du personnage. C'est prétentieux, la voix off est agaçante, et on peine à entrer dans le film. Seul Benoit Magimel donne un support au jeu monotone de Mélanie Thierry. Je ne comprends pas cet encensement. Le parti pris du flou, donne l'impression d'un mauvais choix radical, qui dessert tout le propos. Très mauvais.
La douleur, oui on la sent, c'est assez douloureux pour le spectateur après 2 heures en fait, ces gros plans avec flou arrière utilisé tout le long du film, cette lumière plus que déprimante et cette diction des acteurs et actrices entre le parlé sussuré, cette voix off qui va également à 2 a l'heure deviennent très vite insupportable, on ne voit et on n'entend plus que ça et on se met à penser à tous ces egos (réalisateur, chef op, comédiens...) qui ont voulu capter l'écran du coup on ne voit qu'eux, et c'est bien dommage dt d'un ennui à mourrir.
On s'y ennuie dès les 5 premières minutes au bout desquelles on comprend toutes les ficelles qui ne cesseront d'être activées durant tout le film! Je n'en peux plus de ce cinema bobo qui se regarde le nombril. Oui on a compris que le réalisateur maîtrise le faux raccord, oui on a compris qu'il floute les contre champs pour afficher qu'il crache sur la convention, oui on a compris qu'il a passé des nuits à baver devant Resnais (et dont il a complètement travesti l'esprit!) et après ??? C'est fade, creux, anti-Duras, de la plaisanterie intime pour appartements parquetés du 16e et pour les critiques de Télérama ! Passez votre chemin... Ou lisez VRAIMENT "La douleur" de Duras !
Voilà bien le genre de film qu’il est difficile d'évaluer, c'est rare mais cela arrive. C'est au point de se demander si l'on a aimé ou pas. Lenteur, réalisme, jeux des acteurs, adaptation du roman, position de l’héroïne, tout est fait pour avoir une opinion mitigée.
Un peu trop littéraire pour moi, mais je comprends qu’on puisse aimer ce film. Trop lancinant,long ,sombre, je n’ai pas croché même si la prestation d’acteur est très bonne.
Eh bien, le titre nous prévient Ça ne donnera pas tort à Desproges Et comme le disait à juste titre la philosophe Sheila, deux heures ça peut être long
Il faut une fameuse audace ainsi qu'une profonde motivation intérieure pour porter à l'écran un texte aussi intériorisé et aride que "La douleur", ce livre qui représente, selon Marguerite Duras, "une des choses les plus importantes de (s)a vie". Emmanuel Finkiel a intriqué de manière fort habile deux récits qui dans le livre se font suite, "La douleur" et "Monsieur X. dit ici Pierre Rabier". Et le résultat est fort concluant. Marguerite Duras attend son mari, Robert Antelme, grand résistant durant l'Occupation allemande qui, après être tombé dans un traquenard, est déporté au camp de Buchenwald puis à celui de Dachau. Se développe ainsi une terrible angoisse dans le cœur de l'épouse qui paradoxalement a envisagé de divorcer au profit de D. devenu son amant. Les relations sont encore plus complexes du fait de la rencontre de Marguerite et de Pierre Rabier, un agent de la Gestapo, avec lequel elle va tisser des liens ambigus dans le but d'obtenir des informations sur Robert. Le film est à la hauteur de l’œuvre littéraire. D'abord parce qu'Emmanuel Finkiel sait pleinement utiliser les ressources du cinéma sans donner dans l'excès du pathos qui pourrait accompagner un tel film. Certes il cède parfois à la tentation de la reconstitution historique d'un Paris vu sous l'Occupation puis au moment de la Libération - et il faut reconnaître que certains effets sont pleinement réussis -, mais il n'en abuse jamais. Mais celle qui donne tout son poids et sa profondeur au film est bien sûr Mélanie Thierry qui incarne avec une mesure tout exemplaire et une rare finesse le personnage de Marguerite Duras. Reconnaissons du reste que la distribution de manière générale est fort convaincante : entre un Benjamin Biolay de plus en plus à l'aise au cinéma, un Benoît Magimel épatant dans son rôle de collabo ambigu à souhait, un Grégoire Leprince-Ringuet assumant sans forfanterie son personnage de Morland, alias François Mitterrand, tout ce monde trouve pleinement sa place et la maintient sans ostentation. Ajoutons une bande son très réussie avec entre autres une superbe composition de György Ligeti dont les dissonances traduisent impeccablement la douleur de Marguerite Duras en proie à une attente inhumaine.
Le film aurait pu être d'une durée de 30 min grand max...il est d'une lenteur excessive on n'apprend rien de nouveau tout le long.. le personnage joué par mélanie thierry est d'un ennui mortel... tout le film repose sur des sentiments d'angoisse et de culpabilité .. rien d'interessant pour en faire un film.. vraiment je me suis rarement aussi ennuyé dans un film je n'avais qu'une envie c'est qu'il finisse au plus vite..un navet!!
Nous allons suivre, entre 1944 et 1945 à Paris, l'attente angoissée d'une femme dont le mari résistant a été arrêté puis déporté en Allemagne. Ne pas savoir quand l'être aimé reviendra (et s'il sera de retour un jour) est terrible et douloureux. Adapté du roman éponyme de Marguerite Duras publié en 1985, l'insoutenable espoir de cette femme est incarné ici par une magnifique Mélanie Thierry portant à elle seule toute la puissance de l'intrigue. Il est à noter que le Paris occupé puis libéré est fidèlement rendu via de superbes images de notre belle capitale. Pas mal de qualités pour ce film donc, mais le problème, c'est que je ne suis pas client : c'est lent, très lent, trop lent ! Et puis c'est littéraire, très littéraire, trop littéraire ! J'ai vraiment eu la sensation de voir un livre à l'écran ! Et ce n'est pas ce que j'attends du cinéma ! Il m'a manqué de l'émotion, du rythme, de l'intensité : bref, je n'ai pas vibré. --> Site CINEMADOURG <--