Un Eté 42
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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 décembre 2025
En dépit de quelques idées pertinentes sur la gêne, la méconnaissance, le désir des jeunes héros, ni émotion ni tendresse ni même intérêt ne se dégagent. Est-ce la platitude de la réalisation? L'étirement inutile de certaines séquences (l'achat des préservatifs)? La lourdeur des dialogues (certes très crédibles dans la bouche d'adolescents en rut)? Le manque de densité psychologique? Le traitement réservé aux personnages féminins? Le jeu approximatif ou emphatique de Gary Grimes dont le manque de confiance le rend plus agaçant que touchant? Certes la musique de Michel Legrand diffuse une douce mélancolie et la scène d'amour (hors contexte!) se pare de délicatesse. Ne pas espérer un équivalent du Diable au Corps de Radiguet!
LörrachBW
LörrachBW

15 abonnés 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 août 2025
Film éblouissant et admirablement bien accompagné par Michel LEGRAND que j'ai vu en 1970. Nous étions beaux jeunes et merveilleusement heureux.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juin 2025
D’une naïveté et d’une candeur sans précédent…
Ce n’est pas déméritant certes, mais c’est un peu les goonies version « je découvre le plaisir du sexe opposé ».
« Tu as caressé un bras à la place d’un nichon »
Confondant de platitude…..
Le seul élément subversif est peut-être l’attirance mutuelle d’une jeune femme de 25 ans avec un adolescent de 15 ans…. Mais il passe presque inaperçu dans ces émotions de jeunesse.
Il faut laisser le romantisme, le vrai, à des beautés cinématographiques d’une beauté sans nom comme Madison ou la ferme africaine.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2025
Les dèsordres amoureux d'un garçon fèbrile sur une musique mythique de Michel Legrand. Passion sans lendemain pour la plus nostalgique et la plus mèlancolique chronique adolescente jamais tournèe. Jennifer O'Neill (difficile de ne pas tomber amoureux de sa lumineuse beautè) sublime tous nos sens tandis que son timide et rêveur partenaire joue avec une justesse confondante le jeune Hermie, nous offrant chacun quelques rèels moments de grâce. Avec la maîtrise et la dèlicatesse d'un cinèaste accompli, Mulligan semble ici s'enivrer de la lumière un peu cristalline de l'île de Nantucket. Ni voyeurisme ni vulgaritè, juste un beau et simple chef d'oeuvre dans le genre...
bladgik
bladgik

105 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2023
Un film sur l'adolescence d'une autre époque . Une belle musique de Michel Legrand un peu répétitive, de la nostalgie de l'insouciance, un peu d'humour et d'amour des longueurs surtout la fin = un été 42
guillebotis
guillebotis

