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Claude DL
127 abonnés
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4,0
Publiée le 3 février 2018
Comme d’habitude, Steven Spielberg nous régale par ses films intelligents qui posent les bonnes questions. Ici, il s’agit de la liberté de la presse durant le conflit du Vietnam, qui s’est manifestée grâce à l’intuition féminine de la dirigeante du Washington Post qui, contre les pressions en tout genre, a publié un rapport classé secret défense montrant que les dirigeants successifs américains savaient que le conflit se terminerait mal et envoyaient malgré tout au casse-pipe les jeunes appelés. Le trio Spielberg-Hanks-Streep nous tient en haleine avec brio tout le long du film (vu en vo). Une attaque en règle contre les dirigeants qui pensent que « l’Etat c’est moi » et un plaidoyer pour la presse qui doit être pour les gouvernés et non pas pour ceux qui gouvernent. Très d’actualité avec le dirigeant actuel US ...
Alors qu’on est outrageusement balloté aujourd’hui entre fake news, dénonciations, vindictes publiques, voilà un film qui rappelle que rien n’est plus précieux que la vérité. C’est basé sur des faits réels qui remontent à 50 ans aux États-Unis, alors que la guerre du Viêt Nam dure depuis 15 ans. C’est aussi un film sur le courage, forcément, puisque les pleutres qui ferment les yeux sont toujours majoritaires. Les faits sont tout à l’honneur des États-Unis, et plus précisément du Washington Post. Mais il faut remonter plus loin : c’est tout à l’honneur surtout des Pères Fondateurs (de la Constitution), the Founding Fathers, comme le rappelle la Cour suprême dans sa « motivation » quand elle lève la censure fédérale, à la fin du film [on ne spoile pas puisque ce sont des faits historiques] : en effet, la justice est là pour protéger « les gouvernés » et non « les gouvernants », disaient les Pères Fondateurs –ça renvoie un écho particulier alors que le droit de publication est actuellement remis en cause sous la présidence Trump. Le film est tout à l’honneur de Steven Spielberg enfin. Il aurait pu rabâcher un film sur le scandale du Watergate, beaucoup plus connu. Le Watergate avait son espion que les médias appelaient « Gorge Profonde » (Deep Throat). Le Watergate forcera Nixon à démissionner en 1974. Les auteurs du film ont préféré mettre en scène le scandale précédent, plus risqué. Là, déjà, nous avons une sorte de Gorge Profonde avant l’heure (il est considéré aujourd’hui comme le premier lanceur d’alerte –Daniel Ellsberg). Nous avons déjà un Nixon furieux. Mais surtout nous avons une Kay Graham. Et le génie de Spielberg est là, avec Meryl Streep qui joue le rôle. Le film est sur elle, absolument, plus que sur tous les autres personnages. Kay Graham est en effet une femme ; elle a hérité du Washington Post, mais elle a surtout hérité de la discrétion, de la timidité, de l’humilité de la haute bourgeoisie américaine, quand on est de ce sexe. On la voit surtout suivre les grands pas des hommes qui marchent devant, s’effacer quand l’un d’eux aboie, rire gentiment quand un autre s’esclaffe grassement. Mais on la voit peu à peu tenter d’émerger, résolue à comprendre, et finalement à décider, elle qui n’avait jamais rien décidé de sa vie, aidée par ses valeurs, des valeurs qu’elle ne reniera pas, comme l’honnêteté, la fraternité. Quand elle décide de PUBLIER, contre vents et marées, on croit qu’elle va ajouter une très longue citation des Pères Fondateurs, mais non, elle ajoute simplement « et je vais me coucher ». Donc le film de Spielberg, c’est cette interprétation magistrale, d’une femme naturellement dominée qui finalement donne des leçons. –On ne sait pas trop, cela dit, si la Kay Graham réelle était vraiment cette dame, qui fait souvent la bécasse avant de se redresser. En tout cas, Meryl Streep est entièrement vraisemblable. Tom Hanks joue bien également, toujours avec son air constipé qui nous ravit, mais ce n’est peut-être pas son meilleur rôle. Quant à la technique cinématographique du film, on ne voit vraiment pas ce qu’on pourrait reprocher à Spielberg. C’est quand même incroyable : 25 ans après qu’il ait tourné « La Liste de Schindler », au milieu de la production de « Jurassic Park », Steven Spielberg nous la rejoue : il tourne « Pentagon Papers », au milieu de la production de « Ready Player One ». La Liste de Schindler est pourtant classé dans le Top 100 de l'American Film Institute. Parions un destin semblable à « Pentagon Papers ».
Un très bon film ! Meryl strip est superbe et assume parfaitement le rôle !! On peut regretter quelques longueurs dans le premier tiers du film mais on ne s ennuie pas et le film maintient en haleine jusqu’à la fin. Bravo !
Pas le meilleur film de Spielberg..malgré tout très intéressant , un scénario dynamique....et un Tom Hanks vieilli et méconnaissable.... Un reproche : un peu trop à la gloire de l’Amerique , de la démocratie américaine....trop c`est trop...
