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Un visiteur
1,0
Publiée le 12 juillet 2019
Bon... Je ne laisse que très peu d'avis négatif car je respecte tout le travail que comprend un film. Mais je ressort enfin après avoir ressenti un emprisonnement de 3 heures alors que le film ne dure qu'une heure 30. Malgré le casting délicieux et quelques plans sympathiques, le film se voulant visiblement poétique, déraille dans un virage et rate son coup. Au bout de 45 mn où le personnage principal t'explique qu'il ne sais pas faire de vélo dans toutes les tournures de phrases possibles, j'ai eu une terrible envie de partir de la salle, et c'est la première fois que ça m'arrive. Ce film est d'une lenteur mortelle, d'un vide improbable, et les musiques sans âmes n'aident en rien.
l'idée est sympathique, mais beaucoup plus pertinente dans un court / moyen métrage.
aussi ce n'est pas drôle. ce n'est pas une comédie, c'est à la limite de l'appellation "film expérimental" sauf que ce film n'exprimente rien de plus qu'un étirement de scénario.
j'ai vu des courts métrages étudiants meilleurs que ça.
Pour passer un bon moment, léger, sans prise de tête, ce film est parfait. Il est à la hauteur de ce que l'on attend, c'est-à-dire que c'est un film français qui raconte l'histoire d'un homme avec une problématique qui l'a poursuivi toute sa vie : il ne sait pas faire de vélo. Il garde cela secret, ce qui va peser de plus en plus lourd sur sa conscience. Le film raconte la souffrance de cet homme, qui est un vrai spécialiste en réparation de cycles en tous genres par dessus le marché. Il se sent comme un imposteur. Vers le milieu du film ça tire un peu en longueur, ce qui n'enlève rien au charme du film, de ses prises de vue magnifique et son scénario bien adapté.
Ah que j'ai aimé ce film. Quelle tendresse au travers de cette histoire racontée comme une fable. Benoît Poelvoorde qui peut être si insupportable est ici plein de tendresse et de montre très humain. Il s'améliore vraiment avec l'âge. Edouard Baer est aussi attachant. Tous les autres acteurs jouent juste. Et puis la photographie est belle. Il est vrai que la Drôme et ce petit village sont si beaux. A voir, c'est émouvant. Je conseille réellement.
je ne vois pas l'intérêt de ce type de production. Du moins dans l'état. On passe totalement à côté de la dimension poétique. Le scénario est bancal. Poelvoorde et Baer n'arrivent qu'au bout d'une longue demi-heure. Pas vraiment bien filmé. Pas vraiment bien éclairé ni soigné. Pas terrible donc.
La bande dessinée de Sempé, à l’origine du long-métrage, a ce petit quelque chose de magique que ne parvient pas à retransmettre Pierre Godeau à travers le grand écran. L’œuvre originale s’avérant sans doute trop ténue pour que le réalisateur puisse proposer un film d’une heure et demie, celui-ci a ajouter des éléments à l’histoire originale. En début de film il présente donc assez longuement la jeunesse du personnage principal. Toute cette séquence n’est pas formidablement incarnée par des seconds rôles peu convaincants. Du coup, on attend longuement l’arrivée du Raoul Taburin mature incarné par Benoit Poelvoorde. Le réalisateur oublie un peu le fort potentiel émotionnel du personnage principal que ce dernier aurait pu développer encore plus. Édouard Baer déçoit quelque peu, son personnage aurait dû présenter une facette proche de celle de Raoul Taburin, mais l’acteur ne semble pas très investi dans son rôle. De toute manière le scénario concocté par Pierre Godeau nous fait patienter trop longuement dans l’attente des deux protagonistes principaux. Peut-être que des flash-backs auraient plutôt dû s’intercaler dans le récit adulte et venir simplement illustrer le propos. Les seconds rôles, Suzanne Clément, Grégory Gadebois ou Vincent Desagnat peinent à exister, et ce dernier frôle même le ridicule. Malheureusement, le long-métrage s’avère donc très linéaire et les acteurs semblent peu concernés, hormis Benoit Poelvoorde. Le film ne parvient donc que très peu à transmettre la jolie magie du propos de Sempé.
Poétique, tendrement drôle, et interprété tout en finesse, Raoul Taburin signe une bien belle adaptation de l’œuvre de Sempé, tant on reconnaît l'innocence comique de son auteur. Bien sûr, ne cherchez pas le fou-rire ou les gags lourdingues, ici on flirte plutôt avec les petites répliques cyniques ou les images esthétiques (le vélo qui est doué d'une vie, le ballon qui rejoint les autres dans le ciel, l'embardée lyrique de Raoul volant entre les montagnes sur sa bicyclette... Autant de fantaisies qui en mettent plein les yeux et le cœur). On aurait peut-être aimé une version un peu moins sage ou gentillette, un peu plus percutante dans le rire, mais le film reste un excellent moment à partager (n'hésitez pas à emmener vos ados, cela leur changera des comédies américaines). Benoït Poevoorde s'accorde parfaitement avec Edouard Baer, l'un étant le réparateur de vélos qui ne sait pas pédaler sans tomber, l'autre le photographe qui ne sait pas capturer les images en mouvement, soit un duo ingénieux et fait pour s'entendre avec le calme et la spontanéité chaleureuse de ces deux acteurs. N'oublions pas les seconds rôles qui sont tout aussi touchants ou amusants (notamment la femme de Raoul qui lui fait promettre de ne plus faire de vélo...). La musique est simple mais efficace, et accompagne cette impression de poésie constante. Un peu gentillet, mais profondément poétique, touchant, ingénieux et un hommage sincère à l’œuvre originale.
