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Pauline T
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5,0
Publiée le 12 juin 2019
« Elisa et Marcela » Isabel Coixet : Inspiré d’une histoire vraie. D’habitude cette allégation est racoleuse mais ici elle est militante. Inspiré d’une histoire vraie, c’est important, car non seulement c’est l’histoire de deux femmes qui s’aimaient à l’encontre d’une société, mais surtout c’est l’histoire de plusieurs femmes et de plusieurs hommes qui n’ont jamais eu le droit d’aimer librement. 1898, en Galice, Elisa et Marcela, deux jeunes femmes, se rencontrent dans un couvant et tombent amoureuses. A aucun moment elles ne se questionnent sur cet amour, non, il est juste là et naturel. Mais pas naturel pour la société qui les entoure. Elisa va devoir se faire passer pour un homme afin d’épouser Marcela. Ce n’est qu’à partir de là que les ennuis commencent réellement... Le choix du noir et blanc vient peut-être d’une envie de rendre l’idée d’un document authentique, pour coller à la photo archive du couple réel (idée renforcée par les quelques passages où du grain est ajouté à l’image pour faire transition avec de vraies images du début du siècle dernier) mais c’est un noir et blanc ultra travaillé et qui embellit le corps des actrices. Les actrices, puisqu’il faut parler d’elles à tout prix, portent le sujet avec une sensualité inégalable. Elles nous donnent la plus belle scène d’amour lesbien (la plus belle scène d’amour, tous genres confondus, étant une scène hétérosexuelle dans « Lady Chatterley » de Pascale Ferran) jamais interprétée et jamais réalisée. Avec une finesse de la caméra et du regard de la réalisatrice qui tout en étant au plus près de ses personnages ne pousse jamais à l’extrême (on est loin de Kechiche donc). L’osmose entre les deux actrices leur permet de jouer cet Amour le peignant comme une chose qui ne peut ne pas être. On se noie dans leurs regards avides, on s’engouffre dans leur désir passionnel. L’histoire est triste mais l’histoire est belle. Comment peut-on interdire à deux êtres de s'aimer ? Comme pour revenir au début et à son militant « inspiré d’une histoire vraie » le film se termine sur un décompte des pays où l’homosexualité est encore un crime parfois passible de peine de mort, puis de photos de mariages de couple de femmes ayant eu lieu en Espagne. Quelle meilleure conclusion à ce film tout en finesse et beauté qui est un régale pour les yeux et les sens ?
La perfection cinématographique ! Chaque prise de vue est une œuvre d art , les actrices sont juste incroyable et la BO parfaite ,un sujet qui a été maintes fois traiter mais la c est du lourd , méme très lourd ! Nous sommes a 10 000 lieux de la grosse bouse vulgaire la vie d adéle d Abdellatif Kechiche et de ses fanstasmes porno . Une bien belle histoire, le noir et blanc ( dont je ne suis pas fan généralement ) est vraiment un choix très judicieux , il nous transporte dans le temps avec une formidable authenticité ! Note maxi pour moi 5/5 et bravo a la réalisatrice !
Un des plus beau film lesbien qui est à la fois touchant, émouvant, poignant. Les actrices sont incroyables, impossible de ne pas croire en leur histoire. Quelle histoire justement, jamais entendu parlé jusqu'à lors, qui illustre une lumière dans cette noirceur environnante d'une société lointaine pour certains pays et encore bien actuel pour d'autre...
Très beau film, très bien interpreter avec une belle mise en scène, l'histoire est très touchante on peut se mettre à la place des personnages, un bon Netflix à voir !
Très bon film traitant de l'homosexualité à une autre époque. Et contrairement aux films contemporains traitant de ce même sujet, celui-ci n'est absolument pas vulgaire. Les actrices sont fabuleuses et totalement convaincantes. D'ailleurs si les choses ont plus ou moins changé par rapport à ce thème, on peut constater que dans beaucoup de pays, c'est toujours le cas, à savoir la peine de prison ou même la mort. J'ai trouvé intéressant que l'une des protagonistes se fasse passer pour un homme, il fallait oser. La réalisation est une des meilleures choses du film. C'est un film que je conseille vivement.
