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68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 décembre 2017
Un film sur des patients en hp, je suis assez déçue, je croyais que ça allez être une dénonciation mais en fait rien à voir, ils montrent juste des cas dont les patients sont incapables de se gérer eux mêmes et comme la loi prend le relais... très propre tt ca, apparement ils ont galèré pour avoir l’autorisation à le faire donc ça se explique.... ça sert d’information mais vous ne ratez rien de relevant !
Guillaume C.
Guillaume C.

89 abonnés 182 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 décembre 2017
« 12 jours » est assez frustrant car n’exploitant jamais un potentiel réel.

Depardon nous met face à des hommes et des femmes atteints de troubles mentaux et internés contre leur volonté. En face, des juges chargés d’examiner la conformité de cette hospitalisation et de décider ou non de sa poursuite. Ces face à face donnent lieu à de réels moments d’émotions et nous interrogent.

Emotion car la folie (plus ou moins prononcée) des patients est très humaine, loin des clichés ou du larmoyant, on éprouve de la compassion pour ces cabossés de la vie et le spectateur prend conscience qu’il peut être facile de basculer.
Interrogations face à cette lourdeur administrative, parfois édifiante, où la « confrontation » absurde entre des malades et des juges qui ont dans leurs mains des décisions lourdes sans avoir d’autres éléments qu’un dossier médical. L’incompréhension des patients face à un jargon de toute façon difficilement compréhensible par qui ne travaille pas dans ce milieux. Les juges désabusés, tiraillés entre la compassion et l’aspect machinal de leur travail. Bref Depardon filme sous nos yeux un drame tellement humain, qu’il laisse le spectateur tantôt révolté, tantôt perplexe, tantôt désabusé.

En s’effaçant complétement Depardon nous laisse face à un matériau brut, mais si les émotions suscitées sont réelles et nombreuses, jamais elles ne sont fortes ni marquantes. Et c’est en ça que « 12 jours » est si frustrant. Jamais il ne donne son plein potentiel.

A force d’effacement, on a du mal à suivre Depardon, à voir où il veut aller, à comprendre le but de son film.
Dénoncer l’administration froide et écrasante ? Alors pourquoi ne pas nous en expliquer plus les rouages, pourquoi ne pas prendre parti pour un message fort en la dénonçant ?
Nous mettre face à la folie ? Alors pourquoi, au lieu de multiplier les cas sur quelques minutes, ne pas suivre que quelques-uns d’entre eux sur la durée.
A force de multiplier les instantanés, le spectateur a une sensation de zapette, on passe d’une histoire à une autre d’un claquement de doigts. Les émotions naissent mais n’ont jamais le temps de se développer, et ce qui pourrait être une rencontre marquante avec une histoire de vie ne se révèle être qu’un instantané, une fenêtre sur un instant T. Pourquoi ce patient est-il comme ça, quelle est son histoire, que va-t-il devenir, autant de questions sans réponses qui frustrent le spectateur qui a envie d’en savoir plus sur ces protagonistes.

A force d’effacement Depardon ne semble ne rien nous raconter et le film perd clairement en puissance et en impact, alors qu’il aurait pu être des plus marquants. Ajoutez à cela de trop nombreux plans interminables entre chaque face à face (à croire que Depardon a voulu combler des trous pour arriver à son une heure et demie) et vous obtenez un film qui manque de rythme et d’impact, alors que les idées sont là, que la matière y est. De quoi laisser au spectateur un sentiment d’inachevé, frustrant.
hpb
hpb

10 abonnés 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2017
Depardon a l'art de nous faire entrer dans des mondes inconnus qui sont pourtant les nôtres ... Mélange de tendresse et de peur à la vue de ces "malades" (non ils ne sont pas "fous" ... ils sont simplement malades ... )
Quelques moments forts ... le fils qui a tué le père , la mère séparée de sa fille , la jeune fille violée ...
Après on se dit que ce n'est pas du cinéma ... mais que l'histoire d'une seule de ces personnes ferait un meilleur scénario que certains films ou autres séries ...
kermalec
kermalec

10 abonnés 71 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2017
Raymond Depardon nous offre une opportunité unique d'assister à des témoignages à la fois simples et complexes, imprégnés de la misère humaine la plus authentique qui soit. Il nous met face à une réalité de notre société, souvent tout à fait séparée du quotidien de la majorité d'entre nous, vivant dans la "norme", à tort ou à raison. Glaçant.
andre N.
andre N.