Certes, il s'agit de l'adaptation d'une BD de Sempé. Certes, c'est poétique. Certes Benoit Poelvoorde est un bon dans ce film. Mais dans l'ensemble, j'ai trouvé ce film un peu mou et par moment assez rasoir. Et puis, cette fable ne trouve pas pour moi sa véritable force au cinéma et demeure davantage une très belle oeuvre de bande dessinée. A force de tout vouloir absolument adapter, on peut trahir les œuvres originales.
Le scénario étant coécrit par l'auteur de la BD ainsi adaptée (une de ses dernières oeuvres - en 1995), Sempé, et le bon faiseur Guillaume Laurant, quand on visionne le résultat : "Raoul Taburin a un secret", on a tôt fait de constater qu'une bonne histoire (ici conte moral et onirique), si elle est essentielle à faire un bon film, ne suffit pas à faire seule un produit réussi.....Hélas. Tout dépend de qui raconte. Pierre Godeau (fils de) nous livre là un 3e long métrage, où l'ennui du mode narratif le dispute à la paresse de la mise en scène.... Benoît Poelvoorde sauve (un peu) les meubles dans le rôle-titre, mais c'est tout. La Québécoise Clément est inconsistante en dame Taburin, et Edouard Baer (le meilleur ami photographe) ne rentre jamais vraiment dans son rôle - les trois acteurs étant de plus, à l'évidence, trop âgés pour leur partie respective.
Un petit film bien sympathique dont le thème central est le secret, celui qui isole et celui aussi qui trace un destin, c'est tellement vrai, même s'il est tout entier tiré d'une histoire tellement improbable qu'elle prête à sourire avant même d'avoir vu le film... Comme dans la vraie vie, le personnage principal attire à lui les gens qui partagent le même secret ou qui s'en accommodent selon leur propre intérêt, mais quand toute une vie est basée sur un secret, sa découverte risque de causer bien des tracas et avoir des conséquences aussi imprévisibles et inattendues que catastrophiques... Allez-y pour le tout petit effort de transposition à la vraie vie... un petit moment de bonheur cinématographique avec de grands acteurs du genre.
Samedi 20 avril 2019 : nous avons énormément apprécié ce long métrage. Il y a beaucoup de tendresse, de poésie et d'humour qui ressort de ce film. Et le cadre est bien choisi à travers ce village de campagne où il fait bon vivre en promenade à vélo. ..
Raoul Taburin (Benoît Poelvoorde) est réparateur de vélos à Saint-Céron. Il est si doué dans son travail qu’on ne dit plus un vélo mais un « taburin ». Mais, depuis sa prime enfance, il cache un inavouable secret : il ne sait pas monter à vélo. Il a réussi à le dissimuler à son père (Grégory Gadebois), à une première fiancée puis à Madeleine (Aurore Clément). Mais quand Hervé Figougne (Édouard Baer), le célèbre photographe, arrive dans le village et décide de photographier Raoul Taburin sur sa bicyclette, il n’a plus d’échappatoire.
Sempé ne s’en cache pas : l’adaptation racoleuse de son "Petit Nicolas" en 2009, pas plus que sa suite, "Les Vacances du petit Nicolas" en 2014, n’ont été à son goût. Au contraire, ce "Raoul Taburin [a un secret]" ne trahit pas l’auteur du roman graphique publié en 1995 chez Denoël. Il en a la poésie, la délicatesse, l’humour tendre.
Pour autant, adapter Sempé ne va pas de soi. Ses romans sans parole passent difficilement au cinéma. Pierre Godeau s’en sort en surajoutant la voix off de Benoît Poelvoorde, parfois encombrante. Autre défi : les décors. "Raoul Taburin" a pour cadre un petit village drômois hors du temps, une communauté villageoise utopique que ne traverse aucun fracture sociale ou ethnique au risque de friser parfois le clip "Chasse, pêche, nature et traditions".
Mais le principal défaut de "Raoul Taburin" n’est pas dans cette omniprésente voix off ou dans ces décors surannés. Il est dans une trame trop pauvre pour nourrir tout un film. Pourtant, ses thèmes sont riches : le mensonge et le désir de s’en libérer, la honte et la difficulté à la dépasser. Mais très vite l’enjeu de Raoul Taburin se résume à une seule question : pas tant de savoir si le mythomane malgré lui révèlera la vérité – car on comprend rapidement qu’il n’a pas d’autre issue – mais comment il y parviendra.
Si les films gentillets, sans sexe ni violence, ont votre indulgence, si les pitreries de Benoît Poelvoorde et les grimaces d’Edouard Baer ne vous horripilent pas, si vous aimez la France éternelle façon "Les Choristes" ou "La Guerre des boutons", vous vous laisserez séduire par Raoul Taburin. Sinon….
Un film très touchant. Avec une profonde humanité .Benoît Poelvorde y exprime une magnifique sensibilité. Édouard Baer joue son rôle avec finesse et légèreté. Merveilleuse réalisation ! Quel beau film! Merci
raoul taburin est un film dramatique, sur fond de mensonge, qui bouffe la vie de ce garagiste velo, j'ai adore l'histoire, poelvoorde est remarquable et tres juste, magnifique!