Le film est bien filmé avec de très bon acteurs et décors. Il peine à décoller après plus d’une heure, mais surtout il faut être américain ou familier de l’histoire pour s’y retrouver. Incompréhensible, pfffff
Tout le talent de Spielberg au service de la liberté de la presse. Incontournable à l'heure d'Internet et des lanceurs d'alerte. A voir absolument pour comprendre l'histoire de la confidentialité des sources et ne jamais oublier des combats anciens. Maryl Streep exceptionelle dans le rôle de Kay Graham, la patronne du Washington Post.
Vraiment pas le meilleur Spielberg qui ait été fait. Je ne dis pas que le film est mauvais, non, mais que ce grand réalisateur a fait beaucoup mieux, surtout avec les films historiques. Je pense honnêtement que c'est son pire film historique. Le film était long, mais vraiment long... Je ne le cache pas, mais je me suis ennuyé souvent durant le film. De plus, on se concentre trop sur les problèmes personnels de la patronne que sur l'affaire en elle-même qui est la plus incroyable de l'histoire des Etats-Unis. C'est dommage, le film raconte presque rien j'ai envie de dire. Bref, vraiment déçu, je m'attendais a beaucoup mieux venant de Steven Spielberg.
Spielberg nous livre un film reflétant un fait réel et important pour les États-Unis et montre l'importance de la presse. Pentagon Papers est vraiment très réussi et pour ceux qui comme moi n'en n'avaient jamais entendu parler ,ça nous tient en halène . L'histoire est prenante et comporte beaucoup de rebondissements tout en restant claire et cohérent sans jamais se perdre ou dévier. Le scénario est très bien et logique. Une fin que l'on ne pouvait pas savoir grâce aux différents retournements de situations et qui fait retomber le suspens qui plane tout le long du film. Un bon dialogue. Meryl Streep et Tom Hanks sont ne peuvent être que salués pour leur grande prestation et je n'oublis pas les autres membres du casting moins célèbres mais tout de même doués.
Pentagone papers m’a fait passer un très bon moment, notamment grâce à l’interprétation magistrale de Meryl Streep. Le film relate à merveille un épisode oublié de la présidence Nixon. Le pouvoir de la presse y est parfaitement décrit. Je recommande vivement
Il est rare que Steven Spielberg traite de la politique contemporaine dans ses films. Même si le film traite d’un évènement s’étant passé dans les années 70 sous la présidence de Richard Nixon, Pentagon papers est clairement une réaction à l’élection de Donald Trump à la tête des États-Unis, ce qui explique la rapidité de sa réalisation (Spielberg est entré en négociation en mars 2017 et la sortie américaine s’est faite le 22 décembre 2017 !!!) et peut-être son accueil critique triomphal alors que ce n’est clairement pas le film le plus important du réalisateur de La Liste de Schindler (accueil qui est renforcé par le fait que le film sorte en pleine affaire Weinstein et mouvement #metoo alors qu’il évoque également la difficulté de diriger un journal quand on est une femme dans les années 60). Ainsi, plus que le sujet évoqué par le titre français, le film traite surtout de la liberté de la presse puisqu’il ne traite pas la découverte des Pentagon papers par le New York Times mais son traitement par le Washington Post (ce qui explique le titre original : The Post) alors que le Times est menacé de censure. Cette œuvre est donc surtout un film à thèse. Heureusement, le brio de la mise en scène (la scène du téléphone, les suspenses provoqués à multiples reprises par les annonces répétés qu’un message important vient d’arriver…), la musique de John Williams (qui possède pour certaines notes des relents d’Arrête-moi si tu peux) et le talent des acteurs (le casting est tout même mené par Meryl Streep et Tom Hanks) évitent de rendre le film lourd et ennuyeux. Pentagon papers est donc une œuvre mineure dans l’immense filmographie du cinéaste mais reste un film très plaisant à suivre même s'il reste encore à faire un long métrage traitant réellement de cette affaire.
Je m'attendais à mieux surtout venant de Spielberg, c'est un bon film mais la première partie allait un peu vite pour comprendre toute les informations qu'on est censé assimiler mais la fin je m'y attendait un peu donc dommage.
Un peu déçue par ce dernier Spielberg. Pourtant tout était réuni pour que ça marche : l'histoire est réelle, c'est un scandale d'état, il y a du suspense, un duo d'acteurs de haut vol, une réflexion morale, un chouïa de féminisme et d'évolution sociale etc etc. Mais il manque un truc. Il manque LE truc qui vous scotche à votre siège, qui fait haleter le spectateur. C'est peut-être une question de rythme, de "prise de risque" aussi. Je n'ai pas "tremblé" avec les personnages. Et pourtant l'enjeu est énorme !
Des films comme l'excellent Spotlight ou encore Snowden m'ont fait plus d'effet que The Post/Pentagone Papers et pourtant ils abordent le même thème : le lancement d'alerte et le devoir de la presse d'informer et d'investiguer à tout prix.