4 abonnés 87 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2022
Le jeu des jeunes est très vieilli. Heureusement, le film est sauvé par la scène de la consolation qui, encore aujourd'hui, pleine de pudeur et de sensibilité, demeure en mémoire après le film. La fraîcheur des deux interprètes principaux, la beauté de cette côte de Nouvelle Angleterre, probablement Block Island au large de Cape Cod, qui rappelle les plages de la Bretagne sud du Morbihan (en Bretagne le sable est néanmoins beaucoup plus clair et lumineux, sans chauvinisme !) la ganivelle (clôture en bois typique des dunes), tout ça, on s'en souvient, le flot des vagues est admirablement filmé mais il est vrai... tellement photogénique ! Un film qui sonne très 70' mais que l'on peut encore regarder.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2022
Un jeune adolescent passe ses vacances sur l'île de Nantuket ( Massachusetts) située Nord Est des états-unis pendant l'été 1942
Il tombe amoureux d'une jeune mariée, restée seule après que son mari soie appelle à combattre. Grand succès public lors de sa sortie en 1971, le film fut réalisé par Robert Mulligan alors que sa collaboration avec Pakula ait pris fin. Si Mulligan est un metteur en scène qui a une bonne réputation auprès de la critique, notamment en raison du " silence et des ombres" son chef d'oeuvre, le reste de sa filmographie est peu accessible au grand public. Ce n'est pas le cas d'"un été 42" dont le succès en a fait auprès de la critique un film un peu facile sur l'histoire d'un dépucelage, ou l'auteur avait abandonné sa rigueur thématique pour faire un succès ( qu'il obtint d'ailleurs dans ces proportions uniquement avec ce film). Il faut connaître certains éléments de la conception d'"un été.." pour voir les choses un peu différemment. En effet, c'est un film autobiographique tiré d'un moment de la vie du scénariste qui voulu en l'écrivant rendre hommage à son camarade de jeux Oscar, ( incarné dans le film) qui mourut pendant la guerre de Coree ( soit environ une décennie après ce que raconte le film). Il faut admettre qu' " un été 42" possède un charme exceptionnel. L'interprétation, le décor naturel en font un lieu de paradis, malgré la tragédie historique qui les entoure, mais presque totalement absente de la narration. C'est un film particulièrement sensible et émouvant que j'aime beaucoup. Les commentaires en voix off sont dits par Mulligan lui-même. Pour la petite histoire, l'interprete féminin d'un été
42, Jennifer O neil, mannequin célèbre.qui se lança dans le cinéma connu un succès considérable avec ce film, même s'il ne dura pas très longtemps. Pour la petite histoire, elle fût mariée neuf fois, ce qui lui valu quelques désagréments documentés les plateaux de tournage, avec certains de ses collègues qui en tiraient une déduction rapide et hors de propos. L'interprétation du jeune homme est vraiment formidable ( il en fut d'ailleurs récompensé), cependant sa carrière dura peu, même si on le retrouve un peu plus tard, encore jeune, interprétant un second rôle dans un western dirigé par Richard Fleisher.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 janvier 2022
Ce film est d'une tendresse et d'une douceur incomparable, j'aimerais revivre un été 42 chaque jour qui passe.Quand je vois la vie de tous les jours qui n'est faite que de dureté et de méchanceté, ce film apporte réconfort et douceur. Ce film me fait complètement rêver, je suis déjà ému quand j'entends parler du film. Jennifer O Neill est complètement radieuse, lumineuse et pleine de douceur et de tendresse c'est un bonheur absolu de la voir dans son rôle de Dorothee. Quand à la musique de Michel Legrand elle est si émouvante et saisissante qu'elle prend à l'âme. Quand je regarde le film je veux que Hernie et Dorothee ne se quitte plus, je voudrais que leur rencontre ne soit pas éphémère mais qu'ils continuent de se voir. Jennifer O Neill et la musique de Michel Legrand resteront à jamais inoubliables. J'aimerais tellement revivre un été 42 peut être dans une autre vie....
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 210 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2020
Un film sur l'adolescence et les premiers émois amoureux raconté comme il faut par le cinéaste Robert Mulligan !! Herbert traine avec ses copains sur une plage ou il tombe sous le charme d'une femme dont le mari est parti en guerre "Un été 42" comme le titre l'indique. On y parle entre copains de sexualité, de filles et comment les aborder comme tout garçon de cette age et Herbert fait connaissance avec l'héroine qui s'appelle Dorothée, une belle femme, qui sympathisent jusqu'à tomber amoureux. Ce long métrage a pas mal de qualités comme la mise en scène avec des plans superbes (surtout la fin traité avec pudeur), des dialogues avec des ados vu par des ados, la musique mélodieuse et mélancolique de Michel Legrand et puis le personnage principal joué par Gary Grimes excellent et la très belle Jennifer O'neill qui a un role plus secondaire mais surement mis en avant pour vendre le film plus la narration bien raconté. Un très beau film que je conseille de voir a tout age.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 février 2020
Trois adolescents passent leur été 42 sur l’ile de Nantucket
Hermie est bouleversé par une jeune femme Dorothy qui habite la maison sur la dune
alors que son mari militaire part au front en France.
Jennifer O'Neill est radieuse dans ce rôle de Dorothy
et illumine tout le film
On pense que c'est une bluette ou un film d'adolescent
Ce n'est pas du tout cela
Robert Mulligan savait comme personne comment filmer l'enfance
Vous allez rire dans une épicerie et votre gorge et votre cœur va se serrer dans la maison sur la dune
Je ne sais pas pourquoi son film me touche autant
Je l'ai vu une première fois ce film il y a une trentaines d'années et
je la regarde avec toujours autant de plaisir
La scène de fin est bouleversante et belle
On va l'impression qu'il y a deux Jennifer O'Neill
Celle qui est solaire et tellement heureuse de vivre tout au long de ce film et la seconde
Je n'ai que deux bémols :
Cette actrice n'était pas que belle et n'a pas eu la carrière qu'elle méritait
....Et j'ai pris un gros coup de vieux sans trop savoir pourquoi
La nostalgie de l'enfance peut être
Et l'histoire est vrai
et Dorothy était un peu plus âgée

https://yesterdaysisland.com/herman-raucher/
Gentilbordelais

402 abonnés 3 539 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 janvier 2020
Un drame romantique au charme naïf d'une certaine époque, notamment dans son approche et dans la réalisation. Une évocation nostalgique du souvenir, du 1er amour, du passage à l'âge adulte sur la douce mélodie de M. Legrand. Pour autant, il y a de nombreuses lenteurs, le récit aurait pu être davantage développé sous certains aspects ainsi que le côté psychologique.
Catherine V.
Catherine V.