15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2017
Un très bon film-documentaire édifiant sur le décalage entre la froideur de la justice et la souffrance des malades/justiciables. On ressent de profondes fractures, des situations parfois tragiques dont on ne voit que la partie émergée, l'incompréhension des décisions du juge par les patients, énoncées dans un vocabulaire juridique souvent abscons. On touche du doigt la douleur de la contention médicale. Les juges tendent à se protéger derrière la simple application du droit face à des destins fracturés ou à des patients qui pour certains n'ont plus envie de vivre, c'est compréhensible. Mais cette lourde responsabilité exige un minium d'empathie. Depardon nous offre avec ce film une place d'observateur privilégié dans l'enceinte psychiatrique. Merci à lui.
Jean-Daniel T.
Jean-Daniel T.

15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2017
Raymond Depardon à son meilleur. Interroger l'institution sans juger. Montrer sans chercher à démontrer. Laissez parler, chacun se fera sa propre opinion. A voir absolument, on n'en sort pas indemne.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2024
Depuis l’application d’une nouvelle loi en septembre 2013, les patients hospitalisés (sans consentement) en hôpitaux psychiatriques doivent être présentés à un juge des libertés (avant 12 jours, d’où le titre du film). C’est un changement majeur, puisque jusqu’à présent, seuls les psychiatres pouvaient prendre cette décision.

Raymond Depardon a pu filmer en toute intimité cette mise en application de cette loi, qui pour la première fois, est rendue publique (via des audiences publiques), bien loin des prises de décision prises par les psychiatres dans leurs bureaux.

Ce n’est pas la première fois que le réalisateur s’intéresse à la psychiatrie, il s’était déjà intéressé à un asile situé au large d’une île de Venise (San Clemente - 1982), ainsi qu’à l’hôpital Hôtel-Dieu à Paris (Urgences - 1988). Pour sa troisième incursion, c’est au sein de l’hôpital Le Vinatier à Lyon qu’il a décidé de poser sa caméra. N’allez pas y voir ici une certaine redondance, il n’en est absolument rien. A travers son nouveau documentaire, il met en lumière les malades internés sans leur consentement, confrontés à l'institution judiciaire.

12 jours (2017) est une succession de champ-contrechamp entre les malades, accompagnés de leurs avocats d’un côté et des juges de l’autre (le tout, sans jamais la présence du psychiatre). Les portraits sont tous très différents les uns des autres, un junkie, une victime de viol, un salarié au bord du burn-out, une personne aux pensées suicidaires, un meurtrier, … Raymond Depardon porte un regard à la fois bienveillant et tout en retenu sur la maladie mentale, l’enfermement et les limites auxquelles sont confrontés la justice face à certains cas.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2018
12 jours, un film que j'ai raté à sa sortie et que je ne vois que maintenant, est sans doute, avec du recul, l'un des meilleurs films de 2017. Depardon revient à l'hôpital psychiatrique, trente ans après Urgences, pour filmer cette fois des gens présentés devant le juge pour savoir si celui-ci autorise l'hospitalisation sous contrainte.
Comme à son habitude le dispositif est très sobre, sobre mais soigné, Depardon est photographe et ça se voit à chacun de ses plans. On n'a pas à ici un documentaire qui se la joue reportage d'investigation et qui bouge sa caméra dans tous les sens. Ici c'est très calme, ce qui permet au spectateur de se familiariser avec les personnes, de comprendre d'où ils viennent, quel est leur problème... de les humaniser en quelque sorte, qu'ils ne soient pas juste vus comme des fous par les spectateurs.

Forcément le film est touchant puisqu'il montre des vrais gens, des gens qui souffrent, des gens qui ont envie de sortir, des gens qui font tout parfois pour avoir l'air le plus normal possible pour pouvoir sortir, ce qui ne suffit jamais... Dans le film on ne verra jamais un juge refuser l'autorisation aux médecins de poursuivre l'hospitalisation sous contrainte. Les malades rêvent de liberté (ou d'en finir), mais systématiquement la réalité de leur condition mentale revient.

