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Rémi P.
31 abonnés
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4,0
Publiée le 4 mai 2021
"Le Sixième Sens", ou "Manhunter" en version originale, raconte l'enquête de Will Graham, un profileur du FBI qui cherche à arrêter un tueur en série qui assassine ses victimes par des nuits de pleine lune... Pour son enquête, il va notamment faire appel à un ancien ennemi, le docteur Hannibal Lecter, afin d'analyser la personnalité du tueur. Adaptée d'un livre de Thomas Harris, l'histoire du "Sixième Sens" est un préquel au fameux "Silence des Agneaux" de Jonathan Demme. Même si il n'est pas aussi réussi que ce dernier, "Le Sixième Sens" n'en reste pas moins un excellent polar, porté par de très bons acteurs tels que William Petersen, bien trop rare au cinéma, ou encore Brian Cox, terrifiant dans le rôle de Hannibal Lecter mais ne possédant malheureusement que quelques scènes dans le film. L'histoire est captivante et le suspense est rondement mené jusqu'à une scène finale très impressionnante, nous rappelant à quel point la réalisation de Mann peut être virtuose dans les scènes d'action et de fusillade. On pourra cependant reprocher au film sa linéarité un peu trop classique, le manque d'intrigues secondaires se faisant parfois un peu ressentir, ainsi que la Bande Originale, typique des années 80, qui a assez mal vieille. En dehors de ces quelques défauts, "Le Sixième Sens" est un excellent film policier qui, sans être révolutionnaire, nous captive de par sa réalisation efficace et l'intensité de son jeu de piste.
un william petersen au sommet de sont art dans ce pur thriller d'une rare maitrise , une ambiance unique un suspense insoutenable un film intense terrifiant et brutal.
Première apparition du personnage de Hannibal Lecter à l'écran, quelques années avant Le silence des agneaux de Jonathan Demme, ce film de Michael Mann, adaptation de Dragon rouge de Thomas Harris, bénéficie d'une mise en scène absolument remarquable. L'appétence du cinéaste pour l'architecture se ressent de manière très agréable à travers les lieux dans lesquels se déroule l'action, notamment au cours d'une séquence prenant place dans un superbe bâtiment de Richard Meier. Passionnant, légèrement terrifiant et formellement génial.
Pour sa première apparition au cinéma, le docteur Hannibal Lecter, ou plus précisément Lector, déçoit et n'apparaît comme étant un grossier brouillon de ce qui fera naître la future légende. Dirigé par Michael Mann, "Le Sixième Sens" démarre plutôt bien avec une introduction soignée qui nous livre un brillant William L. Petersen dans la peau de l'ex inspecteur Graham. S’imprégnant du polar ténébreux, Mann enchaîne les scènes avec un style propre et personnel qui sera malheureusement confronté à un ennemi de taille, le casting. Effectivement; les comédiens présents à l'écran ne rendent que peu justice aux personnages du roman de Thomas Harris et les différentes interactions qui en ressortent ne procurent qu'exaspération et ennui. Au rang des accusés on retrouve tout d'abord Brian Cox qui tente misérablement d'entrer dans la peau du Dr. Lector. Triste interprétation qui saupoudre de ridicule un rôle qu'Anthony Hopkins portera au firmament du cinéma, cette prestation n'a d'équivalent que le caractère pitoyable émanant du character du Dragon Rouge. Joué par Tom Noonan, le tueur en série ne trouve pas l'inspiration nécessaire pour son personnage. Pour le reste, le spectateur restera sur sa faim. Suspens peu présent, terreur quasi inexistante et peu d'intérêt matérialisent ce long-métrage qui ne disparut des mémoires non sans raison.
Mêlant une histoire de tueur en série et une science-fiction de pacotille, ce film confus, surjoué et à la réalisation piteuse est un ratage de premier ordre. Il se peut qu’il ait enchanté le public des années 80, mais aujourd’hui c’est un parfait navet. De toutes les façons, le roman de Thomas HARRIS, dont il est l’adaptation, était de loin le plus mauvais de la trilogie, très loin derrière « Le silence des agneaux ».
