Le cinéma Hollywoodien nous régale chaque année d’un film sur un scandale américain. Cette année n’y coupera par avec Pentagon Papers. Et c’est Steven Spielberg qui a été choisi pour nous pondre ce petit chef d’œuvre. Personnellement je suis vraiment fan de ce genre de film alors celui-ci m’a conquis. Pentagon Papers va nous parler d’un scandale qui avait éclaté sur la guerre du Vietnam. Pour vous situer, Pentagon Papers se déroule en 1971, la guerre du Vietnam a commencé en 1955 et c’est fini en 1975. Elle était déjà très controversée mais les révélations de documents confidentiels, faites par un ancien du secrétariat de la Défense, vont mettre le feu aux poudres. Les mensonges d’état impliquant d’ancien précisent feront scandale. Pentagon Papers nous fait vivre cet événement de l’histoire américaine du point de vue du Washington Post. Nous suivrons deux personnages clé de cet hebdomadaire. Meryl Streep sera la directrice du journal Washingtonien. Son jeu est extrêmement discret et ne resteras pas dans les mémoires. Il faut dire que Tom Hanks en chef de la rédaction prend tout l’écran. L’un des acteurs fétiches de Spielberg (Le Terminal, Arrête-moi si tu peux …) nous montre encore qu’il se bonifie avec le temps. Grâce à la réalisation très prenant de Spielberg, durant 1h55 on va assister à un véritable moment d’histoire. Quelques jours où le système Américain rattrapé par ses mensonges aurait put s’effondrer. On regrettera cependant que par certain moment, l’ultra patriotisme Américain prennent le dessus rendant des situations un peu gênantes. J’aimerai beaucoup que l’on est plus de film dans ce genre là en France. Je ne parle pas bien sûr des petites productions indépendantes mais de véritable grosse production qui dénonce des affaires douteuse, passées ou présentes, afin de faire réagir. Pour conclure, je vous conseille très fortement ce film qui a été un véritable coup de cœur.
J'ai regardé ce film en classe, à l'école, et je dois avouer que je me suis endormi durant le visionnement. Les premières minutes semblaient bien intéressantes, mais après quinze minutes, j'ai complètement décroché. Ma génération n'a pas connu le moindrement cette histoire si bien que cela aurait pu être simple fantaisie. De nombreux journalistes disent avoir adoré ce film qui fait un clin d'oeil au journalisme d'enquête. Certains ont même dit avoir versé une larme. Je suis donc d'avis que ce n'est pas du même calibre que la plupart des autres films de Spielberg.
Pour un film mineur de Spielberg, on en a pour notre argent ! Sur le fond, avec trois grands messages distillés sur le rôle fondamental de la presse en démocratie, la place ô combien difficile et ô combien indispensable de la femme dans le monde du travail et les dérives politiciennes, Pentagon Papers a de quoi raconter. S'il le fait parfois de façon un peu didactique, ce qui le rend un peu moins intéressant que Spotlight dans le même registre, il le fait la plupart du temps avec justesse et subtilité. Sur la forme, on retrouve ce Spielberg que j'aime de plus en plus, centré sur sa narration et ses personnages, avec un sens du rythme et du montage inégalé à mon sens. Sobre et tout en retenue, Spielberg base son film sur sa trame et sur ses acteurs. Rien d'époustouflant, mais toujours juste, Spielberg réussit encore un très bon film, peut-être pas son plus marquant, mais une nouvelle pierre a un édifice qui n'avait pourtant plus besoin de monter davantage.
Spielberg signe un film engagé en racontant l'histoire vraie d'une époque lointaine où la presse écrite toute puissante naviguait en eaux troubles avec la politique jusqu'aux révélations qui ont précipité la chute d'un président corrompu. Le propos prend tout son sens aujourd'hui, surtout aux Etats-Unis. Ce que le film défend avec ferveur, c'est l'indépendance et la liberté de la presse. Celle qui traite l'information avec objectivité, qui informe plus qu'elle ne divertit. Celle qui analyse, construit, nourrit une démocratie. Son film est exemplaire. La maturité de se mise en scène, brillante, alliée aux talents des acteurs est un pur shot de plaisir cinématographique intelligent. Pas de l'apparat, du m'as-tu-vu superficiel, du clinquant démagogique. Ses idées fédératrices, il les instigue avec érudition et le recul nécessaire pour lire notre présent. Indispensable.
Selon Steven Spielberg, "Les Hommes du Président" est le meilleur film sur la presse qui existe. Pas de doute, le film d'Alan Pakula a beaucoup inspiré le réalisateur pour son "Pentagon Papers".
Déjà, dans le thème puisque "Pentagon Papers" se situe dans le même journal, le Washington Post, et un an avant le Watergate.