64 abonnés 610 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2018
Un film qui a quelque chose d'envoutant... La musique y est pour beaucoup, bien sûr, mais l'histoire en elle même nous rappelle à tous, du moins je le pense, un moment de notre vie , peu ou prou tout au moins... Un film élégant et délicat qui me procure à chaque fois que je le revois une irrépressible nostalgie.
Tietie008
Tietie008

32 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2021
Il y a Jennifer O'Neil et la musique de Michel Legrand, sublime, pour cette chronique adolescente pleine d'émotions.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 avril 2016
Il reste toujours dans nos souvenirs quelque chose de flou et à la fois marquant, quelque chose qui demeure et qui se détériore, quelque chose qui passé l’âge de raison ne nous sert qu’à simplement faire oublier l’ordinaire tellement cette insouciance était belle, les petits plaisirs simples de notre jeunesse, ces moments que nous ne revivrons plus jamais, gravés dans le marbre de notre mémoire s’effritant malgré tout. Heureusement il reste le cinéma, celui qui "fabrique les souvenirs" comme Godard le disait si bien, le cinéma peut aussi les faire vivre et les projeter en nous par le prisme de l’écran cathartique, machine à rêve, bien qu’éphémère instant.

Hermie se souvient de cet été 1942 sur l’île américaine du Nantucket, de ses 15 ans, le temps de l’innocence loin de la réalité qui frappe l’Europe de l’autre côté de l’Atlantique, il se rappelle de ses deux inséparables amis Oscy et Benjie sur la plage et surtout du visage angélique de cette femme mariée à un soldat, le coup de foudre, l’amour impossible. Il se met alors à rêver de l’aborder sous les moqueries puériles de ses camarades tout aussi maladroits avec les filles de leur âge, rien qu’une attention, un sourire; la croisant par hasard devant le drugstore du village il se propose pour porter ses paquets et la raccompagner jusqu’à son habitation au bord de mer, un premier pas; Oscy lui a déjà conçu un plan par écrit pour enfin passer à la seconde étape, Hermie se retrouvera alors entre son désir empli de prude sincérité et cette course malhabile au dépucelage.

Le film s’ouvre sur un diaporama nostalgique des recoins de l’île sous les notes du piano de Michel Legrand, comme des fragments de mémoire mélancoliques et idéalisés, le soleil se lève sur la plage pour voir surgir des figures en aval des dunes, trois jeunes adolescents accourent puis se cachent dans les bordures creusées par la mer pour épier un couple, c’est là que Hermie fera connaissance avec l’amour, la voix off adulte de ce dernier nous transposera dans son propre regard, l’identification est d’ors et déjà faite. Cette première séquence est je trouve d’une grande intensité, autant par la réalisation de Robert Mulligan offrant d’admirables cadres au grain nébuleux que par l’importance de la musique appuyant la grâce des ralentis sur le visage et les gestes de la sublime Jennifer O’Neill, actrice au regard m’ayant déjà fait fondre dans L’emmurée vivante de Lucio Fulci, ici elle est encore plus radieuse, c’est dire à quel point je n’ai eu aucun mal à comprendre la subjugation de Hermie, impossible de ne pas être insensible face à tant de beauté.

Mais cette histoire n’est pas faite que d’amour, il y a aussi évidemment l’amitié qui elle est davantage ouverte à la candeur et l’infantilité, d’une crédulité quasi totale face aux sentiments émergeant de la puberté, que faire du temps imparti lorsque l’on est un groupe de garçons adolescents l'été venu ? Les filles bien sûr, répondre au bouillonnement hormonal pour sonder le sexe opposé, le plus difficile étant de savoir comment s’y prendre. Et c’est leur maladresse qui est touchante (cependant, et c’est l’unique petit défaut du long métrage, certains échanges manquent quelque peu de naturel, de même pour une baston dans le sable pas nécessairement utile) car nous sommes à peu près tous passé par là, du feuilletage "théorique" de magazines à la pratique des rencontres forcées, la séquence du cinéma montre très bien cela car il y a deux cas de figures, deux tentatives d’approche tout en étant confronté à la projection d’une romance en noir et blanc. L’âge d’or d’Hollywood fait de classe envoutante et de mots gracieusement posés contraste avec cette jeunesse qui n’a pas de temps à accorder aux sentiments et au dialogue, les gestes sont tout autant brusques que lancinants, la fierté étant de toucher le sein de leur voisine, j’ai trouvé la mise en scène absolument superbe.