Un excellent film de Micheal Mann. William Peterson incarne un ancien policier. Stephen Lang interprète un psychopathe. Brian Cox tient le rôle de Hannibal Lecter. Le réalisateur nous plonge dans un prologue inquiétant bien avant Dragon Rouge.
Quatrième film de Michael Mann, et le premier autour du personnage d'Hannibal Lecter et des tueurs en série tirés des romans de Thomas Harris. Adapté du livre "Dragon Rouge", premier volet de la tétralogie d'Harris, "Le Sixième Sens" (et non pas "Sixième Sens") est un thriller bien prenant. La mise en scène de Mann est le principal atout de ce long-métrage, celui-ci réussissant à rendre quasiment chaque plan harmonieux et expressif. Ses cadrages sont toujours très recherchés, l'artiste sachant à merveille puiser tout le potentiel d'un espace. La musique en revanche, contribue à "kitschiser" le film, à coups de synthés très old school... Le casting, avec le charismatique mais oublié William L. Petersen, fait toutefois le boulot. Un polar intéressant quoiqu'un peu bâclé sur la fin.
Tourné avant Le silence des agneaux et forcement moins bon. Je ne pourrais pas faire de comparaisons avec le livre ou le film Dragon Rouge que je n'est ni lu ni vu. Je n'ai pas trouvé la musique si exceptionnelle que ça et le film souffre de quelques longueurs. B.Cox n'est certes pas Hopkins mais il n'est pas mauvais. L'histoire quant a elle est vraiment très bien, mais contrairement au Silence des Agneaux l'histoire ici n'est pas axée sur Hannibal mais sur l'inspecteur. Hannibal n'apparait au final que très peu.
La traque d'un tueur maniaque, un vertige d'identification entre un enquêteur traumatisé et sa proie. Le scénario est plutôt convenu, jusque dans ses suspens et explosion de violence finaux. Il y a par contre quelque chose de Lynch dans la mise en scène d'une modernité glaçante et un sens de l'inquiétante étrangeté. Le film tient surtout à une réalisation très personnelle et éblouissante.
Doté d'une très bonne réalisation, "Le Sixième Sens" marque par sa finesse et sa justesse. En effet, le scénario est très bien écrit, Michael Mann l'utilise à bon escient avec un rythme entraînant. De plus, William L. Petersen est plus que convainquant dans son rôle et les autres acteurs sont à la hauteur. Le final est vraiment plaisant et offre un beau dénouement à cet oeuvre réussie en plusieurs points.
Première adaptation du roman Dragon Rouge de Thomas Harris, Le sixième sens (ou plutôt Manhunter dans sa version d'origine) raconte l'histoire de l'expert-légiste du FBI Will Graham retiré depuis trois ans suite aux séquelles laissées par l'arrestation du dangereux psychiatre Hannibal Lecter. Excellant dans l'art de reconstituer les profils d'assassin à partir d'éléments quasiment inexistants, il va être rappelé par un collègue afin de démasquer un dangereux psychopathe qui commet un meurtre par fantasme à chaque pleine lune.
Il va pour cela devoir rendre visite à son vieux frère ennemi Hannibal Lecter alors incarcéré, qui le reconnaît à l'odeur de son eau de Cologne avant même de se retourner. Brillamment interprété par Brian Cox, Lektor tel qu'il est nommé dans le film saura apporter son aide tout en jouant avec la psychologie de Graham. Si ce dernier semble avoir une peur terrible de ressembler au tueur dans le roman, cet aspect n'est vraiment pas mis en avant dans le film, et c'est bien dommage.
Manhunter vaut surtout pour sa narration, certes datée mais suffisamment maîtrisée pour retenir l'attention tout du long. Les personnages sont travaillés en on sent une réelle implication pour chacun d'eux dans le scénario. La démence du tueur est bien mise en avant et bien que son visage nous soit montré assez vite, l'envie de savoir comment ils vont le coincer persiste. Le seul souci, c'est que le suspense n'est pas du tout axé sur l'identité du tueur et les déductions qui permettent à Graham de te retrouver sont assez obscures. Manhunter reste un bon classique auquel succédera la trilogie Hannibal Lecter avec Anthony Hopkins et son préquel sur les origines du personnage.