Ensuite, dans les personnages : ces journalistes qui ne lâchent rien, avec leurs chemises blanches un peu larges aux manches remontées, leur cravate rayée mal nouée et leur dévouement à leur travail.
Enfin, dans le cadrage de certains plans et la photographie, saturée de gris et très froide, pour se concentrer sur le message.
Un message peu subtil d'ailleurs. Le film se clôt sur un monologue sur l'importance de la presse pour la démocratie et la liberté d'expression, admettant cependant certaines erreurs des médias. Bien entendu, on ne peut qu'adhérer à la morale qui fait des journalistes les chiens de garde de la démocratie, pour reprendre les termes de la Cour européenne des droits de l'Homme. Cela dit, on serait en droit d'attendre un peu plus de subtilité que ce monologue final qui arrive comme un cheveu sur la soupe, comme si le spectateur était incapable de tirer lui-même les conclusions qui s'imposent ...
C'est ce que je reproche le plus au film : cette volonté de se mesurer aux plus grands films de presse mais qui ne se donne pas les moyens de son ambition. Pourquoi embaucher de si talentueux acteurs si c'est pour bousiller toute subtilité dans le scénario ? Heureusement que ces acteurs sont là pour apporter l'humanité et la tension qui manquent.
C'est dommage parce que l'histoire est réellement passionnante, celle de ces journalistes qui investiguent en urgence sur des documents classés secret-défense et qui tentent de convaincre leur patronne de les publier malgré l'injonction du procureur général et la frilosité des investisseurs.
Tant pis, on se contentera d'un film sympathique, que l'on oubliera probablement rapidement.
Hollywood a beau être taxée d'un conformisme bon teint depuis ses origines, symbolisé désormais par la domination tyrannique des blockbusters, la Mecque du cinéma n'en n'omet pas pour autant de se pencher régulièrement sur les dysfonctionnements des institutions de la plus grande démocratie du monde. Des réalisateurs comme Sidney Lumet, Sidney Pollack, Alan J. Pakula, Oliver Stone ou Spike Lee pour parler des plus célèbres, n'ont cessé de dénoncer la corruption et les turpitudes qui gangrènent les grands corps régaliens dans leurs relations avec la politique ou le monde l'argent. Steven Spielberg a lui tout d'abord tiré sa gloire du film de genre qui lui a permis d'exprimer pleinement sa formidable capacité à raconter une histoire en y intégrant à dose variable suivant le sujet, sa maitrise technique, son sens du rythme et du suspense, son goût du merveilleux ainsi que la justesse de sa direction d'acteurs. Le tout associé à une candeur assumée, provenant de sa proximité avec le monde de l'enfance. Hormis pour "La couleur pourpre" et jusqu'à "La liste de Schindler" qui lui tenait à cœur pour des raisons personnelles, il n'avait jamais montré un intérêt marqué dans son travail pour les sujets à connotation historique, sociale ou politique. Ce n'est réellement qu'à partir de "Munich" en 2006 qu'il commence à orienter résolument sa filmographie vers des sujets plus profonds en s'emparant de faits ou de biographies historiques qu'il cherche à vulgariser au maximum en usant de sa science unique du récit sur grand écran. Depuis le début des années 2010 et l'arrivée de la grande maturité pour le réalisateur, sont sortis "Le cheval de guerre", "Lincoln", "Le pont des espions" et "Pentagone papers" qui démontrent une envie de s'impliquer davantage sans rien renier de son goût pour le divertissement. Malgré ce changement de cap, il ne faut donc pas s'attendre à retrouver chez Spielberg la noirceur et la radicalité des grands films de Lumet ou de Pakula. "Pentagone papers" qui réunit Tom Hanks que Spielberg connait désormais parfaitement et Meryl Streep, éclaire doctement le spectateur sur une affaire soulevée par le Washington Post, peu de temps avant que n'éclate le fameux scandale du Watergate qui obligera le Président Richard Nixon à démissionner de ses fonctions sous la pression d'une investigation menée par Bob Woodward et Carl Bernstein, deux autres journalistes du Washington Post. L'histoire a déjà été portée à l'écran par Alan J. Pakula dans "Les hommes du Président" (1976). Ici, un haut fonctionnaire chargé par le Secrétaire d'Etat à la Défense Robert McNamara, d'évaluer l'avancement des troupes au Vietnam laisse fuiter des documents confidentiels du Pentagone prouvant la duplicité des autorités politiques américaines depuis longtemps conscientes de l'issue défavorable d'un conflit armé dans cette région du monde. Quand le New York Times qui détient le scoop et le révèle est empêché par une décision de justice d'aller plus loin dans ses révélations, se pose à Katharine Graham (Meryl Streep), la nouvelle patronne du Post la question de publier ou non l'ensemble du rapport tombé entre les mains de Benjamin Bradee (Tom Hansk), son rédacteur en chef. C'est tout à la fois le combat de Bradee pour récupérer les copies du rapport et le questionnement déontologique de Katharine Graham qui vertèbrent un film parfaitement calibré par Spielberg et habité par ses deux acteurs vedette qui connaissent la musique, notamment une Meryl Streep toute en nuance . Hormis les quelques réserves émises plus haut concernant une forme de sagesse qui ne quittera vraisemblablement jamais Steven Spielberg, "Pentagone papers" est à classer dans les très bons films parvenant à distraire tout en poussant à la réflexion sur la marche du monde.