C'est ça qui est réellement tragique. On les voit, on voit qu'ils ont un problème, les propos sont incohérents, on sent leur nervosité... On comprend qu'ils ne peuvent pas sortir, mais en même temps on voit aussi l'hôpital que Depardon filme entre chaque entrevue avec le juge. On se rend donc compte du caractère oppressant du lieu qui peut-être n'arrange rien à leur état. C'est particulièrement triste de voir un malade faire des aller-retour comme un chien en cage dans une minuscule cour pendant plusieurs minutes.
On a des témoignages de ce que ça fait que se faire maintenir de force, de se faire attacher... (contre son gré bien entendu

Les situations sont toutes différentes, certaines sont plus extrêmes que d'autres. On se retrouve quand même avec un type qui a tué son père, qui dit que ce dernier a été béatifié, que lui-même fait partie d'une trinité avec son père et sa mère... Mais il y a également un type qui croit que son voisin fait partie d'une secte musulmane et qui se retrouve à voler une kalachnikov dans une cave pour la mettre au-dessus de son armoire... On a un vieux monsieur qui entend d'autres voix que celles du juge... On a un immigré angolais qui a poignardé de treize coups de couteaux une femme il y a huit ans...

Et Depardon prend à chaque fois le temps de nous montrer ces gens là, il ne les juge pas, on voit l'absurdité de la situation... Forcément qu'on a envie qu'ils s'en sortent, mais techniquement on voit bien que ça ne va pas...

Jamais impudique, Depardon nous montre une réalité que l'on n'imaginait pas...
Cependant je repars avec une question sur le dispositif, au début il est dit que le noms ont tous été modifiés ainsi que les lieux. Comment ils ont fait ? car on voit clairement le juge demander d'où ils viennent, certains donnent leur lieu de naissance, font des blagues dessus. Je vois mal Depardon embrouiller les malades en leur demandant de répondre autre chose juste pour la caméra.

Bref un film fort, comme d'habitude chez Depardon, qui filme les gens sans mépris, sans supériorité et avec beaucoup d'humanité. Et il pose une question essentielle, comment on fait pour sortir de là ? Quelle vie on réserve à ces gens ? Que peut-on faire de plus ? Est-il possible de faire plus ?
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 avril 2019
Ces lueurs dans ces yeux... Soit ils sont tous shootés par les médicaments, soit ils ont de vrais gros problèmes psy, voire les deux en même temps. Le seul patient qui semble totalement normal et n'a pas l'air d'avoir sa place à l'hôpital est ce jeune homme noir qui veut juste trouver un boulot. Un documentaire étonnant et original à voir.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2019
Comme toujours Raymond Depardon propose un documentaire passionnant sur une institution de notre pays qui tente de s'adapter aux besoins de la société. Son regard est brut, son montage remplace l'analyse et l'explication. C'est un débat, un état des lieux indispensable. La justesse de ces moments livrés, ce qui ressort de cette plongée dans un univers que l'on préfère ne pas connaître par confort c'est que nos équipements sociaux sont anachroniques et maltraitants. Impossible de se dire que ceux qui souffrent, ceux qui ont besoin que la société les aide sont pris en charge comme il faut.
Le regard de Depardon est fondamental. Rares sont ceux qui peuvent parler de nos maux sans se vautrer dans un voyeurisme indécent ou un misérabilisme sordide. Ce que l'on voit c'est du vécu, du réel, un témoignage, un encouragement à réclamer du changement.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2017
Cette dernière production de Depardon rentre dans la catégorie des reportages qui sont indispensables à voir une fois, mais qui n’ont pas l’ampleur, ou la profondeur d’analyse d’un film construit et scénarisé. La caméra de Depardon témoigne de la mise en place d’un filet juridique dans l’univers clos des asiles. Il n’y a rien à dénoncer, seulement accepter que décider de la santé mentale de quelqu’un est décidément un métier de fou. Nous avons la chance de vivre dans un pays qui a décidé de mettre en place une étape complémentaire dans le « diagnostic », est-ce cela garantit qu’il n’y aura jamais d’erreur ? Probablement pas, l’important est l’intention de faire mieux. Les juges sont faillibles tout comme les médecins et les avocats. Le fonctionnement de la justice est couteux comme celui d’un hôpital. Acceptons-nous d’en assumer pleinement les conséquences ?
Depardon démystifie le mythe cinématographique du malade enfermé contre son gré et persécuté à l’infini : Vol au-dessus d’un nid de coucou, Le silence des agneaux, Shutter island, Shock corridor, la liste est longue et pourrait laisser croire que l’erreur de diagnostic est fréquente et que les médecins sont des frustrés ou des sadiques. Avec 12 jours, la crue réalité du dérangement mental est remise à plat. Que répond-on à un malade qui demande à sortir, pour retourner chez spoiler: son père
… qu’il a trucidé dix ans plus tôt ? Que répond la société à une femme qui souffre un martyre intérieur depuis son enfance et à qui l’on interdit le suicide ? Chacun d’entre nous représente un petit morceau de cette société, et regarder avec la distance nécessaire les situations présentées nous aide peut-être un peu à jouer notre rôle de citoyen, susceptible d’être appelé un jour en cour d’assises dans un pays qui n’a pas à rougir de sa démocratie.
Cinéma - décembre 2017
lilyzab
lilyzab

