J’ai beaucoup apprécié ce film qui a une ambiance bien particulière. On est plongé au cœur d’un petit village français d’une époque révolue. Il y a toute une atmosphère bien particulière qui est très agréable. Les couleurs douces et les musique calmes nous transportent dans le temps. Puis, dans ce doux goût de vieille France, arrive le personnage joué par Benoît Poelvoorde. Il commencera alors une narration dont il a le secret. On se laisse bercer par cette histoire, par moment drôle et par moment touchante. Elle plantera d’une bien belle manière ce qui nous servira de décor pour la suite. Un récit d’ailleurs remarquablement travaillé. Au travers du vélo, c’est tout une remise en question sur qui nous sommes vraiment et ce que l’on montre aux autres. J’ai beaucoup aimé le jeu très fin de Benoît Poelvoorde lorsque le doute le prend. Un conflit intérieur réel entre sa volonté d’enfin révéler la vérité, et la peur de tout perdre. Une simple histoire de vélo prend des proportions incroyables. Cela entrainera à certains endroits quelques longueur avec plusieurs scènes à rallonge. Par contre, ses échanges avec Edouard Baer sont géniaux. Après une prestation que je n’avais pas du tout aimé dans LA LUTTE DES CLASSES, je suis content de revoir si vite un grand Edouard Baer. Il interprète un rôle qui lui va à merveille. Avec eux deux, tout parait tellement simple, mais dans le bon sens du terme.
Un film sublime à ne pas rater ! Une interprétation et une mise en scène justes qui rendent un bel hommage cinématographique à l'univers de Sempé. Un beau moment de cinéma.
Que j'aurais aimé adorer ce film ! Fan de Sempé, Poelvoorde et Baer j'y suis allée les yeux fermés si j'ose dire – disons en me disant que je fermerais les yeux sur d'éventuels – probables – défauts. Bon, si on est fan de Poelvoorde et/Baert, ceux-ci ne nous décevrons pas. Et si on est fan de Sempé – qui participe au scénario, donc ne crions pas à la trahison, on retrouvera parfois son côté absurde dans le film. Mais un moyen métrage aurait amplement suffi, ou carrément un étoffement de l'intrigue. Très sincère mais trop léger...
Total déception, d'un incroyable ennui, n'y allez pas c'est une escroquerie. Le film dure en réalité 15 minutes, les dernières d'ou se dégage un peu de poésie. Je m'attendais à voir un joli film plein de douceur, je n'ai rien vue. Je me suis presque endormi, pourtant j'étais en forme et en attente. Fuyez.
J’ai donné 5/5 pour relever la note de ce film qui nous a bcp plu . En effet, il mérite mieux que les notes données et qui nous ont poussé à aller en salle. Très bien tourné et remarquablement bien interprété dans un site champêtre et une ambiance d’amitiés rurales fort apprécié. Cette séance nous a franchement donné envie de consulter la BD à l’origine du script du film qui a vraiment bien inspiré le réalisateur. L’idée directrice du scénario peut paraître loufoque ou impossible (ne pas savoir faire du vélo) mais les acteurs se prennent tellement bien au jeu que tout parait crédible. Du coup, maintenant, on ne regarde pas la petite reine, comme avant ! Bravo aux acteurs et merci pour ces bien agréables moments passés.
J'ai trouvé ce film très plaisant. Les acteurs sont très bons notamment Benoit Poelvoorde et Edouard Baert. Il y a plein de poésie et les paysages sont jolis.
Samedi 20 avril 2019 : nous avons énormément apprécié ce long métrage. Il y a beaucoup de tendresse, de poésie et d'humour qui ressort de ce film. Et le cadre est bien choisi à travers ce village de campagne où il fait bon vivre en promenade à vélo. ..
Parfois il n'en faut pas plus pour émouvoir le public, à savoir un traitement avec délicatesse d'un sujet a priori limité : les affres d'un spécialiste de vélo au sein d'un petit village au parfum nostalgique. Car le coin de France décrit par Pierre Godeau n'existe pas (ou plus) aux yeux du cinéma français de masse, plaçant son long-métrage en marge de la cascade de comédies inondant les salles chaque semaine, se situant dans les pas de l'univers rural d'un Jean Becker. Plus jeune de 54 ans de cet illustre modèle, Godeau a encore le temps de perfectionner son style de narration car son troisième opus souffre d'évidentes maladresses autant que d'inégalités de rythme. Aussi son succès s'est limité à un public de niche, les fans ultras de Poelvoorde, d'une rare sobriété, ou les inconditionnels des petites productions. Tout l'arc concernant la relation Taburin/Figougne fonctionne grâce à la complicité des acteurs, mais le trait est parfois poussé un peu trop loin sur le cadre lui-même, trop gentillet, excessivement tendre, ne dégageant pas d'enjeu d'envergure. Les séquences les plus réussies sont celles relevant de l'imaginaire de Taburin (son faux départ du foyer pour cacher son mensonge historique) voire de l'imaginaire collectif (ses supposés exploits de casse-cou fondés sur un épisode de son enfance), donnant au film un aspect poétique profond. Ou comment un homme simple tente de fuir en vain sa gloire locale, comment son rôle social finit par le définir à son détriment. Une illustration parfaite de la réplique culte de L'homme qui tua Liberty Valance : « Si la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende ».
Basé sur l'histoire illustrée du très grand Jean-Jacques Sempé, ce film n'a malheureusement pas la même magie.
Et pourtant on ne peut pas reprocher à Benoît Poelvoorde et Edouard Baer de ne pas exceller dans leurs rôles respectifs. Non, c'est juste qu'une telle histoire, très courte dans la version originale, est bien trop grande même pour un grand écran. Le résultat est bon mais il n'égale pas les quelques dessins du bouquin et ceux que je me faisais dans la tête en le lisant.
Hormis cela, j'ai trouvé la mise en place trop longue car ce que l'on attend c'est le duo Raoul Taburin/Hervé Figougne, duo qui fonctionne très bien. Mention spéciale à Vincent Desagnat qui est très bon dans sa courte participation.
Ca reste un bon film que je recommande, mais je recommande encore davantage la lecture du livre.