Très beau tableau de la condition homosexuelle féminines dans l’Espagne des années 1900. Très bien joué avec beaucoup de pudeur. Le tournage en noir et blanc procure une ambiance douce et intime.
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3,0
Publiée le 6 avril 2020
Coupables d'aimer... "Elisa et Marcela" raconte l'histoire vraie de ces deux femmes dont le seul tort était de s'aimer. Nous sommes au tout début du 20e siècle et les mentalités ne sont pas aussi évoluées qu'aujourd'hui au même titre que les lois qui n'étaient pas en faveur du couple. Elles ne demandaient rien à personne, elles voulaient juste vivre tranquillement leur amour, même pas au grand jour en plus, mais c'était déjà trop. Dès les premiers doutes sur la nature de leur relation, c'est un cauchemar qui commence pour elles et une succession de mésaventures. Avec élégance, mais aussi classicisme, Isabel Coixet raconte cette jolie histoire d'amour qui est également une histoire assez triste. Les principales qualités du film sont la réalisation et la performance des deux actrices. Il y a parfois de fausses notes avec les personnages secondaires comme le père dont le comportement est ridicule à cause du fait que son personnage n'est pas du tout développé, mais Natalia de Molina et Greta Fernández sont très convaincantes. Le film est très sensuel avec de nombreuses scènes osées, mais ce n'est jamais vulgaire. En étant très sobre, le film manque un peu d'émotion et cela se ressent lors de certaines scènes clés. Un détail qui aurait pu faire la différence, mais un détail quand même, car "Elisa y Marcela" est un joli petit film agréable à suivre.
Isabel Coixet a mis 10 ans pour mener à bien son projet d'Elisa y Marcela et n'y est parvenue que grâce à Netflix, qu'on puisse le déplorer ou non. La réalisatrice barcelonaise, femme engagée (y compris contre l'Indépendance de la Catalogne), a souvent fait preuve dans sa filmographie de délicatesse et d'humanité (Ma vie sans moi, The Secret Life of Words). C'était nécessaire pour traiter de ce sujet de l'homosexualité à une époque, le tournant du XXe siècle, où deux femmes ne pouvaient évidemment pas afficher leur passion, aux yeux de la Société en général et de l’Église en particulier. Isabel Coixet a choisi avec raison le noir et blanc qui capte au mieux le climat d'obscurantisme et d'intolérance qui régnait en Galice au moment où deux jeunes filles tombent éperdument amoureuses l'une de l'autre durant leurs études. Le film a de très grandes qualités esthétiques et une sensualité certaine qui ne sont pas loin de prendre le pas sur son thème majeur mais la cinéaste évite tout de même l'académisme par sa sincérité et surtout l'interprétation remarquable de ses deux interprètes principales. Elisa y Marcela n'est sans doute pas un film parfait mais il est non seulement un hommage à la ténacité et à l'honneur de ces femmes face aux conventions et à la bêtise mais il adresse surtout un message de courage à toutes celles (et à tous ceux) qui vivent encore leur amour dans la clandestinité et la peur, menacées dans de nombreux pays par la loi et jusqu'à la peine de mort dans certaines contrées.
Un biopic sensible et visuellement élégant mais manquant de rythme et d’intensité, qui évoque la relation amoureuse mouvementée de deux institutrices dans la société hyper conservatrice espagnole au début du XXe siècle.