26 abonnés 172 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 décembre 2017
Après avoir vu le film de Depardon je me pose une question : > L'absurdité du système? l'enfermement? certains y voient de beaux portraits de gens??? .. ben moi ce documentaire me pose question et j'aimerais une réponse .. Sinon je dirais qu'il est voyeur!
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2018
Il s’agit d’un documentaire sans la moindre acteur, sans voix off, sans aucune prise de position : juste les faits présentés de la façon la plus honnête, la plus professionnelle et la plus talentueuse qui soit. Depardon fait partie des plus grands documentalistes, il a filmé les hommes de nombreux pays avec leurs gestuelles et leurs coutumes. Ici, il filme les souffrances mentales. Quoi de plus dramatique puisque le cerveau est l’organe que la science a le plus de mal à protéger ? Il filme aussi les cerveaux sains dans une opposition qui fait froid dans le dos : le judiciaire confronté au médical. Sur allociné, c’est l’art du cinéma que l’on loue ou critique ou les deux à la fois. Ici dans le genre documentaire comment ne pas mettre les 5 étoiles puisque la forme est irréprochable. Les enfermements des corps et des esprits sont parfaitement rendus. Dans ces conditions, les trois dernières minutes sont bienvenues, les spectateurs peuvent à nouveau respirer grâce à la vision urbaine proposée accompagnée d’une musique délicate. Elle paraît paradisiaque par rapport à la souffrance, doublée de sensation d’impuissance, ressentie durant 80 minutes. Nous sommes quasiment totalement désarmés devant les drames humains présentés mais au moins durant nous en aurons mieux pris conscience. Après, mais bien après seulement, viendra le temps de l’analyse de ce nouvel acte de notre justice (septembre 2013) et de la façon dont il est pratiqué, ce n’est pas ici le lieu d’en discuter.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2021
Un doc sur les entretiens avec les juges pour les incarcérations psychiatriques. Le sujet n'est pas joyeux mais les séquences sont finalement d'une grande humanité. Les personnes toutes attachantes sans pour autant tombe dans la démago. La forme est neutre lors des entretiens (ce qui est très bien) mais manque pour moi d'humilité lors des interludes.
kingbee49
kingbee49

53 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2017
Ce nouveau film de Depardon est une bouleversante déflagration d'humanité ou la folie fait face à la justice. Dans un dispositif de champ contre champ ou rien n"échappe à la caméra du grand photographe, les patients se succèdent et leurs histoires, édifiantes, cruelles ou simplement délirantes embrassent un sentiment de malaise et de pitié. Seul bémol: la musique d'Alexandre Desplat ABSOLUMENT pas nécessaire. Sans musique, le film aurait été aussi fort sinon plus.
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