Un scénario original qui peut surprendre par le croisement de ces deux histoires si différentes, qui vont finir par se rejoindre intelligemment. Kheiron y joue un personnage taillé à son image, plein de fraîcheur, drôle mais avec de la profondeur. Catherine Deneuve y est excellente avec un rôle à contre courant. Le début est un peu lent... mais courage, la suite vaut le coup...même si l’on sent certaines maladresses.
« Mauvaises Herbes », même s’il relève d’une très belle fable, est une véritable leçon de vie ! Refuser l’échec, et croire toujours et toujours en l’enfant, ou l’ado, et voir enfin l’homme ou la femme qu’il deviendra... Une certitude que chacun d’entre nous devrait se persuader qu’il soit parent, éducateur, enseignant ! Cette histoire d’une fraîcheur et d’une spontanéité incroyable, est doublée d’une sincérité qui fait chaud au cœur ! Tout repose sur une complicité unique qui unit ce duo très touchant que composent Catherine Deneuve (de mieux en mieux !), et Kheiron tout à fait à sa place dans ce rôle d’arnaqueur à la petite semaine, mais pas seulement ! Car sans en dire plus, l’histoire de Waël est assez remuante pour nous être contée et de manière fort originale... Et si on ajoute à ce duo, un André Dussolier brillant et épatant, et bien sûr cette bande de jeunes en difficulté, tous plus vrais que nature, ce film devient un vrai petit bijou... Évidemment, ce sujet et cette rencontre dans les conditions où elle nous est présentée, avec ce début aussi drôle et farfelu, ne sont pas à prendre trop au sérieux et c’est d’ailleurs très bien ainsi... Tout est en effet source d’humour, d’espièglerie et de délicieuses répliques, ou réactions fort justes et pertinentes ! Et ça n’arrête pas afin de nous régaler complètement, mais ce qui émerge avant tout, est ce parfum évident de vérité et de justesse à propos de ces jeunes au reflet si vrai et naturel à travers la relation qu’ils ont avec ce fameux éducateur ! Bravo pour ce scénario très original bâti sur une vraie relation humaine, ici décrite avec une grande subtilité, beaucoup d’humour en dégageant ainsi un vrai message d’espoir ! Franchement, on ressort de ce beau film de Kheiron, l’esprit ragaillardi, enjoué, plus que convaincu que le meilleur est toujours à venir chez tout individu si on sait le comprendre, le valoriser et croire en lui ! De quoi endosser son habit de jardinier afin de préserver notre « humanodiversité » !
Très beau film. Touchant et drôle. Acteurs très justes. C’est un pur moment de grâce. Ce réalisateur mérite vraiment d’être connu après « Nous trois ou rien » film exceptionnel !
Un très bon moment pour un sujet très sérieux. En opposition aux horreurs des situations de guerre vécues par l’acteur, la très grande humanité qui marque la vie de cet éducateur improvisé et l’humour mis dans les textes rend ce film absolument passionnant.
le film reste comique avec la complicité évidente entre les acteurs et les répliques assez bien tournées.lacscene d'observation a la République est géniale et les arnaques de Deneuve/Kheiron sont savoureuses. mais les personnages des ados à difficultés sont simplifiés et manichéens. les Flash-back de la jeunesse de Wael sont un peu larmoyants et inutiles.on sent la fin bons sentiments.. moraliste arrivé des les 30 premières min du film. moins bien réussi que "nous trois ou rien"
J'avoue aller au cinéma pour me détendre et les films sur la misère, les drames ne sont en général pas ma tasse de thé; sauf que là on se laisse prendre par ce long métrage tout en finesse, sensibilité et humour. Il aborde le racisme, l'exclusion et l’échec scolaire avec subtilité et fait presque de ce film une comédie. Je ressors ravie.
Si beaucoup d’aspects du film sont hautement improbables, n’oublions pas que c’est du cinéma, sans obligation de réalisme. En revanche les personnages sont extrêmement sympathiques, le film déborde de générosité et de bienveillance.
Catherine Deneuve, excellente dans ce rôle de délinquante sénior dont je ne dirai pas davantage ; André Dussollier pétillant, Kheiron souvent drôle, parfois lumineux. On peut ne pas être sensible à ce style d’ambiance, personnellement je trouve que ça fait du bien.
C’est l’histoire de Waël, un enfant des rues pris dans la guerre au Proche Orient. A présent en France, âgé de 30 ans passés il habite, pour des raisons révélées à la fin du film, avec Monique. Ils vivent d’escroqueries, lorsqu’ils rencontrent Victor qui les embauche dans un projet de rescolarisation d’adolescents difficiles.
Le film parle de Waël aujourd’hui, mais aussi de son enfance pendant la guerre.
Malgré des allures de film à caractère social, « les mauvaises herbes » est davantage un film sur les rencontres qui parfois illuminent ou sauvent la vie.
Que peut faire un éducateur débutant pour aider un groupe de jeunes en délicatesse avec l'institution scolaire? Si l'on en croit Kheyron il suffit de les abreuver de sketches lourdingues pour leur prouver que vous êtes du même monde, puis, si cela ne suffit pas, vous pouvez les soudoyer avec quelques billets avant de leur apprendre la mendicité. Pourquoi pas après tout. Il s'agit d'une comédie, genre qui permet toutes les fantaisies. Mais la paresse des dialogues et du jeu des acteurs ( surtout Catherine Deneuve complètement égarée) provoque très vite l'ennui et la sensation d'assister à un collage de blagues puériles. Très décevant pour ceux qui ont apprécié "Nous trois ou rien", le précédent film de Kheyron.
La bande-annonce ne me disait trop rien. Mais Deneuve/Dussollier ça avait du potentiel. Et puis j'avais bien aimé le premier film auto-biographique de Kheiron. Mauvaises herbes est sans doute plus léger, moins personnel, même si inspiré de son expérience en tant qu'éducateur. C'est tout de même très émouvant et touchant, mais sans jamais être pathos. C’est surtout très drôle. Le couple Deneuve/Dussollier fonctionne très bien, le Deneuve/Kheiron encore mieux. Tous les jeunes, presque tous à l'écran pour la première fois, sont aussi très convaincants. On passe un très bon moment devant ce joli film au message assez fort, sans jugement ni moralisation, savant mélange entre émotion et humour. Je n'en attendais pas autant. Kheiron, devant et derrière la caméra, confirme donc largement.