Excellent film d'une force et d'une douceur exceptionnelle, aucune vulgarité dans les scènes d'amour filmées avec poésie, un des meilleurs films sur le sujet je le recommande vivement
Une réalisation très soignée avec une utilisation du noir et blanc très esthétique. , une photographie très apurée. L'histoire s' inspire sur un fait divers du début du XXe siècle , mais on est dans le politiquement correct bien facile, comme si on voulait réécrire l'histoire. Comme si les coutumes du XIXe étaient "anormales" "et monstrueuses . I. Coixet , oublie que le monde est en perpétuel changement , et que les coutumes d'une époque ne sont pas celles de la suivante.. C'est dommage car la défense inconsidérée d'une cause nuit à la beauté du film.
Un très beau film sur l’homosexualité féminine dans l’Espagne catholique et conservatrice de la fin du XIXe, début du XXe siècle. C’est élégamment mis en scène en noir et blanc par Isabel Coixet, émouvant, sensuel et sans vulgarité mais un poil longuet. Les deux actrices principales - Natalia de Molina et Greta Fernández - sont parfaites.
Très belle histoire d'amour, en plein cœur de la Galice du xxe dans une Espagne ou au Portugal ou le catholicisme est à son apogée. Cette histoire est vrai, et dure bien que l'amour entre deux femmes à cette époque là, été un interdit, c'st joliment raconter, filmé en noir et blanc qui permet de mieux capter le climat d'obscurantisme et d'intolérance qui régnait en Galice. Le jeu des deux actrices est fort en intensité et regard en désir. C'est beau. Bien que la fin ne soit pas facile. Isabel Coixet a mis 10 ans pour mener à bien ce projet. Bravo pour ce message d'espoir et d'amour car certains le vivent encore dans la clandestinité et la peur, menacées dans de nombreux pays par la lois et jusqu'à la peine de mort dans certaines contrées.
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18 103 critiques
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5,0
Publiée le 30 juillet 2020
Un film magnifiquement tourné et conçu mais aussi un film courageux qui semble en outre défier la tendance de plus en plus conservatrice de ce qui est traité dans les films grand public et ce qui ne l'est pas. J'aurais inversé les rôles entre les actrices car Greta Fernández aurait peut-être semblé plus convaincante en tant qu'homme. Cependant je la trouve l'actrice la plus intéressante. Coixet lui attribue le rôle de Marcela dépeint d'abord comme un personnage plutôt naïf qui est rapidement et facilement séduite par la plus affirmée Elisa. Marcela la plus énergique du couple et de celle qui fait les sacrifices ultimes pour leur amour car elle tombe enceinte à dessein pour faciliter leur évasion et leur mariage face aux habitants de la ville mais aussi abandonne sa fille nouveau-née au couple portugais jusqu'alors sans enfants. La grande question qu'Ana la fille pose à sa mère biologique lors de leur rencontre de nombreuses années plus tard et de savoir si toute l'affaire et le scandale en valaient la peine et nous restons avec une réponse quelque peu ambiguë et je pense que Coixet le fait exprès. Car ce n'est pas un conte de fées. Oui elles ont finalement été laissées en paix avec leur éloignement des régions de la Patagonie argentine. Aucune d'elle ne pouvait retourner en Espagne ou au Portugal en raison d'une menace d'incarcération. Souvenez-vous que l'action se déroule au début du XXe siècle dans une Espagne où l'état civil n'existait pas où l'Église catholique était très présente en particulier dans la province où Elisa et Marcela se sont rencontrées, la Galice rurale. Ce n'est pas un choix facile pour un film alors il n'a pas une fin facile...
Ce film montre avec grande finesse que l'amour est une connexion mystique entre deux âmes. Quand les deux âmes se croisent, il ne s'agit plus d'homme ou de femme, d'idéologie ou d'orientation sexuelle. Il s'agit d'une élévation spirituelle qui va au-delà des normes et des traditions. Il s'agit d'une force capable de briser toutes les difficultés, et de goûter au bonheur éternel de la vie. Un bonheur réservé qu'aux âmes purifiées, telle qu'Elisa et Marcela.