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Marc L.
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3,0
Publiée le 24 mai 2019
Il n’existe qu’une seule et unique façon de concevoir le Rape&revenge, et la voici : une fille est soumise et abusée, reprend le pouvoir, inverse le schéma de domination et tue ses assaillants, point barre. A la lueur des événements qui ont secoué Hollywood quelques mois après sa sortie, on peut dire que le timing de ‘Revenge’ fut involontairement parfait mais il ne faut pas non plus exagérer la portée féministe du film et du genre auquel il appartient : si on avait expliqué, dans les années 70, à Ruggero Deodato qu’il oeuvrait pour le féminisme avec ‘La maison au fond du parc�, il aurait probablement rétorqué un “Va fanculo� rigolard...et pourtant, les deux films reposent bien sur le même concept ! Le Rape&revenge est surtout du pur cinéma d’exploitation, malsain et ultra-violent, dont un des objectifs souterrains est clairement de terroriser l’inconscient collectif masculin, tout comme les films de cannibales avaient vocation à s’en prendre à l’inconscient collectif blanc et “civilisé�. D’ailleurs, à aucun moment, ‘Revenge’ ne prétend être autre chose que ce qu’il est puisqu’il ne faut pas trop s’inquiéter de la solidité du scénario : pas la peine de se demander comment la victime survit à une chute de cinquante mètres et à un empalement sur un vieux tronc, avant de se retrouver en pleine possession de ses moyens dès le lendemain pour traquer ses agresseurs. En ce qui concerne ces derniers, faire en sorte que l’un d’entre eux ressemble à un membre du service d’ordre de la NVA, et que l’autre ait la tronche de Cyrille Hanouna permet de s’assurer que le spectateur ne puisse vraiment avoir aucune sympathie pour eux. S’il se limite fatalement à un jeu de massacre méthodique et séquentiel de plus, on peut au moins savourer l’imagerie érotico-kitsch assumée de l’ensemble et sa violence décomplexée, qui hésite entre la viscéralité du giallo et les excès rigolards du gore. Coralie Fargeat filme bien, avec autant de goût que peut en supporter un produit de cet acabit, alors que les R&R sont d’ordinaire confiés à la lie des réal’ de DTDVD. Malgré le fait qu’elle soit sans doute la première femme à aborder ce genre sulfureux et hautement genré, ni dans le style ni dans le ton on ne décèle vraiment de touche personnelle, “féminine�, qui manifesterait une nette différence avec un produit réalisé par un homologue masculin. Enfin si, peut-être dans les prémices du drame : loin de correspondre à l’image de la victime innocente et virginale en vigueur dans les films de ce genre, Jennifer est dépeinte de façon très sexualisée, voire comme une allumeuse ingénue. L’apport de Coralie Fargeat serait dès lors d’affirmer haut et fort que non, même dans ces cas là, ce n’est pas une raison, messieurs...
Quel film ! Jen nous emmène dans un univers désertique pop incroyable et brutal, son charisme m'a vraiment attachée durant tout le film, comme sur Mandy, la rage au ventre vous allez péter un câble ! je tiens à avertir que des scènes peuvent être choquante donc faîtes attention, je pense vous avoir tout dit, si vous avez rien à faire ou rien d'important, foncez le voir ;)
Citant comme influence le Kill Bill de Quentin Tarantino, nous sommes en fait bien loin du compte. On aurait franchement voulu adoré Revenge par la rareté de ce genre de films en France mais les trop nombreuses invraisemblances, toutes volontaires qu’elle puissent être, ne font que plomber le film par le manque de second degrés du projet. On pourra parler d’erreurs de débutante de la part de Coralie Fargeat dont il s’agit du premier film mais on aura tout de même du mal à comprendre pourquoi une telle série b fait un tel tapage si ce n’est pour son sujet qui semble coller à l’actualité du moment. [lire la critique complète sur FreakinGeek.com]
Coralie Fargeat réalise un premier film au suspens réussi et efficace.
Le film comporte un plan séquence, qui clôture cette œuvre cinématographique , féministe et plus ou moins réaliste. qui donne à réfléchir. Sinon, le déroulé de ce long métrage est sans grande surprise.
La musique extra -diégétique est particulièrement adéquate au climat général du film.
Coralie Fargeat, une future Tarantino ! L'image est superbe, Maltida Lutz magnifique, la tension tient jusqu'au bout ! Bravo ! A réserver aux amateurs du genre, c'est tout de même bien gore !
Gros navet. Franchement décevant. Tellement de choses improbables. Heureusement interdit aux moins de 12ans trop de sang. Vraiment gore . Je n'ai pas passé un bon moment et en plus j'ai payé plein tarif pour ce film.
Un film qui ne laisse vraiment pas indifférent... En tombant sur la bande-annonce, on peut se demander qui a eu l'idée de réaliser un film de ce registre, avant de comprendre qu'il s'agit d'un film de genre ultra assumé, et de trouver le concept génial. En le visionnant, l'impression reste la même, ce long-métrage tient toutes ses promesses ! En revanche, on peut regretter la bande-annonce qui saccage à peu près tous les moments phares du film... Il y a évidemment plein de défauts spatio-temporel, et rien n'est crédible, mais le tout est contre-balancé par des idées de mises en scène et de montage exceptionnellement créatives : il vaut le détour rien que pour ça.