Avant le succès du "Silence des agneaux" où Anthony Hopkins immortalisait le rôle d'Hannibal Lecter, il ne faut pas oublier que le cinéma avait déjà adapté le premier roman de Thomas Harris mettant en scène le célèbre cannibale dans un rôle secondaire. "Dragon rouge" devient ici "Le sixième sens" dans lequel un ancien profiler du FBI reprend du service pour arrêter un tueur s'en prenant à des familles lors des nuits de pleine lune. Si le film n'a pas rencontré le succès escompté, il ne faut certainement pas l'oublier pour autant car il est tout à fait supérieur à "Dragon rouge", sa nouvelle version réalisée cette fois-ci avec Hopkins dans le rôle de Lecter. Ici, c'est Brian Cox qui prête ses traits au cannibale, le temps de trois scènes où il laisse entrevoir quel dangereux personnage il est avec talent. Dans le rôle de Will Graham, le profiler troublé qui s'identifie trop facilement aux psychopathes, William L. Petersen est excellent, faisant apparaître quelques failles derrière sa détermination. La prestation de Tom Noonan est également à saluer, l'acteur incarnant le psychopathe timide avec talent. Le scénario est habilement mené et le spectateur se retrouve très vite plongé dans l'intrigue, aidé par l'impeccable mise en scène de Michael Mann, à l'esthétisme très travaillé. Le réalisateur n'hésite pas à donner à ses scènes une teinte très colorée, rendent ce polar encore plus fascinant. Une réussite.
Un des premiers films de l'excellent réalisateur Michael Mann, où l'on voit bien évidemment qu'il manquait d'expérience. "Le sixième sens" est la première adaptation du tueur que l'on connaît tous, à savoir Hannibal Lecter, bien avant "Le silence des agneaux". Le film est assez mou dans l'ensemble, on est plus collé aux basques de William L. Petersen (que je ne supporte pas comme acteur) que du tueur sensé nous intéresser d'avantage. Michael Mann nous livrera bien mieux par la suite.
La saga littéraire de Thomas Harris est considérée, et à juste titre, comme l'une des meilleures, si ce n'est la meilleure, série de romans traitant des serial-killers. Le film de Michael Mann, "Le sixième sens" correspond à la première incursion cinématographique dans l'univers torturé de cet auteur. Brillants tableaux de tueurs en séries accompagnés par leurs folies (Tom Noonan y est saisissant), l'oeuvre de Mann ressemble à s'y méprendre à un documentaire sur ces personnages pas commes les autres. Mann a eu la bonne idée de ne pas critiquer ces déments et tentent tout simplement de comprendre leurs gestes en nous plongeant dans la tête du tueur à travers Will Graham (William Petersen), l'expert du FBI, qui, pour pouvoir arrêter ces foux furieux, doit penser comme eux. L'expérience se révèle éprouvante et pas forcèment du meilleur goût mais comme toujours, Michael Mann n'a rien laissé au hasard au niveau de la réalisation et livre encore une fois un film d'une rare beauté. Sa photographie et son ambiance qui confèrent à ses films une certaine tendance zen sont ici très présents dans les premières minutes avec les éternels, mais toujours magnifique, plans sur la mer. Par la suite, le côté ésthétique est un peu laissé de côté sans être totalement oublié pour pouvoir donné une importance plus significative à l'histoire. Sur ce point là, Mann ne s'est pas loupé et son récit est passionant de bout en bout. Seulement, cette sensation de visonner un film pas comme les autres qu'on éprouvent devant "Heat" ou "Collateral" est ici absente. Un film que l'on pourrait qualifier de "banal" dans la filmographie de Michael Mann mais chez ce réalisateur, rien n'est commun et dans la longue lignée des films de serial-killers, "Le sixième sens" figure incontestablement dans le haut du panier.