Oscar du meilleur film en 2016, Spotlight prenait place au cœur d'une rédaction, où journalistes et idées se confrontaient autour d'une découverte macabre progressivement mise à jour. Dans Pantagon Papers, que je compare volontairement à Spotlight qui fait donc figure de référence, deux personnages sont mis en avant en particulier : le directeur de la rédaction (Tom Hanks) et la propriétaire du journal (Meryl Streep). Deux poids lourds du cinéma donc, qui remplissent bien leur rôle. Le sujet du film ici n'est pas tant la nature des révélations que le journal va publier mais le fait même de les publier. C'est intéressant, évidemment, de s'arrêter sur les risques pris par une rédaction toute entière qui se met en danger en attaquant le pouvoir en place, qui plus est dans un contexte politique tendu. C'est aussi une vraie prise de risque cinématographique, car il est en effet plus difficile de mettre en images l'hésitation qui ronge les protagonistes quant au fait de publier et d'affronter les répercutions qui pourront leur nuire tout le reste de leur vie plutôt que le côté sensationnel des scandales de Spotlight, où il est évident que la majorité des lecteurs allaient les remercier du travail fourni. Et filmer une hésitation qui dure une heure, ça donne nécessairement des moments d'ennui pour le spectateur. Le film manque à mon goût de rythme et je n'ai pas réussi à ressentir suffisamment d'empathie pour la patronne pour m'inquiéter de son avenir, tout comme de l'avenir de son journal. Intéressant, mais perfectible donc, à mon sens.
Dans la lignée des films adultes de Steven Spielberg, un drame historique qui fait irrémédiablement penser au film d'Alan J. Pakula "Les hommes du président" pour sa peinture de la présidence de Richard Nixon à travers une investigation de reporters du Washington Post concernant cette fois l'enlisement de l'armée américaine pendant la guerre du Vietnam. Si la partie thriller du long-métrage n'a rien d'exceptionnel avec une mise en scène assez classique et conventionnelle malgré une certaine tension paranoïaque qui rappelle incontestablement bon nombre de polars politiques des années 70 comme "Les trois jours du condor" ou encore "Conversation secrète", un ensemble qui s'avère surtout intéressant pour sa réflexion autour de la nature de la quête journalistique et pour son discours féministe. Clairement pas une oeuvre majeure dans la filmographie du réalisateur américain, une alchimie entre Tom Hanks et Meryl Streep qui manque de force narrative, de profondeur. Pas mal mais guère plus.
Plus de trente films en quarante ans, enchainant parfois deux longs-métrages (un gros blockbuster contre un biopic), Steven Spielberg n'a plus rien à prouver. 2018 est pourtant encore une fois son année, assurément. Quelques mois seulement avant le dantesque Ready Player One, il collabore pour la cinquième fois avec son acteur fétiche Tom Hanks pour une histoire vraie, celle du Washington Post qui hésita à publier les pages que le gouvernement américain souhaitait cacher, des preuves concernant la planification de la Guerre du Viêt Nam et ses rouages tendancieux... Si Ready Player One baignait dans un univers numérique, Pentagon Papers brille de ses décors aussi intimistes tels que des bureaux et des couloirs mais aussi des décors extérieurs naturels nous ramenant non seulement dans les années 70 avec une certaine efficacité mais nous rappelle également la beauté cinématographique d'un réel auteur. Le réalisateur américain, aujourd'hui sexagénaire, n'a rien perdu de son talent à émerveiller et à proposer un cinéma adulte, complexe et maîtrisé, en témoigne cette histoire sous tension habilement menée, jouant sur plusieurs thèmes pour ne jamais lâcher son spectateur. Des premières minutes de bobine à ce final tendu comme un string, Pentagon Papers demeure époustouflant, incroyablement contrôlé, visuellement sublime et interprété à la perfection par une galerie d'acteurs confirmés d'une rare efficacité. Quand Tom Hanks nous souffle une fois encore, Meryl Streep vole la vedette en interprétant Katharine Graham, elle qui en bavait dans un univers masculin pour ne pas dire macho, se faisant parfois gentiment remettre à sa place de femme tandis qu'elle observe des décisions souvent absurdes. Ne poussant jamais les potards à fond, Spielberg ne livre pas une œuvre féministe maladroite et poussive comme le font beaucoup trop de productions actuelles ; il apporte la nuance et la justesse nécessaires pour toucher son public sans tomber dans la facilité vulgaire, délivrant un thriller puissant et passionnant, dont l'efficience réside autant dans la maîtrise absolue de son sujet que dans sa mise en scène impérissable. Du grand Spielberg.