Le scénario ne réinvente rien, mais il arrive malgré tout a être intelligent. Les acteurs sont excellents que demander de plus. Mais la réalisation... est excellente ! Coralie Fargeat arrive à créer des cadres incroyables, a nous mettre pleins les yeux. Il y a aussi un gros travail sur le son, chaque frottement dans l'air se fera entendre et nous plongera dans une ambiance asphyxiante. Bref un très bon film, à voir et à revoir.
Un film tire le meilleur de son histoire basique par une réalisation sans concession, avec des images crus et gore. A noter la prestation de l'acteur principal à saluer et une musique efficace. Une œuvre qui renverse les codes du genre avec un féminisme assumé et bienvenu.
je ne vais pas dire grand chose ce film m'a plus c'est gore énergique stylé c'est une superbe série b !! je vais juste inviter les gens qui en ont marre de voir le cinéma français rester toujours dans le même genre a aller voir ce film car si ce genre de film fonctionne il y en aura d'autres alors foncez !!
Les amateurs de films de série B se plaignent trop souvent de l'incurie du cinéma français dans le domaine qui ne donne que trop rarement sa chance à de jeunes réalisateurs pour ne pas saluer la solide performance de Coralie Fargeat qui signe avec "Revenge" un premier film pour le moins intéressant et prometteur. Certes la tonalité du propos ne cache rien des convictions féministes de l'auteur (Coralie Fargeat signe elle-même son scénario) dont on peut tout de même se demander si exposées à ce point, elles ne sont pas un brin opportunistes en cette période de chasse à tout ce qui porte un appendice. Si tel était le cas, il serait malgré tout difficile de reprocher à une réalisatrice effectuant ses premiers pas de ne pas mettre toutes les chances de son côté. Pour le coup et c'est sans doute ce qui fait toute l'originalité de "Revenge", Coralie Fargeat n'y va pas avec le dos de la cuillère. Son héroïne, Jennifer interprétée par la superbe Matilda Lutz, une jeune mannequin italienne reconvertie actrice, se transforme en Némésis impitoyable qui question raccommodage en remontrerait tous les jours au Rambo de Sylvester Stallone. Après avoir été violée par un des deux amis de son amant (Kevin Janssens) avec qui elle passait un week-end clandestin dans une villa de luxe située en plein désert marocain, elle est stoppée dans sa fuite par une chute du haut d'une falaise qui la voit littéralement s'empaler sur un arbre mort, le pieux lui traversant les entrailles étant judicieusement placé de manière à symboliser toutes les agressions violentes et trop nombreuses dont sont victimes les femmes. Parvenant à s'extraire par la seule force de sa volonté de cette vilaine posture qui aurait tué n'importe quel autre héros masculin de cinéma (nous n'avons pas dit super-héros), Jennifer va se transformer en Diane chasseresse. La métaphore proposée par Coralie Fargeat est sans ambages. Désormais les femmes n'ont plus peur des hommes et si l'idée venaient à certains de contraindre leur sexualité, il ne faut plus attendre d'elles qu'elles se comportent en victime. Si Jennifer est revenue d'entre les morts, c'est bien pour porter haut ce message. Derrière ce contexte clairement exposé, la jeune réalisatrice s'empare sans complexe de tous les codes du revenge movie qu'elle maitrise à merveille. Les méchants le sont à souhait et le suspense est parfaitement entretenu malgré l'issue connue de tous. Frêle et déterminée, Matilda Lutz recouverte de sang, avançant avec son fusil à pompe le long des chemins caillouteux du riff marocain est remarquablement filmée par Robrecht Heyvaert. Il est désormais loin le temps où dans "La traque" (1975) de Serge Leroy, Mimsy Farmer également victime d'un viol lors d'une partie de chasse entre notables provinciaux finissait criblée de balles au fond d'une mare, telle la chèvre de Monsieur Seguin après avoir chercher à échapper à ses bourreaux. Le chemin est certes encore long avant que la civilisation imprègne toutes les âmes mais l'on peut penser que le cinéma en présentant de manière si volontariste la réponse des femmes face à leurs agresseurs apportera sa pierre à l'édifice. Un excellent film à conseiller à ceux qui veulent vibrer devant un très bon suspense qui nous incite à l'évolution des rapports entre les sexes.
Une bonne série B et un vrai talent de réalisatrice. C'est bien filmé, très graphique, énergique, violent et gore (certaines images sont insoutenables). Point de vue scénario, c'est un rape and revenge classique, mais la réalisatrice en fait quelque chose d'assez novateur. Saluons également la belle révélation Matilda Lutz.
Un scénario à priori balisé dans le genre " Rape and Revenge" mais qui se démarque par la qualité de sa photo léchée, de ses plans très précis, de sa lumière et de son espace, un désert oppressant. Un premier film français Rock'n roll signé par la réalisatrice du film " The Substance", présenté à au festival de Cannes cette année, avec un long plan final terrible dans une maison labyrinthique. Sa violence assumée touche ici au second degré.
N'y allons pas par quatre chemins. Revenge est un sympathique film de vengeance qui fait la part belle aux belles images, à la violence, au gore tout en servant un scénario certes simpliste mais pourtant fort captivant. Le tout est drôlement bien mené et l'actrice principale, Matilda Lutz, fait une très bonne prestation, à la fois fragile et impitoyable. A l'image d'Arès et Grave, Revenge fait plaisir à voir dans le paysage cinématographique français et j'espère que Coralie Fargeat, la réalisatrice, arrivera à faire financer ses futurs films même si malheureusement le cinéma de genre en France est encore sous-estimé et mal considéré... En tout cas, pour un premier film, c'est vraiment plus que correct.