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Gwen R
54 abonnés
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3,5
Publiée le 17 février 2018
A l'heure où certaines balancent des porcs, l’héroïne les trucide. Soutenu par une bande-son efficace et un visuel pop, le film divertit et propose une catharsis anti-machiste qui colle à l'époque.
Par quoi commencer , autant vous dire , je ne m’attendais pas à un tel bain de sang , si vous avez mangé avant , vous allez sentir votre ventre crier "help" Cependant malgré un scénario légèrement tiré par les cheveux , l’expérience cinématographique est magistral , la succession des scènes , la musique ... le mélange transmet les émotions et sensations à la perfection, un film très immersif ! Si vous aimez les films comme drive , ou thé neon demon , vous allez aimer Revenge
Trois hommes d'affaires ont l'habitude chaque année de se payer un week-end entre mecs dans une luxueuse maison au milieu du désert. Pour expulser leur trop-plein de testostérone, ils s'adonnent à leur passion : la chasse. Mais cette année, l'un d'entre eux est arrivé avec sa jeune maîtresse. Sa présence ne laisse pas les deux autres mâles insensibles. Elle est violée, laissée pour morte. Mais la proie deviendra prédatrice.
Le Rape and revenge est un sous-genre à part entière, qui emprunte parfois au thriller ("Millenium"), au drame ("L'Eté meurtrier"), au film d'action ("Kill Bill"). Le scénario part d'un ou plusieurs viols suivi de la vengeance de sa victime ou de ses proches. Le propos n'est pas sans ambigüité : si le viol est dénoncé, la façon d'y répondre, qui retourne contre ses auteurs la violence dont ils ont usés, est légitimée.
Coralie Fargeat, jeune réalisatrice française passée par les meilleurs écoles (Sciences Po Paris, l'atelier scénario de la Femis) utilise les codes du film d'horreur pour réaliser un rape and revenge movie décomplexé. La recette est simple : une femme, trois hommes, un viol qui la laisse pour morte, une revanche déclinée en trois actes. Elle est sans surprise. Elle ne s'embarrasse pas de crédibilité. Elle n'en est pas moins fichtrement efficace.
Un tel scénario aurait pu faire un navet. Mais Coralie Fargeat s'est donné les moyens de réussir un film qui se laisse regarder. Un budget de deux millions d'euros. Un tournage au Maroc. Et deux acteurs qui pimentent le casting : la hotissime Matilda Luz et le non moins sexy Keve Janssens qu'on aperçoit tour à tour, égalité des sexes oblige, dans les tenues les plus dénudées qui soient.
Et c'est peut-être là qu'on touche les limites de l'exercice. On lit en effet, en pleine affaire Weinstein et #MeToo, que Coralie Fargeat aurait signé un pamphlet féministe dénonçant les violences faites aux femmes. Mais quel public son film attira-t-il sinon quelques porcs que font saliver les jolies fesses [peachy ass en VO] de l'héroïne ?
Superbe film du genre ! Ça fait vraiment du bien de voir un film français prendre des risques comme ça � une réalisation sublime et une BO vraiment terrible ainsi qu'une très belle mise en scène
Coralie Fargeat à de l'avenir et surtout un talent fou, ça se sent que c'est une vraie fan de cinéma
scénario invraisemblable une étoile juste pour l'esthétisme du début et le désert.les scènes gores vont plus dans le comique que la stupeur en grand dû au gros plan pire qu'une série médical.
Attention, quand je mets 5 étoiles c'est pour saluer les qualités de ce premier film pour la réalisatrice, car c'est un coup de maître sur beaucoup de plans. Après effectivement c'est une histoire invraisemblable, déjantée et irréelle c'est sûr.
Franchement j'ai hésité avant d'aller voir ce film car je déteste la violence inutile, le gore, les armes à feu. J'ai lu des bonnes critiques mentionnant une belle esthétique, une bonne musique, un rythme soutenu et un scénario bien ficelé. Conclusion : ce film est hyper violent à partir du milieu et on est servi en armes à feu et en sang et je n'ai pas aimé évidemment. Néanmoins, j'ai apprécié les qualités que j'ai mentionnées plus haut, ce qui sauve complètement le film.
Gros navet. Franchement décevant. Tellement de choses improbables. Heureusement interdit aux moins de 12ans trop de sang. Vraiment gore . Je n'ai pas passé un bon moment et en plus j'ai payé plein tarif pour ce film.