Classe et percutant, The Post se situe dans la lignée des dernières oeuvres de Steven Spielberg, qui démontre encore une fois toute sa science de la narration. Cette intrigue résolument moderne (l'action se déroule dans les années 70), qui ne manque pas de résonnance dans l'actualité, est un plaidoyer pour la libertés des médias et leur rôle de contre-pouvoir dans une société moderne. Un mot également pour les acteurs, Tom Hanks, Meryl Streep entre autres, parfaits. Je n'ai pas vu le temps passer !
Après les magnifiques " Lincoln " et " Le Pont des Espions " , Steven Spielberg s'attaque maintenant à une autre page de l'histoire américaine. Le scandale médiatisé autour d'un dossier classé secret-défense publié au tournant des années 1970 par le New York Times puis dans le Washington Post qui fût baptisé : Pentagon Papers. Contenant trente ans de mensonges étatiques et des informations sur l’implication des Etats-Unis pendant la guerre du Vietnam, leur divulgation achèvera de détériorer le soutien de l’opinion publique à l’interventionnisme américain. Ce qui eu aussi un grand impact au seins de la classe politique de l'époque. Le cinéaste construit son récit en plusieurs étapes. Dans un premier temps, il fait un tableau complet de la vie d'un Journal réputer, ouvrant les portes de tout un univers industrialiser et nous offre une véritable visite guidée à laquelle sommes nous invités, afin de dresser un portrait réaliste d'une presse d'un autre temps. Mais surtout on nous montre les différents étapes importantes aux rouleaux d’impressions sur la conception d'un journal produit à la chaîne avant le bouclage technique. Ensuite, ce qui rend l'intrigue très palpitante c'est son côte film d'espionnage que Tom Hanks, sous les traits de Ben Bradlee, mène avec efficacité une remarquable et périlleuse enquête, risque sa propre carrière afin de divulguer des informations que son gouvernement cachent à la population mais c'est surtout pour obtenir le plus grand scoop du siècle. Cette acharnement du personnage ne perd jamais le spectateur, car ont aient happés par ses motivations et que nous sommes intrigués par le fin mot de l'histoire. Steven Spielberg respect les codes du film politique/ journalistique et dresse pour finir, un splendide portrait d'une femme qui évolue dans un monde d’hommes. Le film réussi a aborder la question de façon pertinente notamment grâce à l'impeccable Meryl Streep, qui joue avec subtilité cette rédactrice en chef qui essaye de lutter dans un monde qui ne veux l'acceptée. Une thématique très bien mis en valeur par Spielberg tant elle demeure plus que jamais d'actualité. Une œuvre captivante à la fois crédible et pertinente, qui retrace un tournant cruciale de l'histoire de la presse américaine et qui mérite sa place parmi les plus grands films de l'histoire du cinéma.
Meryl Streep est touchante et convaincante dans le personnage de Kay Graham, première femme propriétaire d’un grand journal américain, le Washington Post. Et Tom Hanks incarne superbement Ben Bradlee, son rédacteur en chef, idéaliste et qui est prêt à tout pour défendre son indépendance et la liberté de la presse. Mais qu’en sera-t-il de Kay Graham lorsqu’elle doit choisir de publier ou non des documents classés secret défense qui révèlent les mensonges des 4 derniers présidents américains à propos de la guerre du Vietnam ? L’avenir de son journal est en jeu... mais la liberté de la presse aussi !
Spielberg travaille vite, est doué et dispose des moyens financiers à la hauteur de ses projets. Deux valeurs sures interprètent avec brio les deux protagonistes de cette histoire véridique. L'univers de la presse des années 70 est reconstitué avec une minutie, certes imperceptible, mais qui magnifie l'ambiance de la salle de rédaction du Post et l'univers (disparu) des rotatives. Maitrise de la prise de vue, montage dynamique, ça roule sans faille. On attendrait l'éclair de génie pour transcender le tout. La révolte de Meryl Streep pour casser les codes machistes de l'époque est parfaitement scénarisée et interprétée, mais ne suffit pas à soulever l'enthousiasme ressenti pour le soldat Ryan, Indy ou atteindre la magie de E.T. Reste un biopic double de belle facture. DVD1 vo - avril 2019