En parallèle il y a donc la rencontre avec cette femme représentant son plus pur désir, Dorothy; on voit Hermie se risquer naïvement à jouer les gentlemen, prenant cette fois le temps de briser son appréhension pour converser, elle semble lui répondre en toute obligeance, éludant toute tentative impromptue de séduction. Jusqu’à ce qu’il lui déclare tout énamouré et yeux écarquillés ses sentiments, la récompense d’un baiser sur le front fera figure de trophée auprès de ses camarades, encore une fois l’instant est superbement bien capté, d’ailleurs le jeune acteur est formidable. Il y a évidemment ce côté tabou de l’ambiguïté sexuelle entre un adolescent et une femme adulte, mais l’aspect prétendument sulfureux du film est désamorcé du fait que nous voyons cette liaison à travers le regard de Hermie, avec toute l’innocence qu’on y accorde et qui est sous-tendu, le sexe est d’ailleurs décrit comme un apprentissage, une quête encore inexplorée. Ce qui accouche d’une scène très drôle lors de l’achat de préservatifs au drugstore en prévision du feu de camp avec Oscy et leurs conquêtes respectives, ce genre d’instant un peu honteux qui forge la jeunesse et qui nous reste en mémoire.

Mais ce qui caractérise réellement cette histoire c’est son profond romantisme, celui d’une époque révolue retranscrite à travers cette réminiscence du fantasme, Hermie nous fait partager son souvenir pour mieux l’exorciser (à savoir si il y a une part de vécu chez Mulligan je l’ignore) comme la parenthèse fondatrice du passage à la maturité. La dernière demie heure va faire figure d’apothéose lors de ce rendez-vous dans un crépuscule vaporeux au bord de mer, d’une absolue beauté, tout n’est que silence, douceur, sensualité, érotisme, simplement le chant de la houle et le bruit sourd d’un vinyle tournant à vide. La séquence parait pourtant curieuse tellement elle repose sur une spontanéité presque improbable chez Dorothy, se passant de mots, détachée, ils ne seront que délivrés par écrit …
spoiler: Suite à l’annonce du décès de son mari elle s’offre à Hermie dans un acte égoïste et désincarné pour d’une certaine manière faire l’amour une ultime fois avec le souvenir de sa défunte moitié, se servant de cet adolescent comme simple objet sexuel, avant de partir pour ne plus jamais le revoir. D’ailleurs je trouve le jeu de Jennifer O’Neill lors de sa dernière apparition à l’écran incroyablement juste, on ose à peine comprendre la situation, elle tourne le dos à Hermie pour scruter honteusement le large, le laissant totalement hagard, avant la révélation de la lettre qui sonne comme une tragédie.


… pour signer la mort de son enfance.

Summer of 42 est le genre de film bouleversant auquel je ne m’attentais pas, il est assez rare que le cinéma me procure de telles émotions, au point de lâcher quelques chaudes larmes à la fin, je pense que chacun sera ému ou non selon sa sensibilité et son expérience puisqu’on touche à notre plus profonde extériorisation traumatique, en l’occurrence la fin de l’insouciance. Et j’aime le temps d’un film me retrouver captivé par la grâce de l’instant, de (re)vivre quelque chose, ça ne manque également pas d’espièglerie, notamment en ce qui concerne la gaucherie potache des premiers soubresauts pré-pubères, à la fois drôle et triste donc, la vie est ainsi faite.
Il n’y a pas de doute, cet été 1942 est intemporel ...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 janvier 2015
Robert Mulligan s'est inspiré du récit autobiographique d'Herman Raucher (à qui il a confié le scénario) avec une rare subtilité. Ce film nous renvoie à nos premiers émois et s'inscrit de façon sublime dans notre vie ensuite, tous autant que nous sommes, des décennies plus tard ... Au delà de l'image (superbe) et au son d'une musique somptueusement romantique de Michel Legrand, l'histoire nous parle du temps qui a passé depuis la première perception de l'amour, de la guerre, de la mort, de la vie, tout en gardant une "présence", somme toute universelle. Superbe scène finale d'une sincérité inoubliable.
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