Bienvenue aux fans d'hémoglobine ! Elle a été abusée, violée puis laissée pour morte en plein désert. Mais elle va s'en sortir et va tenter de se venger ! Ce petit film de série B possède un certain charme côté lumière et décors, mais pour le reste, c'est faible : scénario minimaliste, acteurs de seconde zone, scènes totalement improbables et surtout le sang gicle, gicle et regicle ! C'est gore et même pas drôle, le film se prend au sérieux. Fuyez ce nanar invraisemblable ! --> Site CINEMADOURG <--
Citant comme influence le Kill Bill de Quentin Tarantino, nous sommes en fait bien loin du compte. On aurait franchement voulu adoré Revenge par la rareté de ce genre de films en France mais les trop nombreuses invraisemblances, toutes volontaires qu’elle puissent être, ne font que plomber le film par le manque de second degrés du projet. On pourra parler d’erreurs de débutante de la part de Coralie Fargeat dont il s’agit du premier film mais on aura tout de même du mal à comprendre pourquoi une telle série b fait un tel tapage si ce n’est pour son sujet qui semble coller à l’actualité du moment. [lire la critique complète sur FreakinGeek.com]
Un film survendu par un trailer plus qu’alléchant mais qui malheureusement ne tient pas ses promesses. Scénarios grotesque voir cliché. 1 étoile pour la photographie.
Revenge, c’est le film qui sort trop discrètement et qui aura réellement mérité ses entrées qui se feront principalement par le bouche à oreille. Même si le scénario reste assez classique pour le genre, on reste tout de même épaté par la construction du scénario, par sa réalisatrice dont il est difficile de croire que c’est son premier tellement le level est haut et par son actrice principale qui offre une interprétation a couper le souffle. C’est gore, c’est trash mais c’est un pur plaisir pour ce genre de film.
Invraisemblances ou symboles forts ? Beaucoup de critiques négatives mettent en avant l’invraisemblance de la résurrection de notre héroïne bien mal en point. A mon sens, ce film tient de la métaphore, tant ses symboles sont nombreux et plutôt explicites. Traumatisée par le viol (symbole de toutes les violences physiques et psychologiques), on pense que la demoiselle est morte de l’intérieur et qu’elle ne pourra pas s’en relever. Mais, tel un Phoenix, elle renait de ses cendres. Une façon de dire à toutes les femmes agressées qu’elles peuvent se relever. Il en est de même pour la scène de la caverne (amis platoniciens, encore un symbole on ne peut plus clair !) : grâce à ce puissant hallucinogène confié par son bourreau, la presque morte arrive à se retirer le pieu (symbole phallique de tous ces maux) en se cautérisant grâce à une bière (symbolisant le beauf de base ?) dont le logo sera même tatoué sur son ventre : une façon de dire qu’il faut se transformer en homme pour mieux se venger ? Tout le film regorge de ce genre de clins d’œil. Dès l’ouverture, la sucette nous évoque le Lolita de Kubrick-Nabokov (le sous-texte est bien réel). La pomme croquée qui commence à pourrir, comme pour montrer que ce temps où la femme était considérée comme la cause du péché originel est révolu ? Et ce violeur qui n’assume pas qui se gargarise de jouer avec son engin pour tuer gratuitement cette araignée qui ne lui a rien fait : n’y a-t-il rien à interpréter ? Ce même pauvre type (c’est moi ou il ressemble à Hanouna ?) qui se rend compte que le bout de verre qu’il a dans le pied est bien plus difficile à retirer qu’une petite épine… Les lieux me semblent également lourds de sens. Le désert symbolise l’âpreté de cette existence où survivre est un vrai défi. A l’opposé, la villa montre le culte de l’artificiel (avec ce télé-achat final en summum de ce contraste). Les sources d’eau vont dans la même direction : la piscine (faux point d’eau créé par l’Homme) apparait comme l’élément où on se cache la réalité (c’est là où le « témoin » se réfugie pendant le viol, c’est là où le petit-ami va se plonger la tête) alors que le « lac-oasis » sera le premier endroit où la vengeance opèrera, comme si la Nature était purificatrice. La suite de ma critique sur le Coin des critiques ciné :
Un film long, très long, simplement sauvé par une très belle photographie et parfois par la bande son. La réalisation prétentieuse dessert plus le film qu'autre chose tant le propos grossier et caricatural s'oppose avec une réalisation qui se veut soignée et innovante. Si on veut résumer le film, disons que c'est 10 minutes de plans sur les fesses de l'actrice, 80 sur des plans remplis d'hémoglobine, beaucoup d'hémoglobine, beaucoup trop. Peut-être que dans ce type de film, le réalisme des actions n'est pas essentiel, mais à ce niveau ça en devient grossier, et la réalisation ne lui donne pas l'opportunité d'en devenir comique. A éviter, comme l'ont compris les 3 personnes ayant quitté la salle avant la fin du film.